UMAC : bilan de la nouvelle formule
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En mai 2015, UMAC changeait d’url, de forme et de ligne éditoriale. Maintenant que nous avons un peu de recul, il n’est peut-être pas inutile de faire le point pour vous informer sur ce que nous vous réservons en 2017.

UMAC va bientôt débuter sa douzième saison, une longévité relativement exceptionnelle sur le net qui n’a été possible que grâce à un changement radical intervenu voilà maintenant un an et demi mais qui était déjà discernable les années précédentes.
En effet, alors que les chroniques étaient à l’origine dédiées exclusivement aux comics, il est arrivé un jour où ce seul domaine (déjà répétitif en soi à cause de certains choix étranges des Deux Gros Radoteurs que sont Marvel et DC) est devenu trop étroit. J’avais envie de parler de pop culture au sens large et d’accueillir d’autres plumes, d’ouvrir UMAC à d’autres horizons.

En cela, je vois un parallèle amusant avec Hebdogiciel, dont je revendiquais la filiation au niveau du ton, sans concession. Le journal, à l’origine un hebdo consacré à la programmation (sur de vieilles bécanes qui font aujourd’hui sourire, genre Amstrad ou Commodore) a fini par élargir son domaine d’activité au cinéma, à la télévision, la BD ou encore la musique. Et si l’on peut partir de lignes de code pour arriver à englober l’ensemble des domaines que l’on aime, ce doit bien être possible à partir de comics. ;o)

Pour ceux qui restent fidèles au sujet d’origine, rassurez-vous, l’on continue à parler de comics (et à proposer des titres intéressants et hors des sentiers battus, cf. cet article par exemple). Néanmoins, le côté pop culture sera comme aujourd’hui très présent, avec notamment de nombreux articles consacrés aux romans, manga, séries TV, films ou jeux (de plateau, de rôle, vidéo…).
Les nouvelles rubriques continuent, notamment UMAC’s Digest, qui nous permet d’aborder de manière un peu plus légère, sous forme de news, les sujets que l’on souhaite mettre en avant. L’on postera de temps en temps également nos Step Back in Time, qui permettent d’évoquer d’anciens souvenirs. La rubrique Retroreading, que j’ai inaugurée avec d’anciens romans de Koontz, sera poursuivie avec d’autres auteurs, par Vance notamment.
Et bien évidemment, j’ai la chance de continuer les Bad Fucking Resolves avec mon complice sur The Gutter, Sergio. Les BFR nous permettent d’apporter une touche feuilletonnante et magazine au site, tout en nous moquant gentiment de nos centres d’intérêt (avec la participation active de Virgul, notre mascotte). Et cette petite touche dessinée et humoristique est encore un clin d’œil aux anciens d’Hebdogiciel (je n’oublie pas que Carali, dans la précédente version d’UMAC, nous avait autorisés à reprendre certains de ses dessins).

Sur la forme (qui souvent entraîne une modification du fond), toujours pas de pubs ou partenariats. Pas de fenêtres à fermer, de machins qui clignotent ou de sujets qui passent à la trappe parce qu’on « doit » être sympa avec l’attaché de presse. UMAC ne nous rapporte pas un centime, éventuellement juste parfois des inimitiés, et c’est très bien comme ça (j’y parle parfois tout de même de mes propres ouvrages, mais ça serait quand même un peu con de me censurer, d’autant que j’adore ce que je fais).
Tous les articles ont comme point de départ une envie. Celle de faire découvrir une œuvre exceptionnelle, de dénoncer un foutage de gueule, d’évoquer un domaine qui nous étonne, nous passionne. Parfois, certains projets tombent à l’eau, faute de temps ou de contacts. Ainsi, la rubrique Science, qui me tenait beaucoup à cœur, et dans laquelle je rêvais d’accueillir certains vulgarisateurs, n’a pour l’instant pas pu se développer comme je le souhaitais. J’y travaille encore et ne désespère pas.

Voilà, en gros, nous allons essayer de continuer sur la bonne voie, celle que l’on trace en se souciant de l’essentiel et en oubliant le superflu. C’est un parti pris qui isole parfois mais qui grandit également, je le crois, celui qui s’y astreint.
En cela je suis aidé par des gens, auteurs, professeurs, dessinateurs, graphistes, journalistes, tous bénévoles et talentueux, que je voulais remercier : Didizuka, Jiji83, Vance, Thomas, Tryixie, Serge et, bien entendu, ce coquin de Virgul !
Nous n'avons pas la prétention de nous proclamer "premiers" en je ne sais quel domaine, ni de rivaliser avec des usines à news qui postent 15 "articles" par jour. Ce que nous revendiquons, c'est une rigueur, une indépendance et un amour infini de l'art qui nous permettent de ne pas nous transformer en moutons lorsque l'on est en face d'un étron. Ce qui n'est tout de même pas si mal de nos jours...

Bonne année à tous.
Puisse 2017 vous réserver le meilleur.
#WeOwnTheCat