Publié le
10.1.20
Par
Virgul
L'excellent comic Locke & Key, que nous vous avons longuement présenté dans cet article, va être adapté en série TV, disponible dès le 7 février sur Netflix.
Rappelons un peu le pitch : après l'horrible meurtre de leur père, Tyler, Kinsey et Bode déménagent, en compagnie de leur mère, dans un immense manoir situé non loin de la bourgade de Lovecraft.
Ils ne vont pas tarder à découvrir que les portes de cette ancienne demeure cachent bien des secrets... et quelques dangers !
Si la série parvient à se hisser au niveau de l'écriture de Joe Hill (le fiston de Stephen King), cela devrait donner un récit original, à l'atmosphère sombre, et parsemé de quelques touches d'humour. Un chouette cocktail !
N'hésitez pas à jeter un œil à la bande-annonce ci-dessous, qui vient tout juste d'être dévoilée.
Publié le
8.1.20
Par
Vance
Quinzinzinzili ! En voilà un titre bizarre ! Et qu’est-ce que ça veut
dire, d’abord ?
Il se trouve que sa signification est une des clefs de
compréhension de l’ouvrage. Non, il ne s’agit pas d’une variation du fameux « Tekeli
Li ! » hurlé par les sauvages de la tribu de Tsalal dans l’énigmatique
roman Les Aventures d’Arthur Gordon Pym d’Edgar
Poe – cri étrange repris plus tard par Lovecraft dans les Montagnes hallucinées [cf. cet article]. Et il n’y a pas le moindre rapport avec quelque « zinzin »
ou « zizi » que ce soit, ceci n’est pas le énième volume des exploits
de Titeuf.
C’est le titre d’un roman de 1935, rédigé par Régis Messac.
Un livre et un auteur qui ont failli disparaître des mémoires avant, grâce à
la passion communicative d’artistes talentueux tels Serge Lehman et Fabrice
Colin [cf. La Brigade chimérique], de retrouver leur digne place au panthéon de la
science-fiction française.
Agrégé de lettres, Régis Messac fut un écrivain visionnaire
qui, très tôt, développa le sentiment que l’avenir de la littérature passait
par le genre, ce qui lui éviterait ainsi de se scléroser : dès 1929, ne
rédigea-t-il pas cette fameuse thèse « le Detective Novel & l’influence de la pensée scientifique », montrant ainsi son goût pour ces textes dont les Anglo-Saxons étaient friands ? Brillant,
hardi, prêt à établir des passerelles durables entre les catégories d’écrivains,
il fonda même en 1933 "les Hypermondes", rassemblant autour de lui d’autres
figures de la littérature prospective et créant ainsi ce qui fut sans doute la plus
ancienne collection spécialisée dans la SF.
Ce sont les mondes hors du monde, à côté du monde, au-delà du monde, inventés, devinés ou entrevus par des hommes à la riche imagination, des poètes. Il faut pour les visiter entreprendre les voyages imaginaires, les voyages impossibles. C’est ainsi qu’il définissait cette dimension à explorer dans son avant-propos à Quinzinzinzili.
Messac avait énormément de choses à
dire et des projets plein la tête. On sait qu'il avait établi des liens solides avec Hugo Gernsback (celui-là même qui est considéré comme le père de la SF moderne, l'inventeur du terme "science-fiction" et découvreur des talents de l'Age d'or américain comme Asimov, Heinlein ou Simak dans ses revues Amazing Stories et Wonder Stories). Ses deux romans suivants, La Cité des
asphyxiés et Valcrétin, témoignent d’une véritable qualité littéraire doublée d’un
sens aigu de l’observation, malgré un profond pessimisme sur l’avenir de l’espèce,
pessimisme qu’il partageait avec certains de ses pairs, comme Jacques Spitz (L’Agonie du
globe) ou J. H. Rosny aîné (La Mort de la Terre - 1910), dans une volonté d’explorer
des lendemains qui déchantent, sur lesquels se baseront ensuite bon nombre d’écrivains comme J. G. Ballard.
Messac aurait pu contribuer à faire de cette école française
en devenir un pilier de la SF internationale mais, déporté « Nacht und
Nebel » durant la Seconde Guerre mondiale, il disparut dans un camp de
concentration.
Quid alors de Quinzinzinzili ? Ce n’est que la
déformation de la phrase latine « Qui est in coelis » telle que les
derniers survivants d’un cataclysme la prononcent, lui accordant en outre des
pouvoirs divins, "Quinzinzinzili" devenant ainsi cause et effet de tout ce qui n’est
pas directement explicable par ces jeunes esprits.
Ce roman agréable à lire par son ton et son découpage très
modernes se veut le témoignage à la première personne, façon journal intime, d’un dénommé Gérard, qui commence déjà à douter
de sa propre identité et décide de consigner ses impressions par écrit, au cas
où tout ce qu’il vit ne soit qu’un rêve, une fantaisie dictée par les
synapses malmenées d’un cerveau à la dérive. Car il y a bien longtemps qu’il ne
désire plus constituer un témoignage de ses actes, lui, sans doute le dernier
adulte sur Terre, entouré d’une bande d’enfants qui ont par miracle survécu à
la conflagration ayant anéanti les nations au seuil d’une guerre planétaire,
réveillant ainsi une Nature jusque-là trop passive : on ne parle pas de radiations, mais d'un empoisonnement de la biosphère. Tel un Déluge biblique, une
purge a suivi les premiers conflits d’envergure entre les coalitions qui
jouaient à se faire peur, puis l’usage d’armes trop terrifiantes pour être
employées mit fin aux spéculations. L’Humanité s’est donc exterminée. Fin de l’histoire.
Sauf que…
Car lui, Gérard, a vu ainsi se concrétiser les pires craintes qui plombaient les esprits en cette décennie (le roman, écrit en 1935, se déroule quelque temps plus tard) : les vagues promesses de paix des dirigeants français se sont heurtées aux volontés impérialistes et aux divergences nationalistes, les pactes se sont confrontés aux coalitions et les solutions finales ont été sorties des tiroirs, après avoir germé dans les cerveaux pervers des scientifiques de chaque camp. Ainsi Gérard n’a absolument aucune considération pour ce qui va s’ensuivre, persuadé que, au mieux, ces nouveaux futurs humains répéteront les mêmes fatales erreurs que leurs ancêtres – tout en ne leur donnant guère de chances de parvenir à fonder une quelconque dynastie. Comme il le serine dans chaque chapitre où le temps devient flou, il n'en a plus rien à foutre.
Alors, observant malgré lui les atermoiements de certains de
ces individus un peu plus farouches ou retors que les autres, il assistera à des passages de témoin, des changements de leaders et des accouplements grotesques en attendant que sonne pour lui l’heure de tirer sa révérence, persuadé qu'il n'a pas sa place dans cette nouvelle ère, que tout espoir est vain et qu'aucun deus ex machina ne viendra dispenser son savoir divin à ces êtres en perdition.
Roman profondément pessimiste, puissant, dérangeant par sa
vision cauchemardesque d’un « après » moins paradisiaque que dans d’autres
ouvrages postérieurs, il peut au début dérouter voire agacer par ce parti pris
de narration, très proche dans sa conception des nouvelles fantastiques du début du siècle, mais
il réussira finalement à aiguillonner l’esprit critique par son ton acerbe et
ses trouvailles. Il faut lire ce roman post-apocalyptique que Lehman considère
comme très largement supérieur à Ravage de Barjavel et qui n’a trouvé son égal
que des décennies plus tard.
Soulignons à ce sujet l'existence d'une édition récente, chez l'Arbre Vengeur, dans la collection "l'Alambic", avec une belle préface d'Eric Dussert mais surtout, en annexe, un magnifique avant-propos de l'auteur de l'édition originale complété par une lettre de Théo Varlet disant son admiration pour ce roman.
NB. L'image choisie pour l'en-tête est une création de Pierre Massine sur le thème "post-apocalypse".
| + | Les points positifs | - | Les points négatifs |
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Publié le
6.1.20
Par
Nolt
Nous abordons aujourd'hui un programme un peu particulier, disponible sur Netflix et intitulé The Push.
Peut-on pousser un individu normal, équilibré, à commettre un meurtre, juste parce qu'on a décidé de l'influencer ? C'est la question à laquelle The Push tente de répondre. Il s'agit d'une émission assez spectaculaire, dans laquelle Derren Brown, un magicien, mentaliste et hypnotiseur anglais, va se servir de diverses techniques, notamment puisées dans les sciences comportementales, pour obtenir ce qu'il souhaite d'une personne lambda.
Enfin, pas si lambda que ça, car pour les besoins de l'émission, une sélection est tout d'abord effectuée parmi des candidats qui ignorent à quoi ils vont exactement participer. L'équipe de Brown va ainsi retenir les sujets les plus influençables et éliminer les autres. Par exemple, dans une salle d'attente, trois acteurs se lèvent et s'assoient à chaque fois qu'une sonnerie retentit. L'on fait entrer un candidat, s'il se met à singer les acteurs, il reste, sinon il est évacué de la salle. À la fin, les acteurs partent, et il ne reste que des candidats à qui l'on n'a jamais rien demandé mais qui se lèvent et s'assoient sur commande. Cela peut avoir l'air stupide, mais il s'agit d'une technique bien connue de "conformisme social". Il est en effet plus facile, au sein d'un groupe, d'agir comme tout le monde afin d'être accepté et de ne pas attirer l'attention.
Le but de l'expérience est de voir si les individus sélectionnés vont accepter ou non de tuer une personne qu'ils ne connaissent pas et qui ne leur a absolument rien fait. Dit comme ça, ça a l'air absurde. Si quelqu'un vous disait d'aller buter un type quelconque, vous ne le feriez évidemment pas. Mais la mise en scène et surtout la mise en condition sont bien plus longues et complexes que ça.
De très nombreuses techniques vont être employées pour fragiliser le candidat et le mettre dans les bonnes dispositions. Au début, des choses très simples et basiques : par exemple, on va demander à la personne piégée de transgresser une règle, mais quelque chose d'anodin. On va également le placer dans un cadre où il se sent une responsabilité morale (ici, la récolte de fonds pour venir en aide à des enfants). On va également "l'aider" à se sentir quelque peu mal à l'aise voire inférieur en ne le prévenant pas du dress-code, etc. Il s'agit vraiment d'une très longue préparation, par petites touches.
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| Le piège commence déjà à se refermer sur Chris, 29 ans. |
À un moment donné, lorsque les choses sérieuses commencent et que les transgressions sont plus importantes (mais là encore, elles suivent de nombreux paliers de progression), l'effet agentique va intervenir (cf. cet article évoquant notamment les expériences de Milgram à ce sujet). Pas tant dans la soumission à l'autorité que dans la difficulté, une fois une direction prise, de revenir en arrière. En effet, l'individu va, à chaque transgression, tenter inconsciemment de "valider" la précédente. Si à un moment, il cesse d'obéir et de se conformer au "plan" de celui qui le manipule, alors ce serait se désavouer et admettre qu'il a eu tort d'agir ainsi dès la première transgression.
De la même manière, une fois que l'on en arrive au meurtre, pas question d'exiger de la personne piégée une violence trop évidente (un simple geste suffira). La victime ne regarde même pas son bourreau dans les yeux, autre élément qui va faciliter le passage à l'acte.
Les résultats sont pour le moins surprenants. Sur quatre sujets piégés... trois vont passer à l'acte. Alors, attention, ce n'est évidemment pas représentatif de la population, puisque les candidats sont présélectionnés en raison de leur malléabilité et de leur tendance à être facilement influençables, mais tout de même, ça reste impressionnant en regard de la gravité de l'acte final qu'ils accomplissent, certes avec peine, mais sans réellement remettre en question le groupe qui les pousse à agir.
Le sujet est en tout cas suffisamment intéressant et l'émission suffisamment bien fichue pour garder en haleine pendant toute la durée (1h09) du programme.
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| Les moyens déployés sont énormes. Peu à peu, la pression monte. |
Il existe également d'autres programmes élaborés par Derren Brown, comme The Apocalypse, où un jeune homme est plongé dans un monde post-apocalyptique. Les moyens sont ici encore plus démesurés : pour donner du crédit à l'événement qui va survenir, l'équipe de Brown s'arrange pour pirater le téléphone de la personne piégée, lui montrer de fausses infos, etc. La préparation dure des semaines. Cependant, c'est tellement "gros" et les réactions du jeune homme sélectionné sont parfois si peu naturelles (mais, dans des circonstances exceptionnelles, personne ne réagit de la même façon) que l'on a du mal à véritablement y croire.
Autant dans The Push, l'on se demande avec une certaine fascination si le piégé ira jusqu'au bout, autant ici, l'on se pose des questions sur la réalité de ce "test" grandeur nature. Notamment, comment peut-on prendre autant de risques pour une émission ? En effet, le piégé pense avoir affaire à des gens contaminés par un virus mortel, il pourrait donc fort bien se blesser en tentant de se mettre à l'abri, voire tuer un acteur en le prenant pour un individu dangereux et déjà condamné...
L'on est en droit également de se demander pourquoi les candidats qui en sont venu à tuer quelqu'un (en tout cas en étaient-ils persuadés) dans The Push acceptent aussi facilement de passer pour de parfaits idiots manipulables (dans le meilleur des cas) ou de sinistres assassins. Les images diffusés ne vont en tout cas pas vraiment améliorer leur image.
Enfin, si tout est vrai dans ces show TV (il subsiste un doute), il convient aussi de s'interroger sur les limites à définir lorsque l'on "teste" ainsi les réactions de personnes qui ignorent tout de la supercherie dans laquelle elles sont embarquées.
Tout cela est en tout cas suffisamment intéressant (et tout à la fois révoltant) pour que l'on se penche sur le sujet.
À découvrir, au moins pour se faire une idée.
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| Pour les besoins de l'émission, un faux cadavre d'un réalisme stupéfiant a été réalisé par une équipe de spécialistes des effets spéciaux. |
| + | Les points positifs | - | Les points négatifs |
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Publié le
3.1.20
Par
Virgul
Le nouveau Pierre Lemaitre est disponible en librairie depuis hier !
Un début d'année idéal avec cet excellent auteur, qui vient clore sa trilogie commencée juste à la fin de la Première Guerre mondiale avec Au-revoir là-haut (qui lui a valu le Prix Goncourt en 2013), et qui se termine ici pendant l'offensive allemande de 1940, dans Miroir de nos Peines.
Inutile de vous dire que dès les premières pages, le style Lemaitre, toujours aussi efficace, vous embarque dans un récit haletant, émouvant, parfois drôle, et en tout cas parfaitement maîtrisé.
Nous vous avions d'ailleurs déjà conseillé quelques-uns de ses romans dans cet article, n'hésitez pas si vous n'avez pas encore franchi le pas.
Cette nouvelle histoire débute avec une petite fille aperçue dans Au-revoir là-haut. Elle a maintenant bien grandi et se retrouve dans une situation délicate, nue, fuyant un drame. Louise, qui a maintenant 30 ans, va devoir faire face à une époque plus que troublée, côtoyer des lâches et des héros, des salauds et des braves types. Et puis il y a ceux qui ne croyaient plus à cette guerre, qui pensaient qu'il s'agissait d'un simple jeu d’esbroufe diplomatique, et qui sont maintenant terrifiés et jetés sur les routes, alors qu'un régime tout entier est à l'agonie...
Miroir de nos Peines est publié chez Albin Michel.
Inutile de dire qu'on le conseille vivement, Lemaitre étant un conteur exceptionnel qui a parfaitement compris que divertir et bâtir un vrai récit, plein de rebondissements, de suspense et de personnages savoureux, n'étaient nullement des tares mais bien la politesse des auteurs qui, même (et surtout !) s'ils ont un véritable propos de fond, prennent le soin de l'envelopper dans une élégante intrigue.
Publié le
1.1.20
Par
Nolt
Un crossover musclé et très "pop culture" pour débuter l'année, avec Judge Dredd vs Aliens.
Tout commence dans les rues surembouteillées de Mega-City One. Jimson Godber, qui court entre les véhicules, visiblement pressé d'aller faire un check-up à l’hôpital, est rattrapé par un activiste anti-juges qui l'exécute. Mais même mort, le brave Jimmy va surprendre les Juges arrivés sur place, car une bestiole plutôt agressive s'échappe de son corps en creusant un joli trou dans son bide...
L'enquête commence alors pour le Juge Dredd, confronté à une machination destinée à utiliser les aliens comme armes de destruction massive, une idée pas si mauvaise au vu du potentiel de ces saloperies extraterrestres.
On connaît bien le principe de ces crossovers réunissant de grosses licences, en général, il s'agit surtout de faire plaisir aux fans en organisant une rencontre improbable, dont le scénario n'est souvent qu'un prétexte pour faciliter ladite rencontre. C'est un peu le cas ici aussi, avec cette mini-série en quatre épisodes et datant de 2003, même si l'histoire, relativement simpliste, est loin d'être désagréable.
À l'écriture, on retrouve Andy Diggle et John Wagner, les dessins sont assurés par Henry Flint. L'intrigue n'a rien de bien complexe, on part sur des combats clandestins de bestioles pour arriver à l'idée machiavélique d'un mutant revenant de l'espace et souhaitant anéantir le monde qui l'a condamné à sa naissance. Rien de bouleversant ou original, mais il faut avouer que les qualités de ce crossover sont ailleurs.
Et dans les points positifs, l'on peut dire que les deux univers se marient très bien. Les si inquiétants aliens, transposés dans le cadre rugueux et angoissant de Mega-City One, s'intègrent parfaitement à l'atmosphère sombre des lieux. Les combats sont plutôt gore (membres tranchés, têtes fondues...) à défaut d'être toujours bien spectaculaires, et le travail graphique de Flint, aidé par une colorisation de Chris Blythe, accentue
le sentiment d'oppression en jouant sur les recoins sombres, les jeux de lumière, les gros plans et les violents contrastes.Une petite touche d'humour vient parfois donner du relief à certains dialogues (attention, ce n'est pas Mr. Bean vs Howard the Duck non plus, hein), dommage que le procédé soit utilisé avec autant de parcimonie. Quant au "fan service", il est bien entendu assuré, avec la présence de scènes attendues (la découverte des œufs, les face-huggers, la reine...) et un Dredd toujours aussi solide et implacable.
Au final, voilà un comic honnête, plutôt bourrin mais jouissif si l'on apprécie (surtout) l'univers de Judge Dredd (les aliens faisant plutôt office d'invités dans l'environnement du juge). Reste que le récit en lui-même n'a rien d'éblouissant et sera vite oublié.
La mini-série a été publiée à l'époque dans le magazine 2000 AD en Grande-Bretagne, ainsi que par Dark Horse aux États-Unis. En mars 2019, ce récit est paru en français sous le label Vestron (dont nous vous parlions dans cette news) au sein d'un recueil (25,95 euros) regroupant également les mini-séries Judge Dredd vs Predator et Judge Dredd vs Aliens vs Predator.
Plutôt destiné aux fans de crossovers plutôt qu'aux amateurs de comics véritablement aboutis.
| + | Les points positifs | - | Les points négatifs |
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