Écho #28 : Points d'entrée dans le Disque-Monde
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Suite à notre récent article dans lequel nous vous présentions des cartes et encyclopédies du vaste Disque-Monde, nous avons reçu moult demandes et invectives nous suppliant de renseigner le lecteur, curieux mais décontenancé, souhaitant s'atteler à la découverte des 41 romans de Sir Pratchett.
Eh bien pas de panique noble aventurier, nous allons fournir pistes et renseignements !

Tout d'abord, il faut savoir que les nombreux romans (et nouvelles... et ouvrages annexes...) du Disque-Monde ne doivent pas nécessairement être lus dans l'ordre de parution. En effet, ils forment plusieurs sagas plus ou moins indépendantes, bien que savamment entremêlées. Ça a l'air compliqué, mais en fait pas tant que ça. Les romans sont divisés en "parcours" à suivre selon les différents personnages impliqués. L'on pourra ainsi s'intéresser aux soldats du Guet, aux Mages, à la Mort (qui est un personnage) ou encore aux Sorcières. 
Toutes ses "pistes" dont détaillées sur le guide de lecture de L'Atalante, reproduit ci-dessous (cliquez dessus pour pouvoir lire tout ça confortablement). 

En pratique, sachez qu'il existe deux recueils regroupant les trois premiers romans consacrés au Guet (Au Guet ! ; Le Guet des Orfèvres ; Pieds d'Argile) et aux Sorcières (La Huitième Fille ; Trois Sœurcières ; Mécomptes de Fées), cf. la photo ci-dessus. Bien entendu, les romans sont trouvables à l'unité, mais qui n'a pas envie d'exposer dans sa bibliothèque de si joufflus et épais ouvrages ? D'autant que les illustrations ont quand même de la gueule !

Bon, si vous vous sentez perdu au milieu de ces gardes, sorcières et autres traîne-savates, on vous conseille aussi le Vade-Mecum nec plus ultra, une encyclopédie très complète (mais plus austère, car moins illustrée, que les guides dont nous avons parlé ici). 

Allez, plus d'excuse, avec tout ça, vous voilà paré ! 


Click !


Rocketeer
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Loopings, espions nazis et jolies filles sont au menu de Rocketeer.

Cliff Secord est pilote au sein du cirque volant Bigelow. Le casse-cou est autant réputé pour ses voltiges que son caractère impulsif. Lorsqu'il découvre par hasard une sorte de mini-fusée, il imagine immédiatement quels numéros incroyables il pourrait ajouter à son show. Sa première sortie en public sera pourtant improvisée puisqu'il va devoir porter secours à un pilote qui n'a pas bu que du thé avant de décoller.
Cliff apprend peu à peu à manœuvrer l'engin, son ami Peevy lui confectionne un casque, le Rocketeer est né ! Mais déjà les ennuis se profilent à l'horizon. Les nazis sont sur les traces de l'engin expérimental, tout comme d'ailleurs son légitime propriétaire. Et pour ne rien arranger, Cliff doit également gérer sa relation houleuse avec la sulfureuse Betty, une starlette qui rêve d'une grande carrière mais se limite surtout, pour le moment, à poser pour des photos de charme, ce qui n'est pas vraiment du goût de son pilote de fiancé.
De Los Angeles jusqu'à New York, l'homme-fusée va bâtir sa légende...

Rocketeer est une série qui date des années 80 et dont scénario et dessins sont signés Dave Stevens. Cette nouvelle édition a été complètement recolorisée par Laura Martin (qui a notamment bossé sur l'adaptation en comics du Fléau de King), un signe de qualité donc. Et en effet, les planches sont magnifiques. Le trait de Stevens est d'une grande modernité et les nouvelles couleurs en font ressortir l'élégance et la finesse, que ce soit au travers des visages, des appareils volants ou des quelques jolies demoiselles (dont Betty, inspirée par Bettie Page) qui parsèment l'œuvre.




L'histoire rend hommage aux vieux pulps américains et aux BD d'aventures. Le personnage principal se sort de situations rocambolesques de manière assez spectaculaire, sans parfois trop de souci de réalisme. Les scènes de vols notamment sont plutôt parodiques : on s'accroche à une aile, on saute d'un avion à l'autre, on amorce une ressource au ras du sol tout en pétant le pare-brise du véhicule des bandits en fuite, le tout à bord d'un courtaud Gee Bee model R, dont la difficulté de pilotage est légendaire dans le milieu aéronautique. Fun et action prennent donc le pas sur la vraisemblance, ce qui se conçoit tout à fait dans ce genre de récit.

La narration est quelque peu vieillotte (en quelques pages seulement le héros est présenté, équipé et prêt à en découdre) mais, là encore, cela convient bien à l'aspect rétro de l'ensemble et au parfum si particulier des années 30. La psychologie des personnages est peu développée même si la seconde partie de l'ouvrage, avec la tragique histoire de Teena, s'avère un peu plus riche à ce niveau.
Reste que les lecteurs iront sans doute chercher dans Rocketeer un brin de nostalgie et de nombreuses péripéties, et si tel est le cas, le cahier des charges est bien rempli.

Ce comic a été adapté en version française par Delcourt en 2011 dans une édition plutôt luxueuse (hardcover, papier glacé) qui contenait également des illustrations originales issues de diverses séries, dont The Rocketeer Special Edition, The Rocketeer, The Rocketeer Adventure Magazine, The Rocketeer : Cliff's New York Adventure ou encore Amazing Heroes, ainsi qu'un dessin servant d'illustration aux cartes postales personnalisées dont se servait Stevens pour répondre aux fans.

De l'aventure old school, servie par de superbes planches.




+ Les points positifs - Les points négatifs
  • Graphiquement superbe.
  • De l'action old school.
  • Gentiment sexy.
  • Des péripéties peu vraisemblables, mais c'est le genre qui veut ça.
L'Heure des Sorcières
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Retour sur un comic publié par Semic : L'Heure des Sorcières.

Fais attention à ton vœu car l'on doit tous répondre à l'heure des sorcières...
Pour certains, la partie commence avec un cadavre dans le coffre de leur bagnole, d'autres ont une valise pleine de billets ou un père absent. Les cartes sont distribuées. Il va falloir les abattre. Gérer son jeu. Comme dans la vraie vie, l'on peu tricher, mais pas trop.
Il y a longtemps, Amanda White a dû quitter l'Irlande pour traverser l'Atlantique. Il y a un peu moins longtemps, elle est morte, brûlée vive sur un bûcher en échange d'une promesse : celle de stopper, après sa mort, la chasse aux sorcières. Depuis, le temps a passé. Le rite wiccan a fait son œuvre. Mademoiselle White est de retour et une autre promesse est en passe d'être tenue. Celle de Gray. Un esprit ouvert. Un homme sage de 600 ans d'expérience. Un gentleman comme l'on n'en fait plus. Sa promesse ? Veiller sur Amanda. Pour toujours et un jour...

Il convient tout d'abord d'avertir certains lecteurs. Le comic dont il est question aujourd'hui risque de surprendre, voire même de décevoir. Car bien qu'il soit subtil, beau et original, il s'avère aussi terriblement confus dans sa narration. Mais lorsque l'on est dans les bonnes disposition, il passe comme une lettre à la poste (enfin, même mieux que ça si l'on tient compte des performances réelles de notre Poste). Pourquoi me direz-vous ? Et je reconnais que ça m'arrange bien que vous me demandiez pourquoi parce que j'avais un peu prévu de continuer l'article comme ça... bref, pourquoi ? Eh bien c'est ce que nous allons voir.




Tout d'abord, le scénario. Il est signé Jeph Loeb (Spider-Man : Blue, Batman : The Long Halloween) et se révèle pour le moins complexe. De nombreux destins sont entremêlés, des personnages dont on ne sait rien débarquent et se mettent au service de dialogues parfois fort peu évidents, bref, l'on s'accroche aux premières planches sans vraiment comprendre grand-chose ni voir vers quoi ce vieux briscard d'auteur veut nous amener. Et à un moment - et c'est un peu pour cela que l'on vous a mis en garde un peu plus haut - on lâche la rampe. On ne cherche plus à comprendre, on est dedans, comme dans un joli rêve confortable et ouateux à souhait. Cela n'a en soi rien d'inquiétant sauf que cette totale confiance, cette immersion dans la fiction, dépend en général tout autant de vos centres d'intérêt que de l'habileté de l'auteur. Et ce qui, chez certains, va passer pour une récréation d'une rare poésie peut fort bien, chez d'autres, n'être qu'un long et déchirant parcours du combattant. C'est typiquement le genre de livre où il ne faut surtout pas essayer de se raccrocher aux branches mais, au contraire, accepter de tomber.

Évidemment, la chute n'est pas inconditionnelle. On a beau mettre du sien, il est rare de se précipiter dans le vide juste sur l'hypothétique valeur accordée à un conteur. Heureusement, Loeb est ici admirablement secondé par Chris Bachalo. On connaît bien l'artiste pour son travail sur Amazing Spider-ManUltimate X-Men ou encore son excellent passage sur Doctor Strange. Son style est en général très facilement reconnaissable. Ses personnages dégagent une impression de puissance et un esthétisme musclé. À l'instar d'un Humberto Ramos, il joue souvent la carte de la disproportion, comme le prouve son Captain America dans Homeland, une série ou Steve Rogers est particulièrement charismatique mais inhabituellement massif.
Cependant, ici, il n'y a pas de gros bras à mettre en scène. Ni de flingues. Ce qui donne à l'artiste l'occasion de montrer une facette plus mesurée, moins attendue, de son talent, Gray et White étant, sans conteste, les personnages les plus réussis : à la fois humains et mystérieux, tour à tour séduisants ou inquiétants. Et que dire des décors... Bachalo réussit à imposer des ambiances feutrées et idéalement magiques, sans esbroufe et avec une simplicité au charme exceptionnel. Son New York de nuit est tout simplement fabuleux.

Ce récit aurait gagné à être plus limpide, c'est certain, mais il a le goût et l'odeur du thé chaud lorsqu'il fait froid dehors et que l'on peut admirer la neige tomber, bien à l'abri derrière une fenêtre mince mais efficace. Et la saveur du thé chaud en hiver, c'est sans doute ce qu'il y a de plus dur à exprimer en BD après la douceur d'une Guinness en été.
Une œuvre à part, qui ne convaincra pas tout le monde mais qui offrira de précieux et jolis moments pour peu que l'on soit disposé à se laisser envoûter.




+ Les points positifs - Les points négatifs
  • Doux et enchanteur.
  • Une narration parfois confuse.
Caliber
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Avec Caliber : First Canon of Justice, voilà le mythe arthurien transposé dans l'Ouest américain. Un western épique mêlant six-coups et magie.

Telacoma, Oregon. Le capitaine Pendergon, de l'armée des États-Unis, doit faire face à une situation tendue. Un ranch vient d'être attaqué et tous les indices semblent désigner comme responsables les indiens de la réserve locale. Une rencontre entre les tuniques bleues et les klamath est organisée pour tirer les choses au clair mais, dans l'ombre, des êtres puissants ont tout intérêt à ce qu'elle se passe mal. Lorsque le premier coup de feu retentit, la confrontation commence.
Pendergon y perd la vie et laisse un fils derrière lui : Arthur.
Il ne le sait pas encore mais il est déjà recherché par Whitefeather, un shaman qui a pour mission de remettre un puissant revolver à celui qui méritera de le manier. Cette arme spéciale ne fonctionne que lorsqu'elle est portée par un homme juste au service d'une noble cause.
Pour Arthur il ne sera donc pas question de vengeance mais de justice. Une justice qui pourrait ramener indiens et hommes blancs sur un même chemin, celui de la paix.

Le genre western étant relativement délaissé par les éditeurs de comics français (exception faite de l'excellent Loveless par exemple), il faut donc aller se frotter à la VO pour sentir l'odeur de la poudre et le doux fumet du crottin de cheval. Et dans ce cas précis, cela nous amène à faire connaissance avec Radical Comics, un petit éditeur basé à Los Angeles et ayant tout de même déjà quelques séries à son actif.




Pour ce qui est de Caliber, la série s'est limitée à ce premier arc de cinq épisodes. Le scénario est de Sam Sarkar. Le type a bossé essentiellement pour la télévision et le cinéma et il s'attaque ici à un projet ambitieux, celui de transposer les légendes arthuriennes au Far West. Et même dans le nord-ouest plus précisément. Le choix de l'Oregon n'est pas innocent puisque cela permet d'utiliser des décors variés mais surtout enneigés. Certains personnages, comme Whitefeather, sont également plutôt originaux. Le shaman est en effet mi-indien, mi-français, ce qui lui permet d'être une sorte de trait d'union entre les magies européennes et amérindiennes. Et puis l'idée de départ, autrement dit l'existence d'un revolver forgé dans le même métal que la légendaire Excalibur, est franchement séduisante.

Visuellement, on peut dire que c'est joli. Le travail est effectué par Garrie Gastonny pour les dessins et Imaginary Friends Studios pour la colorisation. Le style est réaliste, avec de fort beaux effets de lumières et une peinture digitale venant magnifier les décors. Tout n'est pas parfait cependant. Les visages de certains personnages manquent de nuances et semblent parfois un peu trop lisses voire trop semblables. Quant aux scènes d'action, elles ne sont pas toujours très évidentes à décrypter, car si les poses ou les panoramas sont plutôt sublimes, les séquences où ça bouge un peu sont beaucoup moins maîtrisées. Tant que l'on est dans les reproches, la fin est un peu trop vite expédiée et manque de tension dramatique, comme d'ailleurs l'ensemble de la saga de manière générale. Un peu dommage pour un récit qui se veut épique. Même Arthur semble froid et peine à générer de l'empathie chez le lecteur. Au final, toutes ces petites imperfections laissent un goût d'inachevé dans des yeux qui étaient prêts à partir pour la grande aventure.
Notons tout de même le soin apporté à cette édition, avec hardcover, papier glacé et, en guise de bonus, une interview assez longue du scénariste.

Une bonne idée et un rendu très esthétique mais manquant de passion. Un peu d'âme n'aurait pas été de trop. 
Dommage qu'il n'y ait pas eu de suite car les possibilités étaient immenses.





+ Les points positifs - Les points négatifs
  • Le mélange western et légende arthurienne.
  • De belles planches.
  • Les scènes d'action, peu lisibles.
  • Un manque de lyrisme et de dramatisation nuisant à l'aspect épique que l'on était en droit d'attendre.
  • Pas de suite !

Philosophie en Comics
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Les héros du jour sont bardés de neurones puisque Platon, Nietzsche, Bodhidharma, Freud et quelques autres débarquent en force dans une bande dessinée retraçant leurs parcours exceptionnels de manière instructive et drôle.

La plupart des philosophes abordés ici sont très connus, au moins de nom, mais traînent parfois derrière eux une réputation d'austérité parfaitement injuste. Cela vient sans doute, en partie, de la manière dont ils sont enseignés. Aussi, tout comme Logicomix avait pu dévoiler le côté passionnant de la science, Super Philo (ou en VO, Action Philosophers) aborde les grands questionnements philosophiques avec une décontraction aussi sympathique que didactique.

Le scénariste qui a relevé ce petit défi n'est autre que Fred Van Lente, connu notamment pour, chez Marvel, son travail sur Amazing Spider-Man, Wolverine : First Class, X-Men Noir ou encore Marvel Zombies. En ce qui concerne les dessins, ils sont l'œuvre de Ryan Dunlavey, qui emploie ici un style simple et direct, venant parfaitement illustrer le propos en apportant un décalage qui tombe souvent juste et permet au lecteur de sourire, voire même de rire franchement de temps en temps.
Au programme, en plus des illustres noms déjà cités, l'on retrouvera également Ayn Rand, Thomas Jefferson, Saint Augustin, Carl Jung et Joseph Campbell.

L'ouvrage se présente sous la forme de courts chapitres qui sont concentrés sur la vie et la pensée d'un personnage particulier. Bien entendu, tout cela est très résumé, mais l'essentiel y est. L'on peut même découvrir des anecdotes assez étonnantes. Par exemple, le fait que Platon était avant tout un lutteur (assez balèze en plus apparemment) ou encore que Jefferson, tout en participant à la législature virginienne, trouva le temps de construire lui-même sa maison, d'ouvrir un cabinet de juriste, de devenir un violoniste accompli, d'inventer un bureau portatif, une nouvelle charrue et d'amasser une collection de plus de 6400 livres ! À méditer lorsque l'on pense parfois être surmené. 

Au niveau des idées, puisque c'est tout de même de cela qu'il s'agit, le contenu est relativement riche. Surtout, il n'est pas purement ethnocentré puisque l'on abordera même la très riche pensée asiatique. Cette manière très particulière de concevoir l'illusion du Moi et l'Éveil, ou Satori (des concepts relativement abscons pour un occidental), est plutôt bien expliquée, notamment grâce à l'utilisation de certaines énigmes ou paradoxes (Koan) propres à favoriser la méditation et apportant un peu de concret dans une vacuité de l'esprit qui reste probablement l'un des concepts les plus difficiles à appréhender. Évidemment, ça ne remplacera pas un ouvrage spécialisé sur le sujet, mais cela permet d'en saisir les grandes lignes.

Outre certains incontournables, comme Platon ou Nietzsche, les auteurs ont également accordé une place non négligeable aux fondateurs de la psychanalyse et de la psychologie analytique que sont Freud et Jung. Leurs divergences sont évoquées mais resteront sans doute un peu opaques pour les non-initiés. Pourtant, là encore, l'essentiel est exposé, que ce soit les réticences de la communauté scientifique de l'époque, un exemple d'interprétation des rêves, un schéma fort simple expliquant le mécanisme du refoulement ou la mise en scène du phénomène de transfert.

Au final, si l'on survole des sujets qui mériteraient chacun plusieurs livres afin d'en faire le tour, ce petit rappel - ou cette découverte pour les plus jeunes - s'avère bigrement intéressant et surtout très intelligemment conçu. L'humour dont font preuve Van Lente et Dunlavey rend non seulement l'ensemble très digeste mais permet également de rendre très accessibles des notions parfois un peu déroutantes. Ces introductions aux plus grands penseurs de l'Histoire sont si bien faites et si ludiques qu'elles peuvent sans problème être conseillées même à des enfants. Pour avoir un aperçu du style global et du décalage, jetez un oeil à la planche ci-dessus. Tout le monde n'accrochera peut-être pas, mais le contraste entre les théories, fort sérieuses, et leurs mises en situation s'avère souvent irrésistible.

Ce premier tome, en noir et blanc, a été à l'époque édité en version française par Milady et coûtait 9,90 euros.
Il regroupe les épisodes #1 à #3, parus aux États-Unis. D'autres épisodes, portant sur Aristote, Marx, Descartes, Wittgenstein, Kant ou encore, entre autres, Confucius, sont sortis en VO. Visiblement, ça n'a pas tellement pris de ce côté de l'Atlantique. Dommage.

De la philosophie comme elle doit être : captivante et séduisante.
Ce comic d'utilité publique est plus que vivement conseillé.





+ Les points positifs - Les points négatifs
  • Intelligent. Et bien foutu, donc très accessible.

  • Un noir et blanc quelque peu austère.