Écho #15 : Coffret Anniversaire Lefranc
Par



On évoque aujourd'hui un classique de la BD franco-belge, sous une forme à la fois luxueuse et économique. Ça n'a pas l'air compatible à première vue, mais vous allez voir qu'en fait, c'est possible.

À l'occasion des 70 ans de la série Lefranc, de Jacques Martin, les éditions Casterman ont sorti l'année dernière un coffret regroupant les 13 premières aventures du héros. Ce coffret contient 2 tomes. 

Le premier regroupe :
La Grande Menace
L'Ouragan de Feu
Le Mystère Borg
Le Repère du Loup
Les Portes de l'Enfer
Opération Thor

Le second contient :
L'Oasis
L'Arme Absolue
La Crypte
L'Apocalypse
La Cible
La Camarilla
Le Vol du Spirit

Malgré le grand nombre de pages, chaque volume reste aisément manipulable et lisible (c'est quand même un peu le but). Il ne s'agit pas d'une intégrale classique, donc ne vous attendez pas aux habituels bonus, chaque tome regroupe uniquement les aventures citées (et contient les couvertures grand format).
Ces deux volumes, sobres et élégants, reprennent d'ailleurs les couvertures de La Grande Menace et de L'Arme Absolue, sans aucun autre marquage. Clairement magnifique !
Bon, par contre, le papier glacé n'est pas un choix très heureux. Les couleurs sont vraiment parfois trop vives et saturées. M'enfin, ça reste correct.

Venons-en au prix. Le coffret est vendu 75 euros, ce qui est une bonne somme, mais si on la met en rapport avec le prix des albums à l'unité (12,50 euros), on se retrouve avec une ristourne de plus de 50 %. 

Bref, un achat qui vaut clairement le coup, autant pour l'aspect collection que le côté économique. 
Et si vous ne connaissez pas du tout ce brave Lefranc, jetez donc un œil à ce First Look, où l'on présente en détail le premier tome.



Batman Beyond the White Knight
Par


Batman Beyond par Sean Murphy ? Sérieux ?

Bah oui, ma gueule ! Et c'est pas mal, même si ça aurait pu être encore mieux.


Le premier tome, Batman : White Knight, était une tuerie. Sa suite directe, Batman : Curse of the White Knight, entérinait la vision de Sean Murphy du Batverse. Avec Batman : Beyond the White Knight, l'auteur nous projette plusieurs années dans le futur pour y retrouver, certes, des protagonistes vieillissants mais encore alertes, mais surtout un nouveau Batman tout droit issu de la série animée Batman Beyond. 
Faites place à Terry McGinnis et son armure flexible en alliage de carbone, volante, dotée de griffes et de tonnes de gadgets mais aussi... commandable à distance. 

Vu comme un danger par une opinion publique convaincue par Jack Napier, Batman s'est donc rendu à la police pour faire face à ses responsabilités. Avant d'être jeté en taule, il a légué sa fortune à la ville de Gotham City pour que les habitants en bénéficient tous. 

Douze ans plus tard, Terry McGinnis se faufile sous les restes du manoir Wayne à la recherche du dernier costume prototype conçu par Bruce.
Dans une Gotham City futuriste, le GTO est devenu une entité indépendante du GCPD qui bénéficie en priorité des ressources (financières et matérielles) de Wayne. 
Il avait été reproché à Batou, dans le premier tome, de ne pas offrir sa technologie aux forces de police (point que l'on peut considérer comme une faille du scénario du premier, au regard du taux insensé de corruption au sein du GCPD, si l'on en croit à peu près tous les comics écrits sur le Batverse)... voilà maintenant que des flics plus ou moins équipé façon Batman s'essuient quotidiennement les bottes cloutées sur la face de la moindre liberté individuelle. Le groupe d’intervention créée par Jocker/Jack Napier est devenu une bat-milice commandée par Richard Grayson qui agit quasi en concurrence avec la police de Barbara Gordon.

On est donc en plein Batman Beyond, petite pépite des années 2000 du DC Animated Universe.
Ou plutôt, Batman est en plein Batman Beyond... Ce tome se concentre en effet sur le revirement que constitue l'évasion de Bruce de sa prison pour empêcher McGillis de faire trop de dégâts. On continue donc avec un récit focalisé sur Bruce et, étrangement, sur Jack Napier (le Joker de cet univers) ou, tout du moins, une version de lui quelque peu... éthérée et altérée. On y retrouve aussi avec plaisir la Harleen Quinzel de cet univers, déjà développée dans un spin of chroniqué ici

 
Batman : Beyond the White Knight
offre moins de profondeur en termes de narration que ses deux prédécesseurs mais reste très agréable à lire en raison de la patte graphique toujours soignée, de ses très nombreux clins d'œil à la série Beyond au sein de Neo-Gotham (on sent l'influence des anticipations urbaines telles que le Neo-Tokyo de Katsuhiro Otomo) mais aussi à d'innombrables doudous de toutes époques pour batfans de toutes origines. Mentions spéciales personnelles pour l'amour du Joker envers le Tumbler Batmobile vu dans les films de Nolan et pour le retour de la Batmobile façon Burton en 1989, seule et unique Batmobile à mes yeux : le mythe absolu. Mais qui s'en préoccupe ?

Cet album dégueule de fan service jusqu'à parfois s'y égarer mais n'atteint jamais quand même l'indigence scénaristique de certaines adaptations cinématographiques récentes, comme cet indigne étron que pouvait être le Spider-Man réunissant trois générations d'acteurs incarnant Spidey et qui semblait n'avoir été écrit que comme un prétexte (laborieux et boursouflé d'incohérences) à leur rencontre pour faire bander les Spideyphiles.
Ici, l'on regrettera parfois certains manques de finesse dans l'exposition d'éléments clairement posés là par amour de Murphy pour la mythologie de son personnage central... ce n'est pas bassement putassier, ça sent le partage de fan à fan. Même si ça n'en reste pas moins parfois envahissant.

Visuellement, le coloriste habituel de Sean Murphy, Matt Hollingsworth, est remplacé ici par Dave Stewart. On ne peut pas dire que ça révolutionne quoi que ce soit : l'ambition a clairement été de respecter la patte du prédécesseur pour assurer une forme de continuité. Mais comme c'était bien, pourquoi nous en plaindrions-nous ?

À noter : la présence d'un interlude retraçant une partie du parcours de Jason Todd depuis qu'il a sauvé sa vie des mains du Joker en lui avouant l'identité de Batman... détruisant son avenir en tant que Robin par la même occasion.
C'est que nous ne priverons bien entendu pas Sean Murphy d'explorer une fois de plus les thèmes de la transmission et du pardon, voyez-vous... mais il le fait bien, laissons-le faire : ces thématiques ont plus leur place chez le Black Crusader que nulle part ailleurs, après tout.


Alors, oui, Sean.. tu nous as encore convaincus, avec ton White Knight mais moins enthousiasmés qu'auparavant néanmoins... Nous attendons donc la potentielle suite avec, cette fois, un focalisation qui osera enfin se détacher de l'ami Bruce pour braquer le Batsignal sur le très prometteur Terry et son costume futuriste. Parce que oui, comme Rapier, on trouve cet assemblage de héros charismatiques au possible mais leur père spirituel à tous a désormais l'âge de céder sa place au premier rang et d'endosser enfin à temps plein le rôle de mentor, ne crois-tu pas ?



+ Les points positifs - Les points négatifs
  • C'est soigné.
  • C'est amusant à lire.
  • C'est bourré de clins d'œil.
  • C'est parfois drôle.
  • Ce n'est pas dénué de réflexion sur certains sujets d'actualité.
  • C'est un peu trop nostalgique et fanatique.
Écho #14 : Pandora Box Saint Seiya
Par



Hello les Matous !

On vous présente une nouveauté Saint Seiya : les Pandora Box des Bronze Saints principaux (Pégase, Cygne, Dragon, Andromède et Phénix). Et la particularité de ces objets de collection, c'est que pour une fois, ils ne sont pas hors de prix.

Il s'agit de tirelires en plastique. Bon, dit comme ça, ça n'a pas l'air bien folichon. Mais en fait, ces box sont de très bonne facture. Déjà, elles sont bien massives (12 cm de haut, 9 cm de large). Quand on les prend en main, évidemment elles sont légères, mais exposées en vitrine, elles font leur petit effet. La peinture grise est bien brillante et Plastoy a même intégré de jolis reflets bleutés.

Chaque box coûte environ une vingtaine d'euros. Puisque ce sont des tirelires (tout comme ces bustes), vous avez donc une fente à l'arrière et un accès sur le dessous. Des éléments qui sont masqués si vous souhaitez simplement les utiliser comme déco. 

Certes, il ne s'agit pas d'une magnifique statue FOC à 800 balles, mais ça reste un objet collector plutôt bien fichu et accessible à toutes les bourses. Autre avantage, c'est du plastique mou, donc quasiment incassable. Je précise au cas ou vous auriez chez vous l'un de mes confrères félins, un peu maladroit. 

Tout cela nous a donné envie de revoir la bataille du sanctuaire... miaw !

Écho #13 : 7H3 L16H7 - R3-1M461N3D
Par



Hey les Matous !

On vous a déjà parlé à plusieurs reprises de l'excellent groupe Logical Tears, eh bien on en remet une couche avec la sortie du digipack d'un EP de reprises, de tout aussi bonne facture.

Le mieux, si vous ne les connaissez pas encore, c'est de courir écouter ce groupe, sur YouTube par exemple. Et si comme nous vous êtes fans, vous pouvez commander cet EP (en version physique) en MP sur la page facebook du groupe (également dispo sur l'ensemble des plateformes de téléchargement). 

Quant au leader et bassiste de cette formation, Manu Bonnet, on aura l'occasion de vous en reparler bientôt puisqu'il sort un gros projet solo sous peu.

Miaw !!




L'Ombre de Doreckam
Par


Hey les Matous, ça ronronne ?

Le nouveau roman de notre ami Nolt, alias Cyril Durr, vient de sortir aux éditions Souffles Littéraires.
Il s'agit d'un thriller fantastique se déroulant de nos jours, en Moselle.

Hop, une petite présentation s'impose !


Doreckam, une ville de Moselle en apparence paisible. Pourtant, les drames et les actes violents vont s’y accumuler, défiant la logique et les statistiques. 
Viktor Vanila, qui a quitté la brigade anti-criminalité pour retrouver un peu de tranquillité et se consacrer à la musique, va devoir bien malgré lui gérer une menace venue du fond des âges.  
Au milieu de l’agitation, Nolan et ses amis vivent leur dernier été d’adolescence, qui apportera son lot d’amours naissantes et d’amitiés brisées. Et puis il y a cette bande, menée par Achil et Bartosz, deux jeunes dont le plus grand plaisir est de pourrir la vie de ceux qu’ils croisent. Ils ont toujours été pénibles, voire dangereux, mais cette fois ils vont se surpasser. Comme si quelque chose pourrissait tout dans Doreckam, corrompant les âmes les plus nobles et excitant les esprits les plus vils… jusqu’à l’ultime confrontation. 



La pire des menaces est tout au fond de vous. 



Éditeur : Souffles Littéraires
Publication : 31 mai 2023
Genre : roman (thriller/fantastique)
380 pages / 20 euros

Disponible dans toutes les librairies.

N'hésitez pas à vous plonger dans ce récit poignant et tendu si vous êtes prêt à affronter ce qui se cache dans Doreckam ! Miaw !



Quelques sites où acheter ce roman :










Crédit photo : Tiffany Durr