Publié le
7.4.19
Par
Nolt
Après le Shogun, nous continuons notre petite revue de jeux de société "vintage" [1] avec Buteur.
La première édition de ce jeu MB est sortie en 1981. Il s'agit d'un jeu de football disposant d'un plateau quadrillé représentant le terrain, sur lequel il faut faire avancer la balle pour, évidemment, marquer des buts.
Les déplacements se font à l'aide de cartes. Celles-ci indiquent la direction de la balle et le nombre de cases à parcourir.
Les règles, très simples, sont vite maîtrisées et permettent de gérer coups francs, corners et penalties, tout comme les sorties de but ou les touches. À ce niveau-là, c'est donc très complet. Une carte coup franc permet par exemple de jouer, aussitôt après, une carte attaquant (et donc en réalité de jouer deux fois). Il est possible d'arrêter un but de deux manières lorsque la balle atteint les filets : soit en jouant une carte gardien de but, ce qui repousse le tir (la carte indiquant dans quelle direction et de combien de cases), soit en jouant une carte corner (le tirage d'une carte du deck, en révélant son symbole, permettra alors de déterminer si le but est ou non marqué).
La partie se déroule en deux mi-temps, la fin de chaque mi-temps étant marquée par l'épuisement du deck de cartes.
Le système de jeu est plutôt bien pensé, même si l'aspect tactique est relativement limité. Attention cependant, les parties peuvent s'avérer assez rapidement répétitives, d'autant que les concepteurs ont réussi à retranscrire la rareté des buts : il ne sera pas rare de faire des 0-0 (ne vous attendez pas à des scores de baby-foot !). Ceci dit, lorsque vous marquez, pour peu que vous soyez un peu dans l'ambiance, ça peut vite partir en chambrage et en célébration bizarre !
Reste également le côté original du concept, les jeux de société proposant des simulations de sport n'étant pas si courants que ça.
En ce qui concerne le prix, ce jeu peut se dénicher assez facilement pour une dizaine d'euros.
Le conseil tactique de la Rédac : en défense, il est évidemment préférable de jouer un gardien si vous le pouvez plutôt qu'un corner (trop aléatoire). En attaque, n'hésitez pas au contraire à tenter un penalty dans la surface plutôt qu'un tir direct, les chances de marquer seront largement plus grandes.
[1] Voici les critères retenus pour notre sélection :
- des jeux de société relativement anciens (années 70/80, voire tout début des années 90)
- des jeux peu connus (rien d'aussi courant que le Uno ou le Risk par exemple)
- des jeux encore trouvables d'occasion, et à des prix raisonnables (ça ne servirait pas à grand-chose que l'on aborde des machins que personne ne peut se procurer)
- des jeux présentant tous un intérêt véritable (par leur mécanique, leur originalité, leur côté amusant, etc.)
| + | Les points positifs | - | Les points négatifs |
|
|
Publié le
4.4.19
Par
Nolt
On découvre les débuts de l'inspecteur John McClane dans une préquelle sobrement et logiquement intitulée Die Hard.
L'agent McClane débute sa carrière dans la foule, le bruit et la saleté du New York des années 70. Il arpente les rues, avec un instructeur qui se révèle être un abruti totalement antipathique, sans pour autant se départir de son petit sourire en coin et de ses répliques sarcastiques.
Déjà à l'époque, John attirait les ennuis. Il va ainsi se retrouver sur la route d'une bande de terroristes qui prennent d'assaut un navire abritant les pontes de la ville, puis il devra faire face à une coupure de courant généralisée qui n'a rien d'un hasard.
C'est l'époque du disco. Du "fils de Sam". De la mutinerie d'Attica.
Et McClane assurait déjà.
Inutile de présenter la franchise Die Hard et ses cinq films tant Bruce Willis a su rendre charismatique son personnage de flic cool habitué aux emmerdes. Cette adaptation en comics permet de s'intéresser aux premiers pas du personnage, d'abord en uniforme puis en tant qu'inspecteur.
Le scénario est de Howard Chaykin (Bite Club), les dessins de Stephen Thompson et Gabriel Andrade Jr. Ce dernier s'en sort plutôt mieux en ce qui concerne la ressemblance physique avec Willis (avec toutefois une coupe d'époque, évidemment) mais globalement le style graphique est assez quelconque.
L'ouvrage est divisé en deux parties égales, l'une s'intéressant à un McClane encore simple agent, la seconde le montrant alors qu'il vient d'être fraîchement promu. L'ambiance des années 70 est assez bien rendue et Chaykin s'attache à conserver les codes des films sans pour autant retrouver
leur côté spectaculaire. L'on a droit au presque traditionnel passage par les exigus conduits d'aération (donnant lieu un parallèle avec l'enfance de John et son séjour au Vietnam, la seule bonne idée sur huit épisodes...), à un saut au-dessus du vide et à quelques fusillades mais l'ensemble ne brille guère par son originalité.Même les moments qui auraient pu être intéressants ou drôles, comme la première rencontre de McClane avec Holly Gennaro, s'avèrent poussifs et convenus. Quelques scènes, fort courtes, montrant John enfant ou en pleine guerre du Viêtnam peinent également à enrichir réellement le background du personnage. Un comble pour une série dont s'est pourtant le but premier.
Au final, l'on se dit que Chaykin est plutôt passé à côté du sujet, peut-être à cause d'une paralysie liée à la trop grande popularité d'un McClane qu'il ne parvient pas à s'approprier réellement. Il manque trop de choses au récit (de l'humour, une véritable tension, de l'inattendu...) pour ne pas en sortir déçu.
Pour ce qui est de la VF, sortie en 2011, l'on a droit aux traditionnelles bourdes paniniennes, du genre "Elle ne sait jamais si aller tout droit ou prendre un raccourci.", "Russ Ciardello voit l'occasion de fuir son mariage s'envoler" ou encore "l'habituelle rengaine du policier qui ne se fie pas des bourgeois". Autrement dit, optez pour la VO si vous le pouvez.
Un piège de papier qu'il faudra plus de 58 minutes pour lire mais qui risque bien de vous faire passer une journée en enfer.
Dispensable.
| + | Les points positifs | - | Les points négatifs |
|
|
Publié le
2.4.19
Par
Nolt
On s'attaque aujourd'hui à du lourd : Titan, l'un des plus mauvais films de SF de ces dernières années.
Et pourtant ça partait bien... dans un futur proche, la planète Terre est devenue quasiment inhabitable. Pour faire simple, c'est devenu un gros merdier pollué et infertile. Du coup, ça craint, il faut trouver une solution pour sauver l'humanité. Ben oui, une espèce qui a réussi à saccager son lieu de vie, ça serait dommage de ne pas la préserver.
Les experts proposent de s'expatrier sur Titan, l'un des satellites naturels de Saturne, qui a l'avantage de posséder une atmosphère dense. Bon, autant le dire, ça n'en fait tout de même pas non plus une destination de rêve puisqu'il faut respirer du diazote, résister à une température moyenne de - 179 degrés et faire avec des lacs d'hydrocarbure.
Qu'à cela ne tienne ! Les scientifiques décident d'adapter les humains à ces conditions extrêmes grâce à un traitement de choc qui va modifier l'ADN de quelques volontaires triés sur le volet.
C'est certain, ce n'est pas très vraisemblable, mais disons qu'il y avait de quoi faire quelque chose de sympa. Malheureusement, le résultat est lamentable.
On ne sait même pas par où commencer tellement ça regorge de défauts. Bon, la réalisation de Lennart Ruff est globalement d'un ennui épouvantable. C'est lent, c'est long, c'est mou, surnagent juste quelques scènes liées aux transformations, et encore. Vers la fin, on a même droit à de pseudo scènes d'action dignes d'un mauvais téléfilm des années 90.
Sam Worthington, dans le rôle principal, est aussi expressif et charismatique qu'une asperge atteinte de neurasthénie chronique. Même quand il a encore une apparence humaine hein, parce qu'après, forcément, il est tranquille, il n'a même plus besoin de faire semblant de jouer.
Mais le pire est évidemment le scénario de Max Hurwitz. Attention, à partir de là, il va y avoir de gros spoilers (je vous révèle carrément la fin, car il faut absolument aborder cette partie), donc si vous continuez, soit vous avez déjà vu ce film (dans ce cas, on compatit), soit vous n'avez pas le projet de le voir un jour
(ça vous permettra de ne pas gaspiller 1h37).L'intrigue est débile au plus haut point. Il est question, normalement, de "sauver l'humanité". Deux solutions donc. Soit on impose le traitement médical à tout le monde, ce qui est impossible parce que le taux de mortalité est proche de 100 %, soit on envoie quelques spécimens transformés sur Titan, dans le but de procréer là-bas. Et ça, ce n'est pas possible non plus car il ne reste finalement qu'un survivant, mâle, et que, de toute façon, il n'a plus rien d'humain.
Abordons la transformation, attention, elle est gratinée ! Les cobayes perdent leurs cheveux, ils sont atteints d'une desquamation sévère, ils deviennent agressifs, ne supportent plus les températures modérées et deviennent... bleus, ou vaguement transparents. Pour ceux qui survivent (deux seulement), ça va encore plus loin : ils n'ont plus de cordes vocales et communiquent par le toucher ou grâce à de basses fréquences inaudibles par l'humain moyen, leur visage est monstrueux, ils développent des branchies, leurs majeurs et leurs annulaires sont soudés, ils ont des tentacules qui leur sortent d'on ne sait où, bref, des bêtes de foire.
Au niveau de l'expérience, c'est donc a priori un ratage complet. Quand tu vois le bestiau, même sans avoir de bases scientifiques solides, tu te rends bien compte que le prix Nobel, ce n'est pas pour demain.
Malgré ça, la NASA envoie quand même le machin sur Titan. Tout seul (de toute façon, il n'a plus d'organe reproducteur, ah tiens, j'avais oublié de le préciser ça). Et alors que sa femme a empêché qu'on lui efface la mémoire (ce qui aurait été finalement une preuve de compassion), le voilà donc loin des siens, transformé, isolé sur un monde hostile. Et totalement inutile, puisqu'il ne va rien repeupler et que les Terriens volontaires pour suivre son exemple ne vont clairement pas se bousculer au portillon.
Rares sont les films qui n'ont à ce point aucun sens. Il ne s'agit pas d'une réflexion sur le futur de l'humanité, ni sur ce qui fait de nous des êtres humains, il ne s'agit pas d'une mise en garde écologique,
encore moins d'un propos quelconque sur la science. Ce n'est pas non plus un bon divertissement, encore moins un film à la dimension dramatique maîtrisée (même si la lenteur de certaines scènes et le pathos exagéré essaient d'insuffler un peu de sentiments au milieu de la connerie ambiante). Il n'y a ni message, ni conclusion cohérente, ni propos construit. Et les personnages n'ont pas le moindre intérêt, ils sont tous parfaitement interchangeables et l'on ne sait rien de leurs motivations.Un vide cosmique.
Quant aux paysages de Titan, ils sont réduits à une scène de quelques secondes, tout à la fin. Si vous aviez été tentés par la promesse du titre ou celle de la cover du DVD, ben vous vous êtes bien fait avoir.
Tout est tellement nul que même l'accroche sur le boitier DVD est à l'avenant : "La science n'est plus une fiction." Mais, ça veut dire quoi bordel ? Avant, ça l'était ? Évidemment que non ! Si encore ils avaient chié un truc du genre "le transhumanisme n'est plus une fiction", ou quelque chose d'approchant... ça aurait eu un sens, mais "la science n'est plus une fiction"... misère.
Si après ça vous avez encore envie de voir ce truc, c'est dispo à moins de 10 euros chez TF1 Vidéo. Non mais, pour eux, jusqu'à présent, la science-fiction c'était une naine magique qui claque des doigts, donc là, forcément, ils se sont dit qu'ils tenaient quelque chose...
Pas vite vu, parce qu'on sent douloureusement passer chaque minute, mais vite oublié.
![]() |
— Heu, maman… papa, il n’a pas
l’air bien là…
— Voyons poussin, tu sais bien qu’il n’est pas
du matin.
|
| + | Les points positifs | - | Les points négatifs |
|
|
Publié le
30.3.19
Par
Nolt
Sectes, espace et dieux anciens sont au menu de Brink.
Cette fois, c'est fait, l'humanité a réussi à rendre la Terre totalement inhabitable. Ce qui reste de la population vit maintenant dans de gigantesques constructions spatiales, appelées Habitats. Ces Habitats sont surpeuplés,
régentés par de puissantes corporations. Les plus riches habitants disposent d'espaces énormes alors que la majeure partie de la populace est entassée dans de minuscules appartements. Pour supporter cet exode et les conditions de vie pour le moins dégradées, tout le monde tape allègrement dans le Nudge, un puissant antidépresseur.Au milieu de tout ça, la DSH (Division de la Sécurité de l'Habitat) tente de maintenir un semblant d'ordre, notamment en enquêtant sur les crimes des sectes, ces dernières pullulant et se montrant de plus en plus dangereuses. C'est lors d'une enquête a priori banale que Bridget Kurtis et son collègue, Carl Brinkmann, vont être confrontés à une étrange menace. Certains évoquent un géant, dieu de l'espace, dont l'éveil est imminent. Et puis il y a ces propos incompréhensibles : le Cœur Lépreux, le Faible Thêta, Mélancholema, Phale Cronozon...
Un délire sectaire de plus, sans doute. À moins que tout cela n'ait un épouvantable fond de vérité.
Attention amis lecteurs, les éditions Akileos viennent de mettre la main sur une excellente série, probablement le comic SF le plus excitant depuis Low ou Descender, c'est dire la qualité du titre.
Le scénario est de Dan Abnett (bien connu pour son travail chez Marvel sur des titres comme Nova ou Guardians of the Galaxy), les dessins sont, eux, signés Ian "I.N.J." Culbard (qui a notamment illustré des adaptations de célèbres récits, comme Le Chien des Baskerville ou Les Montagnes Hallucinées, également en VF chez Akileos).
Une équipe 100 % britannique donc. Brink a d'ailleurs été initialement publié dans la célèbre revue anglaise 2000 AD.
Bon alors, de quoi ça parle ? Ce serait en gros un banal polar spatial ? Eh bien non, c'est beaucoup, beaucoup plus que ça ! Abnett parvient, dans une atmosphère tendue, à mélanger science-fiction pure, surnaturel "réaliste", mythes effrayants (flirtant du côté des Grands Anciens de Lovecraft) et science bien réelle. Ce qui donne un cocktail savoureux et extrêmement addictif.
Le cadre, oppressant, désenchanté, incitant à la paranoïa, est particulièrement bien pensé. Même s'il s'agit d'un univers coloré,
doux en apparence, il est loin d'inspirer confiance. Les auteurs parviennent à rendre l'atmosphère si particulière d'un monde constamment sous pression, hésitant entre fuite en avant et dépression plus ou moins contrôlée.Le récit repose essentiellement sur le personnage de Bridget, héroïne atypique et loin des stéréotypes sexy habituels. La jeune femme, après quelques coups durs, va se lancer dans une longue enquête aux ramifications insoupçonnées. L'intrigue, brillamment écrite, devient de plus en plus complexe au fil des épisodes. Et lorsque l'on pense enfin tenir la bonne explication, un élément supplémentaire vient totalement changer notre vision des évènements.
Enfin, graphiquement, malgré quelques maladresses au niveau des postures, c'est également une réussite, même si le style de Culbard est loin d'être forcément impressionnant ou facile d'accès au premier regard. En fait, si le dessinateur avait peiné à rendre le côté majestueux et menaçant de certaines scènes dans Les Montagnes Hallucinées (titre évoqué plus haut), il parvient ici à donner aux Habitats le côté artificiel indispensable à leur crédibilité. Le travail sur les couleurs aide notamment à imprégner les différents lieux d'une atmosphère bien spécifique, même si les décors sont parfois simplistes, voire simplement remplacés par un fond uni.
Passionnant, étonnant et d'une grande maîtrise, Brink s'impose comme un incontournable des comics SF, et probablement l'une des œuvres majeures d'Abnett.
Sortie prévue le 15 mai. Ouvrage de 270 pages reprenant les trois premiers livres (ou saisons) de la série, qui forment une histoire complète.
Vivement conseillé.
| + | Les points positifs | - | Les points négatifs |
|
|
Publié le
27.3.19
Par
Nolt
Gros plan aujourd'hui sur Summer of 84, qui sort le mois prochain en DVD et Blu-Ray.
Été 1984, États-Unis. Le jeune Davey Armstrong habite une petite banlieue tranquille, où tout le monde se connaît. Régulièrement, il se réunit avec ses amis pour des "chasses à l'homme" nocturnes, histoire de se donner quelques frayeurs et de profiter d'une enfance sur le point de se terminer.
Mais un jour, tout bascule. Alors que la région est depuis quelque temps frappée par les actes atroces d'une tueur en série qui cible particulièrement des adolescents, Davey en vient à soupçonner l'un de ses voisins. Ce dernier est pourtant policier, mais ses agissements et divers indices finissent par persuader Davey et sa petite bande de le surveiller de près.
Entre premiers émois amoureux, jeux d'enfant et enquête qui pourrait bien se révéler dangereuse, cet été 1984 risque bien d'être mouvementé... et à jamais gravé dans les mémoires.
Disponible en VOD depuis décembre dernier, ce film américano-canadien sort en DVD et Blu-Ray le 9 avril prochain, chez L'Atelier d'Images.
Si les réalisateurs, François Simard, Anouk Whissell et Yoann-Karl Whissell, ont parfaitement réussi à retranscrire une chose, c'est cette atmosphère particulière, liée à la fin de l'enfance et au début de l'adolescence, période où les drames côtoient les fous-rires, où tout semble possible et où il faut pourtant composer avec les contraintes imposées par les adultes.
Le casting est plutôt réussi, avec de jeunes acteurs qui incarnent parfaitement les archétypes qui composent la bande : le héros, l'intello, le gros au grand cœur, le rebelle, la fille sexy...
En ce qui concerne l'ambiance années 80, mis à part un Cruel Summer des Bananarama et les talkies-walkies qui remplacent les téléphones portables, on ne peut pas dire que ça regorge de références (même si certaines sont parfois à remarquer dans le décor, comme un jeu sur une armoire par exemple). Le récit pourrait finalement se dérouler à n'importe quelle époque.
Nul doute que les auteurs cherchent sans doute à surfer un peu sur le succès de Stranger Things, même si les points communs se limitent à l'ambiance et à l'époque (pas d'éléments fantastiques dans Summer of 84 par exemple).
Bizarrement, on a pu voir ici ou là des commentaires évoquer Stand by Me, voire Les Goonies... alors qu'il n'y a pas le moindre rapport avec ces films (si ce n'est le jeune âge des protagonistes, mais ça reviendrait à dire que tous les films avec des adultes ont un point commun, ce qui ne semble pas
d'une pertinence folle). Non, en réalité, si Summer of 84 se rapproche d'un film, c'est plutôt de Paranoïak, avec Shia Labeouf. L'intrigue est très proche et certaines scènes presque identiques, si ce n'est le personnage plus âgé dans Paranoïak.Là où les auteurs parviennent vraiment à surprendre, c'est dans la conclusion de cette histoire, pourtant assez prévisible pour l'essentiel. Bien que l'on n'en dévoilera évidemment rien, la fin permet à elle seule, par sa violence et son côté amer, de donner à l'ensemble une dimension tragique assez inattendue.
En ce qui concerne l'efficacité de la narration et de la réalisation en général, aucun souci si l'on aime ce genre de films, le spectateur se laissera prendre au jeu et se délectera de l'aspect thriller, générant de gentils frissons, et des quelques vannes qui parsèment le récit. L'on peut regretter que les personnages secondaires ne soient pas un peu plus développés, d'autant que la centaine de minutes qui constituent ce film passent très vite et que quelques scènes supplémentaires auraient été les bienvenues.
Au niveau des bonus, le DVD comprend les bandes-annonces, un petit bêtisier fort sympathique, et les commentaires audio des réalisateurs (ces derniers étant Québecois, les commentaires sont en français). En ce qui concerne les versions du film, vous pourrez choisir entre la VF et une VOST. On vous conseille grandement de regarder en VO, ne serait-ce que pour bénéficier d'une prestation bien plus convaincante des acteurs.
Disponible le 9 avril (14,99 € en DVD, 19,99 € en Blu-Ray).
Un film agréable, reposant sur la nostalgie et un casting charismatique.
À voir !
| + | Les points positifs | - | Les points négatifs |
|
|
























