"La Haute République", LE nouvel événement littéraire STAR WARS de 2021 !
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La célèbre saga étoilée revient en force cette année ! Outre toutes les séries TV prévues pour fin 2021 et 2022, l'événement (principalement littéraire) La Haute République s'annonce passionnant.

Qu'est-ce que c'est ?

La Haute République est le nom de la période qui se déroule 200 ans avant les événements du film La Menace Fantôme, une époque où les Jedi étaient les gardiens de la paix et de la justice dans toute la galaxie.

C'est aussi le titre d'un ambitieux projet littéraire évoqué dès avril 2019 (sous le nom Luminous) puis dévoilé en avril 2020. Plusieurs livres sont prévus pour explorer La Haute République : romans, comics,  romans graphiques, mangas, romans jeunesse… le tout enrichi d'une série TV (The Acolyte).

 



Combien de temps ça va durer ?

Il a été révélé que cette nouvelle saga se déroulera en trois phases. Pour l'instant, tous les titres littéraires annoncés sont liés à la première : Light of the Jedi (La Lumière des Jedi). Les deux suivantes se nomment Quest of the Jedi (La Quête des Jedi) puis Trials of the Jedi (Les Procès des Jedi ? Ou bien Les Essais des Jedi ? Le terme français n'a pas encore été officialisé, l’ambiguïté du mot est probablement volontaire).

 


Ça va parler de quoi concrètement ?

Les deux romans prévus en France (on en reparle plus loin) vont évoquer les nombreux Jedi qui vivaient à ce moment-là. La Haute République est dirigée par la chancelière Lina Soh qui souhaite « étendre » son système politique avec la fameuse « bordure extérieure » de la galaxie, une région sans foi ni loi. Les Jedi seront opposés, entre autres, au gang des Nihil. Une mystérieuse station spatiale abandonnée semble aussi être la cause d’événements étranges… 


 

Est-ce bien canonique ?

Tout à fait, cette nouvelle ère rentre officiellement dans la chronologie de la saga ! Elle a d'ailleurs été actualisée et divisée en six périodes distinctes.

1. The High Republic : tous les livres liés au projet et à la future série The Acolyte
2. Fall of the Jedi : les trois films de la prélogie et les sept saisons de la série d'animation The Clone Wars
3. Reign of the Empire : la future série d'animation The Bad Batch et le film Solo
4. Age of Rebellion : les quatre saisons de la série d'animation Rebels, le film Rogue One et la trilogie dite « originale »
5. The New Republic : la série, actuellement en cours de diffusion, The Mandalorian
6. Rise of the First Order : les deux saisons de la série d'animation Resistance et la « nouvelle trilogie » (postlogie)



Quels personnages apparaîtront dans La Haute République ?

Quasiment uniquement des nouveaux créés spécialement pour l'occasion. Seul Yoda est annoncé comme figure connue de la franchise. Il est âgé de 700 ans durant ces événements.

Un article sera prochainement en ligne pour découvrir les concepts-art et description de tous ces nouveaux protagonistes.



Quelles publications sont prévues ?

Au moment où nous écrivons ces lignes (janvier 2020), une quinzaine de titres ont été annoncés (les dates de sorties concernent uniquement les États-Unis dans ce paragraphe).

- Deux romans : Light of the Jedi (disponible depuis le 5 janvier) et The Rising Storm (prévu pour fin juin).
- Deux romans « young adult » : Into the Dark (février) et Out of the Shadows (juillet).
- Trois nouvelles : Starlight, en deux parties (décembre 2020 et février 2021) et First Duty (mars).
- Trois livres pour enfants : A Test of Courage et The Great Jedi Rescue (tous deux en vente depuis le 5 janvier) et Race to Crashpoint Tower (juin).
- Un roman graphique, The Monster of Temple Peak (date de sortie inconnue).
- Un manga, The Edge of Balance (idem).

- Deux comics : The High Republic (premier chapitre disponible depuis le 6 janvier et publié chez Marvel) et The High Republic Adventures (premier chapitre le 21 février, à destination des plus jeunes, publié par IDW).


- Enfin, la série The Acolyte montrera l'émergence du Côté Obscur durant les derniers jours de la Haute République et sera diffusée sur Disney+, probablement en 2022.

 

Qu'est-ce qui sortira en France ?

Pour l'heure, deux romans sont prévus chez Pocket, moins de deux mois après leur parution aux États-Unis ! Ainsi le 25 mars prochain nous pourrons découvrir La lumière des Jedi (Light of the Jedi) qui est disponible depuis le 5 janvier en VO. Porte d'entrée de cette nouvelle saga au sein de la franchise, c'est l'idéal pour débuter, aussi bien pour les fans de longue date que les nouveaux venus qui cherchaient quelque chose d'accessible.

Ce roman est écrit par Charles Soule qui a déjà fait ses preuves sur Star Wars en scénarisant quelques comics comme l'excellente série Dark Vador - Le Seigneur Noir des Sith et les sympathiques L'ascension de Kylo Ren et la série Poe Dameron, tous disponibles en vente chez Panini Comics. Soule s'est aussi illustré avec une qualité inégale chez DC Comics (entre autres son excellent Swamp Thing) et Marvel (La mort de Wolverine puis Wolverines, Inhumans vs. X-Men, ou encore Daredevil).

Résumé officiel : Le récit se déroule lors de la Haute République, environ 200 ans avant les films Star Wars. Ce régime est en plein âge d’or, mais son territoire s’arrête à la Bordure Médiane. La Bordure Extérieure est encore une région sans foi ni loi, un Far West à l’échelle galactique. On y trouve deux factions majeures : les Jedi (sorte de Chevaliers de la Table Ronde) qui officient à la manière de shérifs, et le gang des Nihil, une organisation de malfaiteurs semant le désordre. Mais un cataclysme touchant à l’hyperesepace va ébranler la galaxie.

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Le 22 avril c'est le roman En pleines ténèbres (Into the Dark, prévu le 2 février prochain en VO) de Claudia Gray qui sera en vente. Là aussi l'auteur est une habituée de Star Wars. On lui doit notamment Liens du sang, Maître et Apprenti ainsi que Leia, Princesse d'Alderaan qui sera disponible en France le 25 février.

Résumé officiel : Le récit se déroule lors de la Haute République, environ 200 ans avant les films Star Wars. Ce régime est en plein âge d’or, mais son territoire s’arrête à la Bordure Médiane. La Bordure Extérieure est encore une région sans foi ni loi, un Far West à l’échelle galactique. On y trouve deux factions majeures : les Jedi (sorte de Chevaliers de la Table Ronde) qui officient à la manière de shérifs, et le gang des Nihil, une organisation de malfaiteurs semant le désordre. Mais un cataclysme touchant à l’hyperesepace va ébranler la galaxie.

Côté bandes dessinées, la maison d'édition Panini Comics a annoncé sur Twitter qu'elle communiquerait bientôt sur le sujet. Panini publiera probablement à minima la série principale The High Republic (à lire après le roman du même nom de Charles Soule). Côté roman jeunesse, A Test of Courage paraîtra le 31 mars dans la Bibliothèque Verte, éditeur habituel de ces récits Star Wars pour enfants.

On ignore quelles autres publications seront proposées en France pour l'instant.




Comment je m'y retrouve dans tout ça ?

Simple, UMAC vous proposera un guide (voir section dossiers du site) avec toutes les sorties prévues en France, et qui sera actualisé au fil de l'eau. Les publications seront bien sûr indexées mais aussi chroniquées. Ainsi, chaque titre disponible en France aura droit à une critique.


Sources : starwars-universe.com, planete-starwars.com, galaxie-starwars.com et wikipedia.

Collector #10 : Figurines Jada Toys Metalfigs
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Pour ce dixième article de la série "collector", nous allons nous intéresser aux Metalfigs de Jada Toys. Une gamme qui, comme nous allons le voir, couvre de nombreux univers et propose de bien jolies versions de nos personnages préférés !

Il existe plusieurs tailles de figurine au sein de cette collection (2,5 pouces, 4 pouces et 6 pouces). L'on va se concentrer sur les 4 pouces (environ 10 cm). Vu la proximité de taille et de prix (environ 15 euros l'unité), cette collection est la concurrente directe des célèbres Funko Pop. Sauf qu'elles sont de bien meilleure qualité, et qu'elles écrasent "l'adversaire" dans tous les domaines.

Tout d'abord, elles sont en métal (sauf quelques accessoires, comme les armes ou capes, qui sont en plastique épais mais souple). Dès la prise en main, on sent l'aspect massif et la qualité des finitions. Ensuite, là où les Pop emploient tout le temps le même visage, ici, l'on bénéficie de faciès bien plus ressemblants (on reconnaît sans problème Bill Murray par exemple, dans la série Ghostbusters, c'est autre chose que les "têtes à Toto" des Pop). 
Notons qu'elles sont également très stables (là encore, ce n'est pas le cas de toutes les Pop), même pour les personnages ayant de petits pieds. Et enfin, même si l'on conserve un design cartoony et disproportionné, voire enfantin, les corps des Metalfigs sont bien plus larges que ceux des Pop, ce qui permet de profiter des détails des tenues. 
Bref, le match est remporté haut la main par les Metalfigs, qui sont au final des Pop... réussies, en métal, avec de vrais visages travaillés. 

Voyons un peu maintenant les univers que couvre cette collection. L'on retrouve bien entendu les personnages de Marvel et DC Comics, mais aussi ceux des franchises Ghostbusters, The Walking Dead, Star Trek, Halo, Fast and Furious, Harry Potter, Disney, Street Fighter, Transformers, Power Rangers ou encore les Tortues Ninja et même les stars de la WWE
Pas autant de personnages que dans la collection Pop, mais déjà de quoi faire tout de même.

Certaines figurines sont déclinées dans de nombreuses versions. Parmi les super-héros, par exemple, l'on va retrouver pas mal de Batman (cf. l'illustration ouvrant cet article) ou Spider-Men (versions classique, Superior Spider-Man, Black costume, Miles Morales...). Selon les différentes tenues, l'on aura un effet mat (comme pour le Desert Batman et son trench-coat "poussiéreux") ou encore un vernis du plus bel effet (les costumes version brillante de Deadpool ou du Superior Spider-Man sont magnifiques).
Quelques modèles sont légèrement articulées. Les Tortues Ninja par exemple peuvent changer de postures. Notons que leurs armes (bo, katana, saï et nunchaku) peuvent également se ranger sur des supports sur leurs carapaces.


Dans les personnages Marvel, peu d'ennemis à disposition pour le moment, si l'on excepte Magnéto. L'on peut noter la présence d'un Wolverine Old Man Logan. Pas mal de personnages féminins également : Mystique, Tornade, Elektra, Spider-Gwen, Psylocke... on attend par contre la suite (Cyclope, Iceberg... les 4 Fantastiques ?) avec impatience.
Chez DC Comics, c'est un peu moins fourni, il faudra se contenter, outre les multiples Batman, de Superman, Aquaman et d'un Flash au costume très réussi mais qui est introuvable à l'heure actuelle. Question personnages féminins, il y en a moins que chez Marvel, mais l'on trouvera de nombreuses version de Harley Quinn et, surtout, de Wonder Woman (la version rouge sombre et noir, avec cape, est franchement réussie).

Certaines pièces en 6 pouces n'ont pas trop d'intérêt, car elles reprennent un personnage 4 pouces à l'identique (Hulk par exemple). D'autres s'intègrent parfaitement à la collection, comme l'armure d'Iron Man version Hulkbuster, qui est naturellement plus grande (et contient un petit Iron Man à l'intérieur, cf. image ci-contre). 
Dans les Tortues Ninja, il existe également un très chouette Leonardo de 6 pouces ayant la particularité d'être doté d'une armure de samouraï amovible (si l'on dispose ensuite les figurines 4 pouces tout autour, on a l'impression qu'elles encadrent une statue... plutôt pas mal comme effet en vitrine).

Vous pouvez voir tout cela plus en détail sur le site officiel
Niveau prix, je déconseille d'aller au-delà de 20 ou 25 euros pièce, et encore, pour vraiment des personnages difficiles à trouver (en sachant que l'on peut acquérir certaines figurines, en lot ou non, aux alentours de 8 à 10 euros pièce). Mieux vaut parfois être patient qu'entretenir de vils spéculateurs. Pour donner un exemple, j'ai déjà vu la version Samouraï de Leonardo (6 pouces) proposée à presque 100 euros (je l'ai trouvée à 27 euros, port compris, ce qui me paraît plus raisonnable déjà).
Pour finir, sachez que l'on peut parfois tomber sur certaines de ces figurines en grande surface (dans des Cora notamment).

Allez, un petit récapitulatif/comparatif et on vous laisse jeter un œil à la galerie ci-dessous (qui sera probablement mise à jour dans les semaines à venir). 
Enjoy !












Comparaison Metalfigs/Pop avec le même personnage : Daryl Dixon. L'un est plus réussi que l'autre... sauras-tu trouver lequel ?


Minuit dans l'univers : grotesque et mal fichu
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Bonne année les amis ! Pour notre première chronique de 2021 (et le lancement de la saison 16 d'UMAC), on va écharper un film qui semblait prometteur mais qui se révèle être un bon gros flop : Minuit dans l'univers

Ce long métrage, de et avec George Clooney, est disponible depuis peu sur Netflix. Commençons par le pitch.
2049. La Terre est en train de mourir, entraînant avec elle les humains qui l'ont, il faut le dire, bien malmenée. Dans ce contexte de fin du monde, un scientifique, isolé dans une station au pôle nord, tente de rentrer en contact avec une mission spatiale, chargée de trouver un lieu habitable de remplacement pour les gros cons qui ont tout saccagé.
En gros, tout l'enjeu du film, c'est une communication radio. Les amateurs de citizen band vont se régaler.

Bon, dans les points positifs, on a un Georgie qui n'hésite pas à bien se vieillir (on le reconnaît mais il a pris 1000 ans dans la gueule) afin d'interpréter le rôle d'Augustin Lofthouse. Le personnage est loin d'être antipathique, mais, on va le voir, il n'a guère l'occasion de briller réellement. Il y a une scène un peu originale également, à un moment, avec du sang qui gicle de manière très brutale et inattendue. Et on peut sourire une ou deux fois lors des interactions entre Augustin et Iris. Voilà, on a fait le tour de tous les points positifs. C'est bien, ça nous a pas pris trop de temps.

Ah oui, j'ai oublié de vous parler d'Iris. Alors en fait, quand tout le monde a déguerpi de la station, une mère a oublié sa gamine dans le bordel. Pas le truc improbable déjà ça, c'est pas un trousseau de clefs, c'est une petite fille ! Bref, du coup, le scientifique à l'agonie (il est mourant et doit effectuer des dialyses régulières, sans doute que l'ambiance post-ap était trop joyeuse sans ça) doit faire avec la présence de la petite fille, qui a la particularité de le suivre partout mais de ne jamais dire un mot. Sympa aussi comme dernier compagnon pour une fin du monde...



Voyons un peu ce qui ne va pas dans ce film. Là, ça va être beaucoup plus long. D'abord, l'enjeu, complètement pété. Augustin doit contacter l'Æther (le fameux vaisseau), mais on ne comprend jamais vraiment pour quelle raison. Si c'est pour leur dire que la situation est mal barrée sur Terre, ils s'en rendront bien compte tout seuls (ils ont une image très nette et très flippante de la Terre alors qu'ils en sont encore loin). Et si c'est pour leur demander s'ils ont trouvé un endroit accueillant, vu que tout le monde est déjà plus ou moins crevé, ça ne sert pas à grand-chose. Il y a bien une autre raison, mais... allez, ce qu'on va faire, c'est qu'à partir d'ici, tout ce qui révèle une info un peu trop précise, on vous met ça en note de bas de page, comme ça, à vous de voir. Donc, pour l'autre raison, c'est tout en bas. [1]

Ensuite, tout est incroyablement long, lent et poussif. Normal vu que le mec est seul dans un endroit isolé, et qu'une fois qu'il rencontre quelqu'un, c'est un personnage muet. Le temps paraît vraiment suspendu, on a d'ailleurs du mal à ne pas abandonner dans les 20 premières minutes.
Enfin, et surtout, le film est sinistre. OK, ça se veut dramatique, mais sans un enjeu clair, avec des personnages dont on ignore tout et dont on a du mal à appréhender le parcours à travers quelques flashbacks maladroits, toutes les scènes sont juste plombantes et lourdingues. On est loin par exemple d'un The Road, certes tragique et infiniment triste, mais qui était parsemé de moments de tension, de scènes spectaculaires, et qui était surtout porté par des personnages bien installés et attachants. 

Ce n'est même pas tout. Pour arriver à un final décevant et fadasse, il faut encore passer au travers de certaines incohérences énormes. Je ne parle pas d'ergoter sur des détails, mais bien de scènes relevant de la pure impossibilité. [2] Et enfin, les rares moments un peu tendus que contient ce film sont complètement prévisibles. On a rarement vu des "rebondissements" aussi téléphonés. Tout se devine à des kilomètres ! [3]
Du coup, une fois toutes ces tranches lourdingues empilées les unes sur les autres, ça donne un bon mille-feuilles bien indigeste. Et surtout, un film dans lequel, quand on ne s'emmerde pas (vu le budget, on pouvait s'attendre à mieux), on rage sur les invraisemblances. Par contre, pas de jaloux, tout le monde devrait être déçu : si vous aimez le post-ap pur, ça manque clairement de scènes s'y rapportant, voire même d'explications ; si vous aimez le côté spatial (paraît selon certains que c'est aussi un "space opera"... wow), à part une scène cool à un moment, il n'y a rien à gratter de ce côté-là non plus (c'est un peu le syndrome Titan) ; et pour ceux qui seraient attirés par l'aspect drame humain, on a déjà fait bien mieux dans le genre sans que ce soit aussi maladroit et lent. 

Un film qu'on aurait aimé aimer, mais difficile d'adhérer à un scénario aussi indigent, voire amateur.
L'accroche, sur l'affiche, est : "Cet immense vide qui nous sépare."
Je n'aurais pas dit mieux. Un vide immense et presque scandaleux pour le prix. 




[1] Évidemment, la seule raison qui pousse Augustin à tenter à tout prix de contacter le vaisseau, c'est qu'il souhaite parler à sa fille, qu'il ne connaît pas et qui ignore qu'il est son père. Ils vont au final se dire deux ou trois banalités... pfff... tout ça pour ça. On n'en revient pas de la vacuité du truc.
[2] Comme lorsque Augustin survit une nuit entière dehors, trempé, sans aucun matériel ni abri, en plein cercle arctique. Déjà avec des vêtements secs, ça doit être rock n' roll, mais en étant mouillé, c'est normalement l'hypothermie en 5 minutes. Absurde. 
[3] Franchement, lors de la sortie extra-véhiculaire, si vous ne savez pas que Maya va crever bien avant de voir la moindre goutte de sang dans son casque, la seule explication plausible, c'est que c'est le premier film que vous voyez de votre vie. Même chose pour Iris enfant... c'était cramé bien avant la pseudo révélation. 







+ Les points positifs - Les points négatifs
  • Quelques scènes amusantes entre Augustin et Iris.
  • La scène, très spectaculaire, du "retour" de Maya.
  • Le petit côté fascinant d'une merde à 100 millions de dollars.
  • Je ne sais pas si l'équipage de l'Æther chantant Sweet Caroline est définitivement le moment le plus cool ou le plus ringard du film...


  • Long, lent et infiniment chiant.
  • Sinistre au lieu d'être tragique.
  • D'énormes invraisemblances.
  • Des rebondissements très peu nombreux et tous ultra-téléphonés.
  • Ni vraiment du post-ap, ni du space opera comme certains le prétendent, et encore moins du drame réussi.
  • Il ne suffit pas de tirer la tronche et d'afficher un regard de chien battu pour émouvoir.
  • Un final aussi décevant que le reste.
Sweet Home : du webtoon à Netflix
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Attention, monstres et héros coréens sont au menu de Sweet Home, que l'on découvre tout de suite !

Sweet Home, à la base, est un webtoon sud-coréen édité par Naver et disponible en version française sur webtoons.com (l'adaptation française est signée Makma). Ce récit, écrit et dessiné par Carnby Kim et Youngchan Hwang, est un survival horrifique, très orienté action, et qui se déroule presque exclusivement dans un seul lieu : un grand immeuble abritant de nombreux appartements. 
Tout commence lorsqu'un jeune garçon, qui vient de perdre sa famille et a de sérieuses tendances suicidaires, vient emménager dans la fameuse tour. Très vite, il remarque le comportement étrange de certains locataires. Puis, la situation bascule et devient dramatique : une épidémie d'origine inconnue transforme certains humains en monstres épouvantables et meurtriers...

Bon, les webtoons, déjà, il faut savoir que c'est un peu particulier au niveau de la narration. Vu le support visé (les smartphones essentiellement), les scènes se lisent de "haut en bas", en faisant défiler les différentes séquences, ce qui impose certaines contraintes techniques (les effets ne seront pas les mêmes que dans une BD classique). De plus, même si Sweet Home fait probablement partie, avec unOrdinary, des meilleurs webtoons actuels (en tout cas, parmi ceux que je connais pour avoir bossé dessus), le genre reste quelque peu "amateur" au niveau de l'écriture. Ne vous attendez pas, par exemple, à une profondeur telle que celle que l'on a pu connaître sur les dix premiers tomes de The Walking Dead. Même si bien entendu il y a aussi des moments quelque peu intimistes ou émouvants, globalement, c'est une action très dynamique qui va être privilégiée, ainsi qu'une atmosphère lugubre et tendue, obtenue notamment grâce à une colorisation presque monochrome, tendant vers le rouge/brun cradingue.



Cette histoire post-apocalyptique aurait pu passer relativement inaperçue si Netflix n'avait pas lancé une adaptation en série TV, dont la première saison (10 épisodes) est maintenant disponible. 
Et finalement, sans grande surprise, la série possède à peu près les mêmes qualités et défauts que le webtoon, dont elle suit plutôt fidèlement l'intrigue (du moins, au début en tout cas).

L'immeuble où l'action se déroule.
Une "merveille" d'architecture.
Dans les points positifs, citons la grande variété des monstres, qui sont plutôt bien rendus à l'écran, ce qui n'était pas gagné vu leur... originalité (cf. quelques exemples à la fin de cet article). En effet, nous ne sommes pas ici dans du "contaminé" ou du simple zombie, chaque humain se transformant possède ses particularités propres : géant musculeux, machin ressemblant à une araignée, créature transparente ou volante, bidule possédant des yeux un peu partout, le bestiaire s'avère vaste et sympa.

Même si la photographie de la série peine à rendre l'ambiance graphique du webtoon, le côté angoissant est souvent bien présent, avec quelques scènes choc et des effets réussis pour la plupart. Dans les points plus négatifs, citons les personnages, monolithiques et générant fort peu d'empathie. Le jeu des acteurs, hésitant entre l'impassibilité complète et l'outrance, n'aide pas vraiment non plus. M'enfin, si vous souhaitez du gore et de l'adrénaline, vous devriez être largement servi.

Reste à savoir, si l'on veut élargir un peu le propos, s'il est vraiment souhaitable de tout adapter systématiquement, comme si l'industrie du divertissement s'était emballée et déclinait avec frénésie, presque à l'infini et sur tous les supports, des récits à peine construits qu'elle s'empresse de recycler dans un inquiétant cercle sinon vicieux, du moins peu qualitatif. Tout, sous prétexte d'un vague effet de mode, n'a pas forcément vocation à envahir l'ensemble des plateformes. 

Une série qui vaut surtout pour ces monstres, totalement barrés. Le reste est trop classique et superficiel pour que l'on s'y attache vraiment.


Un exemple de la variété des monstres rencontrés dans le webtoon.

Un spécimen particulièrement bien "protéiné".

Certains monstres sont à mi-chemin entre le glauque et le ridicule.




+ Les points positifs - Les points négatifs
  • Une faune horrifique variée et surprenante.
  • Une réalisation nerveuse faisant la part belle aux scènes d'action.


  • Des personnages peu attachants et pour la plupart sous-développés.
  • Une intrigue qui tourne vite en rond et dégage un net parfum de déjà-vu.
Nottingham
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1192. Alors que le roi Richard a eu la bonne idée de se faire capturer par un duc un peu susceptible, son frangin Jean, affectueusement surnommé "Sans Terre" par son père (véridique), complote pour monter sur le trône. Pour cela, il a besoin de pognon et du soutien des shérifs, nommés par la couronne. Or, il se trouve que l'un d'entre eux a... une identité secrète et une conception bien à lui de la justice.

Ce premier tome de la série Nottingham, intitulé La Rançon du Roi, n'est rien de moins qu'une réécriture du fameux mythe de Robin des Bois
L'intrigue est ici basée essentiellement sur le shérif de Nottingham qui, au lieu d'être simplement l'ennemi du héros, devient héros lui-même. Une approche originale, en forme de "what if...", qui pourrait bien redonner un peu de peps à une légende déjà moult fois déclinée, même si le long dialogue du début, servant à exposer le contexte, manque clairement d'habileté. 
L'aspect graphique demeure, lui, très classique, allant du fort joli (cf. la scène d'intro, ci-dessus) au plutôt rapide et dépouillé, avec des scènes d'action à la lisibilité parfois incertaine.

Le scénario est signé Emmanuel Herzet et Vincent Brugeas, les dessins sont de Benoît Dellac

Ce premier opus, de 56 pages, publié aux éditions du Lombard, devrait être disponible le 22 janvier, au prix de 14,45 euros. 
Notons que la version numérique sera proposée à 9,99 euros sur Izneo.