Publié le
2.9.20
Par
Nolt
Il s'agit d'une sitcom, très courte (6 épisodes), mettant en scène quelques personnages essayant de survivre à une apocalypse zombie. Ouais, du déjà vu, sauf qu'ici, c'est purement comique et assez bien foutu.
Jo, une jolie blonde obsédée par son ex, et sa sœur Kat, une passionnée de MMORPG, se retrouvent dans une péniche, en compagnie de Sunny (un geek clairement j'men-foutiste) et Amar (un sportif très attentif à son alimentation, sa coupe de cheveux, ses fringues, et un tas de trucs dont tout le monde se fout), afin d'échapper à une horde de zombies ayant déferlé sur Birmingham.
C'est fun, sans prétention, ultra-perché et ultra-référencé. Les situations et répliques sont souvent drôles et évoquent, en vrac, Marvel, The Big Bang Theory, Star Wars ou encore Game of Thrones. Le casting est franchement bien vu également.
Quant à la meilleure trouvaille de la série, c'est certainement le fait de faire voyager les protagonistes dans le seul véhicule qui soit aussi lent que... les zombies eux-mêmes.
Une chouette saison qui se dévore en une soirée (dispo en replay).
Publié le
2.9.20
Par
Virgul
Alors que nous vous avions présenté sa série dans un First Look revenant sur le premier numéro, le célèbre journaliste va, ce mois-ci, vivre une aventure de plus avec la publication du tome 31, toujours chez Casterman.
Tout commence en Alsace, où Lefranc rencontre Eline van Dijck, une Afrikaner dirigeant avec son père un parc dédié à la protection et à la découverte de la faune sauvage. Malheureusement, tout ne se déroule pas bien, car depuis quelque temps, des animaux sont abattus et les touristes se font de plus en plus rares...
De plus, la pauvre Eline se fait enlever en plein Strasbourg.
C'est bien entendu suffisant pour que Lefranc aille fouiner un peu du côté de l'Afrique du Sud, en plein Apartheid à l'époque.
Le scénario est de Roger Seiter, les dessins de Régric (Frédéric Legrain).
L'on est ici dans du franco-belge rétro et très classique, tant dans les dialogues que l'aspect graphique. Mais il faut croire que le reporter a encore pas mal de fans puisque cet album est déjà n°1 des ventes, sur Amazon, dans la catégorie BD d'aventures pour adolescents, et ce une semaine avant... sa sortie.
Une belle balade old school, de nos terres d'Alsace jusqu'à la lointaine Afrique.
48 pages - 11,95 € - sortie le 9 septembre
Publié le
1.9.20
Par
Nolt
Gros plan sur une excellente série Netflix : Ozark.Débutée en 2017 et toujours en cours, Ozark est une série à mi-chemin entre un Breaking Bad et The Shield. L'on y côtoie des gens (à peu près) normaux, confrontés au milieu interlope de l'Amérique profonde. Trois saisons (30 épisodes en tout) sont déjà disponibles. Notons que l'acteur principal, Jason Bateman, plutôt connu auparavant pour des comédies, réalise également plusieurs épisodes.
Voyons le pitch dans un premier temps.
Martin Byrde est un conseiller financier à la tête, avec son meilleur ami, d'un cabinet florissant. Et pour cause, les deux experts blanchissent l'argent du deuxième plus gros cartel du Mexique. Or, l'associé de Byrde a eu la brillante idée de voler leur pourtant terrifiant partenaire, qui ne le prend pas très bien. Du coup, le cartel exige d'avoir un rabais de 20 % sur leurs tarifs... non, évidemment. Le cartel envoie des types pour buter tout le monde. Sauf Martin qui s'en sort de justesse en proposant une idée audacieuse : quitter Chicago, trop voyant et dans le collimateur du FBI, pour s'installer dans les Ozarks, région sauvage du Missouri et lieu de villégiature qui regorge d'entreprises pouvant être mises au service des criminels.
La famille Byrde déménage donc pour la campagne, où elle va devoir se frotter à pas mal de problèmes.
Le gros point fort de la série est certainement son cadre : un immense lac situé au cœur des Ozarks et entouré de forêts vallonnées.
Aussi dépaysant que magnifique. Les seconds rôles sont également pour beaucoup dans le succès rencontré. Et si la série marche, étonnamment, c'est "malgré" ces deux personnages principaux.
Dans le rôle de Martin, on l'a vu, l'on retrouve donc un Bateman très effacé et subissant grandement l'action, ce qui est logique par rapport à son job (c'est un spécialiste des chiffres et des ordinateurs, pas de la baston et des flingues) mais ce qui n'aide pas à lui donner le charisme habituellement nécessaire pour le protagoniste qui est au premier plan.
Sa femme, interprétée par Laura Linney, est bien plus machiavélique mais carrément antipathique (ce qui est voulu aussi, au moins en partie). Du coup, le gros de l'identification va se faire sur des personnages secondaires nombreux, bien écrits et originaux.
L'on peut citer l'extraordinaire Ruth Langmore, interprétée par Julia Garner. Une gamine, déjà bien engagée dans la voie du crime avant l'arrivée des Byrde, et qui se révèle à la fois touchante et aussi dure que la roche des montagnes dont elle est originaire. Il y a aussi les enfants des Byrde, Charlotte et Jonah, qui vont vite découvrir l'activité réelle de leurs parents et réagir de diverses façons. Jonah notamment, va être parfois inquiétant, d'autre fois fort drôle. Le frère de Wendy Byrde, Ben Davis, malgré son intervention tardive (saison 3), va bénéficier d'une excellente scène d'exposition et obtenir un gros capital sympathie.
Dans Ozark, il n'y a pas de "bons". Il y a des salauds, qui se démènent tant bien que mal, et ceux qui sont encore pires. L'agent Petty par exemple, du FBI (un personnage très loin des clichés habituels), va utiliser des méthodes répugnantes pour arriver à ses fins. D'autres protagonistes, que l'on pensait plus "nobles", vont trahir ou sombrer dans la drogue. Les rares "civils" à peu près normaux, au milieu de tout ça, sont écrasés, manipulés, sacrifiés lorsqu'il le faut.
Et autant dire que c'est assez souvent nécessaire. En effet, si la filiation avec Breaking Bad se base sur le contexte (un type normal plongé contre sa volonté dans un milieu violent), l'écriture très tendue est très proche d'un The Shield (ou d'un SoA), avec un suspense constant et des situations en apparence inextricables dont les personnages, plongés dans une spirale sans fin, s'échappent de justesse, par la ruse ou, bien souvent, par des crimes qui reviendront les hanter.
Outre les intrigues purement criminelles, la série s'attache aussi évidemment à suivre l'évolution des Byrde en tant que famille relativement... dysfonctionnelle. La thématique est d'ailleurs intéressante et ne manque pas de cynisme : comment en effet imposer des règles à vos enfants quand ils savent pertinemment que vous-même, en tant que hors-la-loi, n'en respectez aucune ? Un humour noir, rare mais efficace, vient également faire un contrepoids indispensable aux scènes plus violentes ou dramatiques. Au final, l'on s'attache vite non forcément aux Byrde mais à leur environnement parsemé de dangers et d'êtres à demi-brisés par la vie et les actes de leurs proches. Les moments d'émotion pure sont également d'une rare efficacité, comme le discours de Jonah, mature et poignant, lors de l'enterrement d'un personnage secondaire important.
Bref, les qualités de Ozark sont nombreuses et il ne faut que quelques soirées pour engloutir avidement les 30 épisodes disponibles. Une saison 4 plus longue (14 épisodes) a été annoncée comme la conclusion ultime de cette saga. Il faut espérer un final amer et bouleversant, à la hauteur des agissements des Byrde, des Langmore et des autres salopards que l'on a envie de détester et d'aimer dans un étrange sentiment contraire mais persistant.
Une série de qualité, vivement conseillée.
L'on peut citer l'extraordinaire Ruth Langmore, interprétée par Julia Garner. Une gamine, déjà bien engagée dans la voie du crime avant l'arrivée des Byrde, et qui se révèle à la fois touchante et aussi dure que la roche des montagnes dont elle est originaire. Il y a aussi les enfants des Byrde, Charlotte et Jonah, qui vont vite découvrir l'activité réelle de leurs parents et réagir de diverses façons. Jonah notamment, va être parfois inquiétant, d'autre fois fort drôle. Le frère de Wendy Byrde, Ben Davis, malgré son intervention tardive (saison 3), va bénéficier d'une excellente scène d'exposition et obtenir un gros capital sympathie.
Toute la faune locale (ou plus lointaine) ne manque pas non plus de "charme".
Il faut dire que les Byrde vont être confrontés à des rednecks ultra-expéditifs, à la mafia de Kansas City, au FBI et globalement à un tas de tarés plus dangereux les uns que les autres, dont les mexicains énervés déjà cités.
Dans Ozark, il n'y a pas de "bons". Il y a des salauds, qui se démènent tant bien que mal, et ceux qui sont encore pires. L'agent Petty par exemple, du FBI (un personnage très loin des clichés habituels), va utiliser des méthodes répugnantes pour arriver à ses fins. D'autres protagonistes, que l'on pensait plus "nobles", vont trahir ou sombrer dans la drogue. Les rares "civils" à peu près normaux, au milieu de tout ça, sont écrasés, manipulés, sacrifiés lorsqu'il le faut.
Et autant dire que c'est assez souvent nécessaire. En effet, si la filiation avec Breaking Bad se base sur le contexte (un type normal plongé contre sa volonté dans un milieu violent), l'écriture très tendue est très proche d'un The Shield (ou d'un SoA), avec un suspense constant et des situations en apparence inextricables dont les personnages, plongés dans une spirale sans fin, s'échappent de justesse, par la ruse ou, bien souvent, par des crimes qui reviendront les hanter.
Outre les intrigues purement criminelles, la série s'attache aussi évidemment à suivre l'évolution des Byrde en tant que famille relativement... dysfonctionnelle. La thématique est d'ailleurs intéressante et ne manque pas de cynisme : comment en effet imposer des règles à vos enfants quand ils savent pertinemment que vous-même, en tant que hors-la-loi, n'en respectez aucune ? Un humour noir, rare mais efficace, vient également faire un contrepoids indispensable aux scènes plus violentes ou dramatiques. Au final, l'on s'attache vite non forcément aux Byrde mais à leur environnement parsemé de dangers et d'êtres à demi-brisés par la vie et les actes de leurs proches. Les moments d'émotion pure sont également d'une rare efficacité, comme le discours de Jonah, mature et poignant, lors de l'enterrement d'un personnage secondaire important.
Bref, les qualités de Ozark sont nombreuses et il ne faut que quelques soirées pour engloutir avidement les 30 épisodes disponibles. Une saison 4 plus longue (14 épisodes) a été annoncée comme la conclusion ultime de cette saga. Il faut espérer un final amer et bouleversant, à la hauteur des agissements des Byrde, des Langmore et des autres salopards que l'on a envie de détester et d'aimer dans un étrange sentiment contraire mais persistant.
Une série de qualité, vivement conseillée.
| + | Les points positifs | - | Les points négatifs |
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Publié le
30.8.20
Par
Virgul
Tout commence à la base par Strangers in Paradise, une série de Terry Moore, qui va mélanger polar, romance, humour et moments émouvants dans un long soap, extrêmement bien écrit (cf. cet article pour plus de détails). De nos jours, ces épisodes sont disponibles chez Delcourt dans une belle intégrale (cf. covers ci-contre) en quatre tomes.
Par la suite, Moore s'est lancé dans d'autres projets, comme Echo, Rachel Rising ou Motor Girl. Des titres sympathiques mais qui n'atteignent pas l'excellence de SiP.
Quel rapport avec Five Years ? On y vient.
Le nouveau récit de l'auteur, qui s'intitulera donc logiquement Cinq Ans en VF et qui sortira chez Delcourt le 16 septembre, va réunir tous les personnages de Moore dans une saga dont l'enjeu sera particulièrement important.
En effet, le monde entier est menacé par des recherches portant sur une bombe Phi, et toutes les héroïnes de Terry Moore (Katchoo et Francine, Julie, Samantha, Rachel et Zoé) vont se retrouver dans un grand crossover (10 épisodes) pour tenter d'empêcher la catastrophe annoncée... ou profiter de leurs derniers instants.
Comme toujours avec Terry Moore, l'histoire mise donc sur des personnages de femmes fortes et atypiques, et sur un mélange entre légèreté et scènes poignantes.
Cinq Ans va donc tout simplement se révéler être une énorme conclusion à toutes les séries de Moore, voire à son multivers (qu'il appelle en réalité le Terryverse) vu la menace qui pèse sur lui. Étant donné la qualité d'écriture du bonhomme, difficile de passer à côté. Le simple fait de retrouver Katchoo et Francine devrait déjà convaincre les fans de SiP.
Autant vous dire que l'on vous conseille vivement ce comic de 224 pages, qui sera proposé à 19,99 €.
On termine avec quelques extraits exclusifs de la VO.
Publié le
29.8.20
Par
Virgul
Eh bien, il s'agit d'un pilote privé, louant son appareil (le Vieux Pélican, un machin bien déglingué qui perd des morceaux en vol) comme taxi, transporteur de fret ou pour des opérations publicitaires. L'aviateur est plutôt cool, flegmatique et possède un sens aigu de la justice, ce qui lui vaudra de se mettre parfois dans des situations délicates.
L'auteur de la série, qui sera publiée à l'origine dans le Journal de Tintin, est Christian Godard, qui signe scénario et dessin. Les différentes aventures ont une pagination très inégale (avec des récits allant de 5 à 46 planches) et peuvent verser dans l'humour comme dans le tragique, voire le poétique.
Pour vous donner un aperçu, cela peut aller du burlesque, à base de Bêtizooka, une arme rendant complètement idiot, au franchement émouvant, avec une lionne attendrissante qu'il faut ramener à la vie sauvage, ou un vieux copain d'enfance qui tourne mal...
Le Lombard réédite tout cela (accompagné bien entendu de bonus et d'un gros contenu rédactionnel) dans une belle intégrale dont le troisième tome sort le 4 septembre prochain. Ce volume comprendra : Adeline du bout de la nuit ; Tant qu'un chien t'attendra ; L'enfant à la horde ; Le visiteur ; Une ombre est passée ; Comme un bruit d'ailes au fond du cœur...
Même les titres sont cool, pas vrai ?
De la très bonne BD "jeunesse" qui a de quoi parler aux adultes également, d'autant que les thématiques et leur traitement peuvent être inattendus, voire parfois agréablement amers.
208 pages - 29 euros























