Publié le
11.2.21
Par
Nolt
Pour cette deuxième incursion au sein de l'univers Novelmore (cf. la présentation générale de la gamme ici), nous nous intéressons à l'arbalétrier du nom de Geoffrey Greystone.
Voici probablement la boîte la plus accessible de la gamme, avec 16 pièces pour moins de 5 euros.
Pour ce tout petit prix, nous avons un personnage et un loup, tous les deux plutôt bien équipés. L'animal a droit à un harnais et embarque ainsi une mini-arbalète et une lance. Notons que la tête et les pattes sont mobiles.
Quant à Greystone, il est vêtu bien entendu d'une tenue aux couleurs de Novelon, et arbore un chapeau (à plume), une cape et des éléments d'armure aux poignets. Forcément, il ne se balade pas avec juste un couteau à beurre, ce ne serait pas raisonnable, il est donc armé d'une arbalète, accompagnée de son carquois rempli de flèches (alors que l'on s'attendrait plutôt à trouver des traits, les flèches étant réservées aux arcs), ainsi que d'une dague.
Tout s'emboîte très bien et est solidement maintenu. Pas de souci d'équilibre pour le personnage, même lorsque celui-ci tient son arbalète droit devant lui. Ah, et précisons qu'il n'y a aucun autocollants à poser, les couleurs de Novelmore, sur le harnais du loup par exemple, sont déjà pré-installées. Un soulagement pour les impatients à gros doigts !
Un contenu plutôt sympa qui permet d'étoffer à moindre coût un starter pack par exemple.
Publié le
7.2.21
Par
Nolt
Nous accueillons aujourd’hui Indiana Fraise, un youtubeur sympathique, drôle et touche-à-tout, dont les vidéos sont de purs moments d’évasion et de jubilation !
Entre urbex, paranormal, observation de la vie animale, lancement de fusées, présentation de gadgets et construction d’engins volants ou explorant le fond des lacs, vous ne pourrez qu’être passionnés par les aventures de cet Indy "next door", qui déniche l’exceptionnel au sein du quotidien.
— Nicolas, merci de nous accorder un peu de ton temps, commençons par le plus simple, qu’est-ce qui t’a décidé à produire des vidéos sur internet ?
— Avant tout, je suis ravi que tu m’aies contacté, j’adore l’univers d’UMAC. Je suis un accro de l’exploration et de l’aventure, mais je suis aussi un énorme geek. Je n’ai pas choisi « Indiana » comme pseudo pour rien. Bref, ici, il y’a toute la pop culture que j’adore !
Pour répondre à ta question, depuis mon enfance je suis extrêmement curieux, que ce soit sur le plan scientifique, en matière d’exploration, d’histoire, de préhistoire, d’espace, de mystères. Cela ne m’a jamais quitté, ou plutôt l’enfant que j’étais ne m’a jamais quitté.
En fait cela fait plus de 15 ans que je produis du contenu sur Internet. À partir de 2006, J’ai d’abord tenu plusieurs blogs, que je qualifierais de « blog de copains », où je créais déjà des vidéos, de l’animation et une sorte de contenu journalistique mais c’était vraiment destiné à un public très restreint, essentiellement mes amis. Parallèlement, j’ai commencé à m’intéresser à Youtube, à regarder de nombreuses vidéos et à suivre certains youtubeurs. On va dire que ça a commencé à murir dans ma tête en 2017, et je me suis lancé début 2018. J’ai mis quelque temps à définir exactement ce que je voulais faire. Puis il s’est avéré que mon côté curieux de tout s’est affirmé plus que jamais. J’ai réalisé le potentiel de Youtube, le fait qu’avec peu de matériel et beaucoup d’imagination, je pouvais toucher un large public. Un détail important, j’habite un pays et une région, le sud-ouest, où l’aventure et la découverte sont possibles au bord de chaque chemin.
Une fois la chaîne lancée, le pseudo « Indiana Fraise » s’est imposé. Indiana en référence au héros aventurier incarné par Harrison Ford dont je suis un fan absolu depuis toujours. Et Fraise, car c’est tout simplement mon surnom auprès de mes amis. C’est un diminutif lié à mon nom de famille.
— Tu abordes de nombreux domaines, nous allons essayer de les passer un peu tous en revue. Alors, d’abord, l’exploration. Tu as le don pour trouver des coins vraiment intéressants pas très loin de chez toi (une vaste et très ancienne demeure abandonnée, une chapelle trouvé sur Google Earth et perdue au milieu des bois !), qu’est-ce qui t’intéresse dans ce genre de lieux ?
— Comme je te le disais juste avant, nous habitons un pays extraordinaire, chargé d’histoire comme peu d’endroits sur terre. On ne peut pas soulever une pierre sans trouver un vestige gallo-romain ou moyenâgeux. J’exagère un peu, mais la plupart des gens ne s’intéressent pas aux petits détails de nos paysages, qui trahissent l’histoire. Par-dessus tout, nous disposons aujourd’hui d’outils incroyables pour déceler des endroits intéressants. Je me sers beaucoup de Google map pour trouver des endroits abandonnés ou des lieux oubliés qui sont de potentielles explorations passionnantes. Sur les vues satellites, on peut en effet apercevoir d’anciennes ruines qui émergent d’une forêt, deviner qu'un manoir est abandonné, car la végétation est redevenue sauvage et la toiture est effondrée... Bref, avec un peu de recherche, on trouve des endroits incroyables, souvent isolés et à l’abri des regards. Après la phase de recherche, je planifie une exploration et je me rends sur les lieux avec mes caméras. C’est à chaque fois une aventure différente, passionnante, parfois semée d’embuches et de quelques dangers. Mais bien souvent je découvre des lieux incroyables où le temps s’est arrêté. J’aime à imaginer les gens qui vivaient là, ce qu’ils pouvaient y faire, la vie qu’ils avaient. Avec un certain sens de l’observation, on apprend beaucoup de choses une fois sur place.
— Tu es souvent seul lors de tes explorations, as-tu peur parfois ? As-tu déjà fait de mauvaises rencontres ?
— Il est vrai que j’explore souvent en solitaire. J’apprécie la tranquillité et être le seul à prendre les décisions. Explorer et filmer en même temps demande beaucoup de concentration. Il n’y a que moi et l’endroit, et c’est incroyablement captivant. On est vraiment dans l’instant présent, dans une bulle, loin des soucis du quotidien.
Le revers de de la médaille, c’est que je dois faire très attention, je ne peux compter que sur moi-même en cas de danger. Mais je suis très prudent, je dis toujours à mes proches où je me rends, j’ai mon téléphone avec moi et je respecte les règles de base de l’urbex. Ne pas entrer si ce n’est pas ouvert, toujours contrôler l’état du sol, du toit, des murs. Ce qui me fait le plus peur finalement, c’est être victime d’un effondrement. Les lieux que je visite sont souvent très délabrés et le risque est réel.
J’ai aussi une certaine appréhension avant les explos de nuit. L’obscurité rends les lieux abandonnés vraiment horrifiques. Une fois sur place je suis tellement emporté par le plaisir de la découverte que la peur s’efface… mais pas toujours…
Du coté des mauvaises rencontres, j’ai eu de la chance jusque-là, à part quelques « graffeurs » j’ai rarement rencontré des gens à problème. Et puis si je rencontre quelqu’un, je vais naturellement vers la personne et j’engage la conversation. En général ça se passe très bien. Ne fuyez jamais, c’est suspect !
— Ton ami Seb et toi faites également de spectaculaires lancements de fusée. C’est un peu un rêve de gamin, ça, non ? Combien de temps cela prend-il pour tout organiser en amont ?
— Effectivement, Seb et moi procédons à des lancements de fusées miniatures, on appelle cela de l’astromodélisme. Avec la crise du COVID nous n’en avons pas réalisé depuis plusieurs mois, mais nous comptons bien reprendre dès que possible. C’est Seb l’ingénieur en chef des fusées. Il les conçoit et il a tout le matériel. De mon côté, je me charge de la partie organisation et vidéo. On met des caméras absolument partout lors du lancement, y compris sur la fusée, ce qui nous permet de retranscrire l’aventure de la meilleure des façons. En effet c’est un rêve de gamin, Seb a toujours bricolé ce genre de chose. Et je dois dire que j’adore moi aussi l’univers des fusées. C’est mon voisin depuis 15 ans, mais nous avons réalisé que nous avions des passions en commun il y a seulement 2 ans ! Question préparation, un lancement ne demande que quelques heures de travail. Disons que nous pouvons nous décider la veille. On a tout le matériel, y compris des pièces de fusées en réserve Et on commence à être rodés !
— Tu as révélé dans un live que votre prochain projet consistait à lancer un ballon, avec caméra embarquée et GPS, pour atteindre la limite de l’espace ! Est-ce que tu peux nous parler de ce nouveau défi et de la manière dont tu souhaites le financer (car, mine de rien, il y a quelques risques et ce n’est pas donné) ?
— Oui effectivement, c’est un nouveau projet passionnant que je mène de concert avec Seb. Comme pour les fusées. Seb a prévu de s’occuper de la partie technique et moi de la partie vidéo, car nous comptons évidemment réaliser un film de cette aventure qui promet d’être incroyable.
L’idée est d’envoyer un ballon sonde gonflé à l’hélium à 35 km d’altitude, avec caméras et capteurs. À cette altitude, les caméras devraient filmer la lisière de l’espace et la courbure de la terre. Et surtout, une saucisse d’apéro, prénommée Michel, qui sera la première saucisse dans l’espace (pour être honnête, je ne sais pas s’il y en a eu d’autres.) Une fois là-haut, le ballon éclatera et redescendra au sol à l’aide d’un parachute. Le défi sera alors de le récupérer. Les balises GPS embarquées devraient nous y aider. Mais c’est très risqué. Si nous y parvenons, nous devrions alors récupérer des images exceptionnelles. C’est très excitant !
C’est un défi qui a déjà été réalisé par d’autres, y compris sur Youtube. Mais pour nous c’est une véritable aventure qui s’annonce pour concrétiser notre ballon et notre propre lancement.
Tu l’as dit, il y’a une histoire de risque et de financement. Un tel ballon et son équipement coûtent cher. Cela représente à peu près 1200 euros, avec les assurances, et il y a un risque de ne pas le récupérer. C’est pourquoi nous avons pensé à une solution de financement participatif, pour limiter les risques. L’idée est d’impliquer la communauté de ma chaîne Youtube dans ce projet. Ceux qui le souhaiterons pourront participer financièrement et faire partie intégrante de l’aventure.
À ce stade, j’ai commencé à communiquer sur le sujet et à dévoiler le projet à mes abonnés. Le début de la collecte se fera à partir du mois de mars je pense, sur une plateforme comme Tipeee ou Litchee. À ce jour nous sommes en train de demander toutes les autorisations que nous espérons obtenir. Le matériel sera acheté au mois de mai et le lancement pourrait se faire un matin de juin. Croisons les doigts ! Si on y arrive, ce sera génial ! Nous avons déjà projeté de mobiliser plusieurs équipes pour la recherche du ballon, ça promet une belle aventure également !
— Toujours dans le domaine de l’exploration, tu as construit un module (appelé Indy) pour aller farfouiller… dans le fond des puits ou des lacs ! Qu’est-ce que c’est exactement que ce module ? Et, dans l’idéal, sur quoi aimerais-tu tomber un jour ?
— C’est une vieille idée que j’avais depuis les débuts de la chaîne. Il s’agissait d’envoyer une caméra au fond d’un puits un peu mystérieux situé dans une propriété abandonnée non loin de chez moi, où j’ai tourné nombre de mes vidéos.
J’ai fini par concrétiser l’idée en bricolant une nacelle qui embarque une GoPro et deux torches étanches de plongée. Le tout est suspendu à un système de descente un peu bricolé, avec un treuil à main qui couine beaucoup (les spectateurs de la chaîne me le font beaucoup remarquer : « mets de la graisse !! »). J’ai exploré ce fameux puits et quelques autres depuis.
Actuellement je suis en train de travailler sur la version 3 d’Indy, qui embarquera une deuxième caméra et deux lampes supplémentaires. Sa première explo est prévue pour ces prochaines semaines.
Je trouve fascinant d’envoyer une caméra filmer au fond d’un vieux puits, très profond. C’est un endroit inaccessible, un univers secret et coupé du monde. C’est l’inconnu et le mystère ! Mon module d’exploration, que j’ai baptisé Indy, est alors un peu comme une sonde spatiale qui part à la découverte d’un monde inexploré. J’ai espoir évidemment de trouver de vieux objets oubliés, ou bien des vestiges étranges du passé. Pour l’instant je n’ai pas fait de découvertes exceptionnelles, mais les images ramenées sont à elles seules de vrais trésors. On y découvre un univers glauque et glacé, avec sa faune et sa flore, et parfois les restes d’animaux malchanceux. Chaque puits est différent !
— Autre domaine abordé sur ta chaîne : les animaux. Tu utilises une caméra à technologie infra-rouge et déclenchement automatique pour tenter d’apercevoir diverses bestioles dans leurs activités nocturnes notamment. Qu’elle est ta plus belle découverte jusqu’ici ? As-tu un conseil sur les lieux où placer ce genre de caméra ?
— Alors là, c’est devenu un des sujets majeurs de ma chaîne. J’avais cela en tête également depuis un moment et j’ai fini par acheter ma première « caméra-piège » il y a un an. Ces appareils sont incroyables ! Munis de détecteurs de mouvements, d’un panneau LED et d’une caméra infra-rouge, ils se déclenchent au moindre mouvement et filment de jour comme de nuit. J’ai tout de suite réalisé les multiples possibilités que ces caméras pouvaient offrir. J’ai réalisé une série de vidéos d’observation animalière, mais avec la particularité de placer les caméras en pleine nature mais aussi dans des endroits inattendus, comme une maison abandonnée ou bien une grotte. Pour compléter le tout, je m’applique à décortiquer les images en studio en travaillant le suspense et en brodant une histoire à partir des images obtenues. Les animaux sont très actifs dès que l’être humain est absent, il y a beaucoup à observer et à raconter. Au final, les gens adorent ! Ce sont actuellement les vidéos les plus vues sur ma chaîne.
Hormis les animaux que nous croisons souvent dans nos campagnes (chevreuils, sangliers, renards, blaireaux…), mes plus belles « prises » sont une fouine dans la cave d’une demeure abandonnée, et dernièrement une genette qui visitait une grotte. C’est un animal très rare et difficile à observer.
— Tu t’attaques parfois aussi au domaine controversé du paranormal, avec des séances de oui-ja par exemple. Mais, contrairement à certains, qui versent dans le fake et le putassier, on te sent très raisonnable et cartésien, ce qui rend les expériences d’autant plus intéressantes. As-tu déjà été confronté à un phénomène inexplicable qui t’a réellement impressionné ?
— En effet, le paranormal est un sujet qui me passionne, on est toujours dans le mystère et l’inconnu, mais j’essaie de rester mesuré et lucide concernant ce que j’observe. Durant mes enquêtes, j’ai pu observer quelques bruits troublants qui semblaient répondre à mes questions, ou bien une voix dans un cimetière qu’on ne pouvait entendre que sur la piste audio de la vidéo. Tout cela est assez troublant, mais j’essaie toujours de trouver une explication. Concernant tous ces sujets, je reste très prudent, même si une partie de moi aime à croire qu’il y’a quelque chose…
Mais l’expérience la plus marquante reste une séance de ouija réalisée avec des amies dans une maison abandonnée, et qui a donné des résultats troublants. Nous avons réellement eu l’impression de communiquer avec une femme qui avait vécu là durant la guerre, avec ses enfants. Les détails étaient précis et réellement plausibles. J’en suis sorti avec un regard différent sur cette activité très controversée.
— Si tu pouvais aller explorer un lieu, n’importe lequel, quelque part dans le monde (sans limite de budget), lequel choisirais-tu et pourquoi ?
— Je suis tombé il y a peu sur un reportage réalisé en Égypte. Une jeune égyptologue sud-américaine a découvert un tunnel caché sous un temple près d’Alexandrie au bout duquel elle pense trouver le tombeau de Cléopâtre. Rien que ça !! Tout me parle dans cette aventure. À cause d’une nappe souterraine, le tunnel est en partie inondé. Ils ont donc lancé un drone sous-marin pour explorer plus loin. Le robot a passé un siphon et s’est retrouvé dans une salle inexplorée. Fin de l’exploration, car le permis de fouille s’est arrêté là pour cette année. Voilà où j’aimerais filer explorer. Si je le pouvais, je partirais rejoindre l’équipe de cette égyptologue pour découvrir les secrets de ce tunnel ! Et pourquoi pas, tomber sur le tombeau de la plus fameuse reine d’Egypte ! Une aventure digne d’Indiana Jones !!! Mais il y a tellement de lieux qui m’attirent à travers le monde…
— Tu es également auteur amateur, tu as décidé de publier tes récits sur Wattpad. Quelles sont tes influences en la matière ? Quel est l’auteur qui t’a le plus fait rêver étant gamin ?
— Je dois remercier ma mère, qui m’a poussé à lire lorsque j’étais enfant. Je dois la remercier car la lecture est une véritable source d’évasion et d’inspiration. Lorsque vous êtes imaginatif, cela à tendance à vous emmener encore plus loin au niveau créatif. Toutes mes lectures ne sont pas étrangères à ces désirs de découverte et d’exploration qui m’animent aujourd’hui.
J’ai débuté en lisant Jules Vernes entre autres, puis pas mal de Stephen King lors de mon adolescence. Du côté de la bande dessinée, je suis un grand tintinophile. Les aventures de Tintin ont bercé mon enfance. Plus récemment, j’ai lu Isaac Asimov, Greg Keyes ou bien des auteurs français comme Jean-Pierre Andrevon. Bref, de la science-fiction, de l’heroic-fantasy et du fantastique. En matière de séries et de cinéma, j’affectionne les mêmes univers. J’ai un besoin constant d’évasion et de découverte.
— On voudrait avoir des nouvelles de ton système de détection de colis, dans ta boîte aux lettres. Fonctionne-t-il toujours ? ;o)
— Après presque un an, il fonctionne très bien !! Il se déconnecte de temps en temps de l’application, mais les piles tiennent toujours le coup. J’en suis le premier étonné. Entre nous, c’est extrêmement pratique et peu onéreux. Rendez-vous sur ma chaîne Youtube pour voir comment je m’y suis pris.
— Traditionnellement, on termine toujours nos entretiens avec cette question : si tu pouvais avoir un super-pouvoir, ce serait lequel et pourquoi ?
— Voyager dans le temps ! Ce serait une excellente manière de découvrir toutes ces époques fascinantes qui m’ont fait rêver depuis mon enfance. Voir évoluer des dinosaures (j’adore Jurassic Park !) la préhistoire, l’antiquité, le moyen âge. Et pourquoi pas faire un petit tour dans le futur. L’humanité va encore vivre de grande aventures, car l’Histoire n’est pas finie !
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Publié le
7.2.21
Par
GriZZly
Oui, le tome 2 de Ignited s'appelle Insoumis.
J'aurais aimé vous faire une blague idiote prétendant que le titre n'a aucun rapport avec Mélenchon mais...
ce serait mentir !
On va commencer par l'histoire. Tout naturellement, elle fait suite à l'histoire du tome 1 (mon dieu, quelle perspicacité !) déjà chroniqué sur cette page par votre relativement humble serviteur et déjà édité chez Les Humanoïdes Associés.
Les ados qui y avaient gagné des pouvoirs déroulent désormais leur timide vie de justiciers débutants. Toutefois, leurs activités masquées ne sont pas du goût de tout le monde.
Très vite, ils ont la mauvaise surprise de constater qu'un inconnu connaît leurs identités et semble prêt à les dévoiler au public par le biais de Smythe, le polémique animateur-vedette de l'émission radio "Factivism". Difficile de ne pas faire le rapprochement entre cette situation et celle dans laquelle un certain Peter Parker se retrouve souvent à cause de Jonah Jameson.
Très vite, ils ont la mauvaise surprise de constater qu'un inconnu connaît leurs identités et semble prêt à les dévoiler au public par le biais de Smythe, le polémique animateur-vedette de l'émission radio "Factivism". Difficile de ne pas faire le rapprochement entre cette situation et celle dans laquelle un certain Peter Parker se retrouve souvent à cause de Jonah Jameson.
Des événements à l'école impliquant des "supers" opposés à eux finissent par les pousser à se rendre à la police.
Rien ne va plus : ils vont devoir assumer leurs pouvoirs face à leurs parents, fuir leur ville, survivre comme ils le pourront en cavale et tenter d'échapper à des poursuivants tenaces qui ne sont autres que ceux qui complotent contre eux depuis le début.
Questionnements, combats, poids des responsabilités, sacrifice... de nombreux thèmes propres aux récits super-héroïques seront ici abordés. Mais est-ce suffisant pour que cette série se hisse au rang de ses modèles (ou, disons, des modèles auxquels elle tente de donner une leçon de modernisme) ?
Rien ne va plus : ils vont devoir assumer leurs pouvoirs face à leurs parents, fuir leur ville, survivre comme ils le pourront en cavale et tenter d'échapper à des poursuivants tenaces qui ne sont autres que ceux qui complotent contre eux depuis le début.
Questionnements, combats, poids des responsabilités, sacrifice... de nombreux thèmes propres aux récits super-héroïques seront ici abordés. Mais est-ce suffisant pour que cette série se hisse au rang de ses modèles (ou, disons, des modèles auxquels elle tente de donner une leçon de modernisme) ?
Bocial Lustice Marriors
Comme le tome 1, ce tome 2 met en vedette des ados américains de gauche, antifas convaincus, du genre à considérer Joe Biden comme un porte-parole de l'alt-right et très prompts à se disputer entre eux malgré leurs tentatives mouvementées d'établir une convergence entre leurs luttes idéologiques respectives. En gros, ils sont tous progressistes et veulent l'égalité mais on sent bien que certains se sentent moins égaux que d'autres et que tous n'aspirent pas aux mêmes progrès.
Le propos de l'ouvrage ne semble toujours pas de soutenir les causes de ces jeunes mais de chroniquer leurs combats. Pour preuve le nombre assez important de maladresses qu'ils commettent et la quantité de situations moralement discutables qu'ils provoquent.
On notera par exemple que les "racisés" parmi eux font montre d'une hargne évidente envers ceux qu'ils appellent "les blancs privilégiés", que pour eux (et je cite) : "des tireurs blancs ou des flics", c'est pareil, vu que "des blancs armés, c'est des blancs armés". On est ici en pleine ambiance Black Lives Matter vue par des esprits très jeunes.
C'est que dans cette bande dessinée comme dans la vie réelle, les causes (aussi bonnes soient-elles) sont défendues par des êtres intrinsèquement imparfaits. En plus, ici, ils sont jeunes, inexpérimentés, impulsifs, influençables, gavés d'illusions idéologiques et assez radicaux. Leurs actions ont des conséquences potentiellement néfastes : ça tue, ça projette de se venger, ça envisage de jouer les justiciers par le feu et la violence... on est loin du super boy-scout.
Alors si un tweetos né après 2002 et ultra engagé à gauche pourrait bien entendu adorer cette BD où se concrétisent certains de ses fantasmes les plus inavouables, il n'est pas impossible de l'apprécier en ne remplissant pas ces critères à condition d'y voir une sorte de portrait de notre époque et de ses clivages à travers le prisme des comics. Cette dernière approche est bien entendu la mienne : celle d'un daron de 44 balais qui ne peut s'empêcher de soupirer face aux répliques naïves et caricaturales de ces gamins mais qui remercie l'ouvrage de ne pas leur donner totalement raison. Alors, avec ces yeux vieux de 44 printemps, que vaut ce tome 2 ?Slack Jives Water
Reprenons les bases : depuis le tome 1, ces héros me sont assez antipathiques. Néanmoins, l'angle de narration rend cela surmontable. Dans ce tome 2, certains d'entre eux (essentiellement Shai et Marisol) parviennent à acquérir une profondeur suffisante pour qu'on leur excuse plus facilement leurs erreurs ou leurs errances (et pourtant, pour Marisol, il y a de quoi faire !).
Le dessin et la mise en couleurs sont très honnêtes, même si l'ensemble manque parfois étrangement de dynamisme et d'audace... pour exemple, il y a une case où j'ai dû sourire en voyant la maladresse avec laquelle l'un des pouvoirs de Himari est représenté... ce n'est que par pure charité que je ne vous mets pas cette case en guise d'illustration mais, pour les acquéreurs éventuels, c'est bien quand elle dissipe les fumées des grenades lacrymogènes, oui. C'est... tellement plat !
Un bon point pour la narration : on ne s'ennuie pas, ça raconte un tas de choses.
Ça aborde un paquet de thèmes, aussi... parfois trop ! Par exemple, l'un des personnages va avouer entre les lignes son asexualité à un des garçons du groupe... asexualité qui n'aura aucune incidence à aucun moment et qui est avouée à un personnage dont le scénario va se séparer définitivement. Une conversation qui n'existe donc, semble-t-il, que pour glisser la cause des identités de genres et des orientations sexuelles au nombre déjà conséquent des thèmes progressistes abordés. À croire qu'ils cochent les cases d'un cahier des charges "politically correct". Ce qui ne me dérangerait en rien si ça ne se voyait pas à ce point !
En résumé, j'ai eu l'impression de lire une BD dont le plus grand souhait serait d'être adaptée en série pour Netflix par une team de scénaristes consensuels et "conscientisés".
Sans doute une partie de la jeune génération sera-t-elle sensible à la démarche.
Pour ma part, j'en suis encore à penser qu'à force de tartiner une œuvre de moralité ostentatoire, on ne prouve que son envie de passer pour moralement supérieur à son voisin... son envie d'être meilleur que lui, en somme. Voilà qui est paradoxal pour un courant d'idées prétendant aspirer à une respectueuse égalité.
| + | Les points positifs | - | Les points négatifs |
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Publié le
6.2.21
Par
Nolt
Lancement d'une série d'articles concacrés à une gamme de Playmobil particulièrement réussie : Novelmore !
Une petite présentation générale s'impose. Novelmore est le nom d'une collection Playmobil originale, qui a été lancée en août 2019 et prend place dans un univers médiéval/fantastique, avec une touche de steampunk. Novelmore est également le nom de la capitale du royaume de Novelon, menacé par les terribles Burnham Raiders. Les deux camps s'affrontent notamment pour la possession d'Invincibus, une armure magique rendant son détenteur invincible.
D'un point de vue pratique, cette gamme, déjà bien étoffée, propose de nombreuses boîtes aux contenus et prix très variés. Cela va de l'arbalétrier et son loup, à moins de 5 euros, jusqu'au grand château de Novelmore, à 145 euros, en passant par un tas de bâtiments, d'engins et de véhicules.
Playmobil a pris soin de largement développer le background de ce monde. Une série animée, très bien réalisée et même plutôt drôle (et visible sur Youtube), a ainsi permis de présenter le contexte général mais aussi les principaux protagonistes dont on retrouve le nom sur chaque boîte (comme le génial inventeur Dario Da Vanci, ou encore l'intrépide Gwynn Greystone). Il ne s'agit donc plus, comme par le passé, de petites figurines lambda, mais bien de véritables héros et personnages secondaires, possédant leur caractère propre.
Mais il est temps de découvrir en détail l'une de ces boîtes. Pour commencer, nous avons choisi Le Temple du Temps, qui a la particularité de contenir la superbe Invincibus et pas moins de trois personnages (pour environ 29 euros).
Il existe des "starter pack" moins onéreux, mais proposant un contenu moins intéressant. Il faut dire qu'avec ce Temple du Temps, l'on obtient non seulement Invincibus (que les personnages peuvent porter), mais aussi trois protagonistes essentiels : le mage Timithor, le prince Arwynn de Novelmore, fils du roi John, et le prince Brody, fils du seigneur Bayron, qui règne sur les Raiders.
Ajoutons à ça deux magnifiques épées, un sceptre, trois parchemins/cartes, l'arme inventée par Dario pour contrer Invincibus (dans une version lumineuse qui peut s'éclairer en différentes couleurs : jaune, rouge, bleu, violet...), quelques menus accessoires (sacoche, livre, couronne...) et le temple lui-même, plutôt joli avec ses flammes magiques et ses runes.
Niveau montage, rien de bien compliqué, il s'agit de gros éléments. Notons que l'armure Invincibus est facile à mettre (sur son socle ou un perso) et tient bien. Enfin, question autocollants, pas de souci puisqu'il n'y en a qu'un seul à poser (en haut du temple). On est loin des 17 de la DeLorean.
Bref, voilà un contenu qui permet de bien débuter cette collection et de se mettre dans l'ambiance, alors on vous laisse admirer tout ça avec les photos ci-dessous !
| + | Les points positifs | - | Les points négatifs |
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Publié le
5.2.21
Par
Virgul
Nous sommes en 1993 les matous ! Harold Ramis sort son quatrième film en tant que réalisateur. Un film qui va largement dépasser l'aura de son pourtant déjà culte Bonjour les Vacances ou de son futur Mafia Blues. Avec Groundhog Day, Ramis, sans le savoir, va offrir à la pop culture l'un de ses monuments. Drôle, caustique, efficace et émouvant, ce film, sorti en France sous le titre Un Jour sans Fin, méritait bien de faire partie de notre sélection. Accrochez-vous à vos gouttières, car l'on va vous révéler comment un scénariste méconnu à offert à Bill Murray l'un de ses meilleurs rôles, tout ça en partant d'une histoire de... vampire !
Un Jour sans Fin
Phil Connors est un présentateur météo, sur une petite chaîne locale de Pittsburgh. Comme chaque année, il doit couvrir un événement qu'il considère comme barbant : la fête de la marmotte, à Punxsutawney.
Accompagné d'un caméraman qu'il prend de haut et d'une productrice qu'il trouve jolie mais qu'il ne parvient pas à draguer, Phil se rend dans ce qu'il considère comme la capitale des ploucs. Après une nuit passée sur place, il expédie son "reportage" et ne peut s'empêcher de faire étalage de son cynisme. Malheureusement, un blizzard imprévu l'oblige à passer une nuit de plus dans l'hôtel qu'il était pressé de quitter.
Le lendemain, tout se déroule exactement comme la veille. Phil rencontre les mêmes personnes, entend les mêmes phrases, met le pied dans les mêmes flaques... bien que cela semble fou, il est obligé de se rendre à l'évidence : il revit la même journée. Encore. Et encore.
Cette idée, très simple à la base (il n'y a plus jamais de lendemain ni de conséquences), permet en fait non seulement de bâtir une des meilleures comédies des années 90, mais aussi de s'aventurer vers des domaines philosophiques riches et excitants. Car, au fil de cette journée, répétée encore et encore, Phil va passer par bien des états. Dans un premier temps, Phil a peur. Il est confronté à un événement incompréhensible qu'il ne peut admettre. Il pense même devenir fou. Il panique, veut absolument sortir de cette boucle temporelle insensée, mais, après un moment, il comprend aussi quels avantages il peut en retirer. Pouvant tout tenter, puis corriger le lendemain, il drague et assouvit des désirs au final peu satisfaisants. Après s'être offert quelques plaisirs faciles, il se met en tête de conquérir la belle Rita, sa productrice. Pendant des jours et des jours, il tente inlassablement de la séduire, apprend de ses erreurs et corrige son comportement et ses répliques. Rien n'y fait pourtant, cet amour, basé sur une tromperie, n'aboutira pas...
Phil, lassé par ses échecs, terrifié par cette même journée qui revient, encore et encore, l'empêchant de bâtir une relation solide avec qui que ce soit, tente de se suicider. De mille manières. Mais là encore, il se réveille, toujours, à 6h00, le matin de la fête de la marmotte, à Punxsutawney. Après être passé par tous les états possibles (simple peur, volonté de briser le cercle vicieux et de trouver de l'aide, envie de profiter d'un fol avantage, désespoir le plus noir...), Phil va se lâcher vraiment, s'abandonner et enfin explorer vraiment toutes les possibilités qui s'offrent à lui, en apprenant le piano ou la sculpture sur glace, mais aussi et surtout en apprenant à s'intéresser aux autres.
Si vous n'avez jamais vu Un Jour sans Fin, rassurez-vous, je ne vous ai rien révélé qui puisse gâcher votre découverte. Regardez ce film, il vaut le coup. Il fait partie de ces œuvres, rares, qui sont intemporelles et vous font du bien, parce qu'elles ont un fond de pureté et de beauté bien réel.
Tout cela ne tient pas à grand-chose parfois. Car en fait, Danny Rubin, le scénariste à l'origine de ce film, a tout d'abord pensé à l'état d'esprit des... vampires. Éternels, ces derniers devaient en effet avoir un rapport très particulier aux autres, au monde, au... temps. À partir de quand les vampires devenaient-ils aigris ? Ou résignés ? Ou désespérés ? Ou fous ?
Mais voilà, mettre en scène les égarements d'un vampire, sur plusieurs siècles, ça a un coût au cinéma. Il faut notamment des décors et des costumes variés, sans parler des effets spéciaux. C'est alors que le scénariste va avoir l'idée de représenter l'éternité, et les tourments qui l'accompagnent, non comme une ligne temporelle infinie mais comme une seule journée, revenant sans cesse. Un jour... sans fin. Miaw !
Il me reste à aborder un élément technique, concernant un point que vous n'avez peut-être pas remarqué : ce bégaiement, ce même jour qui revient en boucle, encore et encore, n'est jamais expliqué. Et c'est une très bonne chose. En effet, certaines histoires sont basées, parfois, sur des éléments scientifiques ou fantastiques qui la sous-tendent, voire même la justifient. Dans ce cas-là, un auteur devra forcément fournir une explication logique à un événement particulier, à l'existence d'une créature, etc. Mais, dans certains récits, l'élément fantastique n'est qu'un révélateur, ou un déclencheur, sa cause n'a alors que peu d'importance. Pire, s'attarder sur la cause d'une boucle temporelle, par exemple, pourrait détourner l'attention de l'essentiel. Ici, en l'occurrence, les émotions successives ressenties par Phil, puis sa lente transformation. Ce jour qui se répète n'est qu'une allégorie, une métaphore, qui se suffit à elle-même et a pour but de nous mettre face à nos habitudes, nos renoncements, nos jugements faciles, nos dérives, voire même notre cynisme.
Presque comme dans un conte asiatique, c'est quand Phil lâche enfin prise, quand il n'est plus fixé sur son but (sortir de la boucle temporelle ou conquérir Rita), qu'il parvient enfin à être heureux. Il obtient alors ce qu'il pensait nécessaire (Rita et ce "demain" tant espéré), non parce que ce sont des moyens pour lui de s'accomplir, mais parce que, s'étant pleinement réalisé, il cueille les "fruits" de son accomplissement.
Presque comme dans un conte asiatique, c'est quand Phil lâche enfin prise, quand il n'est plus fixé sur son but (sortir de la boucle temporelle ou conquérir Rita), qu'il parvient enfin à être heureux. Il obtient alors ce qu'il pensait nécessaire (Rita et ce "demain" tant espéré), non parce que ce sont des moyens pour lui de s'accomplir, mais parce que, s'étant pleinement réalisé, il cueille les "fruits" de son accomplissement.
Un Jour sans Fin, bonne comédie et film philosophique ? Ben... oui. Les œuvres ouvertement dramatiques et ampoulées sont rarement les plus marquantes. Parfois, un "petit" film de genre, sans prétention affichée, peut vous bouleverser, vous faire réfléchir et vous hanter pendant... une vie entière.




































