Séries Saga spécial Walking Dead
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Le Séries Saga #3 est sorti en kiosque et est entièrement consacré au phénomène The Walking Dead.

Au sommaire :
- un dossier "comics vs la série télé", dans lequel j'ai eu le plaisir de répondre à quelques questions de Thomas Suinot, journaliste et également fondateur du très bon site comicsbatman.fr, exclusivement dédié au Dark Knight
- une présentation des adaptations en jeux vidéo
- des débats
- des fiches de personnages
- le guide de survie du débutant, revenant en détail sur les saisons 1 à 6
- tout ce qu'il faut savoir sur la saison 7, avec anecdotes de tournage
- un gros plan sur Fear the Walking Dead
- les morts les plus choquantes...
Et bien d'autres choses, dont quelques posters et un concours vous permettant de remporter l'intégrale en blu-ray.



UMAC's Digest #25
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Les sélections UMAC dans l'actu de la pop culture


-- VINGT-CINQUIÈME DIGEST --

Voilà déjà plus d'un an que nous avons lancé ces articles spéciaux revenant sur l'actualité de la pop culture.
Au cours de ces 25 numéros, nous avons parlé de BD, jeux, musique, figurines, séries TV, films, gadgets, science, romans, en abordant des sujets aussi variés que Larry & Balki, Alison Bechdel, Goldorak, les réfrigérateurs intelligents, Tintin, les Tuniques Bleues, Wrecked, Iron Maiden, Vikings, Spirou, Heartless, Asimov, Hellboy, le sexe virtuel, Buck Danny, Jessica Jones, Donaldville, la FACTS, Degenerate Housewives, Tarantino, X-Files, Spawn, Lucky Luke, les Lego Seigneur des Anneaux, Frank Miller, Ulysse 31, Nintendo, les OVNI, Assassin’s Creed, Alix, Star Wars, Fables, le Risk, Kaamelott, les Tortues Ninja, Bob Morane, Buzz Aldrin, Tim Burton, Sons of Anarchy, Equilibrium, Quesada, l’ordinateur quantique, Akira, Blake et Mortimer, la cape d’invisibilité, la bande originale de Game of Thrones, les tardigrades, Stephen King, Tanguy et Laverdure ou encore le Monopoly Walking Dead pour ne citer que « quelques » exemples.
Autant dire un vaste – bien que non exhaustif – aperçu de ce que la pop culture peut offrir de pire et de meilleur. Le tout présenté avec un regard incisif et un ton que l’on espère amusant.  
Pour ce 25e "numéro" anniversaire, une petite nouveauté qui ne vous aura pas échappé, moi, Virgul, j'obtiens enfin le droit d'apparaître autrement qu'en brandissant des pancartes !
Oui, regardez bien le nom de l'auteur en haut de cet article. ;o)
C'est maintenant moi qui serai chargé de poster les articles communs à toute la rédaction, notamment les UMAC's Digest. Bien entendu, je suis un chat, j'ai beau être futé dans mon genre, je serai aidé dans la rédaction des news par l'ensemble du staff.
#éclectisme&félins 


-- CE QU'EN DISAIT MILOU --

Neault a souvent revendiqué une sorte d'héritage, concernant UMAC, par rapport au ton du Grand Ancien que fut Hebdogiciel. En tant que chat taquin et intègre, je continue à penser que les critiques à la hussarde de Milou, aussi étriquées qu'elles aient pu paraître, étaient aussi un bonheur pour l'époque et un miaulement salvateur.
Du coup, pour un numéro anniversaire, nous nous devions de rendre hommage au ton griffu du gars et au courage de ses saillies. C'est pas Comic Box quoi...
Miaw (cliquez sur l'image pour savourer le binz) !
#couilles&neurones


-- JEU DE CARTES CYBERPUNK --

Une version alpha de The Megs, jeu de cartes "hardcore" (entendez par là avec peu de règles mais beaucoup de sollicitation des neurones) pour deux joueurs est disponible en test sur simple demande en MP auprès de son auteur.
Encore un peu aride dans la présentation (sans illustrations), le jeu est néanmoins fonctionnel et nécessitera une impression couleur (54 cartes) de la part des testeurs.
La simulation se propose de rendre compte d'une guerre d'influence au sein d'un environnement high-tech (Megs désignant les Megacorporations), la mécanique privilégiant le casse-tête au détriment du hasard (réduit à environ 10% selon le concepteur).
À tester sur au moins deux parties voire plus.
#cerveaunonfourni




-- HAPPY BIRTHDAY --

Blake et Mortimer célèbrent leurs 70 ans d'existence (première publication dans Le Journal de Tintin le 26 septembre 1946). 
Pour fêter l'évènement dignement, Dargaud a dévoilé un programme sur plusieurs mois qui rendra hommage aux deux personnages d'Edgar P. Jacobs. Au menu : Intégrale, nouvel album, figurines, manuel du parfait gentleman ou encore coffret DVD. De quoi vous offrir une ambiance british et ligne claire tout en vous délestant de quelques euros. 
#cadeauxpayants 




-- COLDWAVE --

Emmanuel Bonnet, dont on vous avait parlé dans cet article sur Red Cat et Gatto Rosso, ne fait pas seulement de la BD, il est aussi musicien et fait partie de deux groupes, Noctule Sorix (quatre albums, un cinquième en préparation), qui navigue entre coldwave, rock et électro, et Logical Tears (un EP de réalisé), mélange de darkwave, pop et indus. Le tout est planant, mélodique et très travaillé.
Quelques titres sont disponibles sur youtube (ici et ) pour vous faire une idée.
Plus d'infos également sur le site du label indépendant N-SX Project.
#bonpourlesoreilles



-- DANS LES NUAGES --

Un livre qui date déjà un peu mais reste toujours appréciable pour qui aime le vol : Mon bonheur est dans le ciel, de Susana Laliga.
L'auteur, hôtesse de l'air et pilote privé, livre une vision idéale et passionnée de ses moments arrachés à l'attraction. Affairée dans un galley ou aux commandes d'un Robin, la jeune femme décrit son amour du ciel avec un enthousiasme communicatif et une plume élégante.
L'ouvrage ne se veut nullement un état des lieux de l'aviation commerciale et manque sans doute de distanciation, voire d'anecdotes négatives, mais il reste un exceptionnel cri du cœur concernant un métier devenu le moteur d'une vie entière. Et il est d'une sincérité aussi désarmante que touchante.
#toutemaviej'airêvéd'êtreunehotessedel'air


-- DES COULEURS POUR LES SOVIETS --

Casterman et Moulinsart SA ont annoncé il y a quelques jours qu'une version colorisée de Tintin au pays des Soviets sortirait en janvier 2017.
Cet album, aujourd'hui officiellement incorporé à la série mais qui avait été mis de côté pendant des années (il restera indisponible jusqu'en 1973), sans doute en raison d'un style graphique des plus approximatifs (et d'une narration qui a pris un bon coup de vieux), va donc faire peau neuve. Outre la balade en Russie, ces 138 planches offrent une scène particulièrement rare : Tintin en train de bosser. Car, il faut bien l'avouer, dans les albums suivants, le reporter à la houppette ne va pas glander grand-chose niveau taf.
Plus une curiosité tout de même qu'autre chose, on aurait largement préféré une nouvelle aventure plutôt qu'un ravalement de façade.
#coupdepinceau 


Pop Fictions
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Des figurines mises en scène dans des décors naturels, c'est l'idée au centre de Pop Fictions.

Daniel Picard est un artiste canadien qui s'est mis en tête d'associer les figurines de la gamme Sideshow Collectibles à des situations diverses, parfois drôles ou simplement décalées, le tout dans des décors réels, souvent d'ailleurs fort beaux.
Les figurines ont la particularité d'être plutôt réalistes et détaillées, elles font une trentaine de centimètres dans la réalité mais sont ici agrandies pour être à l'échelle des décors.

Outre des rencontres improbables entre différents univers, l'artiste met en scène des personnages très connus dans des situations banales voire triviales (Dark Vador aux toilettes par exemple).
Le Joker, Batman, Harley Quinn, des droïdes de bataille issus de Star Wars, Boba Fett, quelques zombies, Nathan Drake d'Uncharted, Jason de Vendredi 13, ninja en pagaille et autres personnages GI Joe peuplent ces clichés soignés qui rendent un hommage vibrant à tout un pan de la pop culture.
L'on en vient à s'attarder longuement sur toutes ces icônes que l'on voit d'un tout autre œil grâce à un quotidien surprenant, parfois naïvement poétique, qu'un enfant aurait pu inventer.

Le fait d'utiliser réellement ces figurines à une époque où l'usage veut souvent que le collectionneur hardcore les conserve précieusement dans leur emballage d'origine permet aussi de remettre ces jouets à leur place naturelle : au centre d'un imaginaire salvateur et sans limites, bien loin des spéculateurs. L'on peut simplement regretter un manque de variété, certains univers (Star Wars) ou personnages (le Joker) revenant très souvent.
L'éditeur Huginn & Muninn offre ici à ces photographies un écrin de qualité, avec hardcover, papier glacé et un format suffisamment grand pour en mettre plein les yeux.
Une préface de Simon Pegg et une postface, assez drôle et pertinente, de Kevin Smith accompagnent l'ouvrage.

132 pages, 29,95 euros.
Site de l'auteur.








+ Les points positifs - Les points négatifs
  • Une utilisation ludique et artistique des figurines.
  • Décors superbes.
  • Originalité du concept.

  • Un peu plus de variété aurait été agréable.
Des zozos en collants
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Zozo pour enfant.
Ce qu'il y a de pire dans les clichés, ce n'est pas tant qu'ils collent à l'esprit comme un chewing-gum sale aux godasses, mais qu'ils renferment en un minimum de mots un maximum de nuisances.

Les habitués d'UMAC savent que je relève en général les inepties que les médias colportent sur la pop culture en essayant de démontrer en quoi elles sont fausses. Et ce ne sont pas les occasions qui manquent ! Que ce soit le tristement célèbre Envoyé Spécial consacré aux "adulescents", le reportage de M6 sur le phénomène Spider-Man, les déclarations d'un réalisateur mexicain ou même celles de Moore en personne.
Aujourd'hui, je me penche sur des propos tenus sur le site ActuaBD, propos d'autant plus étonnants puisque émanant d'un site spécialisé censé ne pas relayer les pires clichés qui circulent à propos du sujet qu'il traite.

Le rédacteur (dont je respecte l'avis, là n'est pas la question), dans un article consacré à la critique des comics de Jeph Loeb et Tim Sale, sort un truc absolument stupéfiant pour appuyer son propos : "il ne faut tout de même pas perdre de vue que l'on parle de zozos en collants inventés pour distraire et faire rêver les enfants."
Il n'y a pas des masses de mots dans cette phrase et pourtant elle contient au moins quatre idées absurdes, ce qui est tout de même pas mal : le public des super-héros se limite aux enfants (faux), il doit continuer à se limiter aux enfants (pourquoi ?), l'auteur n'a pas le droit de sortir des sentiers battus (ah bon ?), traiter "sérieusement" les super-héros ne permet pas de faire rêver et distraire (heu... ?).

Tout d'abord la cible des comics, censée ici être les enfants, de toute éternité. On se demande bien pourquoi. Bien sûr il existe des comics pour enfants, mais ça ne fait pas du genre super-héroïque un genre destiné seulement aux enfants. Pas plus que la musique n'est spécialement destinée aux bambins sous prétexte que Dorothée et Chantal Goya ont conçus des disques à leur intention.
La plupart des comics sont de nos jours destinés à un "public averti" au contraire. Il y a quelques années encore, les mêmes a priori circulaient à propos de la science-fiction (encore que, Télérama, qui a toujours une époque de retard, ne se prive pas de nos jours pour en donner une image toujours réductrice). Cela n'est en général pas révélateur des propriétés d'un genre mais plutôt des connaissances limitées de celui qui le commente.
Attention, je différencie bien ici la généralité présentée comme une vérité absolue et l'opinion personnelle. L'on est tout à fait en droit d'estimer que Spider-Man n'a pas d'intérêt, mais prétendre qu'il serait par nature destiné à un public infantile est faux.

Passons ensuite à l'étrange culte de l'immobilisme véhiculé par cette affirmation. Sous prétexte qu'un genre aurait été à la base destiné aux enfants (comme pratiquement toute la production de BD à l'époque), il ne devrait être que cela ? Là encore on se demande bien pour quelle raison.
Le genre super-héroïque, comme le western, la SF ou les polars, n'a pas un ADN en lui qui le condamne à se limiter à un public précis. Il est ce que les auteurs en font.
Même les contes pour enfants, pour le coup destinés aux... enfants, peuvent être revisités de manière adulte (cf. l'excellente série Fables).

Je passe sur le côté péjoratif de l'expression "zozos en collants" (c'est une simple inclination personnelle, du coup même si ça parait violent, c'est tout à fait acceptable) pour en venir au troisième point, la dénégation de la liberté de l'auteur.
Car ce qui est finalement reproché à Loeb ici (qui n'est pourtant pas un auteur maladroit, loin de là), c'est tout bonnement de ne pas faire ce qu'on attend de lui. Pire, ce que des enfants sont censés attendre de lui. Or les enfants ont souvent, eux, une bien plus grande tolérance par rapport à ce qu'ils lisent. Ils sont curieux et ouverts, pas encore contaminés par les "il faut" et les "ça doit". Et puis surtout, un enfant, ce n'est pas un crétin (enfin, ils ne sont pas tous destinés à le devenir), on peut lui faire lire d'autres choses que des récits simplistes et fades (contrairement à ce que croient certains éditeurs).
Un auteur fait bien ce qu'il veut de l'univers qu'il aborde. C'est d'ailleurs une qualité que d'aborder un sujet différemment, en s'éloignant des chemins trop parcourus pour être encore excitants. Encore récemment, Michel Pagel, avec son roman Le Club, a fait la brillante démonstration que l'on pouvait s'adresser à des adultes, de manière intelligente, en utilisant un matériel (Le Club des Cinq, d'Enid Blyton) à l'origine destiné aux enfants. En suivant la logique du rédacteur d'ActuaBD, cet excellent livre n'aurait jamais vu le jour sous prétexte qu'il ne faut pas s'écarter de l'étiquette que certains collent sur des morceaux d'imaginaire.

Enfin, l'on peut aussi s'interroger sur l'idée sous-jacente qui donne à penser que, pour se distraire et rêver, il faudrait privilégier les histoires simplistes et éviter les "mélodrames". Si l'on prend le Spider-Man : Blue par exemple, il est pourtant bien plus divertissant que bon nombre de récits mettant simplement en scène de la castagne et des intrigues déjà vues cent fois. Et l'on peut aussi faire rêver en étant sérieux ou triste. Le rêve, ce n'est pas juste des "bang-pan-patatrac", ça peut être subtil et doux. Amer même. Cela ne fera pas rêver tout le monde, j'en conviens, mais c'est justement parce que c'est personnel que cela ne doit pas être limité par des frontières oniriques artificielles. Mettre des barbelés là où il n'y a rien à protéger est une perte de temps.
En fiction, tout est possible. L'on peut écrire une tragédie, ou pour le moins quelque chose de profond, avec un gugusse masqué. Par un effet de contraste, le drame en est d'ailleurs souvent renforcé.

Les mots ont un sens, je ne cesse de le clamer depuis des années (cf. par exemple cet article). Ils ont aussi un effet, parfois durable, sur nos vies. Une simple idée reçue, si elle est suffisamment répétée, peut faire des dégâts, et pas uniquement dans le domaine du Papier. Le cliché n'est pas seulement le "fast-food" des gens de lettres, il est le réflexe opposé à la réflexion, le carcan de l'habitude remplaçant l'ivresse de la découverte, la facilité par rapport à l'analyse. C'est aussi une arme redoutable car il n'a pas besoin de convaincre, connu et reconnu par la foule, il n'attend que l'approbation massive pour se perpétuer encore.
Alors, parfois, il n'est peut-être pas inutile d'en prendre un et de lui tordre le cou. Non pas pour défendre un auteur ou un genre, ni même les comics en général, mais simplement pour défendre ce besoin, essentiel pour un auteur, précieux également pour les lecteurs, de ne pas marcher obligatoirement là où d'autres ont déjà laissé des traces.

Mes pieds, je les mets où je veux. Et c'est souvent dans la gueule.
Chuck Norris, philosophe pédestre. 

Résolution #13 : Spider-Men
Par

— C’est qui ce personnage ?
— Spider-Man.
— Et celui-là ?
— Spider-Man.
— Aussi ? Et lui ?
— C’est Spider-Man aussi.
— Hé, c’est pas la peine de te moquer de moi hein !
— Je ne me moque pas de toi, c’est vraiment Spider-Man.
— Mouais… et lui ?
— C’est… Spider-Man…
— Bon, je vois. Je te préviens, j’essaie encore une fois et c’est tout. C’est qui celui-là ?
— Spider-M…
— Eh ben va te faire voir ! Puisque tu ne veux pas me répondre, c’est la dernière fois que je m’intéresse à tes conneries de comics !

Résolution #13 - expliquer les méandres du multivers à mes proches : failed