Enquête au Vatican
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Quand un flic de Scotland Yard débarque au Vatican pour enquêter sur la mort très suspecte d'un cardinal, cela donne Révélations, un comic contre les crises de foi.

Charlie Northern est un détective rusé, caustique et qui aime autant les jurons que le football. Lorsqu'un vieil ami lui demande d'enquêter, dans le cadre d'une coopération internationale, sur le décès violent du successeur présumé du Pape, l'anglais accepte et se met en route pour Rome. Les circonstances de la mort du cardinal Richleau sont non seulement étranges (il s'est tout de même empalé sur des grilles, c'est plutôt rare dans ce genre de fonctions) mais les autorités locales, visiblement peu enthousiastes à l'idée qu'un étranger vienne mettre son nez dans leurs affaires, font tout pour que l'enquête tourne court. Quelque chose se trame pendant que les cloîtres bruissent des rumeurs les plus folles. Et puis il y a ce culte secret et démoniaque qui détourne l'argent de l'église catholique... dans quel but ?
Et si Charlie Northern, plus que de preuves, avait besoin de trouver la foi ?

Ce récit, paru chez Dark Horse, puis chez Soleil en France, a d'abord été publié en deux tomes avant de bénéficier d'une version intégrale (que l'on trouve d'occasion à des prix raisonnables).
L'histoire est signée Paul Jenkins (le "papa" de Sentry, auteur également de Generation M ou des Frontline publiés en marge de Civil War). Le scénariste britannique livre ici une intrigue surfant sur la mode Da Vinci Code et plongeant dans les méandres de la religion et les secrets de ceux qui en sont les gardiens. Le récit est un peu lent à démarrer. On a du mal dans un premier temps à croire vraiment à ce flic bourru aux répliques téléphonées et trop "écrites". L'enquête piétine sans que l'on ressente une quelconque excitation. C'est vraiment lors de la deuxième partie de l'ouvrage que la machine s'emballe. Les meurtres s'accumulent, Northern prend une soudaine épaisseur (et se retrouve avec de meilleures répliques en bouche), et surtout le lecteur commence à se prendre au jeu et à être intrigué par les secrets honteux de l'Église et les machinations d'une sorte de secte dont les adeptes semblent particulièrement barrés. Le bouquet final, plutôt bien amené, délaisse le côté polar pour plonger dans un fantastique assez surprenant. Si la conclusion semble facile, l'on peut reconnaître tout de même l'habileté de Jenkins, ce dernier s'étant fait un malin plaisir à nous balader sur de fausses pistes et à jouer avec les apparences jusqu'au coup de massue final.


Charlie Northern, sous la plume de Paul Jenkins.


— J'ai l'impression d'être un flic de la télé. Baiser au milieu d'une enquête sur un meurtre était un vieux fantasme...



En ce qui concerne le dessin, c'est Humberto Ramos (ayant illustré, par exemple, des séries comme Wolverine, Spectacular Spider-Man ou New X-Men) qui est à l'œuvre. L'artiste possède un style qui génère, en général, une réaction entière : on adhère totalement en souhaitant un jour pouvoir lui embrasser les orteils (c'est une image, mais bon, il paraît qu'il a de très jolis pieds) ou l'on se met à vomir des trucs verts, à avoir la tête qui tourne et à insulter les gens avec une voix rauque. Trêve de divagations, disons tout de suite que les planches de Ramos sont de pures merveilles. Seul petit regret, les décors, pourtant originaux, sont trop peu exploités. C'est d'autant plus rageant que lorsqu'ils sont un peu plus mis en avant, ils sont superbes.
Le côté très caricatural des personnages ne gène en rien l'immersion (pour peu que l'on fasse partie de la première catégorie bien sûr, sinon c'est la voix rauque !) et la colorisation de Leonardo Olea, à base d'élégants tons pastel, convient parfaitement à l'ambiance.

Voilà un comic très européen proposant une enquête teintée de mysticisme. La conclusion aurait peut-être mérité d'être un peu plus longue et travaillée mais, dans l'ensemble, on passe un excellent moment. Espérons que l'on retrouve un jour ce vieux Northern, au charme certain et au franc-parler détonnant.



+ Les points positifs - Les points négatifs
  • Northern, parfait en flic bourru.
  • Quelques scènes impressionnantes, au visuel "choc".
  • Le style Ramos.
  • Le cadre.

  • Il faut un petit moment pour pleinement rentrer dans le récit, mais ensuite, c'est du tout bon.
Guardians of the Galaxy, version Marvel NOW
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Retour sur le premier tome des Gardiens de la Galaxie, version Marvel NOW.

Il y a maintenant quelques années (en 2009), la revue kiosque Marvel Universe accueillait les premiers épisodes de la nouvelle mouture des Guardians, sous la plume de Dan Abnett et Andy Lanning. Les Gardiens, profitant d'une série brillamment écrite (avec des dialogues non dénués d'humour et un aspect relationnel très bien géré entre les personnages) s'installèrent durablement dans le marvelverse et participèrent également aux grands events cosmiques de la Maison des Idées, notamment War of Kings.

En 2014, les personnages connaissent un nouveau bouleversement avec un relaunch qui marque le coup d'envoi du volume 3 de la série. Pour ce (pas vraiment) nouveau "départ", les têtes d'affiche sont conservées, à savoir Rocket Raccoon, Star-Lord, Drax ou encore Groot. Par contre, l'équipe artistique change, exit le duo magique Lanning/Abnett et place à Brian Michael Bendis au scénario (cf. notre dossier consacré à l'auteur) et Steve McNiven, ainsi que Sara Pichelli, au dessin.

Les premières planches sont tout bonnement excellentes, une vraie leçon de conteur donnée par un Bendis magistral qui parvient à raconter les origines de Peter Quill, alias Star-Lord, avec clarté et émotion. Idéal pour donner envie d'en savoir plus et conférer au personnage une grande profondeur. En ce qui concerne l'intrigue, les Gardiens, accompagnés par un Iron Man relooké pour l'occasion (cf. l'armure 45 de notre dossier), doivent protéger la Terre d'une attaque des Badoons (l'une des nombreuses races extraterrestres qui peuplent l'univers Marvel). Star-Lord doit également composé avec son père, souverain de Spartax. Ce dernier ne porte pas plus son fils dans son cœur que les Terriens en général, et va donc user de ruses et de manipulations pour les anéantir.


Cette première intrigue est relativement classique, avec cependant des combats et un environnement graphiquement réussis, Steve McNiven excellant dans la représentation des personnages en pleine action. Le côté SF est évidemment très poussé et la partie politique et diplomatique s'avère intéressante. Rocket, lui, se charge de jouer du flingue et de délivrer quelques répliques humoristiques que l'on aurait souhaité plus nombreuses et inspirées (même si la plupart font tout de même sourire).

L'ouvrage (assez court, le tome 2 est plus fourni) se termine sur de brefs récits présentant un peu certains Gardiens avant qu'ils ne soient recrutés. L'ensemble est assez inégal. L'épisode consacré à Rocket Raccoon permet d'éveiller la curiosité, celui centré sur Groot est bien pensé également et montre une autre vision des conflits intergalactiques, alors que ceux mettant en scène Gamora et Drax sont déjà plus faibles et recourent à de l'action pure qui peine à générer de l'intérêt.
Finalement, ces premiers épisodes s'avèrent plutôt accessibles malgré le grand nombre de protagonistes (souvent peu connus du grand public, au moins à l'époque) et les multiples peuples extraterrestres. Un bon titre, parfaitement accessible, voilà qui n'est pas très courant pour du Marvel NOW (si l'on excepte certaines séries, comme Nova). Les covers complètent l'ensemble, avec également un bon paquet de variants (de taille réduite). La traduction est, elle, tout à fait correcte.

Une bonne série pour les amateurs de comics cosmiques, avec un Bendis en forme, maîtrisant parfaitement des personnages pas si évidents que ça à écrire.



+ Les points positifs - Les points négatifs
  • Accessible.
  • Joli.
  • Une intro excellente.
  • Le tandem Rocket/Groot, aussi improbable qu'attachant.
  • L'humour.

  • Un premier arc n'ayant pas un intérêt extraordinaire (mais la série prend de l'ampleur sur le long terme).
Avant-première : Lucky Man - saison 1 VF
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Mercredi prochain sort la première saison de Lucky Man en DVD et Blu-ray. Nous avons pu la visionner et tester la VF et la VOST. Tout de suite, la critique complète !

Harry Clayton traverse une mauvaise passe. Et c'est rien de le dire ! Accro au jeu, il est criblé de dettes, a déjà perdu sa maison et est séparé de sa femme. Niveau boulot, ça ne se passe pas très bien non plus. Harry, inspecteur de police, a une assez mauvaise réputation. Et son nouveau boss n'est autre qu'un ancien collègue qui ne peut pas le blairer.
Pourtant, un soir, la chance semble tourner. Eve, une ravissante jeune femme, s'assoit à côté de lui dans le casino où Harry est venu perdre le fric qu'il n'a pas. Elle lui conseille quelques numéros à la roulette, tous gagnants. Quelque temps après, Harry est à la tête de 70 000 livres et termine la nuit avec la belle inconnue.
À son réveil, Eve a disparu. Et Harry se retrouve avec un étrange bracelet au poignet.
Mais cet étrange porte-bonheur, convoité par des personnes plutôt dangereuses, a aussi son côté obscur...

L'intrigue de cette série a été imaginée, dans les grandes lignes, par Stan Lee lui-même. Il est d'ailleurs crédité en tant que co-producteur exécutif, mais pour ce que l'on en sait, son intervention reste tout de même minime et le titre original, Stan Lee's Lucky Man, est sans doute un tantinet exagéré. Il n'a en tout cas réalisé aucun épisode et ne fait pas non plus partie, au contraire de Neil Biswas, co-créateur, de la liste des scénaristes. M'enfin, disons qu'il y a son idée de départ quoi. Ah, et il fait une courte apparition dans le premier épisode (dans son propre rôle).

Voyons maintenant cette première saison plus en détail. Le casting tout d'abord est plutôt réussi : James Nesbitt est très bon dans le rôle principal et est entouré de seconds rôles savoureux, Joseph Gatt (incarnant un très flippant tueur russe) en tête. Le cadre londonien a lui aussi beaucoup de charme, certaines scènes (comme la poursuite en hors-bord, de nuit, sur la Tamise) sont même carrément somptueuses.
L'intrigue, bien construite, est intéressante et mêle habilement divers éléments privés et professionnels. Clayton se débat entre un patron qui veut sa perte, une ex-femme, avocate, qu'il doit côtoyer dans certaines affaires, un passé trouble que l'on découvre peu à peu et, bien entendu, ce fichu bracelet dont il ne sait rien et qu'il ne peut même pas enlever.


Tout est donc réuni pour que ce soit parfait (et le succès d'audience en Angleterre, comme on vous le disait dans cette news, témoigne des qualités de cette série), mais... il manque une touche de folie et un brin de maîtrise pour rendre vraiment le tout addictif et indispensable.
Les fameux "coups de chance" sont rarement spectaculaires (même la traversée d'une autoroute en courant est rendue plate à cause d'une réalisation manquant de panache et d'inventivité) et les contrecoups sont souvent trop "légers". Les bas-fonds que côtoie Clayton sont également trop proprets pour être crédibles, même ses ennemis au sein de la police manquent de charisme.

Donc, tout de même des défauts, mais il faut reconnaître que malgré cela, l'ensemble fonctionne bien. L'on a envie d'en savoir plus sur le fameux bracelet (l'inconnue fait d'ailleurs des apparitions régulières pour délivrer les informations au compte-gouttes) et l'on s'attache à ce flic, doué mais trimballant son lourd vécu. Le personnage est fort bien écrit, et très loin des héros "larger than life". Il ira même jusqu'à pleurer de peur lors d'une scène assez forte émotionnellement (c'est suffisamment rare pour être souligné).
L'histoire dévoile ses qualités sur la longueur, l'intrigue principale contaminant peu à peu tous les domaines de la vie de Clayton. La thématique du jeu et de la chance est bien employée et déclinée (entre les casinos, la roulette russe, les paris boursiers, le Yin et le Yang et d'autres éléments encore).
Citons aussi quelques petits "plus" bien trouvés, comme ce jeu très spécial où l'on peut parier sans argent... et perdre très gros. Ou encore Suri, la jeune co-équipière de Clayton, que sa vaste érudition et sa maladresse relationnelle rendent bien plus intéressante que les traditionnels faire-valoir féminins.

Pour ce qui est de l'intégrale qui sera disponible dans quelques jours, elle comprend les 10 épisodes (de 45 mn) de la première saison (la série en compte trois), en version française ou en version originale sous-titrée. Comme toujours, on vous conseille fortement la VO, même si le doublage français est loin d'être catastrophique. Les sous-titres sont, eux, carrément bons vu le niveau général actuel.

Une bonne série, au charme évident, qui se savoure comme un bon thé. Les amateurs de whisky corsé risquent par contre d'être un peu déçus par le manque de "saleté" et l'ambiance trop gentillette.
Très (trop ?) grand public. Conseillée en tout cas.



+ Les points positifs - Les points négatifs
  • Un concept a priori fascinant.
  • Un casting réussi.
  • Quelques (trop rares) touches d'humour.
  • Le charme de Londres.
  • Quelques scènes vraiment bien foutues et à la photographie travaillée.

  • Un côté trop lisse au niveau de l'écriture qui empêche la série de se hisser au rang des meilleures productions actuelles.
  • Des choix de réalisation parfois étonnants, qui étouffent la portée dramatique des scènes. 
  • Stan Lee, bien trop mis en avant eu égard à son influence réelle sur la série. 
Howard the Duck, Kevin Smith & Lea Thompson
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Certains se souviennent sans doute du cultissime nanar des années 80 : Howard, une nouvelle race de héros, film qui a tout de même permis au grand public de découvrir un obscur personnage Marvel à une époque où les adaptations de comics n'étaient pas légion.

Eh bien, Howard the Duck a le vent en poupe ces derniers temps puisqu'une série animée lui étant consacrée, avec Kevin Smith au scénario, est en cours de production.
Surtout, ce sera l'occasion pour l'actrice Lea Thompson (qui incarnait Beverly Switzler dans le film évoqué plus haut) de retrouver ce personnage qu'elle apprécie particulièrement (elle milite notamment pour un reboot au cinéma, et affirme avec humour avoir été la première "Marvel queen" à l'écran). Celle-ci va en effet probablement prêter sa voix à l'un des personnages de la série, en tout cas, Smith a annoncé qu'elle participerait bien au projet.

Rappelons que la relation entre Lea et Howard s'est également poursuivie en comics, dans la série de 2016, dédiée au personnage le plus décalé du marvelverse. L'actrice y tenait un rôle non négligeable (à partir de la fin de l'épisode #8), puisqu'elle engageait le canard-détective pour retrouver une personne disparue, en l'occurrence... elle-même. On a pu notamment la voir pratiquer le quack-fu et distribuer des gnons aux côtés de son pote palmipède (épisode #9), grâce à la plume de Chip Zdarsky et les crayons de Joe Quinones.
Une brève apparition mais un joli clin d'œil.

On attend avec impatience le lancement du dessin animé (aucune date de prévue pour le moment) qui semble prometteur. En tout cas, le papa de Jay et Silent Bob a déclaré qu'il fallait s'attendre "à ce que ce soit rock n' roll". Ou, plus exactement, en VO, que l'on devait se préparer à être "ducked hard".
Vu l'association Smith/Howard, on n'a aucun doute là-dessus !


sources : Marvel / Newsarama
Crossover Comics : Ghostbusters/Transformers
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Les lecteurs de comics sont depuis longtemps habitués aux fameux crossovers permettant de faire se rencontrer des univers très différents (cf. par exemple ce Batman/TMNT). Cette fois, ce sont deux grosses licences bien connues qui seront associées puisqu'il s'agit de Ghostbusters et Transformers.

Le lancement de la mini-série, en cinq épisodes, est prévue pour juin. Elle sera réalisée par Erik Burnham, Dan Schoening et Luis Antonio Delgado.

Si très peu d'informations sur le scénario ont filtré jusqu'ici, l'on est tout de même en mesure de révéler que Ecto-1, la fameuse cadillac de l'équipe de chasseurs de fantômes (que l'on pouvait entrapercevoir dans ce trailer récent annonçant la suite de la saga au cinéma), sera transformée pour l'occasion en Ectotron.

Hasbro a d'ailleurs prévu de sortir ce véhicule en jouet cet été (pour environ 40 dollars) et a vu rapidement partir toutes les précommandes, ce qui a occasionné, évidemment, une flambée du prix de la bagnole (le truc n'est même pas sorti qu'il est déjà à 70, 90 ou 170 dollars sur ebay !).

Bref, on ne sait pas encore si l'histoire sera bien, mais visiblement, niveau pognon, ça sent la bonne affaire pour certains.



source : io9
crédits dessins : IDW
Fantastic Four : Voyage en Famille
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Retour sur la période Marvel NOW! de la série Fantastic Four.

Fin 2012, l'on assiste à un nouveau relaunch massif des titres Marvel. À cette occasion, une nouvelle équipe créative prend en main le destin des célèbres Quatre Fantastiques. C'est Matt Fraction (aidé parfois par Karl Kesel) qui va officier pendant 16 numéros au scénario, accompagné par Mark Bagley au dessin (et plus occasionnellement, Raffaele Ienco).
Après les runs de Millar et Hickman sur la série, Fraction décide de revenir aux fondamentaux du titre en se basant sur deux éléments simples présents dès l'origine de ce comic : la famille et l'exploration.

L'auteur va s'arranger, dès le premier numéro, pour développer son idée et expédier la "First Family" dans un voyage long et mouvementé à travers l'espace mais aussi le temps. Malgré le ton léger des aventures qui vont suivre, le prétexte est pour le moins sérieux : Reed Richards se rend compte qu'il souffre d'une forme de dégénérescence cellulaire, liée à l'exposition aux rayons gamma à l'origine de sa transformation.
Ne trouvant aucune solution à son état sur Terre, il décide de partir en quête d'un remède en allant à la rencontre d'autres civilisations. Et pour profiter des siens, prétextant des vacances et un voyage d'étude pour les enfants, il embarque tout le monde à bord de La Peste, un vaisseau hyperdimensionnel aux capacités étonnantes.
Voilà donc Reed, Susan, leurs enfants Valeria et Franklin, et bien entendu la Torche et la Chose en route pour une année entière d'exploration (année qui ne doit durer que quatre minutes pour les habitants de la Terre, ce qui n'empêche pas les FF de mettre sur pied une équipe de remplaçants au cas où il se passerait quelque chose pendant ces 240 secondes).


Le pari est largement remporté pour Fraction, qui parvient à écrire du Fantastic Four traditionnel sur le fond  (donc très SF "old school") et plutôt agréable sur la forme (avec notamment un humour constant, voire un second degré assumé).
En ce qui concerne les endroits visités ou les personnages rencontrés lors de cette balade cosmique, c'est plutôt varié. Le lecteur aura droit à une vision des premiers instants de l'univers, à une rencontre avec Jules César, à la découverte d'une race extraterrestre avancée ou encore à un combat contre un prédateur cosmique. Le tout bénéficiant du style dynamique - et plutôt joli - de Bagley.

L'aspect science-fiction, même s'il est important, n'est pas le seul élément employé par Fraction. Le scénariste va notamment entrecouper le récit principal de quelques scènes plus intimistes, notamment des flashbacks revenant sur la rencontre entre Reed et Sue, ou encore un petit détour par Yancy Street et les vieux démons de Ben Grimm.
Au niveau des ennemis, l'on ne sera pas surpris de retrouver des adversaires bien connus, comme Blastaar, Fatalis, Kang ou Annihilus. Ces trois derniers font d'ailleurs équipe dans l'arc final de ce "volume 4" de la série : The Fantastic Four are DOOMED, un récit en quatre chapitres qui donne dans le grand spectacle, avec un rythme trépidant, quelques transformations physiques impressionnantes, et toujours ces quelques touches d'humour qui apportent à l'ensemble une élégante légèreté.

Voilà au final un titre à la fois résolument moderne et pourtant très classique, basé sur le divertissement pur et une passion évidente pour ces personnages aux pouvoirs insensés, vivant d'extravagantes aventures. Bien meilleur (et c'est peu dire !) que FF, la série écrite en parallèle par le même auteur, avec Mike Allred au dessin. L'ensemble des épisodes est disponible en VO dans trois TPB fort bon marché (qui contiennent également trois épisodes de FF). En France, la série a été publiée par Panini (de juillet 2013 à août 2014) dans les numéros #1 à #14 de la revue kiosque Iron Man (v. 4).

Foncièrement fun, frais et fantasque.
Forcément fédérateur si l'on est fan des FF.



+ Les points positifs - Les points négatifs
  • Le côté SF, avec exploration, voyages dans le temps et univers parallèles.
  • L'humour.
  • Le(s) super-vilain(s) de l'arc final.
  • Les scènes plus "sérieuses", apportant une réelle profondeur aux personnages.
  • L'aspect "initiation au Big Bang", pour les plus jeunes.

  • Certaines planches inégales, notamment au niveau du visage des personnages.
La Parenthèse de Virgul #23
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Attention les matous, cette Parenthèse sent bon le post-ap, le héros buriné et les bains de sang ! Autrement dit, âmes sensibles s'abstenir.
Miaw !

Le seul Héros qu'il nous reste
Il n’a qu’un but : survivre.
Qu’une règle de vie : tirer le premier, sans poser de question.
Mais c’est le seul héros qu’il nous reste…
15 ans après l'apocalypse nucléaire, le monde n'est plus qu'un désert de cendres et de sang. Les survivants se terrent dans quelques villes forteresses, loin des routes dévastées où grouillent les Krabs, des bandes de parias d'une effroyable sauvagerie pour qui une vie humaine ne vaut pas le prix d'un litre d'essence. Un homme vit encore sur ces routes.
La légende l'a surnommé... Ranger.

Ah, autant le dire tout de suite, on est en plein dans le roman de gare bien bourrin, avec action survitaminée et sexe quelque peu sulfureux. Ranger, intitulé Traveler en VO, est une série de romans écrits par D.B. Drumm, pseudo cachant en réalité l'identité de Ed Naha et John Patrick Shirley.
Entre 1984 et 1987, les coauteurs, plutôt prolifiques, vont sortir 13 romans consacrés au fameux Ranger. Seulement cinq seront adaptés en français, aux Presses de la Cité.

Cette série d'anticipation, bien burnée, rappelle un peu Mad Max pour le côté violent, et les romans de la série Gore (chez Fleuve Noir) pour l'aspect parfois érotique. Les titres sont suffisamment éloquents pour que l'on comprenne bien que les auteurs ne font pas dans la dentelle ou le drame psychologique : Le Prix du Sang, Soleil de Cendres, Les Ombres de la Mort, Le Guerrier de l'ApocalypseLa Guerre de la Route...
L'action se déroule aux États-Unis, le pays étant dévasté et à la merci de dangereuses bandes. Au fil des aventures de Ranger, se déplaçant dans une fourgonnette "mieux armée qu'un porte-avions", l'on rencontrera des mutants, un mage-enfant, des scientifiques menant des expériences douteuses, les débris de l'armée légale, une reine aux seins nus et, globalement, un grand nombre de tarés, pervers et criminels en tout genre.

Plutôt jouissive et brutale, on peut sans doute regretter que la série ne soit pas plus subtile au niveau de la psychologie des personnages et de leurs relations en général. Néanmoins, ce fut à l'époque une vraie réussite dans le genre survivaliste (avec une touche de SF). Bien meilleur que Le Survivant de Jerry Ahern, pourtant précurseur dans le genre et probable source d'inspiration, Traveler permettait de s'évader (et éprouver quelques frissons coquins) grâce à un style fluide et un cadre aussi dépaysant qu'inquiétant.

Ces ouvrages peuvent toujours se trouver d'occasion en VF, parfois à des prix dérisoires (1 ou 2 euros), parfois à un tarif ridicule (20 euros sans les frais de port). Autant dire que si vous souhaitez en dénicher quelques-uns, il vaudra mieux faire quelques bouquinistes avant de filer du fric à de vils spéculateurs.


Nouveau label comics/ciné : Vestron
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L'éditeur Wetta-Sunnyside vient d'inaugurer un tout nouveau label comics : Vestron.

La ligne éditoriale est très largement axée sur les adaptations de grosses licences cinéma, comme Aliens, Predator, Evil Dead, Robocop ou encore Terminator, plutôt du lourd donc, à quoi il faut ajouter également une orientation rock, avec des titres consacrés notamment à Kiss ou Alice Cooper.

On sait que cet éditeur indépendant a toujours soigné ses publications et défendu une vision originale et réfléchie (avec notamment des partenariats ciblés et sensés), cette fois, la particularité de Vestron sera de se rapprocher des TPB américains, à savoir un format bénéficiant de couvertures souples.

L'idée est plus que bonne puisqu'elle permet d'allier confort de lecture et prix moindre. En effet, la mode très franco-française du tout cartonné ne semble guère justifiée dans la plupart des cas. Et à ceux qui penseraient qu'une hardcover "protège" mieux un livre, nous leur rappelons que la couverture n'est pas une armure destinée à le protéger des mauvais traitements. À partir du moment où l'on ne s'en sert pas comme dessous de table ou pour chasser les moustiques, aucune raison qu'un livre s'abîme plus avec ce genre de couverture.

Le premier album de cette gamme est déjà disponible depuis le 7 février, il s'agit de Predator : Chasseurs (128 pages, 16,95 €), par Chris Warner et Francisco Ruiz Velasco. Petite particularité : l'album dispose d'une couverture fluo !
C'est un autre album Predator qui est prévu pour la fin du mois (25 février) : Bad Blood, un titre en noir & blanc et en "version longue", puisque disposant de 24 pages absentes de l'édition US. Une publication logique, Bad Blood mettant également en scène Mandy Graves, une héroïne déjà présente dans le premier album, évoqué plus haut.

Des titres bandants et une ligne bien pensée, ça s'annonce plutôt bien.


Alita Battle Angel : adaptation moyenne mais bon film de SF
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Projet cinématographique emmené par James Cameron depuis des années, l'adaptation du manga culte Gunnm a été réalisée par Robert Rodriguez (Sin CitySpy KidsUne nuit en enfer…).
Nous avons longuement présenté l'œuvre initiale dans cet article et nous vous avions livré un premier aperçu du film dans cet autre papier. Que vaut Alita : Battle Angel ?
Critique (no spoilers inside).

En 2563, la Terre n'est plus qu'un immense champ désertique où (apparemment) quasiment tous les survivants humains et les cyborgs cohabitent dans Iron City (melting pot des civilisations). Au-dessus d'eux se dresse l'immense cité céleste Zalem, lieu de fantasme où les citoyens vivent (toujours aussi supposément) dans d'excellentes conditions. Nombreux sont les habitants de la Terre (qui a connu une guerre d'envergure contre des extraterrestres 300 ans auparavant) qui rêvent d'aller à Zalem.
Le Docteur Ido (Christoph Waltz) trouve dans une décharge Alita (Rosa Salazar), cyborg quasiment détruite qu'il recueille et répare. Celle-ci explore alors le monde actuel et cherche à se souvenir de qui elle était, tout en se découvrant des capacités de combat exceptionnelles. Elle devient rapidement une redoutable guerrière...

N'y allons pas par quatre chemins : en compilant les éléments classiques qui font le sel d'une critique de film, on obtient un résultat plutôt correct mais pas transcendant non plus.
Pour les points positifs : on s'attache facilement aux personnages ; l'histoire est plutôt prenante ; le film bénéficie d'un très bon rythme (pas le temps de s'ennuyer) ; l'univers présenté est assez original pour le genre (science-fiction) ; les effets spéciaux sont très convaincants, que ce soit le personnage de Gally capturé numériquement ou les courses de Motorball (sans aucun doute les meilleures séquences du long-métrage, qui deviendront probablement "cultes" avec le temps, au même titre que la course de Ready Player One l'année dernière) ; la 3D est — pour une fois — réussie et implique une certaine immersion bienvenue ; et l'habillage musical et sonore est séduisant.



Pour les points négatifs : on sent un côté "grand public" visant quasiment à faire de cette adaptation un film familial, ce qui est clairement dommage ; le casting est très inégal (le jeune Keean Johnson joue un Hugo peu charismatique voire franchement insupportable, les talentueux Christoph WaltzJennifer Connely et Mahershala Ali ne sont pas vraiment exploités… mais Rosa Salazar, vue dans la saga Le Labyrinthe, est superbe en Alita/Gally) ; et, in fine, l'ensemble reste globalement prévisible (incluant une love story qui manque cruellement d'épaisseur) et peu surprenant.
En se basant sur ces éléments factuels, on pourrait donc conclure à un film "sympa, sans plus", un divertissement de qualité où l'esthétisme primerait davantage que la narration et l'écriture des personnages.

Mais… avec le prisme critique des adaptations de manga, donc en prenant en compte l'univers originel, difficile d'être moins sévère ! Il manque des pans entiers des livres de Yukito Kishiro (le film adapte grosso modo les quatre premiers tomes), aussi bien sur la forme (la décharge n'est pas vraiment sale, lugubre et repoussante, au contraire ! ; les combats ne sont pas assez violents et sanglants, etc.) que sur le fond (il manque cruellement une part d'interrogation philosophique, sur l'humanité et l'intelligence artificielle, sur l'amour et la mort, la politique et l'écologie, qui, même si c'était plus difficilement transposable à l'écran, permettait au manga de tirer le récit vers le haut).
Sous cet aspect (déjà abordé dans cet article) on ne peut qu'être déçu. Les écarts pris avec le support de base sont nombreux mais "compréhensibles" (nouveaux personnages, nouveau lieu de vie…) pour un passage au grand écran, à visée multiple. Si l'on n'est pas trop exigeant et un peu optimiste, on peut se dire que le nouveau public qui va découvrir Gunnm au cinéma se tournera ensuite vers la bande dessinée. Et d'une certaine façon, c'est toujours cela de gagné…

Difficile de conseiller ou non Alita : Battle Angel. Cela reste une expérience, à voir idéalement au cinéma en IMAX 3D, plutôt remarquable ! Les cinéphiles y trouveront peut-être leur compte en tant que fans de science-fiction mais les férus du manga seront sans doute mitigés.



+ Les points positifs - Les points négatifs
  • Des effets spéciaux incroyables.
  • Visuellement superbe.
  • Une 3D efficace.
  • Excellent rythme.
  • L'univers du manga plutôt respecté…

  • … mais beaucoup trop lissé.
  • Un côté "grand public" regrettable.
  • Un casting moyen.
  • Globalement sans surprise.
Saint Seiya - Deck Building
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Attention, voilà un excellent jeu qui s'adresse aux fans des Chevaliers du Zodiaque : Saint Seiya Deck Building !

Ah, la Colère du Dragon, les Météores de Pégase ou encore le Tonnerre de l'Aube, autant de techniques impressionnantes qui devraient rappeler à certains les grandes heures du Club Dorothée ! Ce n'est pourtant pas un véritable jeu de combat que nous abordons ici, mais un "deck building".
Si vous ne connaissez pas cette mécanique, très à la mode depuis quelque temps (à tel point qu'on retrouve de nombreux univers déclinés dans ce format, comme Marvel, DC ou même Alien), rien de plus simple : vous avez un deck de départ et devez l'améliorer en "achetant" des cartes (dans le jeu, pas dans le commerce).

Bien que l'on puisse avoir l'impression que cela ressemble à Magic par exemple (qui permet de construire son propre deck à partir de milliers de cartes), c'est sur le principe très différent. Toutes les cartes existantes sont en effet présentes dans cette boite. C'est au cours de la partie qu'il faudra acquérir de meilleures cartes pour accumuler les points de victoire.

SSDB se joue de 2 à 5 joueurs, chaque participant utilisant un deck de base correspondant à Seiya (Pégase), Shiryu (Dragon), Hyôga (Cygne), Shun (Andromède) et Ikki (Phénix). Un tapis de jeu, sur lequel figure divers emplacements, est disposé devant les joueurs. La partie la plus importante est la "rivière", c'est là que vont arriver les cartes du deck commun, représentant des personnages ou armures.
Six cartes sont placées sur le terrain, ce sont celles que l'on peut acquérir en jouant des cartes de sa main, afin d'égaler leur valeur de force ou de cosmos. Il s'agit alors de vaincre ou rallier un chevalier, mais dans les faits, on a bien l'impression "d'acheter" une carte (ça ne ressemble pas vraiment à un combat).

Peu à peu, vous allez pouvoir épurer votre deck et disposer de personnages plus puissants, aux capacités plus intéressantes. Ces dernières peuvent s'activer lors de l'arrivée des cartes sur le terrain, lors de leur acquisition, ou lorsque vous les jouez depuis votre main, souvent en réalisant une action, du genre la défausser, blesser le personnage ou "détruire" la carte (l'écarter du jeu).


Maintenant que l'on a vu un peu le concept, passons aux points forts et aux éventuels remarques négatives.
Tout d'abord, la qualité du matériel est exceptionnelle (surtout pour le prix, 35 euros). Les illustrations sont magnifiques, les cartes ont toutes un effet "foil" (métallisé), même les jetons sont épais et agréables au toucher. Signalons la présence d'une horloge, avec les fameuses flammes bleues (aimantées) que l'on enlève au fur et à mesure, qui va déterminer la durée de la partie. Rien que ce petit gadget permet déjà d'être dans l'ambiance (pour ceux qui connaissent le dessin animé, bien sûr).

Autre gros point fort, la présence de tous les personnages de l'époque "sanctuaire". Les Chevaliers d'or, d'argent et de bronze sont tous là, ainsi que les chevaliers noirs, les chevaliers fantômes, les chevaliers d'acier (même eux !), les chevaliers sans constellations, Athena, le Grand Pope, et même d'autres protagonistes très secondaires (200 cartes en tout). Impossible de faire plus complet. Notons que des extensions Asgard, Poséidon et Hadès sont d'ores et déjà prévues, pour cette année, ce qui permettrait de pouvoir jouer avec absolument tous les Guerriers Divins, Marinas et Spectres !

Enfin, la mise en place est rapide et les règles très simples (et parfaitement expliquées dans un livret illustré, là encore très bien conçu). L'éditeur annonce 14 ans comme âge conseillé pour découvrir ce jeu, franchement, ça semble même tout à fait abordable dès 12 ans, il n'y a rien de bien compliqué.
Reste tout de même un petit bémol, provenant du système de jeu lui-même. L'on a un peu l'impression de jouer chacun dans son coin (même si certains effets peuvent parfois impacter le jeu des adversaires), et l'acquisition des cartes ressemble plus à des achats qu'à de réelles confrontations épiques. C'est un peu frustrant pour une thématique Saint Seiya, mais si le système Deck Building ne vous dérange pas, il sera difficile d'être déçu par ce jeu.

Visuellement magnifique et simple d'accès.
Un must pour tous les fans de Saint Seiya.



+ Les points positifs - Les points négatifs
  • Simplicité du système de jeu.
  • Grande qualité du matériel.
  • Tous les personnages de la partie Sanctuaire !
  • Prix  raisonnable.

  • Impossibilité de réellement "combattre" les adversaires.
Nouvelle Collection Star Wars Altaya
Par


Lancement d'une nouvelle collection de comics Star Wars, éditée par Altaya.

L'abonnement est déjà ouvert (sur ce site) si vous souhaitez (re)découvrir les nouveaux récits consacrés à la célèbre épopée cosmique. Au menu des trois premiers tomes : les séries Star Wars, Star Wars : The Force Awakens et Darth Vader, autrement dit des aventures faisant partie de l'univers canonique officiel (dans lequel se déroulent les films).

Au niveau des auteurs, l'on retrouve au scénario Jason Aaron, Kieron Gillen, Mark Waid ou Chuck Wendig, et au dessin John Cassaday, Salvador Larroca, Terry Dodson ou encore Luke Ross.
C'est graphiquement très soigné, avec des personnages ressemblant aux acteurs bien connus et des décors qui en jettent.
En ce qui concerne les récits proprement dits, on vous en avait déjà parlé en 2015, dans cet article. Cela reste plutôt convenu en général, en tout cas pour ces premiers arcs, mais clairement respectueux des personnages. Notons quelques touches d'humour efficaces de temps à autre.
De nombreux personnages importants de la saga auront droit à leur mini-série : la princesse Leia, Chewbacca, Dark Maul...


Cette édition s'avère clairement soignée, avec une traduction de qualité, du rédactionnel intéressant, une frise chronologique permettant de situer chaque tome, et des galeries de covers (grand format).
Pratiquement, les ouvrages se présentent sous une élégante hardcover (avec frise au niveau des tranches) et disposent d'un papier glacé mettant parfaitement en valeur les planches.

Comme toujours dans ce genre de collection, les premiers numéros sont à prix réduit et un abonnement vous permet d'obtenir divers cadeaux. Outre les trucs un peu traditionnels, voire "gadget" (t-shirt, thermos, sticker, enceinte bluetooth...), notons le numéro 3, gratuit, et surtout l'offre Premium qui, pour 0,95 centimes en plus par numéro, vous permet de recevoir un livre rassemblant tous les plans et concepts de la première trilogie (250 croquis, 500 photos et 10 pages dépliantes sont annoncés). Précisons que la thermos est réservée aux abonnements effectués avant le 26 février, avec le code PROMOSTARWARS.

La collection comprendra 40 tomes. Plus d'infos ici.



Quelques extraits des séries concernées