Panini se fait ses lecteurs à sec et sans vaseline
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Alors, là, c'est la news la plus comique ou... décalée de l'année. Et ça concerne qui ? Ben les champions du game : Panini.

Connaissez-vous les Conan de Jason Aaron ? Panini avait sorti ça l'année dernière, le tome 1 faisant 160 pages pour 10 euros. Le contenu est plutôt... pas mal. Ce n'est pas le meilleur taf d'Aaron (son Docteur Strange ou, mieux encore, les séries Scalped ou Southern Bastards, sont largement au-dessus, bien que dans un genre certes différent), mais ça se lit. Il s'agit en fait de 6 courts récits indépendants. Pareil pour les dessins de Mahmud Asrar, tout à fait honnêtes mais clairement pas de nature à ébahir les fans du Cimmérien.

Eh bien, ce truc va ressortir en novembre, dans une édition limitée (la fiche est dispo sur Amazon, mais pour être honnête, on a vu ça au départ sur la chaîne de Max Faraday). Pour le coup, c'est vraiment limité : 250 exemplaires. Le comic bénéficiera d'une cover avec un "effet" simili-cuir. Hmm... on s'interroge : déjà le simili-cuir, c'est pas du vrai, mais alors un "effet simili-cuir", ça promet.
L'ouvrage sera accompagné d'une statuette de 27 cm. Ah, pas mal. Faut voir la gueule du truc, quoi.

Mais c'est surtout le prix qui va vous faire rire : 230 euros.

Alors, OK, il y a le côté collector, le tirage réellement réduit, mais... putain, ça vaut clairement pas ça. Tout l'intérêt, ici, repose sur la statuette. Et, si Panini avait voulu redorer un peu son blason couleur merde (cf. entre autres cet article), la bonne décision aurait été de proposer ça à un prix raisonnable. Histoire de dire, tiens, on sait que les figurines sont parfois hors de prix, nous, on en propose une sympa à nos lecteurs, à un prix abordable.
Parce que là, honnêtement, ça sert à quoi ? Ceux qui ont un tel budget ont autant acheter la figurine qui leur plaît, le comic à 10 balles avec une cover en peau de cul de Christian Grasse (ne vous inquiétez pas, c'est un personnage "imaginaire") ne donnera pas plus de valeur au bordel.

Bon après, c'est sans doute pour la bonne cause. En vendant des comics (rendus artificiellement hors de prix, rappelons que c'est la rareté mais aussi la qualité, l'ancienneté et la demande qui font les prix) à 230 euros, Panini pourra sans doute s'acheter un Bescherelle voire même, il est permis de rêver, embaucher des traducteurs et relecteurs qui ont des bases en français et connaissent les univers auxquels ils s'attaquent.

Ceci dit, quand t'es à bord du Titanic qui prend l'eau de toutes parts, est-ce bien le moment de s'inquiéter de la carte du restaurant en proposant une onéreuse omelette norvégienne ? Va colmater les trous déjà, tu feras du collector quand tu seras au niveau des autres éditeurs navires, qui, eux, parviennent à rester à flot et naviguer de manière cohérente. Miaw !


La Parenthèse de Virgul #28
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Hey les Matous ! Histoire et pop culture sont au menu de cette nouvelle parenthèse puisque l’on évoque aujourd’hui la guerre des Malouines et une chanson très connue tirée d’un film des Monty Python. A priori, aucun rapport ? Bah… c’est ce qu’on va voir.

Monty Python & Guerre des Malouines
Nous sommes le 1er avril 1982. Le HMS Sheffield, après un long exercice en mer du Golfe, fait route vers l’Angleterre. Le capitaine Salt reçoit alors un message. Après Gibraltar, il ne faudra pas mettre le cap au nord mais au sud. Le pays est en guerre.
Pendant un moment, l’équipage croit à un poisson d’avril. Certains marins, qui n’ont jamais entendu parler des Falkland Islands, se demandent pourquoi ces cons d’Argentins ont décidé d’envahir l’Écosse… ils vont vite découvrir que ce petit bout de terre, pour lequel certains vont mourir, n’est en fait pas situé en Europe mais en Amérique du Sud.

Le Sheffield, arrivé sur place, a essentiellement pour mission de protéger les porte-avions de la flotte britannique. C’est un navire à vocation anti-aérienne.

Le 4 mai 1982, le Sheffield est touché par un missile Exocet tiré depuis un Super-Étendard (un missile français, tiré depuis un avion français… ah quand t’as de bons alliés, t’as pas tellement besoin d’ennemis… (bon, en fait, les Français vont largement collaborer avec leurs alliés Anglais et livrer des informations importantes sur ces fameux missiles)). Un Exocet, pour faire simple, c’est un peu comme une torpille, en bien plus rapide, puisque l’engin file au raz de l’eau. Autant dire que c’est très difficile à intercepter. Ben d’ailleurs, les anglais ne vont pas du tout l’intercepter. Enfin, si, d’une certaine manière, ils l’interceptent. Avec la coque de leur navire.

L’incendie fait rage. Pendant cinq heures, les marins se battent pour sauver le bâtiment. L’équipage lutte au milieu de la fournaise. La superstructure devient si chaude que les bottes de certains commencent à fondre… et puis il y a les cadavres, les cris des blessés. Et cette fumée, opaque, étouffante, qui brûle les yeux et les poumons.
Lorsque le capitaine ordonne d’abandonner le navire, les hommes sont sous le choc. John Miller, l’un des survivants, ne croit pas à la perte de "sa maison". Au point que, alors qu’il se précipite une dernière fois dans sa cabine, il va prendre un mars (la barre chocolatée) et une paire de chaussettes, laissant ses papiers et tous ses biens de valeur.

Les hommes du Sheffield sont transférés sur le Arrow. Le Sheffield, qui ne coulera que le 10 mai, est remorqué pendant un temps. La stupeur marque les visages des survivants rassemblés sur le pont. Vingt camarades manquent à l’appel. Il fait froid. Les mines sont sinistres. Et puis, tout à coup, un type commence à siffloter Always look on the bright side of life, la chanson du film des Monty Python, La Vie de Brian. Quelques-uns l’accompagnent d’abord timidement, puis peu à peu, tous entonnent le refrain. La scène est surréaliste. Ivres de fatigue, marqués par la disparition de leurs frères d’armes, ces gamins, ballottés par les flots, chantent un titre parodique, censé se moquer des chansons par trop positives, à la Disney…
Sans doute leur fallait-il, à ce moment-là, trouver quelque chose à quoi se raccrocher pour ne pas sombrer eux-mêmes. L’anecdote, par son côté touchant et incongru, les fera en tout cas rentrer dans l’Histoire, par la petite porte qu’empruntent les anonymes qui ont le courage de chanter et d’ironiser après avoir connu l’enfer. L’on peut même, sans doute, en tirer une morale : si ces gars-là ont pu chanter, le cul mouillé, des bottes à moitié fondues aux pieds, du sang encore sur les mains, il est sans doute possible de relativiser la plupart de nos "ennuis", surtout lorsqu'il s'agit d'être confiné dans un endroit agréable avec les gens que l'on aime. 
Miaw !

Le conflit des Malouines, qui a duré 72 jours, a officiellement causés la mort de 255 Britanniques et 649 Argentins.
L’écrivain et poète argentin Jorge Luis Borges décrira ce conflit d’une manière à la fois terrible, drôle et sans doute malheureusement réaliste, puisqu’il évoquera "deux chauves se disputant un peigne", soulignant ainsi le peu d’importance stratégique ou économique des terres pour lesquelles tant d’hommes ont inutilement sacrifié leur vie. C'est ainsi, les soldats meurent souvent pour pas grand-chose, et pour masquer ce fait, les politiques leur attribuent le titre de "héros". C'est bien là le minimum qu'ils puissent faire... 




Intégrale Ric Hochet
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Retour sur une belle collection consacrée à l'une des légendes de la BD franco-belge : Ric Hochet.

Voilà un personnage dans la droite ligne des Tintin ou Lefranc (un reporter, plutôt courageux, intelligent, et constamment confronté au crime) bien qu'il soit en réalité plus moderne que le premier et bien plus entouré de mystères que le second. Ses auteurs, André-Paul Duchâteau au scénario et Tibet au dessin, vont lui faire traverser cinq décennies en enchaînant des récits palpitants aux thématiques variées.
Si le personnage poursuit ses aventures de nos jours grâce à une nouvelle série et un nouveau duo créatif (cf. cet article), c'est bien au titre originel, comptant tout de même 78 tomes, que nous allons nous intéresser aujourd'hui.

La première des questions que l'on peut se poser quant à cette série concerne sa modernité. Ric Hochet est-il "daté" ? Eh bien, curieusement, pas tant que ça. Bien entendu, les premiers albums, publiés dans les années 60, sont assez différents de ceux qui seront produits par la suite, dans les années 90 ou 2000. Le trait de Tibet a évolué, tout comme la narration de Duchâteau. Mais certaines caractéristiques du héros font qu'il demeure tout à fait agréable à suivre. Cela est dû en partie au style graphique de la série. En effet, si nous sommes en présence d'une Ligne Claire, elle n'est pas aussi conventionnelle que celle d'un Hergé par exemple. Les décors notamment vont jouer un rôle important et se révéler travaillés, que ce soit au niveau du détail ou de la colorisation, vraiment réussie et subtile pour l'époque.


Il faut préciser à ce stade que Tibet ne réalisait pas lui-même cette partie du travail. Des assistants se chargeaient en effet de ces fameux décors. L'on peut citer notamment Jean Mariette (Mittéï), Daniel Henrotin (Dany), Christian Denayer ou Didier Desmit, qui ne seront pas pour rien dans l'ambiance générale dégagée par les enquêtes de Hochet. Que ce soit dans de petites bourgades ou en pleine nature, de nuit, sous la pluie, le cadre est souvent réaliste, mystérieux, plein d'un charme indéniable et d'ombres menaçantes. Bien entendu, certaines cases, lors de dialogues par exemple, sont plus simplistes, sur fond uni, mais les dessins, par leur style, viennent néanmoins souvent soutenir une atmosphère réellement inquiétante. Les planches, très lisibles, dynamiques, s'écartent également parfois de la disposition en gaufrier, pour permettre par exemple l'incrustation d'une case au sein d'un plan plus large. Un procédé narratif courant dans les comics, moins dans le franco-belge de l'époque.

Le second point fort de la série, qui n'évolue pas tout à fait dans le polar classique, est bien sûr son penchant pour le surnaturel et l'ésotérisme. Même si derrière les crimes les plus sordides se cachent tout de même des coupables bien humains, l'ambiance va là encore être influencée par la présence de soi-disant monstres et de domaines aussi étranges qu'effrayants : vampires, loups-garous, vaudou, revenants, terribles inventions ou sectes diaboliques imprègnent les aventures de Ric. Les titres des albums sont d'ailleurs souvent éloquents et puisent dans un registre très sombre. 
Aussi, bien que Tibet ait toujours considéré que la série s'adressait aux enfants, celle-ci s'avère au minimum "familiale", tant par ses thèmes fantastiques que son graphisme recherché. C'est d'ailleurs là un signe de qualité : si une série estampillée "pour enfant" peut être lue sans ennui par un adulte, c'est que l'auteur, contrairement à beaucoup, ne prend pas les gosses pour des benêts. Et ne pas se foutre de son public, ça reste tout de même essentiel pour un artiste qui se respecte.


Duchâteau, lui aussi, va contribuer à faire de ces albums des histoires très abouties et jamais niaises ou enfantines. Les conclusions de certains récits, parsemés de personnages troubles aux motivations méprisables, flirtent avec une amertume de bon aloi (l'on pourrait même penser que le personnage préfigure un peu, au moins par certains aspects, le futur et moins héroïque Jérôme K. Jérôme Bloche). Ainsi, Hochet ne va pas toujours l'emporter, en tout cas, pas totalement.
Les personnages secondaires, eux aussi, sont plutôt bien campés. Le commissaire Bourdon, loin d'être un simple faire-valoir malhabile (c'est même plutôt un vieux briscard), n'a rien de commun avec un Dupont/Dupond, et Nadine, un personnage féminin véritablement sexué, dépasse elle aussi le rôle de potiche en détresse qu'on aurait pu imaginer. Là encore, l'approche est relativement moderne (rappelons que Tintin se balade, lui, au départ avec juste un chien puis un marin barbu, et que le compagnon d'aventure de Lefranc est Jean-Jean, un jeune scout...). Quant aux ennemis récurrents, citons le célèbre Bourreau, chef d'un service spécial étranger, espion obèse et sans scrupules, qui connaîtra une fin... aussi définitive qu'ironique (car, oui, l'on meurt pour de bon dans cette série).

Voyons maintenant cette fameuse collection Intégrale. Elle contient 20 tomes (environ 20 euros chacun). Les deux premiers contiennent 3 albums, tous les autres en rassemblent 4, ce qui est tout de même pas mal. En plus des BD, l'on trouve de nombreux bonus dans chaque volume : infos diverses, illustrations et photos, interviews, couvertures du magazine Tintin, sources d'inspiration, anecdotes et même les énigmes de l'époque destinées aux jeunes lecteurs (voir la note de bas de page 1 de cet article). Le tome 20 contient donc l'album 78, inachevé (certaines planches sont encrées, mais la plupart restent à l'état d'ébauche, en crayonné).
Tout cela se trouve à des prix assez raisonnables en occasion, cela peut aussi encore se commander en neuf sur le site de l'éditeur : Le Lombard. L'achat se fait ensuite par l'intermédiaire du site 9e store, avec un système de points à l'inscription permettant de réduire les frais de port. Et vous pouvez même payer par paypal.

Au final, voilà un personnage fort ancien mais qui, fait rare, pourrait bien plaire au lectorat actuel en plus des habituels nostalgiques. Si Ric Hochet demeure un héros très "propre", au physique banal (mis à part la coupe de cheveux, on dirait un Tumbler ou un Buck Danny), ses aventures, aux décors soignés, aux thèmes flirtant avec l'étrange et le surnaturel, et à la violence pas tout à fait édulcorée, ont très bien vieilli et méritent encore une bonne place dans les bibliothèques.




+ Les points positifs - Les points négatifs
  • Un héros légendaire.
  • Une intégrale bénéficiant de bonus appréciables.
  • L'atmosphère flirtant souvent avec le surnaturel et l'étrange.
  • Des décors soignés, s'éloignant quelque peu du cadre strict de la traditionnelle Ligne Claire.
  • Un côté parfois amer, et une violence certes minimisées mais aux conséquences réelles, qui dépassent le manichéisme enfantin habituellement réservé au genre.
  • Certaines intrigues, moins réussies que d'autres.
  • Une Ligne Claire très dépouillée lors de certaines scènes.
I don't feel at home in this world anymore
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Sous ce titre à rallonge se cache une très bonne... comédie dramatico-policière ? En tout cas, un film atypique, noir et acide.

I don't feel at home in this world anymore est une production Netflix (toujours disponible sur la plateforme) sortie en 2017. Le film, réalisé par Macon Blair dont c'est le premier long métrage, remporte le prix du public au festival du film de Sundance, lors de sa première mondiale.
Et c'est très largement mérité.
Mais voyons tout d'abord le pitch.

Ruth Kimke ne va pas bien. Elle a un job difficile, se fait marcher sur les pieds par un peu tout le monde, doit sans cesse ramasser les crottes du chien de son voisin qui se laisse aller sur sa pelouse, bref, la dépression la guette. Désabusée, elle ne peut que constater le comportement odieux des gens qu'elle croise.
Et puis un jour, elle est victime d'un cambriolage. On lui a volé son ordinateur portable et l'argenterie de sa grand-mère décédée. Elle porte plainte mais se heurte à un flic qui a bien d'autres priorités que de retrouver trois cuillères en argent.
Pour Ruth, c'est la goutte de pisse qui fait déborder les chiottes. L'affront ultime qui va la décider à agir et se mettre sur la piste des voleurs. Malheureusement, elle ignore que ce qui l'attend va être particulièrement... violent.

Au niveau de l'ambiance, au moins au début, ce film se rapproche un peu d'un The Art of Self-Defense, que ce soit pour le côté désespéré et subissant du personnage principal, l'humour cynique de certaines scènes ou le rythme assez lent. Par contre, plutôt que de s'acheminer vers la semi-parodie référentielle, l'histoire bascule ensuite dans un drame acidulé rappelant le style des frères Coen : criminels bien barrés et très typés, violence teintée de second degré et mécanique imparable sont au menu.


Si dans le rôle de Ruth, Melanie Lynskey s'en sort très bien, c'est surtout Elijah Wood, méconnaissable, qui livre une prestation assez remarquable dans le rôle de Tony, le voisin aux crottes de chien, fan d'arts martiaux, qui va finir par venir en aide à cette justicière à l'apparence banale et former avec elle un duo moyennement efficace et très improbable. Si comme moi vous ne supportiez pas la tronche de cake de Frodon dans Le Seigneur des Anneaux et que vous aviez des fourmis dans la main à chaque apparition d'Elijah, vous risquez d'être surpris de le voir dans ce registre très différent. Sans son nom au générique, je ne suis même pas certain que je l'aurais reconnu. Il campe en tout cas un personnage à la fois perturbé, drôle et même touchant.
Le casting est de toute façon très réussi dans sa globalité, que ce soit Devon Graye, parfait en tête-à-claques psychopathe, ou Robert Longstreet, puant agréablement la condescendance et le mépris.

Si les 10 ou 15 premières minutes peuvent dérouter par leur apparente "mollesse", la suite est un long crescendo fort bien maîtrisé, jusqu'à une confrontation épique et une course-poursuite pour le moins inattendue.
Alors, attention, c'est assez sanglant parfois, mais il y a aussi ce côté décalé qui fait que même les scènes un peu "gore" passent très bien. L'atmosphère du film, très réussie, tient sur un bel équilibre entre tragédie, humour noir et émotion. Même la fin, parfaite dans son genre, réserve une agréable surprise.

Sombre mais drôle, d'un réalisme que l'on pourrait qualifier de "farfelu" en flirtant du côté de l'oxymore qui ici prend tout son sens, I don't feel at home in this world anymore est de ces œuvres en apparence sans prétention qui se révèlent jubilatoires et frappent durablement les esprits. Et puis, comment ne pas aimer un film qui prétend démontrer que la plupart des gens sont des connards finis ?
Du grand cinéma, divertissant mais qui ne cède à aucune mode stupide.

Clairement conseillé.




+ Les points positifs - Les points négatifs
  • Le casting.
  • L'ambiance à la fois tragique et drôle.
  • Elijah Wood, étonnant.
  • La fin, parfaite.
  • Pas grand-chose si ce n'est un rythme inhabituel qui peut surprendre.
L'Homme qui tua Chris Kyle
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Chris Kyle est un héros. Un vrai. Un de ceux qui ont baroudé et prouvé leur valeur. Décoré deux fois de la silver star, quatre fois de la bronze star, dont une fois pour héroïsme, il a également obtenu la Commendation Medal et l'Achievement Medal. Deux fois pour cette dernière.
Bref, une légende.
Kyle est aussi le plus grand sniper américain de tous les temps. 255 ennemis tués. 160 officiellement confirmés. C'est un tueur efficace. Un formidable outil.
Le 2 février 2013, il est assassiné dans un stand de tir au Texas, par un ancien marine souffrant de graves troubles psychologiques.

C'est ce crime, et le parcours de cet homme atypique, que raconte L'Homme qui tua Chris Kyle, une BD qui sortira le 29 mai chez Dargaud.
Les dessins sont de Brüno, le scénario de Fabien Nury.

Cette histoire, qui avait déjà été fort bien mise en scène par Clint Eastwood dans American Sniper, a donc droit maintenant à une adaptation en bande dessinée, dans un style à la fois épuré et esthétique. Les dialogues, quant à eux, sont parsemés de véritables citations de Kyle.

À découvrir.

164 pages - 22,50 € - 214 x 284 mm