La Parenthèse de Virgul #29
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Hey les matous ! Ça ronronne ?
Attention, on fait un voyage dans le temps jusqu'aux années 80 avec cette Parenthèse consacrée à une série mythique des fameux Livres dont vous êtes le Héros. Entre romans et jeux de rôles, à l'époque, les ouvrages de ce genre se sont multipliés... mais certains étaient clairement plus réussis que d'autres.
Miaw !

La Saga du Prêtre Jean
C'est en 1986 que les jeunes lecteurs peuvent découvrir, ébahis, le premier tome d'une saga épique se déroulant dans un monde médiéval parsemé de créatures étranges et de sorcellerie, le tout au sein de la collection Haute Tension de Hachette.
Il s'agit de "livres dont vous êtes le héros", une nouveauté connaissant un très grand succès à l'époque. Le principe est simple : après chaque paragraphe, vous devez faire un choix qui vous mène au suivant, indiqué par son numéro. Vous possédez quelques caractéristiques basiques, un inventaire où noter les objets récupérés, et quelques pièces d'or. Lorsqu'un combat survient, il se règle à l'aide de jets de dés. Rien d'extraordinaire pour l'amateur de jeux de rôles, mais à l'époque, impossible de ne pas être fasciné par ce nouveau système permettant d'influer sur l'histoire d'un livre et de se sentir partie prenante dans son déroulement. Et il faut dire que ces aventures en solo nécessitaient évidemment bien moins de préparation qu'une partie de JdR conventionnel.
Dans le premier tome de cette saga, La Forteresse d'Alamuth, l'on fait connaissance avec le personnage que l'on incarne, le Prêtre Jean, un croisé (serait-ce seulement encore possible de nos jours, où tout est prétexte, pour les fachos fragiles, à polémique et cris d'orfraie ?) dont le but est d'atteindre la légendaire cité de Shangri-La. Vous allez ainsi vous lancer dans un périple qui passera par l'Égypte (L'œil du Sphinx), la jungle africaine (Les mines du roi Salomon), Babylone (Les mystères de Babylone) et l'Inde (Les adorateurs du Mal).

Malheureusement, l'épopée prévue en huit tomes s'arrête brusquement à la fin du cinquième et ne connaîtra jamais (à ce jour en tout cas) de conclusion. Les titres se vendaient pourtant bien, mais un changement de direction éditoriale et une (très) mauvaise décision auront mis fin prématurément à l'aventure et aux attentes des fans.
Cet arrêt est d'autant plus dommage que la série était une création française (de qualité). Aux commandes : Doug Headline, Dominique Monrocq, Jacques Collin, mais aussi notamment Michel Pagel (Le Club, Pour une poignée d'Helix Pomatias...). Ces auteurs ont fait des merveilles sur ce titre, parvenant à construire une passionnante aventure pleine de surprises et de rencontres marquantes, parsemée de nombreux traits d'humour et de références culturelles et historiques. L'on sent un énorme travail et un véritable investissement derrière tout cela. Par exemple, anecdotique mais amusant et révélateur sur l'état d'esprit des auteurs, chaque livre comporte un paragraphe que l'on ne peut atteindre par un cheminement classique et qui présente une scène farfelue ou parodique. Ça ne sert absolument à rien, la plupart des lecteurs ne s'en rendront jamais compte (sauf s'ils lisaient les paragraphes dans l'ordre numérique, ce qui n'a aucun sens), mais c'est le genre de petit bonus absurde et caché qui rend compte de l'implication des bonhommes.

Tout s'arrête donc en 1987 avec la sortie du tome 5. Les opus suivants, Au pays des Dragons, Le désert de la Mort et Shangri-la ! sont annulés, malgré leur développement relativement avancé. Et ça, c'est terrible. Déjà, ne pas avoir la fin d'une série que l'on suit assidûment, c'est en général décevant, mais lorsque, en plus, l'on a été impliqué à ce point dans l'histoire, en enchaînant les explorations, les combats, les choix, en ressentant moult émotions devant chaque scène, qu'elle soit drôle ou terrifiante, il est extrêmement frustrant de ne pas pouvoir aller au bout du récit et de ne pas enfin arriver à Shangri-La, cette citée fantasmée et parfaite, devenue la quête d'une vie (pour le personnage, peut-être pas quand même pour les lecteurs/joueurs).
Alors, que peut-on espérer ? Qu'un éditeur ait l'idée de génie de sortir une réédition complète, avec les volumes manquants ? Pourquoi pas un financement participatif ? C'est de plus en plus courant et cela se prêterait bien à ce genre de projet (en permettant de proposer, grâce à différents paliers, une édition plus ou moins luxueuse, des illustrations supplémentaires, le matériel nécessaire (dés, crayons), des cartes des lieux marquants, etc.).
Mais de cela, a priori il n'est point question. Ce n'est qu'un doux rêve et il y a gros à parier que Jean, le croisé, demeure à jamais dans le cimetière de l'imaginaire...
Snif.



Post-Ap : le monde après la Rouille
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Sorti depuis à peine quelques jours, le premier tome de la série Le Convoyeur nous fait découvrir un monde ravagé par... la "rouille".

Le monde tel qu'on le connaissait a disparu. Une bactérie a anéanti la civilisation, sauf que cette fois, la menace invisible ne s'attaquait pas aux gens mais au fer, détruisant ainsi véhicules, infrastructures et outils, rendant toutes les constructions humaines friables et fragiles.
Les villes se sont écroulées, engendrant un exode massif vers les campagnes, où les gens se sont battus pour quelques lopins de terre à cultiver, pendant que d'autres se réunissaient pour les piller.
Pire encore, la bactérie a également provoqué des modifications au niveau du fer présent dans le sang de la population, engendrant ainsi de terribles mutations.
C'est dans ce monde en ruine qu'intervient le Convoyeur. Un homme dur. Froid. Efficace. Et qui n'a qu'une parole.

Publié le 26 juin, ce premier opus (la série est prévue en 3 tomes) donne le ton et présente un monde aussi excitant qu'original. Le scénario de Tristan Roulot est efficace, tout comme d'ailleurs les magnifiques dessins de Dimitri Armand. L'univers dépeint est, selon les propres mots des auteurs, "sale" et "trash", peuplé de "gueules" (c'est peu de le dire !). Une belle réussite en tout cas, avec pour protagoniste principal le genre d'anti-héros badass qui pourrait bien devenir légendaire.

De l'action/anticipation plutôt dark, avec un petit arrière-goût de western crépusculaire.
On conseille !

56 pages - 14,45 € - Le Lombard



J'irai mourir dans les Carpates
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Ça sort en septembre mais une tournée de projections en avant-première vient de débuter, et c'est un projet qui sent très très bon ! Tout de suite, on s'intéresse à J'irai mourir dans les Carpates.

Tout d'abord, il faut parler un peu de la personne à l'origine de cette fiction : Antoine de Maximy.
Si vous ne le connaissez pas, dites-vous bien qu'à côté de lui, Indiana Jones, c'est un petit joueur casanier et maladroit. Car avant de réaliser (pendant 15 ans !) les célèbres J'irai dormir chez vous, Antoine a été reporter de guerre, il a aussi participé (comme preneur de son, cameraman, réalisateur...) à de nombreuses expéditions scientifiques. Pour vous donner une idée, il est allé recueillir un échantillon de lave au sein d'un volcan en activité, il est allé sur le "radeau des cimes" explorer la canopée des forêts tropicales, il est allé fouiner dans des grottes, est descendu dans des gouffres de glace sur la banquise, a navigué... et même lorsqu'il n'était "que" présentateur télé, il trouvait le moyen de faire de petites cascades, comme dire au revoir en démarrant sa bagnole alors qu'il était à l'extérieur, puis courir après pour rentrer par la fenêtre et prendre le volant, le sourire aux lèvres.
Il est comme ça Antoine, un peu fou (nous vous conseillons, sur sa chaîne youtube, sa série de vidéos, exceptionnelles, J'irai rajeunir chez vous, qui présente plus en détail ses aventures de jeunesse).

Eh bien après avoir parcouru le monde en solitaire, des caméras accrochées sur lui dans tous les sens, parfois d'ailleurs en frôlant la catastrophe, Antoine s'est posé une question : qu'est-ce qui se serait passé si, un jour, ça avait vraiment mal tourné ?
C'est le point de départ d'une fiction, qui sortira au cinéma le 16 septembre mais que l'on peut déjà découvrir cet été, lors de projections en avant-première (suivez cette page facebook si ça vous intéresse).

J'irai mourir dans les Carpates commence par un accident. Alors qu'Antoine tournait en Roumanie un nouvel épisode de J'irai dormir chez vous, il est victime d'un accident de voiture. Le véhicule finit dans une rivière, aucun corps n'est retrouvé. Et les affaires d'Antoine sont rapatriées en France, où la monteuse de l'émission décide de réaliser cet ultime épisode-hommage.
Seulement, voilà, au fur et à mesure de la découverte des images, la jeune femme commence à avoir des doutes. Et si ce n'était pas un banal accident ?

Bon, on n'en sait pas beaucoup plus pour l'instant, si ce n'est que le long métrage devrait être un mélange de thriller et de comédie, mais c'est alléchant. Pour être franc, ça fait très longtemps qu'un film ne m'avait pas autant intéressé. Si j'ai l'occasion, j'irai donc le voir en avant-première et je vous en dirai plus à ce moment-là.
On termine par quelques photos du lieu de tournage : un paysage clairement magnifique mais qui doit être bien sinistre une fois la nuit venue ! Ce n'est pas pour rien que les Carpates regorgent de légendes assez... effrayantes.



Concours The Gutter : plus que quelques jours !
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Plus que quelques jours les amis pour participer au concours The Gutter !!

On vous rappelle un peu les particularités de l'édition collector :

- Il s'agit d'une édition limitée (200 exemplaires) et augmentée (88 pages).
- Accompagnée de goodies exclusifs (1 ouvre-bouteille et 4 dessous de verre The Gutter)
- La BD contient un cahier de croquis inédits dans la partie bonus.
- Cette prestigieuse édition bénéficie d'une belle hardcover.
- Frais de port offerts (cette version de la BD, contrairement à la version classique, ne peut se trouver que sur le site de l'éditeur).
- Et, bien entendu, le fait d'acquérir cette édition collector vous permet de participer automatiquement au concours permettant de remporter une belle grosse chope, floquée aux couleurs de The Gutter !

Pour se ruer sur cette parodie mettant en scène de très nombreux personnages de comics, rendez-vous sur Nats Editions.

Bonne chance à tous !!



Kaamelott : Les Renforts Maléfiques
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Hier sortait en librairie le tome 9 de la série de bande dessinée Kaamelott : Les Renforts Maléfiques.

Ce tome est un peu particulier puisqu'il s'agit de la suite directe du volume précédent, L'Antre du Basilic. Premier diptyque donc pour la série, qui s'offre ici une aventure plus longue et ambitieuse.

Rappelons, pour ceux qui ne connaîtraient pas les BD, que celles-ci mettent en scène des histoires se déroulant à l'époque du Livre I de la série TV. L'on ne découvre donc rien de fondamental, par contre, cela permet de revenir sur certaines anecdotes (le serpent géant du lac de l'ombre, par exemple) ou de creuser un peu certains personnages.

Bien entendu, ici, tous les "poids lourds" sont présents (Arthur, Léodagan, Perceval, Lancelot, Bohort...). L'on a même le plaisir d'assister à quelques échanges bien ciselés entre le roi Loth et son fidèle Galessin, qu'il traite évidemment comme une sous-merde.

Un petit bémol ? Bah, disons que certains dialogues sont un peu des "dérivés" des plus célèbres répliques de la série, ce qui donne parfois un sentiment de déjà-vu, voire de facilité. Et d'un point de vue plus technique, le lettrage est loin d'être maîtrisé (il ne respecte en général pas le blanc tournant des bulles, permettant normalement d'harmoniser texte et formes des phylactères). M'enfin, globalement, on passe un bon moment quand même.

Ce tome, tout comme les précédents, est scénarisé par Alexandre Astier et dessiné par Steven Dupré.

48 pages - 13,95 € - publié chez Casterman


CatClans : recherche dessinateur pour projet BD
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Hello les amis !

Ce post va être un peu long parce que j’ai énormément de choses à expliquer, m’enfin, si vous n’êtes pas dessinateur, a priori, vous n’êtes pas concerné. Donc vous n’avez pas besoin de vous taper tout ce qui suit.

1. Sergio Yolfa

Tout d’abord, je voudrais remercier Sergio Yolfa, mon binôme sur The Gutter (des exemplaires de l’édition collector sont toujours disponibles). Il se trouve qu’au départ, nous devions réaliser CatClans ensemble. Mais, voilà, Sergio ayant énormément d’activités à l’heure actuelle, il ne peut finalement se lancer dans ce long travail aussi efficacement qu’on le voudrait, lui et moi.
Je prends toutefois le temps de le remercier pour deux raisons importantes. D’une part, il a eu l’honnêteté de me le dire franchement, sans laisser pourrir la situation, ce qui est rare. D’autre part, il m’a gentiment autorisé à me baser sur ses ébauches de personnages pour évoquer ce projet et le faire évoluer.
Il reste de toute façon un ami et le papa de Virgul. Donc quelqu’un de cher à mon cœur. Nous aurons d’ailleurs l’occasion de vous présenter ses réalisations futures.

2. Retour sur quelques principes

Alors, il faut bien clarifier une chose. Je ne suis pas un employeur. Dans le cadre de ce projet, je suis scénariste. Et ça, apparemment, ce n’est pas évident pour tout le monde. Je connais notamment des pages facebook qui au départ faisaient un bon travail en recensant des propositions de travail "gratuit" (concours, "ça te fera de la pub", etc.) concernant des graphistes, donc effectivement des pratiques à dénoncer, mais qui en sont venues ensuite, par méconnaissance totale, à "dénoncer" des scénaristes recherchant des dessinateurs. Avec parfois des commentaires stupides, du genre "les dessinateurs n’ont pas besoin de scénaristes pour avoir des idées", ce qui montre bien à quel point le métier d’écrivain (romancier ou scénariste) est méconnu par le grand public. On ne demande pas à un scénariste d’avoir des "idées". Parce que, effectivement, des idées, tout le monde en a. Le boulanger, la banquière, le facteur et le dessinateur aussi. Ce que l’on attend d’un scénariste, ce sont des compétences techniques. Un savoir-faire malheureusement plus transparent pour le profane que celui du dessinateur ou du musicien par exemple, mais qui n’est pas moins indispensable et technique.
Et non, un scénariste ne paie pas un dessinateur, ou inversement.
C’est un peu comme dans un groupe musical. Le bassiste ne paie pas le guitariste ou le batteur. Ils bossent ensemble sur des maquettes, et si ça marche, qu’une maison les signe et que leur album se vend, alors, là, ils seront rétribués.
Ah, c’est pas cool hein, ça fait beaucoup de "si", mais bon, si tu veux une paie fixe à la fin du mois, tu peux toujours devenir fonctionnaire. Tu auras la joie de brasser des papiers dans un bureau ou de faire peur à Camélia.
Pour ce projet-ci, je n’ai à l’heure actuelle aucun éditeur. Et même s’il aboutit (il aboutira), vous ne deviendrez pas riche pour autant. Je préfère être clair histoire que vous sachiez dans quoi vous mettez les pieds et les crayons.

3. Restrictions

Je me vois dans l’obligation de ne pas accepter n’importe quelle candidature. Ah, ça y est, il pète plus haut que son cul, il a le melon, blablabla ! Non, c’est bien plus concret que ça. Lorsque l’on fait un "appel" de ce genre, des gens qui répondent favorablement, il y en a toujours. Pas des tonnes, mais il y en a quand même pas mal. Et, pour avoir expérimenté ça dans le passé, je sais aussi que la plupart ne vont finalement soit rien faire, soit faire une planche puis disparaître. Ils ne sont pas forcément malintentionnés hein, c’est juste que bien des amateurs ne se rendent pas compte du travail et de la rigueur qu’un projet BD un peu consistant demande.
Donc, je ne veux pas perdre mon temps.
Du coup, si vous êtes intéressé, j’ai besoin de savoir que vous avez déjà réalisé un truc un peu costaud. Genre une BD d’une quarantaine de pages. Je me fous de savoir si ça a été publié ou pas, si c’est du compte d’auteur, ce que je souhaite voir avec cette restriction, c’est si vous êtes sérieux et motivé sur du long terme.
Donc, si vous n’avez que des dessins sans rapport les uns avec les autres à présenter, même s’ils sont magnifiques, je suis désolé, mais ce n’est pas ce que je recherche.

4. Présentation du projet

Mais, CatClans, qu’est-ce que c’est ?
Je vais faire ici un résumé évidemment très succinct.
Il s’agit d’un récit en 5 parties, formant une bande dessinée complète de 100 pages.
En gros, dans un univers mi-médiéval mi-steampunk, des personnages anthropomorphiques (des animaux "humanisés") vont devoir accomplir une quête pour sauver ce qui reste de leur pays et de leur peuple.
Il s’agit avant tout d’une grande aventure, mais qui a aussi ses moments d’émotion, d’humour et de réflexion. D’ailleurs, l’objet ultime de cette quête est à la fois magique pour ce peuple mais très commun pour nous. Et si cela permet de sauver la nation Féline, c’est aussi ce qui la maudira à jamais…

Alors, techniquement, attention, même si vous êtes capable de produire une planche par semaine, ça veut dire qu’on s’embarque pour deux ans de taf. Faut y réfléchir un peu.
Et au niveau du style, je vais mettre ça à la fin. Il est nécessaire de se rapprocher de ces ébauches, donc d’un style un peu cartoony.



5. Qui je suis

Il est normal, évidemment, que je vous parle un peu de mon propre parcours. Difficile d’envisager de bosser avec quelqu’un dont on ne connaît rien.
J’ai 48 ans, je vis en Moselle, je suis le fondateur et rédacteur en chef de UMAC, ce qui m’a valu quelques inimitiés vu la ligne éditoriale, sans concession. Mais bon, comme je le dis souvent, les gens qui sont aimés de tous sont comme les alcools qui conviennent à tous les gosiers : ils ont l’avantage de ne pas picoter mais l’inconvénient d’être souvent bien trop fades pour qu’on s’en souvienne ou que l'on éprouve un quelconque plaisir en leur compagnie.
Je travaille dans le domaine de l’édition, comme correcteur.
Je suis romancier (Le Sang des Héros, Nestiveqnen Éditions) et scénariste (The Gutter, Nats Éditions). Tous mes livres ont été publiés à compte d’éditeur (je ne m’auto-publie pas, je ne paie pas non plus pour être publié).
À l’époque où je me testais encore, j’ai remporté quelques prix amateurs pour diverses nouvelles (plus d’infos sur mon site perso).
J’ai bien des défauts. Je suis impulsif, rancunier, susceptible…
Je pense avoir aussi quelques qualités. Je bosse beaucoup, je pense être plutôt rigoureux et honnête. Un peu "à l’ancienne" on va dire. Ben, plus Lino Ventura que Camélia Jordana quoi (je parle de la manière de penser, pas du parcours artistique, encore que… de toute façon, le vieux Lino l’explose dans tous les domaines).
J’aime les chats.
Et les flingues.

6. Si vous êtes intéressé…

C’est simple, écrivez directement à UMAC. Je ne mets pas le mail ici, a priori, si vous n’êtes pas stupide, vous le trouverez. Ça permet déjà d’écrémer les champions.
Alors, attention, ce n’est pas moi personnellement qui reçoit les mails, donc merci de bien préciser en sujet : CATCLANS (afin qu’on me les transmette tous).
Si vous avez un site, une page je-ne-sais-quoi, mettez évidemment le ou les liens dans votre mail. J’ai besoin de voir un peu ce que vous faites (et je rappelle qu’il est nécessaire d’avoir déjà réalisé un projet important).
Je précise que, si j'ai l'air d'être exigeant, c'est parce que... je le suis. Si ce projet n'aboutit pas, tant pis, j'en ai d'autres en cours. Mais, si je m'investis réellement sur CatClans, il faut que ce soit avec quelqu'un de sérieux, que je respecte, quelqu'un avec qui le courant passe. Donc, si vous avez un doute, je préfère vous décourager dès le départ plutôt que nous engager dans une collaboration qui ne tiendra pas sur le long terme.

Si vous souhaitez m’aider, vous pouvez aussi partager ce post ou en parler autour de vous.
Merci d’avance à tous !






Crédits : le logo/titre CatClans a été réalisé par Tryixie. La cover est de Sergio Yolfa (dessin et encrage). La planche crayonnée est de Sergio Yolfa. Les études de personnages sont de Sergio Yolfa (aplats par Cyril Durr). La carte est de Cyril Durr. Tous droits réservés.
Les plus grands Super-Héros du monde
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Gros plan sur un pavé rassemblant les figures les plus connues de l'univers de DC Comics, magnifiquement mises en images par Alex Ross : Les plus grands Super-Héros du monde.

La faim dans le monde, la douleur et le désespoir face à la perte d'un être cher, les préjugés et les différences culturelles, la maladie ou le handicap... que peuvent les héros face à ces fléaux bien réels et terriblement humains ? Les super-vilains ne sont pas forcément l'ennemi le plus dangereux. Face à des menaces plus simples mais aussi plus cruelles, les Masques sont parfois démunis. Sans doute parce que les idées reçues ne peuvent être vaincues à coups de crochet du droit, pas plus que les mentalités ne peuvent être changées grâce à un lasso magique.
Bientôt, la Ligue de Justice va devoir affronter un virus. Est-elle équipée pour cette tâche ingrate ? Le monde est-il seulement prêt à accepter l'aide de ces étranges dieux aux costumes bariolés ?

Disons-le tout de suite, avec cet imposant comic, le choc est avant tout visuel. Le grand format et un papier glacé rendent tout à fait justice aux sublimes dessins d'Alex Ross (Earth X, Marvels). De la froideur urbaine et nocturne de Gotham aux déserts les plus lumineux en passant par une simple ferme de la campagne américaine, tous les paysages sont passés en revue et magnifiés par l'habileté de l'artiste et de ses peintures. La richesse des décors est exceptionnelle, le réalisme des visages poussé à l'extrême, bref, le lecteur découvre presque chaque planche comme une oeuvre d'art à part entière.
Couleurs et jeux de lumière renforcent encore cette volonté d'esthétiser chaque scène. Au final, le rendu dépasse en impact visuel la photographie, même en ce qui concerne les scènes les plus banales.


Le scénario est l'oeuvre de Paul Dini (en collaboration avec Ross). Il signe également l'intégralité des textes. Dans un premier temps, quatre personnages cultes sont au centre d'une courte histoire. Superman, Batman, Shazam et Wonder Woman sont ainsi mis en scène (avec un bref rappel de leurs origines) dans leur représentation la plus iconique possible, dans un souci avoué d'intemporalité. D'autres personnages viennent s'ajouter à la bande lors du dernier épisode, centré sur la JLA. L'occasion de faire rentrer en scène Flash, Aquaman, Hawkman, Green Arrow ou encore, entre autres, Martian Manhunter et Green Lantern. Notons que cette dernière aventure est d'ailleurs dialoguée, à l'inverse des précédentes.

Les récits en eux-mêmes n'ont rien de bien palpitants et se révèlent même quelque peu naïfs voire donneurs de leçon, même si l'on peut dénicher ici ou là un début d'émotion. Mais, l'intérêt principal ne résidant pas là, on passera vite sur le manque d'ambition narrative pour ne garder que l'exceptionnel travail graphique, chaque planche étant soignée et pouvant s'admirer comme un tableau à la composition minutieuse.
L'ouvrage contient une intro de Chip Kidd, des infos sur la genèse du projet, de nombreux croquis et photos (avec explications sur la manière de travailler de Ross, partant d'un croquis pour définir la posture et le costume d'un mannequin dont la photo servira de base au dessin final), ainsi que des vues "panoramiques" des héros, sur plusieurs planches. Plus le petit topo habituel sur les auteurs.
Publié en 2008 par Panini, l'ouvrage a été réédité en 2017 chez Urban Comics (et est toujours disponible en neuf, au prix de 35,00 €).

C'est beau, très beau même, mais il faut apprécier le style narratif, éclaté, froid, souvent sans dialogues, et mettre de côté l'intérêt intrinsèque du récit. Presque plus un artbook pour collectionneur ou une jolie introduction aux grands mythes de DC qu'une véritable saga palpitante. Mais quelle claque visuelle !











+ Les points positifs - Les points négatifs
  • Des planches absolument magnifiques.
  • Un passage en revue des plus grands personnages de DC Comics.
  • Un grand nombre de bonus.

  • Une narration très particulière, qui nuit à l'immersion.
  • Un scénario qui, malgré des idées intéressantes, passe clairement au second plan par rapport à l'aspect graphique.
Spider-Man : Fairy Tales
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Style graphique de l'épisode 1, par Tercio.
Une curiosité Marvel et une plongée au cœur des contes et légendes du monde entier : Spider-Man Fairy Tales.

Spider-Man, c'est un concept qui fonctionne. Il fonctionne d'ailleurs tellement bien que Marvel l'a déjà décliné en manga ou dans une version indienne (cf. ce dossier pour un aperçu visuel). En 2007, c'est aux vieux contes de notre enfance que la Maison des Idées s'attaque, avec quatre épisodes fort différents, reprenant chacun un mythe connu (ou pas) à la sauce arachnéenne.
Tout cela s'inscrit en fait au sein d'un plus vaste projet, écrit par C.B. Cebulski et mis en images par des dessinateurs diffférents pour chaque épisode. C'est en 2006 que la série Fairy Tales est lancée. Les quatre épisodes de cette année-là sont alors consacrés aux X-Men. Après l'univers arachnéen, ce sont les Avengers, en 2008, qui seront déclinés selon la même thématique.
Mais c'est bien sur le monde du Tisseur que l'on se concentre aujourd'hui.

Le premier épisode revisite Le petit chaperon rouge. Les graphismes, très stylisés (mais assez jolis), sont de Ricardo Tercio. L'ambiance est cartoony, les décors dépouillés.
Dans un village de bûcherons, la population doit faire face à des attaques de loups (une certaine Gwen est d'ailleurs au nombre de leurs victimes). Il y a bien une rumeur, concernant un protecteur arachnéen, mais Jonah Jameson, le boss des bûcherons, n'y croit pas un instant.
Bref, la jeune Mary Jane, voulant faire plaisir à Peter, va se mettre en route à travers bois pour aller porter de la bouffe à la tante May, qui bien entendu n'a rien trouvé de mieux que d'aller vivre au milieu de la forêt... ah, elle nous aura fait chier jusqu'au bout celle-là !
Tout cela est très enfantin, bien sûr, mais assez agréable à lire et bourré de références plus ou moins subtiles (par exemple, la chatte de MJ s'appelle Felicia).

La deuxième histoire traite d'un conte africain et met en scène le premier Spider-Man, aux prises avec des élémentaux, le tout dans une très belle et lumineuse ambiance visuelle signée Nico Henrichon. Le troisième récit est une variation nippone sur les origines du Tisseur avec, pour cadre principal, une légende faisant la part belle aux fantômes et à un esprit plutôt "mordant". Le tout  est dessiné par Kei Kobayashi et est saupoudré de décors traditionnels japonais, de sabres et d'une pointe de philosophie asiatique.

Style graphique de l'épisode 2, par Henrichon.

Enfin, tout cela se conclut par une sorte de Cendrillon inversé, avec un mystérieux chevalier séduisant la princesse Gwendolyn et devant s'éclipser avant minuit, en évitant si possible les gardes de la Goblin Brigade. Ambiance médiévale européenne, avec un Parker au service, à cause d'un coup du sort, du seigneur Osborn.
Le style Dragotta, salopé par le duo Allred.
Il faut s'arrêter un moment sur les dessins de cet épisode, qui sont clairement les plus pauvres de la série (les visages sont même franchement dégueulasses). Or, c'est Nick Dragotta (pas un manchot, donc) qui est crédité. Aucune raison, a priori, qu'un type qui sait faire ça, ou ça, deviennent subitement un neuneu du crayon. Et puis, en continuant de lire les crédits, l'on se rend compte que c'est Mike Allred (qu'est-ce qu'il est surcoté ce type, avec ces personnages immondes, tout raides) qui a effectué l'encrage (d'ailleurs, c'est sa femme qui colorise, avec la subtilité d'un peintre en bâtiment, ils se sont bien trouvés ces deux-là). Eh bien c'est dingue mais, rien qu'en encrant, le mec a tout allredisé. On dirait que c'est lui qui a dessiné les planches de A à Z. Du coup, ben... c'est de la merde. Pour ceux qui ne connaissent pas, Allred, c'est ça... ou ça. Ah, c'est pas du Dragotta, hein ? Il a le style d'un enfant de 5 ans à qui ont aurait pété les deux mains à coups de batte. Alors je sais qu'Allred a ses fans, mais bon, Jul aussi a des fans, comme quoi, ce n'est pas forcément en rapport avec le talent ou le savoir-faire.

Au final, Cebulski a donc puisé dans les légendes de trois continents pour nous livrer ces Fairy Tales. Attention, l'on est ici très loin de la qualité et de l'ambition d'un Fables, mais ces déclinaisons de contes sont dans l'ensemble suffisamment originales et amusantes pour intéresser des collectionneurs à la recherche de récits un peu décalés. De plus, les dessinateurs alternant à chaque épisode, tout le monde devrait trouver au moins quelques planches à son goût. Enfin, ce sont des one-shots, donc des histoires complètes. Notons, pour info, qu'une quatrième fournée était prévue (sur les Fantastic Four), mais qu'elle n'a finalement jamais vu le jour.

À notre connaissance, cela n'a toujours pas été édité en français. À l'époque, l'on pouvait mettre la main sur l'ensemble en VO pour plus ou moins 8 €, port compris. A priori, c'est bien plus onéreux actuellement (une vingtaine d'euros pour le TPB, une quinzaine pour les 4 épisodes en floppy : c'est bien trop cher pour ce que c'est). Si toutefois vous parvenez à le trouver à un prix raisonnable, voilà qui pourrait faire office d'introduction à l'univers Marvel (et même à l'anglais ! hop, quelques heureux bambins arrachés à la médiocrité des traductions de Panini) pour vos enfants.

Style graphique de l'épisode 3, par Kobayashi.



+ Les points positifs - Les points négatifs
  • Des contes revisités style Marvel.
  • Styles graphiques variés.
  • Les épisodes rassemblés par "famille" (X-Men, Spidey et Avengers).

  • Certains épisodes sont très enfantins, mais c'est la thématique qui veut ça.
  • Les dessins hideux de l'épisode de Dragotta, vampirisé par la Allred family.
Cla$$war : les héros ont les mains sales
Par


Nouvelle variation sur le thème du héros pas si "super" que ça avec Cla$$war.

American vient de péter les plombs. Après des années passées au service de son pays, il s'en est pris au président lui-même, allant même jusqu'à lui "tatouer" un brûlant "LIAR" (menteur) sur le front. Les magouilles et les secrets d'état ont eu raison du premier super-soldat de l'Amérique.
Les médias s'intéressent évidemment de très près à l'affaire et, dans l'ombre, les hommes de pouvoir ont déjà trouvé la parade : l'invasion d'une petite île sous un fallacieux prétexte. C'est là-bas que vont se retrouver American et les membres du groupe Enola Gay, dont il faisait lui-même partie. Ses anciens compagnons d'armes ont pour mission de l'éliminer.
Plus de 100 000 vies vont être pulvérisées dans l'affrontement.
À grands pouvoirs, responsabilité zéro.

Voilà une thématique certainement usée jusqu'à la corde mais qui fonctionne toujours : les méchants américains dirigeant le monde à coups de grandes entreprises et de président débile (en ce moment, remarquez... le Donald, ce n'est clairement pas une lumière).
C'est Rob Williams qui est en charge du scénario, les dessins sont, quant à eux, l'œuvre de Travel Foreman et Trevor Hairsine.

En fait de pouvoirs, c'est surtout ici du pouvoir politico-économique dont il est question, les surhommes n'étant présents que dans un vague souci de symbolisme. Les références à des faits réels sont nombreuses (assassinat de JFK, émeutes de Los Angeles, invasion de la Grenade) mais souvent utilisées de manière trop simplistes pour vraiment enrichir le propos de l'auteur. L'extraction des scientifiques nazis après la fin de la seconde guerre mondiale est par exemple implicitement présentée comme condamnable dans l'absolu sans que jamais il ne soit rappelé le contexte de l'époque (il était tout bonnement impossible de laisser les plus grands cerveaux européens tomber aux mains des soviétiques). Autre exemple frisant le ridicule, Lincoln est cité en référence morale alors qu'il est responsable de la guerre ayant tué le plus grand nombre d'Américains dans l'Histoire... et qu'il n'a jamais eu l'intention à la base d'interdire l'esclavagisme dans les États où il était pratiqué. Il y a parfois un gouffre entre l'imagerie populaire et la réalité historique, dommage que certains auteurs se réfèrent si souvent à la première et si peu à la seconde.


Du coup, qu'est-ce que ça vaut, tout ça ?
Eh bien, au-delà du côté très manichéen, certaines scènes sont tout de même spectaculaires voire dérangeantes. Le boulot de Trevor Hairsine et Travel Foreman (qui s'en sortent mieux au niveau des décors ou moyens de transport que des visages) ne peut guère être critiqué tant il offre une vision réaliste et assez répugnante de la violence sous toutes ses formes. Mâchoire qui se décroche sous un crochet du droit, type qui..."chie" ses boyaux, têtes arrachées ou éclatées comme des pommes trop mures : on ne fait pas dans la dentelle et c'est tant mieux. Après tout, l'horreur se doit de susciter des grimaces de dégoûts et non une fascination esthétisante.

Ce comic aligne également quelques points forts plutôt intéressants : une belle brochette de salopards, un président des États-Unis tourné parfois en ridicule mais avec un réel humour, une très belle scène de lecture de pensée (par Confusion, l'un des personnages) après un shoot et, d'une manière générale, de l'adrénaline non-stop.
Cependant, la qualité globale n'empêche pas le côté plutôt convenu et limité du fond.
Sur la quatrième de couverture, il est fait référence à Watchmen. N'exagérons rien, on en est loin ! D'ailleurs, dans le genre, en plus subversif et plus habile, l'on pourrait citer The Boys, une oeuvre qui, elle, ne se nourrit pas que de clichés de comptoirs.

Publié en 2005 chez Delcourt, ces six épisodes vont être réédités, en VO, par Image dans un TPB en juillet prochain (au prix de 15,92 €).





+ Les points positifs - Les points négatifs
  • Quelques planches spectaculaires.
  • De la violence non édulcorée.
  • Un humour corrosif.

  • Une thématique au final simpliste, déjà très souvent traitée et trop manichéenne pour susciter une réflexion digne de ce nom.
Must Have : la nouvelle collection Panini passée au crible
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Coup d'envoi, le mois prochain, de la nouvelle collection Panini : Must Have.

Voilà ce qui manquait dans l'usine à gaz des collections Panini : un nouveau label permettant de rééditer, encore et encore, les mêmes histoires. Et vous allez voir, rien que l'explication de l'éditeur vaut le détour. Il faut savoir que Panini a sorti un document PDF (ils doivent avoir un stagiaire de troisième qui sait comment faire) pour présenter le binz. Et dans l'introduction, on nous dit que les récits Must Have sont issus d'une sélection faite parmi la collection Best Of Marvel. Sauf que, non, la plupart des sagas dont il est question n'ont jamais été publiées en Best Of. C'est vraiment des génies, ils ne savent même pas ce qu'ils publient [1]... ceci dit, si c'est déjà en Best Of, pourquoi le rééditer ? Et si c'est une question de collection à "petit prix", pourquoi ne pas utiliser la collection Marvel Select ?
Bref, il ne faut pas trop chercher une logique là-dedans, c'est déjà bien, vu le niveau de la bande, qu'ils arrivent à manipuler des livres sans se les foutre dans l’œil.
Nous allons nous pencher sur les comics qui ont été sélectionnés et qui sont censés constituer le "cœur de la bibliothèque Marvel idéale". Or, vous allez constater que tout ne se vaut pas, loin de là.

On va commencer avec les poids lourds incontournables, qui effectivement valent largement le détour.
Parmi ceux-ci, il y a bien évidemment Civil War, un conflit opposant les super-héros entre eux suite à un drame survenu pendant le tournage d'une émission de télé-réalité. Excellent event, probablement même la saga Marvel la plus aboutie et intéressante de l'ère moderne. Panini précise que ce comic comprendra les Civil War #1 à #7, donc uniquement la série mère. C'est déjà bien, mais dites-vous, si vous découvrez ce récit, que vous n'aurez qu'un très léger aperçu de cette immense épopée (cf. notre dossier Civil War, et notamment la checklist à la fin, pour vous donner un aperçu de l'ensemble : plus de 120 épisodes sont concernés).

On continue avec Avengers : Disassembled, qui se situe chronologiquement avant Civil War (n'hésitez pas à consulter notre Chronologie Marvel pour pouvoir plus aisément situer tout cela). Là encore, c'est du très bon. Il s'agit de la fin des Avengers, précipitée par des événements assez tragiques. C'est d'ailleurs ce qui donnera naissance aux New Avengers (cf. cet article consacré à la séparation et à la renaissance des Avengers).
Seul petit bémol, si vous ne connaissez pas du tout les personnages secondaires, certaines scènes auront une portée émotionnelle bien moindre.

Toujours dans la catégorie "c'est un hit et ce serait dommage de passer à côté" : Old Man Logan.
Où un Wolverine vieillissant, dans un futur dystopique, doit effectuer un dangereux road trip en compagnie de son pote Hawkeye (voir cet article pour plus de détails).
Crépusculaire, violent, bien écrit et accessible (même si les habitués pourront apprécier un paquet de références).

Enfin, difficile de passer à côté de l'excellent Planet Hulk (cf. cet article).
C'est bien simple, c'est du pur génie, on a rarement vu mieux en termes de qualité d'écriture. Même si Hulk ne figure pas parmi vos personnages favoris, ce mélange de science-fiction et de péplum fait aujourd'hui figure d'incontournable.
Bref, ces quatre-là, pas de souci, vous pouvez foncer dessus !
Je serais même tenté d'ajouter l'arc 4 issu de la série Fantastic Four - Marvel Knights. Le scénariste a opté ici pour une approche assez réaliste (en comparaison de ce qui se fait habituellement sur la série) et terre à terre, avec une intrigue très pragmatique qui délaisse un peu le cadre super-héroïque habituel. Ajouter à ça de superbes planches et une Sue Storm-Richards charmante qui a un rôle central, et l'on obtient quand même du très très bon (cf. cet article).

Viennent ensuite des récits plutôt intéressants, ou ayant au moins quelques qualités disons, mais que l'on peut difficilement qualifier de "must have".
Par exemple Spider-Verse. OK, c'est sympa de retrouver toutes ces versions alternatives du Tisseur (cf. notre dossier sur les tenues de Spider-Man), mais le récit s'avère poussif et manque singulièrement de lyrisme, voire d'habileté (cf. cet article). Même les Héritiers au complet sont moins effrayants que Morlun, seul, sous la plume de Straczynski (cf. notre dossier sur le scénariste ainsi que la saga The Other). Ce choix de saga n'est clairement pas à la hauteur de la tête d'affiche de la Maison des Idées.

Viennent ensuite, en vrac, le Daredevil de Frank Miller (épisodes #1 à #5), effectivement un classique mais déjà souvent réédité (et les Daredevil de Bendis, dans un registre thématique similaire mais plus moderne, auraient sans doute constitués un meilleur choix). Il y a également des tomes consacrés aux "petits nouveaux", comme Miles Morales ou Kamala Khan (qui endossent les costumes de Spider-Man et Miss Marvel). C'est plutôt bien écrit, mais il s'agit ici de protagonistes trop peu connus et trop récents pour leur attribuer ainsi un rôle de têtes d'affiche. Là encore, les premiers Ultimate Spider-Man, de Bendis (cf. ce dossier), auraient pu constituer un meilleur choix.



L'on peut encore citer le Iron Man Extremis (cf. cet article), qui constitue sans doute un choix correct, mais qui est objectivement loin d'atteindre le niveau d'un Old Man Logan ou d'un Planet Hulk, ainsi que Deadpool massacre Marvel (faut aimer...), L'Ascension de Thanos (avec du bon et du moins bon, cf. cet article) ou La Mort de Wolverine (qui n'a aucun intérêt vu que Marvel refuse d'entériner ces fameuses "morts").
Et il faut ajouter le Venom : Dark Origin, qui sort du lot avec son petit côté horrifique. Cet arc, qui revient sur la jeunesse d'Eddie Brock et les débuts... ben, de Venom, forcément, bénéficie en outre de dessins souvent spectaculaires. Et comme en plus il s'agit d'une "origin story", c'est parfaitement accessible. Celui-là, j'hésite même à le faire figurer avec les poids lourds (mais j'avoue que je ne l'ai pas relu depuis un bail et que le récit n'est plus très clair dans mon esprit, du coup, je reste prudent).

Reste ce qui, selon moi, n'est pas un bon choix (même si ce sont des classiques) : Le Gant de l'Infini et la Saga du Phénix Noir. Certains vont bondir, même au sein de l'équipe UMAC, mais ces récits, même s'ils ont une valeur historique, sont bien trop datés, surtout pour le public ciblé.
L'intérêt d'une telle collection, c'est bien d'attirer de nouveaux lecteurs, non ? Bon. Et est-ce que vous pensez, honnêtement, qu'en lisant le Phénix Noir, un adolescent (ou même un adulte d'ailleurs) va se dire "wouah, c'est génial les X-Men, je vais m'en acheter d'autres !" ? Bah, non. Il n'ira même probablement pas au bout de sa lecture. D'abord parce que la narration est bien trop lourde et archaïque, ensuite parce que la VF va achever de le dissuader (car si certaines rééditions Hachette sont réécrites, là, c'est du pur Coulomb hein... cf. cet article pour vous donner un avant-goût du désastre).
Donc, ces deux-là, évitez, sauf si vous est un complétiste et que vous aimez les vieilleries indigestes.

Plus généralement maintenant, sachez que les premiers tomes (qui sortiront le 1er juillet) seront disponibles au prix de 14,95 €. Ce qui est franchement correct. Par la suite, pour certains tomes plus étoffés (Planet Hulk), le prix passera à 19,95 €. Par exemple, Old Man Logan, qui fait 232 pages, sera à 14,95 €, mais tous les ouvrages dépassant les 248 pages se verront appliquer le second tarif... ça fait un peu mal au cul de payer 5 euros de plus pour quelques pages supplémentaire, surtout que Panini n'a pas les mêmes contraintes économiques qu'un petit éditeur, mais admettons. Faut bien qu'ils bouffent ces gens-là, ils ont beau être nuls, ils ont quand même un estomac.

Pour résumer, si vous ne parlez pas du tout anglais et que vous souhaitez découvrir du très bon Marvel, ruez-vous le sourire aux lèvres sur Civil War, Avengers : La Séparation, Old Man Logan, Planet Hulk, Marvel Knights Fantastic Four : 4 et même Venom : Dark Origin.
Si les nouveaux personnages vous intéressent, les arcs consacrés à Miles Morales et Kamala Khan sont aussi plutôt bons.
Pour le reste, bof... et pour le Phénix Noir, fuyez, malheureux ! N'allez pas vous faire coulombiser dans ce récit verbeux et totalement obsolète (qui n'a rien à voir d'ailleurs au niveau de la forme avec les adaptations ciné qui en ont été faites, contrairement à ce qu'affirme Panini).
Et si vous avez un petit niveau d'anglais, même fin de collège, arrêtez de filer du pognon à des sagouins et achetez de la VO (cf. cette collection par exemple), au moins, non seulement vous aurez un texte "propre" mais, en plus, vous allez améliorer votre niveau en langue vivante (d'ailleurs, si vous êtes au collège ou au lycée, voilà une parfaite excuse pour inciter vos parents à vous acheter des comics).



[1] Ou alors, c'est une sorte de sous-collection dérivée de la collection Best Of. Mais si c'est le cas, d'une, c'est très mal expliqué (cf. l'extrait ci-dessous), de deux, c'est quoi le message envoyé aux lecteurs quand on sélectionne des "must have" au sein de ce qui est censé être déjà le "best of" de l'éditeur ? Quel foutu sens ça peut avoir ? Et trois, il ne s'agit tout de même pas d'une "sélection d'albums de la collection Best Of", puisqu'ils n'ont jamais figuré dans cette collection pour la plupart.




+ Les points positifs - Les points négatifs
  • Petit prix.
  • De gros poids lourds au niveau de la sélection (dont la plupart sortent en juillet).

  • Un deuxième tarif pour les volumes dépassant les 248 pages.
  • Quelques vieilleries dépassées et déjà multi-rééditées.
  • La VF "à la Panini", avec tout le côté folklorique que cela implique.