Sortie de The Gutter (parodie super-héros)
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The Gutter, une parodie sur les personnages de comics dont vous pouvez découvrir quelques planches ici, est maintenant disponible dans toutes les librairies.

76 pages - 15 euros - grand format - Nats Editions

Amis libraires, si vous n'avez pas encore l'ouvrage en rayon, sachez que celui-ci figure sur Electre et Dilicom. Vous pouvez également le commander directement auprès de l'éditeur.

Amis lecteurs, vous pouvez bien entendu acquérir l'ouvrage dans votre boutique habituelle ou aller directement sur l'un des sites dont le lien figure ci-dessous.




Liens directs - version papier







Stephen King : Revival
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Chronique du dernier roman de Stephen King : Revival.

Alors qu'il n'est qu'un enfant, Jamie rencontre pour la première fois le pasteur Charles Jacobs qui vient d'arriver dans la petite ville de Harlow. Une relation amicale se noue entre l'enfant et l'homme, passionné par l'électricité et les gadgets qu'il met au service de ses prêches.
Un jour, un drame survient. Le pasteur perd la foi et assène un terrible sermon à son auditoire habituel, ce qui lui coûte sa place.
Les années passent. Le jeune Jamie est devenu guitariste. Il court le cachet et, surtout, court après sa dose d'héroïne. C'est alors qu'il n'est plus qu'une épave qu'il rencontre de nouveau Jacobs. Celui-ci est devenu un habile bonimenteur dans une foire. Mais il n'a pas abandonné sa passion première : la fée électricité et ses prouesses.
Jacobs va sauver la vie de Jamie. Et de bien d'autres personnes. Mais très vite, des effets secondaires touchent certains bénéficiaires des bienfaits de l'ancien pasteur. Celui-ci joue avec des forces qui le dépassent. Pire encore, il a besoin de Jamie pour réaliser son ultime projet. Un projet fou et insensé...

Ce nouveau King ne brille pas forcément par son originalité. En fait, par bien des plans, il peut être rapproché d'anciens romans de l'auteur : les Tommyknockers pour l'énergie aussi magique que dangereuse, Docteur Sleep pour le personnage victime d'une addiction sévère, Joyland pour la foire et même un peu de Simetierre vers la fin, voire même du 22/11/63 pour le côté nostalgique, le tout dans une intrigue rendant hommage au panthéon lovecraftien. Un peu dommage d'ailleurs que cet aspect ne survienne vraiment que dans la toute dernière partie de l'ouvrage.
L'on a presque envie de dire que ça ronronne un peu et que ce n'est certes pas le meilleur King. Et pourtant, comme il n'y a pas de mauvais King non plus, ça fonctionne.

La fluidité de la narration est d'une virtuosité implacable, les personnages sont, comme d'habitude, parfaitement écrits et l'émotion est présente tout au long du récit. Ce nouveau voyage en compagnie du maître ne surprend certes pas, mais il reste agréable et doux, comme une bonne couette au plus froid de l'hiver.
L'adaptation française est de bonne qualité, Albin Michel ayant vraiment fait des efforts qualitatifs depuis le désastreux Dôme.
Et puis surtout, contrairement à ce que proclament certains journalistes qui ne lisent pas King, il n'est pas tant maître de l'horreur que de ces petites choses du quotidien, ces descriptions presque banales dont il sait retirer l'essentiel. Ce diable d'homme est un magicien. Un magicien dont l'art mystique est rôdé depuis bien des années.

Shakespeare a écrit, dans Hamlet ; "J'ai en moi ce qui ne peut se feindre. Tout le reste n'est que le harnais et le vêtement de la douleur." Dans un audacieux parallèle, il serait juste de dire que la plume de King touche à ce qui ne peut être falsifié. Elle évite habilement les atours de l'invraisemblable et les haillons du ridicule pour revêtir les personnages d'une exceptionnelle aura de vérité.
C'est le cœur serré que l'on assiste à une succession de scènes poignantes, du souvenir d'un premier baiser aux retrouvailles familiales.
Ce qui fonctionne vraiment dans King ne tient finalement que très peu au fantastique ou aux moments horrifiques. Ce qui fonctionne - si bien que cela remue en nous des choses profondément enfouies - ce sont ces personnages qui nous ressemblent tant et sont confrontés aux véritables monstres que nous combattons tous : la douleur, la violence, la folie et cette salope de Temps qui s'écoule et nous échappe en ravageant nos vies.

Revival ne sera certainement pas classé parmi les classiques, comme It, il n'explore pas avec autant d'intensité que d'autres œuvres la thématique de l'enfance, chère à l'écrivain (cf. cet article), mais c'est un honnête récit. L'on en ressort ému, conquis et toujours confiant dans les sorts efficaces de ce vieux sorcier du Maine.

Conseillé, évidemment.


+ Les points positifs - Les points négatifs
  • Un style fluide et efficace.
  • Des personnages profonds et crédibles.
  • Une émotion constante.
  • Le clin d'œil au panthéon lovecratfien.
  • Une traduction exempte de maladresses. 

  • Une impression de déjà-vu.
  • L'aspect fantastique, pourtant fascinant, très largement sous-exploité.
Figurines Eaglemoss : Super-Héros des films Marvel
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Lancement aujourd'hui d'une nouvelle collection Eaglemoss consacrée cette fois aux Super-Héros des films Marvel.

Contrairement à la précédente série de personnages Marvel, les héros sont issus des adaptations cinéma. La tenue sera donc celle des films et les visages ceux des acteurs.
Le premier numéro est consacré à Iron Man. La figurine, peinte à la main, est assez grande (14 cm, échelle 1/16) et est disposée sur un socle rond. Elle est accompagnée d'un certificat d'authenticité et d'un magazine.

Le magazine est divisée en quatre parties : présentation du personnage, acteur, les coulisses et un volet baptisé "heure de gloire". Le tout illustré par des photos du film.

Le premier numéro ne coûte que 3,99 €, le deuxième 7,99, les autres numéros passant ensuite à 15,99.
L'abonnement permet d'obtenir quelques cadeaux, dont le troisième numéro gratuit, une boîte de rangement ou encore une figurine Rocket Raccoon.
A noter qu'une offre premium permet également de recevoir cinq armures d'Iron Man supplémentaires.

Parmi les figurines suivantes, l'on retrouvera Loki, Hulk, Captain America, Thor et Black Widow.


Résolution #08 : Game of Thrones
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— Je peux te poser une question sur Game of Thrones ?
— Oui, mais si c’est encore pour me demander qui est parent avec qui…
— Non, non, c’est pas ça. Dans la dernière saison, étant donné que Tommen a tous les pouvoirs, qu’il semble sensé, sincèrement amoureux de sa femme, pourquoi n’intervient-il pas quand sa propre épouse, puis sa mère, sont incarcérées par la Foi ?
— Heu… il… est jeune.
— Trop jeune pour comprendre qu’il peut bousiller qui il veut sur un seul ordre ? A un moment donné, on lui dit « sire, un mot et on les découpe en tranches », ou un truc dans le genre. Pourquoi il ne réagit pas ?
— Ben… j’en sais rien. Parce qu’il est… gentil ?
— Gentil au point de laisser sa femme aller en taule ? Et sa mère, ils la font se balader à poil un peu partout dans la ville quand même. C’est à vous dégoûter de faire des gosses ! Un petit coup de main du fiston, ça serait trop demander ?
— Mais enfin ! Est-ce que je te commente tout dans Plus Belle la Vie moi ? Non ! Et pourtant c'est bourré de conneries du début à la fin. Là il y a une ineptie et tu es obligée de bloquer dessus ? Alors, oui, Tommen est complètement con, c'est parce que c'est un bâtard consanguin, là, ça te va ?
— En tout cas, ils ont de drôles de mœurs dans cette famille... 


Résolution #008 – ne pas regarder de bonnes séries avec des gens qui chipotent sur tout : failed
Ballad With A Solitary Blade
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Suite au décès de son grand-père, Cheyenne Valentine quitte la maison de son enfance pour retrouver un mystérieux chef d’escadron, Zorin le rouge. Cet ancien militaire se trouve être l’assassin de ses parents. Désormais orpheline, sans attache, son unique raison de vivre devient celle de rencontrer cet homme, sans savoir si elle souhaite lui régler son compte ou non. Rompue aux techniques de combat, elle parcourt un monde qui mélange allégrement le Japon féodal et le Far West. En chemin, elle croise Apache, un mercenaire qui décide de la rejoindre dans sa quête. Ce guerrier borgne est en quête de vengeance car son groupe, les Maroboshi, fut décimé par ordre de l’empereur. De plus, Cheyenne lui rappelle sa jeunesse…
Sans en dévoiler plus, les héros s’opposeront à de singuliers adversaires dans des affrontements sanglants, traverseront des paysages variés… et la relation tendue du début entre les deux protagonistes fera place à des sentiments amoureux réciproques.

Les deux premiers opus sont sortis en 2014 chez Nats Éditions et le dernier volet arrivera cette année. Scénarisée par Abacabu Rônin et dessinée par Linja, cette « romance d’aventure » - comme l’indique la quatrième de couverture - ne cache pas son influence plus que flagrante pour l’œuvre de Samura Hiroaki, L’habitant de l’infini [1] tant au niveau du graphisme que de l’histoire.

Ballad With A Solitary Blade utilise des ingrédients classiques : une héroïne désirable, mais pleine de ressources, un héros ténébreux et redoutable, une flopée d’adversaires affreux, des combats sanglants, de l’aventure, de l’action et de la romance avec parfois pas mal de dialogues pour expliciter certains points scénaristiques.


Dans le premier volume qui plante le décor, l’ensemble est très irrégulier tant au niveau du contenu que du dessin. Le travail de Linja est desservi par son absence d’identité graphique forte, trop marquée de son inspiration première avec laquelle on ne peut que comparer. Son trait pêche par les perspectives de certains objets et bâtiments, ainsi que des proportions corporelles mal gérées. Certains arrières-plans manquent de finitions et laissent un sentiment de vide et d’inachevé. Une amélioration est visible sur le second volume, mais mériterait d’être plus poussée.
Le découpage des planches est inégal. Quelques scènes sont plutôt réussies, par exemple lorsque la jeune femme quitte la maison de son enfance ou durant la parade célébrant l’empereur Teiki, et par moment, il est très dur de suivre l'action. Il faut ajouter à cela des emplacements de bulles parfois mal disposées et la lecture devient plus laborieuse. Le choix des polices de caractères n’est pas des plus judicieux, et le lettrage peu agréable à parcourir (les textes touchent les bords…). Il n’y a quasiment pas de différence entre un texte parlé, pensé ou narré. Le lettrage semble réalisé sous Photoshop et non avec un logiciel dédié tel qu’ In design. La numérotation des pages est absente [2].
L’avertissement concernant le sens de lecture inversé n’est pas très gracieux dans sa mise en page ; il en va de même pour les couvertures.

L’univers brossé est assez flou : est-ce le Japon ? Un pays imaginaire ? Un empereur qui gouverne, mais qui se dissimule sous un Kagemusha [3], des kimonos, des armes blanches, des patronymes, des surnoms et des mots japonais jalonnent le récit sans que le lecteur en sache plus. Mais, et c'est un bon point, l’histoire est assez dense. Entre une jeune femme qui souhaite renouer avec son passé pour se construire un avenir, un homme qui cherche une forme de rédemption et un monde singulier, pas le temps de s’ennuyer.
Quelques touches d’humour présentes jouent sans surprise sur le physique de l’héroïne ou d’une tierce jeune femme dont les seins seront dénudés.

Certains choix laissent perplexe : le sens de lecture japonais pour une œuvre d’origine francophone, un titre en anglais dont la traduction en français est plus poétique !…
Le terme de « manga » est mis en avant par l’éditeur… Un manga est une bande dessinée native du Japon. Ils sont publiés majoritairement en noir et blanc et généralement dans de petits formats. Ici, on peut deviner que la dénomination « manga » désigne l’ensemble petit format + noir et blanc et une pagination plus importante que la BD franco-belge traditionnelle (46 pages couleur…). C’est oublier que depuis des décennies - et bien avant la déferlante manga - tout un pan de la production BD européenne parait dans des formats poche, en noir et blanc et avec une pagination fournie. On retourne cela notamment dans l’underground, les romans graphiques, mais aussi, avec des récits plus grand public et variés, les fumetti, ces bandes dessinées italiennes tels que Le grand Diabolik ou Dampyr voire Tex. Il aurait été plus judicieux d’utiliser le terme de "global manga" ou le néologisme "manfra" qui permet de marquer la distance nécessaire avec l’influence nippone.


Ballad with a solitary blade est une œuvre qui aurait gagné à être peaufinée sur tous les plans : proposer des choix artistiques plus forts sans rogner sur l’inspiration et l’hommage à la culture japonaise tout en étant publiée dans le sens de lecture occidental. Disponible en version papier au format A5, cette bande dessinée qui emprunte des codes du manga est aussi accessible sur support numérique. Une curiosité.

Le blog de Linja, la dessinatrice : http://watashi-no-e.over-blog.com/
Celui de Abacabu Rônin le scénariste : http://www.sayonara-cyber-banzai.fr/
Le site de l’éditeur Nats Editions : http://www.nats-editions.com/


[1] Blade of the immortal / Mugen no Junin, 30 volumes, histoire complète chez Casterman. Ce manga est un must have du chambara. Son auteur a aussi œuvré dans le western, avec Emerald (inédit en français).
[2] Dans les crédits du livre, on apprend que le scénariste a lettré lui-même sa BD...
[3] Kagemusha qui signifie "l'ombre du guerrier", désigne une doublure qui occupe la place d'un personnage haut placé... que l'on retrouve dans le film éponyme d'Akira Kurosawa, sorti en 1980.


+ Les points positifs - Les points négatifs
  • Une histoire dense.
  • Un mélange Far West - Japon féodal original.
  • Quelques belles planches et beaux découpages.

  • Sens de lecture japonais pour une œuvre francophone.
  • Un dessin ne parvenant pas à s'affranchir de ses sources d'inspiration.
  • Le lettrage et les phylactères mal pensés.
  • L'ensemble très inégal.
  • Le texte est parfois lourd : mots mal choisis, répétitions involontaires, abondance du terme « enfoiré »…