Publié le
14.6.17
Par
Nolt
Sorti il y a quelques jours, c'est sur le premier opus de Justice League, version Rebirth, que nous nous penchons aujourd'hui.
Nous vous l'avons expliqué il y a peu de temps dans un article consacré à la nouvelle ère de DC Comics, appelée Rebirth, nous sommes en face d'un relaunch classique mais porté par une idée potentiellement énorme. Du coup, l'on s'est dit que l'on allait suivre ça de près, et notamment voir ce que cette plus ou moins vraie-fausse évolution peut donner pour l'équipe la plus emblématique de l'éditeur.
Ce premier tome de Justice League, écrit par Bryan Hitch et dessiné par Hitch également, ainsi que Tony S. Daniel et Jesus Merino, contient le Justice League Rebirth #1 et les Justice League (nouvelle version) #1 à #5. Un premier arc... plus que décevant.
Quel choix étrange de donner le scénario de l'on-going phare à Hitch, certes très bon dessinateur mais beaucoup moins à l'aise avec l'écriture.
Essayons déjà de voir en gros de quoi il est question.
Le monde doit faire face à de multiples tremblements de terre mais aussi à l'attaque d'entités géantes très étranges, constituées d'être humains, qui souhaitent mettre un terme à l'humanité pour des raisons disons... pour le moins vagues. Toute la bande d'encapés essaye évidemment de les contrer. Batman, Flash, Wonder Woman, mais aussi Simon Baz et Jessica Cruz (deux Green Lantern) et le nouveau Superman (qui est en fait l'ancien, venu d'un monde parallèle, et qui prend la place du Supes de l'ère Renaissance) vont tout faire pour les mettre en échec.
Là, dans ces quelques phrases, vous avez très exactement tous les six épisodes de résumés. On démarre au milieu de l'action, par des
combats, et cela se poursuit tout du long. C'est chiantissime. Mais vraiment, ennuyeux à mourir.Les personnages ne sont pas du tout développés ou simplement caractérisés. Sans forcément une présentation "classique", quelques scènes peuvent en général en dire long sur leur passé, leur psychologie, etc. Or, ici, il n'y a rien de tout ça. Les protagonistes sont parfaitement vides et interchangeables. Autrement dit, si vous êtes un nouveau lecteur intéressé par cette soi-disant nouvelle "porte d'entrée", vous n'allez rien apprendre sur ces héros et vous n'éprouverez de l'empathie pour aucun d'eux.
Du coup, l'on se dit que le récit s'adresse alors aux fans, aux habitués. Mais même pas. Tout est convenu, prévisible, sans aucune dramatisation, aucun moment intimiste, aucun humour, rien. Le seul début de quelque chose, si l'on peut dire, au milieu de ce néant, c'est l'embryon de relation entre Batman et le nouveau Superman, le premier se méfiant du second.
Outre le fait que le côté paranoïaque de Batman n'ait rien de fondamentalement nouveau, cet aspect de l'intrigue est de toute façon minime.
Ce qui est hallucinant quand même, c'est que, autant l'on peut comprendre qu'une série s'essouffle au bout d'un certain temps, autant démarrer les premiers numéros en étant déjà en apnée
, ça n'augure quand même pas grand-chose de bon (on est loin de certains épisodes de la fin de la période précédente, cf. cet article).De ces 120 planches de BD, l'on ne retient que cette action chaotique omniprésente et sans intérêt. Impossible de se passionner pour l'intrigue, inexistante, et impossible de s'intéresser aux péripéties touchant des personnages que l'auteur ne prend pas la peine d'installer, même sur une demi-planche (mis à part un peu Superman, et encore).
Comment diable les pontes de DC Comics ont-ils pu valider ça ? Ou alors ils lisent vraiment en diagonale et savent que, de toute façon, que ce soit bon ou pas, ça se vendra. Avantage du cynisme appliqué au marché de niche. Ou alors ils sont incompétents au point de faire passer Panini pour un véritable éditeur.
Bon, sinon, graphiquement, pas de souci. C'est très joli.
Niveau VF, nickel. Edmond Tourriol encore une fois à l'œuvre, et on sait que ce n'est pas le manchot de la bande. Par contre, le petit texte introductif (qui est, je pense, une production interne) donnait des sueurs froides au départ, avec une coquille (sans importance, ça peut arriver) mais aussi une belle grosse boulette : "palier à". Alors, c'est "pallier" déjà, avec deux "l", et c'est un transitif direct, sans "à". Par exemple on ne dit pas "pour palier à ce problème" (deux fautes, la phrase ne veut rien dire) mais "il faudrait de bons correcteurs pour pallier les insuffisances des rédacteurs" (texte propre).
Enfin, globalement, pas de quoi râler, Urban propose les habituels (et pratiques pour les novices) topos sur les personnages. L'ouvrage est également complété par des variant covers, un sketchbook (un poil petit question taille) et des comparaisons entre les looks actuels des persos et leurs versions précédentes.
Un vrai sérieux dans l'adaptation, mais une couillonnade pure au niveau de l'intérêt de ce truc, écrit avec les pieds.
| + | Les points positifs | - | Les points négatifs |
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Publié le
8.6.17
Par
Nolt
Petit retour sur une nouvelle de Stephen King un peu particulière et intitulée Ur.
Le contexte de la publication de ce récit est déjà en soi assez inhabituel. Il s'agit d'une nouvelle ayant accompagné la sortie du tout premier modèle de Kindle d'Amazon. Ce n'était donc à la base disponible que sur ce support, afin d'en faire la promotion. King a d'ailleurs intégré le fameux Kindle (cf. cet article pour découvrir les avantages et inconvénients de la version Paperwhite, il s'agit d'un point de vue de lecteur, non d'un partenariat) à son histoire (et de belle manière, comme nous allons le voir).
Cette nouvelle a depuis été remaniée et publiée en 2015 (2016 en VF) dans le recueil Le Bazar des Mauvais Rêves, lui aussi un peu à part puisqu'il contient des nouvelles inédites, des versions révisées de nouvelles plus anciennes, ou encore Sale Gosse, une nouvelle (numérique) à la base exclusivement réservée au public français et allemand.
Mais intéressons-nous tout d'abord à cette énigmatique Ur.
Bien que cela fasse penser à l'éventuel prénom d'un homme de Néandertal ou au cri de joie d'un sanglier, Ur est en réalité une fonction à part dans le menu Kindle qu'un professeur vient tout juste d'acquérir. Wesley Smith est un passionné de littérature, un amoureux des livres, mais après une rupture quelque peu... violente, il se met en tête de se moderniser, histoire de prendre une revanche aussi relative que puérile sur son ex.
Wesley reçoit ce qu'il imagine encore être un simple "gadget" et prend possession d'un modèle rose [1] apparemment non commercialisé. Mieux encore, il découvre dans le menu de son appareil les fonctions Ur. Il va alors comprendre que son Kindle peut télécharger les œuvres des auteurs de... mondes parallèles. Stupéfait, il se met notamment à lire Les Chiens de Cortland, un roman d'Hemingway totalement inédit. Du moins, dans ce monde-ci.
La nouvelle n'est pas très longue (surtout pour du King) mais très bien ficelée. Comme toujours, l'auteur parvient à rendre ses personnages crédibles et attachants avec une aisance déconcertante. En plus du fait que le texte soit très bon, il convient de préciser qu'il se rattache à la mythologie de la Tour Sombre [2]. Non seulement à cause, bien entendu, des univers parallèles, mais aussi par le biais de petits détails ou de protagonistes très inquiétants.
Rien de totalement indispensable pour ceux qui s'intéressent à The Dark Tower, mais plutôt agréable si l'on veut prolonger le plaisir et rassembler le plus d'éléments possibles sur ce multivers passionnant.
Le recueil contient de petites pépites, des textes plus expérimentaux (de la poésie pas franchement convaincante), des nouvelles assez courtes et anecdotiques et, comme nous l'avons vus, d'anciens textes remaniés. Le procédé en lui-même génère quelques interrogations légitimes.
Stephen King explique (dans l'avant-propos de l'ouvrage et les textes introductifs qui accompagnent chaque nouvelle et les resituent dans leur contexte) qu'une histoire n'est jamais totalement terminée, qu'un auteur peut décider, indéfiniment, de la modifier, corriger, réviser.
C'est un peu étrange comme point de vue. Lorsque cela concerne la longue saga de La Tour Sombre, écrite
sur plusieurs décennies, sans trop savoir, de son propre aveu, où King mettait les pieds, l'on peut aisément comprendre l'envie de revoir les premiers jets publiés, afin de rendre le tout plus cohérent. Lorsqu'il s'agit de textes isolés (nouvelles ou romans), cette intervention est déjà plus difficilement justifiable.
Un individu, et donc a fortiori un auteur n'ayant jamais vraiment fini d'apprendre son Art, change tout au long de sa vie. Il est normal qu'à 20 ans, l'on n'écrive pas de la même manière qu'à 30. Ou 40. Il y aurait non seulement un côté quelque peu schizophrénique à réécrire perpétuellement d'anciens textes avec la vision, pas plus parfaite d'ailleurs, du présent, mais c'est aussi nier ce que l'auteur a été. Et si l'on a été particulièrement prolifique, il vaut mieux, à 50 ou 60 ans, se préoccuper de ses écrits actuels plutôt que de chercher à adapter indéfiniment les anciens. Le King de 40 ans était suffisamment bon et rigoureux pour que le King de 60 balais n'ait pas à venir passer la gomme derrière lui.
Il est nécessaire à un moment de laisser l'œuvre vivre d'elle-même, dans l'esprit des lecteurs. Tant qu'elle n'est pas publiée, c'est le moment pour bosser, modifier, revoir mille fois la même phrase, la même scène. Mais une fois le document de travail transformé en livre, il faut lui souhaiter bon vent et ne plus aller farfouiller dans son moteur. Car la seule manière d'ôter toute imperfection d'une histoire, c'est de ne pas l'écrire. Cette quête de la perfection a tout son sens en amont, pendant l'écriture, mais plus du tout (sauf correction de coquilles par exemple) ensuite.
Bon, évidemment, s'il y a bien un auteur à qui l'on va passer quelques excentricités ou coquetteries, c'est bien le vieux briscard du Maine. M'enfin, le sujet méritait d'être abordé.
Pour en revenir au recueil, n'hésitez pas à vous procurer ce Bazar des Rêves (surtout si vous n'aviez pas déjà lu les fameuses nouvelles à la publication "spéciale" que sont Ur et Sale Gosse). C'est un bon gros bouquin, dans lequel l'on se perd avec plaisir, guidé par un vieil ami. Et comme toujours, la magie est là. Les frissons, le sentiment de déjà-vu parfois, l'amertume, l'émotion, tout est identique mais différent. Et toujours aussi excitant, que ce soit la balade d'un gamin sur son vélo, le menant à une aire de repos désaffectée, une dune étrange que l'on pensait prévisible et qui offre un gros retournement de situation, un accrochage en voiture, une compétition de feux d'artifice qui tourne mal, tout cela offre l'essentiel et un peu plus. Du divertissement, certes, mais aussi, sous la surface, des réflexions pas si simplistes que les monstres et les choses de la nuit pourraient le faire croire. Car King aborde aussi des questions morales, sociétales et philosophiques. Avec une élégance et une universalité qui manquent souvent aux écrivains "sérieux".
Très conseillé.
[1] King a réellement reçu, à l'époque, un modèle unique de couleur rose.
[2] cf. notamment cet article.
Le contexte de la publication de ce récit est déjà en soi assez inhabituel. Il s'agit d'une nouvelle ayant accompagné la sortie du tout premier modèle de Kindle d'Amazon. Ce n'était donc à la base disponible que sur ce support, afin d'en faire la promotion. King a d'ailleurs intégré le fameux Kindle (cf. cet article pour découvrir les avantages et inconvénients de la version Paperwhite, il s'agit d'un point de vue de lecteur, non d'un partenariat) à son histoire (et de belle manière, comme nous allons le voir).
Cette nouvelle a depuis été remaniée et publiée en 2015 (2016 en VF) dans le recueil Le Bazar des Mauvais Rêves, lui aussi un peu à part puisqu'il contient des nouvelles inédites, des versions révisées de nouvelles plus anciennes, ou encore Sale Gosse, une nouvelle (numérique) à la base exclusivement réservée au public français et allemand.
Mais intéressons-nous tout d'abord à cette énigmatique Ur.
Bien que cela fasse penser à l'éventuel prénom d'un homme de Néandertal ou au cri de joie d'un sanglier, Ur est en réalité une fonction à part dans le menu Kindle qu'un professeur vient tout juste d'acquérir. Wesley Smith est un passionné de littérature, un amoureux des livres, mais après une rupture quelque peu... violente, il se met en tête de se moderniser, histoire de prendre une revanche aussi relative que puérile sur son ex.
Wesley reçoit ce qu'il imagine encore être un simple "gadget" et prend possession d'un modèle rose [1] apparemment non commercialisé. Mieux encore, il découvre dans le menu de son appareil les fonctions Ur. Il va alors comprendre que son Kindle peut télécharger les œuvres des auteurs de... mondes parallèles. Stupéfait, il se met notamment à lire Les Chiens de Cortland, un roman d'Hemingway totalement inédit. Du moins, dans ce monde-ci.
La nouvelle n'est pas très longue (surtout pour du King) mais très bien ficelée. Comme toujours, l'auteur parvient à rendre ses personnages crédibles et attachants avec une aisance déconcertante. En plus du fait que le texte soit très bon, il convient de préciser qu'il se rattache à la mythologie de la Tour Sombre [2]. Non seulement à cause, bien entendu, des univers parallèles, mais aussi par le biais de petits détails ou de protagonistes très inquiétants.
Rien de totalement indispensable pour ceux qui s'intéressent à The Dark Tower, mais plutôt agréable si l'on veut prolonger le plaisir et rassembler le plus d'éléments possibles sur ce multivers passionnant.
Le recueil contient de petites pépites, des textes plus expérimentaux (de la poésie pas franchement convaincante), des nouvelles assez courtes et anecdotiques et, comme nous l'avons vus, d'anciens textes remaniés. Le procédé en lui-même génère quelques interrogations légitimes.
Stephen King explique (dans l'avant-propos de l'ouvrage et les textes introductifs qui accompagnent chaque nouvelle et les resituent dans leur contexte) qu'une histoire n'est jamais totalement terminée, qu'un auteur peut décider, indéfiniment, de la modifier, corriger, réviser.
C'est un peu étrange comme point de vue. Lorsque cela concerne la longue saga de La Tour Sombre, écrite
sur plusieurs décennies, sans trop savoir, de son propre aveu, où King mettait les pieds, l'on peut aisément comprendre l'envie de revoir les premiers jets publiés, afin de rendre le tout plus cohérent. Lorsqu'il s'agit de textes isolés (nouvelles ou romans), cette intervention est déjà plus difficilement justifiable.Un individu, et donc a fortiori un auteur n'ayant jamais vraiment fini d'apprendre son Art, change tout au long de sa vie. Il est normal qu'à 20 ans, l'on n'écrive pas de la même manière qu'à 30. Ou 40. Il y aurait non seulement un côté quelque peu schizophrénique à réécrire perpétuellement d'anciens textes avec la vision, pas plus parfaite d'ailleurs, du présent, mais c'est aussi nier ce que l'auteur a été. Et si l'on a été particulièrement prolifique, il vaut mieux, à 50 ou 60 ans, se préoccuper de ses écrits actuels plutôt que de chercher à adapter indéfiniment les anciens. Le King de 40 ans était suffisamment bon et rigoureux pour que le King de 60 balais n'ait pas à venir passer la gomme derrière lui.
Il est nécessaire à un moment de laisser l'œuvre vivre d'elle-même, dans l'esprit des lecteurs. Tant qu'elle n'est pas publiée, c'est le moment pour bosser, modifier, revoir mille fois la même phrase, la même scène. Mais une fois le document de travail transformé en livre, il faut lui souhaiter bon vent et ne plus aller farfouiller dans son moteur. Car la seule manière d'ôter toute imperfection d'une histoire, c'est de ne pas l'écrire. Cette quête de la perfection a tout son sens en amont, pendant l'écriture, mais plus du tout (sauf correction de coquilles par exemple) ensuite.
Bon, évidemment, s'il y a bien un auteur à qui l'on va passer quelques excentricités ou coquetteries, c'est bien le vieux briscard du Maine. M'enfin, le sujet méritait d'être abordé.
Pour en revenir au recueil, n'hésitez pas à vous procurer ce Bazar des Rêves (surtout si vous n'aviez pas déjà lu les fameuses nouvelles à la publication "spéciale" que sont Ur et Sale Gosse). C'est un bon gros bouquin, dans lequel l'on se perd avec plaisir, guidé par un vieil ami. Et comme toujours, la magie est là. Les frissons, le sentiment de déjà-vu parfois, l'amertume, l'émotion, tout est identique mais différent. Et toujours aussi excitant, que ce soit la balade d'un gamin sur son vélo, le menant à une aire de repos désaffectée, une dune étrange que l'on pensait prévisible et qui offre un gros retournement de situation, un accrochage en voiture, une compétition de feux d'artifice qui tourne mal, tout cela offre l'essentiel et un peu plus. Du divertissement, certes, mais aussi, sous la surface, des réflexions pas si simplistes que les monstres et les choses de la nuit pourraient le faire croire. Car King aborde aussi des questions morales, sociétales et philosophiques. Avec une élégance et une universalité qui manquent souvent aux écrivains "sérieux".
Très conseillé.
[1] King a réellement reçu, à l'époque, un modèle unique de couleur rose.
[2] cf. notamment cet article.
| + | Les points positifs | - | Les points négatifs |
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Publié le
29.5.17
Par
Nolt
Des scientifiques de Berkeley (université de Californie) ont mis ce mois une vidéo en ligne présentant leur création (une IA) en train
de jouer à Mario Bros ou d’explorer le dédale de couloirs de Doom. Et mine de
rien, c’est… ahurissant.
Alors, ahurissant, pas au
niveau des prouesses de « gaming », comme on va le voir, mais déjà
par rapport à la motivation de cette IA. En effet, qu’une intelligence
artificielle puisse jouer à un jeu n’a rien de bien nouveau, il suffit de créer
un programme approprié et d’ordonner à l’IA d’essayer de gagner. Par cette
méthode, certains jeux (une forme basique de Poker par exemple) ont même été « résolus »,
ce qui signifie que l’on a trouvé la manière idéale de jouer, quelle que soit
la situation. Ici cependant, la création de Deepak Pathak, Pulkit Agrawal,
Alexei A. Efros et Trevor Darrell, joue par… curiosité.
C’est cela qui est absolument
stupéfiant. L’IA joue à Mario pour voir ce que peut bien être ce truc. Pas spécialement
pour résoudre le jeu.
Bien entendu, l’IA a été
programmée pour être « curieuse », grâce à un système de récompense (appelé ICM pour Intrinsic Curiosity Modul) [1]. Là,
vous allez me dire « ah ben, du coup, c’est nul, ça n’a rien d’extraordinaire
puisqu’on l’incite à jouer de manière détournée ». Et pourtant, ce n’est
nullement de la « triche », puisque, en réalité, c’est exactement sur
la même base que fonctionne le cerveau humain (et celui de tous les
mammifères).
Sans aller trop loin dans l’aspect
technique, disons que lorsque le centre du plaisir est activé dans le cerveau
(par ce que l’on mange, par une activité sexuelle, etc.), nous sommes incités à
répéter cette action. Ce qui est d’ailleurs indispensable (à sa propre survie
en tant qu’individu et à la survie de l’espèce). Ce système de récompense est
donc tout à fait courant et naturel. C'est comme ça que vous apprenez également et que votre curiosité est stimulée.
Cette IA, encore maladroite,
apprend donc de la même manière que n’importe quel être humain. Le simple fait
d’arriver à recréer cela est énorme, sans doute plus encore sur le plan
philosophique que technique. Nous ne sommes plus très loin (en comparaison de l’Histoire
de l’humanité en tout cas) du moment où des problèmes éthiques majeurs vont se
poser.
Car, si une IA fait la
distinction entre récompense et punition (ces mêmes punitions qui servent
également à nous structurer, comme la douleur, la peine, un goût désagréable…),
alors nous ne sommes plus très loin d’une intelligence réelle. Avec ses propres
choix, certes conditionnés mais pas plus que les nôtres, et sa propre réalité.
Il faut bien comprendre que
cette réalité dont il est question est toujours relative mais que son
importance n’en est pas moins grande pour autant. Si vous écrasez une fourmi en
sortant de chez vous, vous ne le remarquerez sans doute pas. Et même si vous le
remarquez, à moins d’être très sensible, vous n’éprouverez rien. Votre réalité
n’est pas modifiée. Celle de la fourmi l’est par contre radicalement.
Si vous prenez votre véhicule
et que vous écrasez par mégarde un chat, la réalité du chat est bouleversée,
mais la vôtre (à moins d’être ce que l’on appelle vulgairement dans le jargon
scientifique « un gros con ») est impactée aussi.
Pourquoi ?
Pourquoi dans
un cas la mort d’un animal vous indiffère-t-elle, alors que dans l’autre, elle
vous touche ?
Parce que nous possédons une
réalité partagée.
On se fout de la fourmi non
parce que nous sommes insensibles, mais parce que la fourmi est trop éloignée
de nous pour déclencher des émotions (sauf dans des cas très spécifiques, comme
la fiction, cf. les romans de Werber).
Le chat, lui (les internautes
en mal de vues le savent bien), déclenche automatiquement de la sympathie. Il
est mignon, l’on est habitué à le voir, le caresser, le côtoyer. Lui aussi d’ailleurs
a adopté son comportement à cause de l’humain et des avantages qu’il lui
procure.
Autre exemple, très différent.
Imaginez un petit garçon ayant
perdu sa maman très tôt, alors qu’il était tout petit. Il ne se souvient plus de
son visage, il ne la reconnait même pas sur les rares photos qu’il possède. Elle
lui manque, mais elle lui échappe. Il existe cependant un dessin, un
autoportrait la représentant, qui le touche particulièrement. Parce qu’il
pense, avec ses mots à lui bien entendu, que ce dessin, fait de sa main,
représente parfaitement sa maman, ce qu’elle était, sa douceur, son talent.
Alors, le petit garçon, en grandissant, fait très attention à ce dessin. Le
papier est fragile, alors il l’abrite de la lumière, ne le sortant que de temps
à autre, pour l’admirer quand il en ressent le besoin, prenant garde à ce que
rien ne puisse le tacher ou l’écorner. Le manipulant avec un soin infini.
Alors qu’il devient un
adolescent intelligent et sympathique
, qu’il éprouve ses premiers sentiments
amoureux, il en vient parfois, en cachette, à sortir le beau portrait de sa
pochette, comme pour se rassurer. Mais aussi confier à sa maman tout ce qui le
touche, le peine, le rend joyeux. Parfois, rien qu’en voyant les traits fins
dessinant de petites ridules autour du regard clair de sa mère, le garçon a l’impression
qu’elle lui sourit. Qu’elle comprend. Et alors il est heureux.
, qu’il éprouve ses premiers sentiments
amoureux, il en vient parfois, en cachette, à sortir le beau portrait de sa
pochette, comme pour se rassurer. Mais aussi confier à sa maman tout ce qui le
touche, le peine, le rend joyeux. Parfois, rien qu’en voyant les traits fins
dessinant de petites ridules autour du regard clair de sa mère, le garçon a l’impression
qu’elle lui sourit. Qu’elle comprend. Et alors il est heureux.
Et puis un jour, son père
rentre dans sa chambre, il le voit encore en train de rien foutre, ou plutôt de
fixer cette saleté de dessin comme un benêt, alors il s'en saisit et le
déchire en morceaux. Hop, poubelle, fini le dessin !
Fin de l'anecdote. Que ressentez-vous ?
Normalement, à moins que ma
description ait été particulièrement maladroite, vous ressentez au minimum une
forme de colère pour ce père abject. Pourquoi ?
Parce qu’il a fait du mal à ce
petit garçon.
Faux, il ne lui a rien fait,
en réalité, il a juste déchiré un dessin.
Mais un dessin important quand
même…
Oh, faux encore, le type n’existe
pas, le dessin non plus. Ce sont juste des mots.
Pourtant, diriez-vous que ce
petit récit basique et improvisé vous a plus touché que la mort réelle d’une fourmi ?
Sans doute que oui.
Parce que la réalité décrite
est la vôtre. Vous avez eu une mère (ou avez ressenti le manque d’une mère),
vous possédez des objets auxquels vous tenez, tout cela est familier. Ça tape là où
ça fait mal. Vous éprouvez plus d'émotion pour un truc inventé qui correspond à votre réalité que pour une véritable forme de vie dont vous n'avez rien à battre.
OK, je me doute qu'à ce stade,
certains se disent « mais, on était parti sur de l’IA, qu’est-ce qu’il
vient nous emmerder avec ces histoires de chats, de fourmis et de portraits à
la con ? ».
J’y viens, ô noble lecteur casse-couille.
Ce que l’on considère comme
important, important au point de légiférer parfois dessus (contre la maltraitance
animale par exemple), n’est pas lié aux compétences intellectuelles ou même à l’état
organique. C’est lié à l’affect que l’on met dessus (ainsi, certains symboles, comme la swastika, seulement un dessin après tout, sont illégaux). La perception du réel va compter plus que le réel, si tant est que l'on parvienne à le définir.
Pendant cette expérience,
Pathak et ses collègues se sont rendu compte par exemple que l’IA faisait
demi-tour dans certains niveaux de Mario. Parce qu’elle se rendait compte de la
difficulté du binz et semblait avoir peur de… perdre son personnage. Elle n’avait
pas peur de perdre dans le jeu (car ne pas avancer constitue de toute façon un échec), elle
avait peur de perdre le petit bonhomme qu’elle manipulait et souhaitait
apparemment lui éviter le pire.
Je ne sais si c’est vrai, si
on peut l’interpréter ainsi, mais si c’est le cas, c’est un comportement
touchant, faisant partie d’un réel partagé, que l’on comprend.
Et si ce réel est partagé, alors nous nous soucierons de ces IA, même si elles n'ont pas de forme humaine (comme dans l'excellente série Real Humans où l'empathie est renforcée par l'aspect physique). Parce que ne pas s'en soucier serait, de notre point de vue,
atroce. Non pour elles, mais pour nous. Nous nous pensons si valeureux qu'il nous serait insupportable d'admettre notre froideur à l'égard d'une forme d'intelligence, alors que ce que nous préservons, par principe, ce n'est pas l'autre, ce sont nos affects.
atroce. Non pour elles, mais pour nous. Nous nous pensons si valeureux qu'il nous serait insupportable d'admettre notre froideur à l'égard d'une forme d'intelligence, alors que ce que nous préservons, par principe, ce n'est pas l'autre, ce sont nos affects.
Le sentiment chevaleresque n'a d'autre but que de préserver l'image que l'on a de soi, et non l'intégrité d'autrui.
Il existe bien des fantasmes
sur l’intelligence artificielle, ses dangers supposés, les évolutions futures
possibles. Que ce soit dans 2001, A Space Odyssey ou Matrix au
cinéma, ou le plus anecdotique La Semence du Démon en roman, l’IA est souvent
présentée comme potentiellement violente, insensible, terrifiante. Et même s’il
y a bien eu des tentatives pour la rendre humaine (il faut alors aller chercher
du côté d’Asimov ou Aldiss), elle restait, il faut le reconnaître, très hypothétique
quant à sa réelle capacité à « ressentir ».
Eh bien, en 2017, une IA qui
jouait à Mario a fait faire demi-tour à son perso parce qu’elle ne voulait pas
qu’il tombe dans un précipice. Ça me rend à la fois plein d’espoir pour le
futur des IA et plein d’amertume pour le comportement de l’Homme.
Bien entendu, si l’on ne prend
pas le temps d’analyser un peu la chose, ça peut sembler stupide. Mario n’est
qu’un amas de pixels.
Une fourmi informatique à l’échelle
de l’IA. Mais elle l’a épargné. Elle a éprouvé une forme d'inquiétude pour lui. Elle ne s'est pas dit "bah, je vais le précipiter dans la merde pour voir ce que ça fait", elle s'est dit "hey, attention, c'est dangereux, il vaut mieux pas y aller".
Et ça, non seulement c'est carrément intelligent, mais c'est incroyablement pas humain !
Et ça, non seulement c'est carrément intelligent, mais c'est incroyablement pas humain !
Nous, la première fois que nous avons joué à un jeu vidéo, nous avons cherché à gagner, sans nous poser de questions. On a même bien aimé voir les persos crever de mille manières (je ne reviens pas sur le côté jouissif d'un Barbarian).
Une IA vient d’avoir un
comportement plus éthique, sensible et prudent que celui d’un être humain à un
stade de développement pourtant supérieur.
C’est à la fois merveilleux et
infiniment triste.
Ça valait bien un article en tout cas.
Ça valait bien un article en tout cas.
Publié le
29.5.17
Par
Nolt
Le nouveau Jason Aaron est inspiré de la genèse et s'avère plutôt irrévérencieux et musclé. Tout de suite, le point sur le premier tome de The Goddamned, fraîchement disponible chez Urban Comics.
On vous en parlait dans le dernier Digest, voilà une série "indé" dont le pitch, basé sur l'Ancien Testament, rien que ça, soulève forcément la curiosité.
En gros, les premiers êtres humains créés par Dieu, Adam et Eve, auraient pu vivre éternellement dans un Éden parfait s'ils n'avaient pas déconné. En fait, ils se font virer au bout de quelques semaines (ah ben quand on sait pas se tenir...) avec leurs marmots, Caïn et Garfunkel. Ah non, Abel (je confonds toujours avec les deux autres). Là, Caïn, pas plus tenable que ses parents, bute carrément son frangin, obtenant ainsi le titre, peu recherché, de premier criminel de l'humanité.
Finalement, le Big Boss réalise qu'il n'a peut-être pas forcément eu sa meilleure idée lorsqu'il a créé l'Homme. Et comme il est un peu rancunier quand même, il décide de précipiter tout le monde dans un monde merdique.
C'est 1600 ans après ces faits que l'histoire commence, alors que Caïn, immortel, arpente une terre désolée et violente, à la recherche d'une manière de mettre fin à ses souffrances...
Forcément, avec Jason Aaron, scénariste de Scalped et Southern Bastards, l'on s'attendait à du badass, de la violence et du langage fleuri. Eh bien l'on n'est pas déçu. Ce premier tome, regroupant cinq chapitres, plante un décor plutôt hardcore. Le monde est un vaste dépotoir où des tribus de sauvages s'entretuent et se disputent un peu de viande ou de rares points d'eau. Le meurtre, la torture et le viol sont monnaie courante (ce qui n'est pas très loin du monde réel donc), et l'on peut même rencontrer de drôles de bestioles, du genre qui peuvent vous arracher la tête d'un coup de dent.
Le personnage de Caïn est l'archétype de l'anti-héros, désabusé, solitaire et habile à distribuer les gnons. Il sera amené à rencontrer diverses âmes en perdition, des sauvages aussi stupides que dangereux, mais aussi Noé en personne (occupé à la construction de son arche) ou encore une mère à qui l'on a arraché son fils.
C'est sombre, parfois drôle (la manière dont Adam et Eve se parlent, la façon
dont Caïn explique leur expulsion, ou encore le réveil dans la fosse à merde ne manquent pas d'humour noir), excessivement violent, tant au niveau de l'action (décapitations et autres charcutages) que des dialogues, très, très corsés.Cependant, l'on reste clairement sur sa faim.
Contrairement à l'univers mafieux complexe de Scalped ou aux Rednecks hétéroclites de Southern Bastards, le cadre est ici assez monotone (une sorte d'immense décharge à ciel ouvert) et les personnages sont, à de rares exceptions près, tous très semblables (des brutes sans compassion ni cervelle).
Il y a bien une forme embryonnaire de critique religieuse, qui rappelle de loin celle de Preacher, mais sans atteindre le degré de cynisme, d'inspiration et de sensibilité d'un Garth Ennis. Il reste donc surtout l'aspect trash, quelque peu indigeste car omniprésent et sans forcément un habile sous-texte pour le justifier.
Hormis l'atmosphère glauque, le ton désenchanté et les références divines, The Goddamned s'avère relativement convenu, présentant surtout une suite de combats bien bourrins et des ennemis aussi haïssables que caricaturaux. L'aspect graphique, sous les crayons de R-M Guéra, est à l'avenant : rugueux, effrayant, sanglant, sinistre mais également répétitif. Les planches sont loin d'être laides, mais mis à part un petit flashback dans l'Éden, elles finissent par s'uniformiser et générer une routine gênante.
Peut-être la suite évoluera-t-elle vers quelque chose de plus complexe, pour le moment en tout cas, passé l'effet de surprise, le récit, même s'il reste très lisible, peine à convaincre, surtout de la part d'un auteur de cette qualité.
Niveau bonus, l'on retrouve quelques études de personnages et une galerie de covers à la fin de l'ouvrage. La VF, comme souvent avec Urban, est soignée et sans aspérités.
À tester si le pitch vous titille et que vous n'êtes pas du genre à hurler au blasphème, tout en sachant néanmoins que c'est pour le moment la série "indy" la moins aboutie de l'auteur.
— Tu es un homme bon, je ne
croyais plus en leur existence.
— Il n’y en a jamais eu.
| + | Les points positifs | - | Les points négatifs |
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Publié le
27.5.17
Par
Virgul
Les sélections UMAC dans l'actu de la pop culture
-- INCONVENANT --
Reste Michael Fassbender, magnétique et mystérieux, qui sauvait presque Prometheus en 2012, mais qui, malgré un double-rôle ici, ne peut guère faire de miracles. Aucun frisson, aucune peur, aucune tension, aucun moment épique... Tout est affligeant et prévisible, sans compter les incohérences avec Prometheus et le reste de la saga. Une seule idée originale : l'explication de la création des xénomorphes. Encore une fois, c'est une volonté du metteur en scène qui divise fortement les fans. Mais contrairement à ce qu'on pourrait penser, ce n'est pas le pire élément du film, au contraire c'est même très intéressant. Cela ne suffit pas à sauver ce sixième volet de la franchise. Dire que trois autres sont prévus... toujours réalisés par Scott et se déroulant avant son chef-d’œuvre de 1979 (dont s'inspire grandement Life : Origine Inconnue qui est toujours en salles et nettement plus conseillé).
#RipleyreviensSTP
-- LES GARDIENS PAS RÉUSSIS --
Prochaines étapes du MCU : un Spider-Man (Homecoming) en juillet (les premières vidéos ne sont guère alléchantes) et un troisième Thor (Ragnarok) en novembre qui pourrait être une belle surprise tant ça a l'air barré !
La campagne kickstarter de Napoléon Saga, le dernier jeu en date de Frédéric Romero, édité par L'Oeuf Cube, commence fort puisque l'objectif de base est déjà atteint alors qu'il reste encore près de quatre semaines avant la date butoir.
Il s'agit d'un jeu de plateau tactique où des cartes vont représenter les différentes unités (infanterie, cavalerie, artillerie) de l'Empereur ou du Duc de Wellington. Le système de jeu semble plutôt logique et efficace et le matériel bénéficie des superbes illustrations de Giuseppe Rava. La boîte de jeu contient tout le matériel nécessaire, plateaux, cartes d'unités et cartes stratégiques, dé, jetons, livre de règle, aides de jeu...
Bref, tout cela sent bon la poudre et donne envie d'en découdre !
Il s'agit d'un jeu de plateau tactique où des cartes vont représenter les différentes unités (infanterie, cavalerie, artillerie) de l'Empereur ou du Duc de Wellington. Le système de jeu semble plutôt logique et efficace et le matériel bénéficie des superbes illustrations de Giuseppe Rava. La boîte de jeu contient tout le matériel nécessaire, plateaux, cartes d'unités et cartes stratégiques, dé, jetons, livre de règle, aides de jeu...
Bref, tout cela sent bon la poudre et donne envie d'en découdre !
#morneplaine
-- FINE ÉQUIPE --
Les CaptainZ, BD parodique portant sur des super-héros très spéciaux, est sortie hier aux éditions Le Lombard. Scénario déjanté de Texier et dessins cartoony fort sympathiques de Yoann.
Parmi les personnages peuplant ce premier album, citons une télépathe, Captain Déprime, ayant le pouvoir de déprimer les gens (ah ben comme Angot et Cali ! c'est un pouvoir en fait qu'ils ont, je les croyais juste chiants), un chien, Captain Wawa, possédant un exosquelette cybernétique ou encore un séducteur, Captain Bisou, qui se transforme en une sorte de gros balèze quand on... l'embrasse. Et bien entendu, l'avenir du monde dépend de ces bras cassés.
Un concept bien barré à base de gros monstres à tentacules et de second degré.
Parmi les personnages peuplant ce premier album, citons une télépathe, Captain Déprime, ayant le pouvoir de déprimer les gens (ah ben comme Angot et Cali ! c'est un pouvoir en fait qu'ils ont, je les croyais juste chiants), un chien, Captain Wawa, possédant un exosquelette cybernétique ou encore un séducteur, Captain Bisou, qui se transforme en une sorte de gros balèze quand on... l'embrasse. Et bien entendu, l'avenir du monde dépend de ces bras cassés.
Un concept bien barré à base de gros monstres à tentacules et de second degré.
#OnChoisitPasSesPouvoirs
-- ENFER SUR TERRE --
Le nouveau comic de Jason Aaron, auteur des excellents Scalped et Southern Bastards, vient de sortir, hier, chez Urban. The Goddamned s'inspire de l'Ancien Testament et conte les aventures de Caïn dans un monde dévasté et ultra-violent.
Après les mafieux amérindiens et les rednecks, Aaron s'attaque maintenant à la Genèse, dans une version revisitée, badass et peuplée de maraudeurs sanguinaires et de monstres, le tout sur fond de quête très particulière puisque Caïn, premier meurtrier de l'histoire de l'humanité, tente tout simplement de trouver un moyen de mettre fin à ses jours.
Violent et très bien écrit. Pas impossible que l'on vous en reparle bientôt plus en détail.
144 pages, 10 euros, + de 16 ans.
Après les mafieux amérindiens et les rednecks, Aaron s'attaque maintenant à la Genèse, dans une version revisitée, badass et peuplée de maraudeurs sanguinaires et de monstres, le tout sur fond de quête très particulière puisque Caïn, premier meurtrier de l'histoire de l'humanité, tente tout simplement de trouver un moyen de mettre fin à ses jours.
Violent et très bien écrit. Pas impossible que l'on vous en reparle bientôt plus en détail.
144 pages, 10 euros, + de 16 ans.
#EtLaBastonFut
-- BOISSON CHAUDE --
Amateurs de comics et de whisky, réjouissez-vous, vous pouvez maintenant réunir vos deux passions avec Hellwater, un whisky estampillé Hellboy, produit en collaboration avec Dark Horse.
Apparemment, le breuvage aurait un léger goût de cannelle. La bouteille est vendue aux alentours des 20 dollars (sur ce site par exemple) et affiche un 66,6 proof (qui correspond à environ 33 %) pour des raisons évidentes et infernales.
En tout cas, grâce aux bières Iron Maiden et maintenant au whisky Hellboy, vous ne passerez plus pour un alcoolo mais pour un collectionneur passionné de pop culture. C'est quand même plus classe en société.
#ilestdesnôôôtreuuu
Apparemment, le breuvage aurait un léger goût de cannelle. La bouteille est vendue aux alentours des 20 dollars (sur ce site par exemple) et affiche un 66,6 proof (qui correspond à environ 33 %) pour des raisons évidentes et infernales.
En tout cas, grâce aux bières Iron Maiden et maintenant au whisky Hellboy, vous ne passerez plus pour un alcoolo mais pour un collectionneur passionné de pop culture. C'est quand même plus classe en société.
#ilestdesnôôôtreuuu



































