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Winchester SXP Defender
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On se retrouve aujourd'hui pour la présentation d'une nouvelle arme : le fusil à pompe Winchester SXP Defender en calibre 12/76.

Nous avions déjà abordé, dans cette rubrique, les armes de défense sublétales, les armes de loisir, les répliques Nerf ou airsoft, et même certaines idées reçues et la représentation des armes dans la fiction. Cette fois, on va aborder une arme et une marque mythiques.
Mythique parce que tout le monde connaît, au moins grâce au cinéma, le doux bruit de la pompe du fusil du même nom. Et tout comme même les non-motards connaissent Harley-Davidson, tout le monde (ou presque) connaît la marque Winchester.

Première chose, ce modèle est en catégorie C. C'est-à-dire qu'il faut une licence FFT ou un permis de chasse pour l'acquérir. Cela veut dire aussi qu'il est plus "limité" que certains fusils à pompe de la catégorie B. Il s'agit donc forcément d'un canon rayé et son approvisionnement est limité à 4 + 1 (quatre cartouches dans le tube magasin, plus une dans la chambre). Attention, petite subtilité à ce sujet : le modèle est livré de base en version "chasse", donc en 2 + 1 (vous n'avez pas le droit à plus de capacité pour la chasse). Pour le transformer en version "tireur sportif", il faut enlever une tige présente dans le tube. Petit conseil en passant : ne balancez pas cette tige pour autant, quand vous démontez et remontez votre arme, il est bien plus facile de rentrer le ressort du tube et de le comprimer à l'aide de cette tige, puis de l'enlever en bloquant le ressort manuellement avant de placer l'embout et de le verrouiller. 

Nous avons ici une version "tan" (ou plus ou moins beige on va dire) appelée "dark earth". Question de goût, mais perso, je trouve cette couleur particulièrement jolie. Notons qu'il existe également un modèle légèrement différent (Xtrem) et plus "tactique", avec rails picatinny et poignée pistolet, mais la version épurée me semble bien plus élégante. Là encore, question de préférence personnelle. 




Ce fusil, d'une longueur totale de 113 cm (canon de 61 cm) et d'un poids de 3 kg, est donc chambré en calibre 12, et plus précisément en 12/76. Cela lui confère une grande polyvalence. Comme tous les calibres 12, il peut bien entendu tirer des slugs (projectile unique), de la chevrotine, du gomm-cogne, mais on peut également, en plus des cartouches 12/76, lui donner "à manger" du 12/70 ou encore du 12/67.
Contrairement à ce que l'on pourrait penser, l'entretien est très facile. Le canon se démonte en dévissant simplement l'embout du tube magasin, et le bloc détente s'enlève en enlevant une goupille.  
Pour ce qui concerne le système de visée, le fusil dispose d'un grain d'orge au bout du canon mais aussi d'un guidon à fibre optique amovible. Il faut un peu "forcer" pour l'installer et l'aligner, mais une fois en place, il s'avère bien pratique, comme toujours avec la fibre optique. Quant à la notice, c'est habituel chez Winchester, elle s'avère complète et dispo en français.  

Alors, que peut-on faire avec ça et pourquoi acquérir une telle arme ?
Déjà, d'un point de vue purement "loisir", c'est tout de même assez fun. Si vous voulez avoir des sensations, vous serez servi (assurez-vous tout de même que votre club accepte le tir au fusil à pompe, il peut arriver apparemment que ce ne soit pas le cas). Ça tape très fort, surtout avec la Winchester Super X 12/76. Protections d'oreilles obligatoires, évidemment.
D'un point de vue pratique, eh bien ça fait partie du kit conseillé en cas de rupture de la normalité (cf. cet article plus complet). Un fusil de ce calibre (calibre que l'on trouve facilement), multitâche, robuste, facile d'entretien et très dissuasif devrait être votre second achat après une bonne vieille 22 LR (très utile et pratique également, avec en plus des munitions vraiment à bas coût). Par contre, attention, n'utilisez pas ça chez vous pour faire face à une tentative d'intrusion ou de cambriolage : la surpénétration est trop importante. La slug évoquée plus haut va traverser totalement votre maison (le BA13 n'arrête pas grand-chose de toute façon) et... même votre mur extérieur (à moins qu'il soit en pierre de taille, mais si vous avez de la brique alvéolée ou du parpaing, ce n'est pas suffisant pour stopper ce genre de munition). 

Et puis, ma foi, Winchester, c'est comme Colt ou Dan Wesson, c'est une marque qui ne laisse pas indifférent le collectionneur passionné. Et c'est aussi un gage de qualité. 
Par contre, on ne le répétera jamais assez, les règles de sécurité (ci-dessous) sont à respecter scrupuleusement. 






⚠ Les Règles de Sécurité


- 
Une arme est toujours considérée chargée. Même si elle ne l'est pas. Ça a l'air bizarre, mais c'est très compréhensible. Si vous commencez à développer deux types de comportement, l'un avec des armes considérées chargées, l'autre avec des armes considérées non-chargées, vous allez, un jour, vous tromper. C'est juste une question de temps. Et les erreurs, avec les armes, ne pardonnent pas. Alors, même si vous êtes certains que votre flingue est déchargé, en fait, non, il est chargé. Toujours.
- On ne pointe pas une arme en direction de quelque chose que l'on ne veut pas détruire. Si votre canon se retrouve en face de votre télévision ou, pire, de l'un de vos proches, ou de votre foutu pied, alors vous ne savez pas manipuler votre arme. Même dans le stress des combats, les soldats apprennent par exemple à effectuer leurs déplacements sans pour autant "viser" leurs collègues. Se retrouver avec une arme (considérée chargée) pointant vers quelqu'un dans un stand de tir devrait aboutir à une sanction immédiate et définitive.
- On ne se balade pas avec le doigt sur la queue de détente. L'index reste hors du pontet tant que la décision de tir n'est pas prise.
- Lorsque la décision de tir est prise, il faut être certain de sa cible et de son environnement immédiat. Il ne suffit pas de simplement viser un carton, il faut être certain que rien ne se trouve derrière, que la balle sera stoppée, que personne n'est en train de faire l'imbécile à côté (ou pas très loin), etc. Vous êtes responsable de tout ce qui se passe entre la décision de tir et l'impact.
- Outre ses 4 règles de sécurité basiques, l'on peut ajouter également le port de lunettes de protection, même avec des répliques airsoft.
Gamme T4E Umarex : une solution pour la défense personnelle au domicile ?
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Hello les amis ! 
On se retrouve pour un article qui parle de flingues. Alors, après les jouets (cf. ce très joli M41A) et les pistolets orientés tir sportif (cf. ce tout aussi joli Colt 1911), on va cette fois évoquer les armes de défense personnelle. Un sujet complexe qui va nous demander d'éclaircir différents points légaux, techniques et philosophiques afin de l'aborder sereinement.


Commençons par la base : pourquoi envisager de se défendre contre une possible menace ? 
Comme vous l'avez peut-être remarqué, on ne vit pas dans un monde idéal peuplé par de gentils Bisounours. Il est donc nécessaire de se préparer à certaines situations, tout en espérant bien entendu qu'elles ne surviennent pas. C'est exactement ce que vous faites en voiture quand vous accrochez votre ceinture de sécurité. 
Certains seront tentés d'objecter "mais c'est le rôle de la police de neutraliser les criminels". Alors, oui, mais après l'agression. Les policiers et gendarmes ne sont pas vos gardes du corps, il ne vous aura pas échappé qu'ils ne sont pas là en permanence, à veiller sur vous. Ils interviennent donc après un événement fâcheux, quand vous les appelez si vous êtes encore en vie, jamais sur l'instant.
Et d'un point de vue plus philosophique, pour moi, un individu responsable se doit de pouvoir protéger sa famille. Vous êtes libre de ne pas être d'accord avec ça, c'est votre droit, si c'est le cas, cet article ne vous concerne pas. 

Voyons maintenant quelques principes légaux et techniques. Notamment la fameuse "légitime défense".
Pour qu'un acte de défense soit considéré aux yeux de la loi (cf. ce site) comme légitime, plusieurs conditions doivent être réunies :
- l'attaque dont vous êtes la cible doit être injustifiée (si on vous attaque parce que vous menacez quelqu'un d'autre, ce n'est plus le même cas)
- la défense doit être engagée pour se protéger soi-même ou une autre personne
- la défense doit être immédiate (on ne se venge pas un quart d'heure après)
- la défense doit être nécessaire (pas d'autres possibilités d'échapper au danger, par exemple, vous ne pouvez pas fuir)
- enfin, la défense doit être proportionnelle à la gravité de l'attaque 

En général, le dernier point est très mal compris par la majorité des gens. Nous allons donc l'éclaircir.
Beaucoup de gens pensent que la proportionnalité concerne l'arme mise en œuvre. Par exemple, "si on m'attaque avec un couteau, j'ai le droit de me défendre avec un couteau". Eh bien non, ce n'est pas ça du tout. La proportionnalité doit concerner le danger et les moyens employés pour y faire face. Par exemple, un type essaie d'étrangler une jeune femme, sa vie est donc en danger. Elle parvient à saisir un couteau, elle le plante dans la gorge du type. Ça, c'est de la légitime défense. Si votre vie est menacée, vous avez le droit d'employer des moyens létaux pour vous défendre. En tout cas, c'est ce que dit la loi. Ça ne veut pas dire que vous n'aurez pas d'ennuis par la suite, mais d'un point de vue légal, vous êtes dans votre droit. 
Notons que si vous repoussez, de nuit, quelqu'un qui s'est introduit chez vous par force ou par ruse, vous n'avez rien à prouver, vous êtes supposément en état de légitime défense de fait. Même chose contre des pillards. 

Précisons également que vous avez le droit de défendre un bien, mais pas de tuer pour ça. Les armes présentées ici ne servent pas à la "défense du domicile" mais à "votre défense personnelle, au domicile" (puisque vous n'avez pas le droit de porter ces armes à l'extérieur). Là encore, la distinction est importante. 

Enfin, il convient aussi de revenir sur le terme "non létal" lorsqu'il concerne les armes. Une arme non létale, ce n'est pas une arme qui n'est pas censée tuer, quelles que soient les circonstances. C'est une arme qui n'est pas conçue à la base pour être mortelle. C'est très différent du coup.
Une petite cuillère, ce n'est pas censé être létal. Mais si je vous la plante dans l'œil jusqu'au cerveau, il y a des chances pour que vous soyez victime de quelques effets secondaires, comme la mort par exemple. Plus sérieusement, un pistolet qui tire des cartouches à blanc est une arme non létale. Mais si vous la plaquez sur la tempe de votre voisin et que vous tirez, il y a de grandes chances pour que cela mette un terme définitif à vos soirées barbecue le week-end. Et pas parce qu'il boudera hein, mais parce qu'il sera décédé. 
Donc une arme, même non létale, est toujours dangereuse (cf. le rappel des règles de sécurité en fin d'article).

Ouf, ça faisait pas mal de trucs à aborder, hein ? 
Bon, allez, on passe cette fois au cœur du sujet : la gamme T4E d'Umarex.
Nous allons aborder trois modèles : le HDS 68, le HDR 68 et le HDR 50. 
Le sigle T4E signifie "training for engagement". Le HD signifie "home defense" (à traduire donc par "défense au domicile" et pas "du domicile"), et le R ou le S qui suivent sont employés pour "shotgun" ou "revolver".



Nous avons donc ici deux revolvers (un assez grand et un vraiment énorme) et un shotgun. Leur principe de fonctionnement est identique. Contrairement aux gomm-cogne en calibre 12/50 (dont on parlera un jour plus en détail), on n'utilise pas ici de cartouches classiques mais des sparclettes de C0². Par contre, contrairement au Colt 1911 qui employait le même système, ici, les sparclettes sont placées dans l'arme sans être percutées. Qu'est-ce que ça change me direz-vous ? Eh bien, avec une arme destinée au tir sportif, l'utilisation est immédiate, vous placez votre cartouche de gaz quand vous avez décidé de faire une séance de tir et elle se percute automatiquement. Pour une arme destinée à vous défendre, ce mode de fonctionnement serait impensable (on ne peut pas laisser indéfiniment une sparclette percutée dans une arme). Ici, pour que l'arme soit opérationnelle, il faudra donc frapper un coup sec sur le bouchon présent sous la crosse. 


Au niveau des munitions, on a pas mal de choix. Billes en caoutchouc, billes en caoutchouc mais lestées, billes en métal, billes marquantes (avec peinture), au poivre, etc. 
À vous de voir ce qui vous semble le plus efficace. 
En ce qui concerne les modèles présentés ici, la différence va essentiellement se faire sur la puissance, le nombre de coups et l'encombrement. 
Le HDR 50 est le modèle le plus facilement maniable, il dispose de 6 coups mais n'a qu'une puissance de 11 joules maximum (et il emploie donc des billes de calibre 50).
Le HDS 68 est un modèle deux coups, qui dispose d'une puissance de 16 joules (et tire du calibre 68).
Enfin, le HDR 68 est un peu un mixte des deux, puisqu'il allie un nombre de coups conséquent (5) et une puissance élevée (16 joules, puissance théorique qui passe à 20 joules avec les billes acier Devastator). 

Et là, à ce stade, si vous êtes intéressé, vous avez une question évidente qui vous vient à l'esprit : "Est-ce que ces armes peuvent réellement neutraliser un criminel venu me délester de ma télévision ou me dépuceler le cul ?"
Comme souvent avec les réponses honnêtes et sensées, celle-ci sera nuancée et longue. Parce que, évidemment, pas question de répondre par un simple "oui" ou un "non". Il y a trop en jeu.

Commençons par dire que ces armes sont... dangereuses, on ne le répétera jamais assez. Et elles sont d'abord dangereuses pour vous et vos proches si vous ne savez pas les manipuler ou les prenez à la légère. 
Maintenant, si vous tirez sur quelqu'un et que vous le touchez au niveau du bide, est-ce qu'il va être plié en deux et se coucher gentiment au sol ? Hmm... non. Une bille de caoutchouc, ou même d'acier, propulsée par du C0², ce n'est pas une balle propulsée par de la poudre. Rappelons que, ici, ce sont des armes non létales. Il est donc très difficile de maîtriser un criminel déterminé avec ça. Ça tape, attention, ça peut faire très mal, mais c'est loin d'être toujours efficace au point de vous mettre systématiquement hors de danger. 
Une fois que l'on a admis cela, bien des gens se désintéressent de ces armes et ne jurent que par un bon vieux calibre 12 qui va éparpiller le malandrin énervé. Et c'est là que la plupart des gens font une erreur grossière : simplifier une situation qui est loin d'être simple.

Voilà donc quelques points qui jouent plutôt en faveur de cette gamme :

1. C'est financièrement très abordable, que ce soit les armes ou les munitions (comptez moins de 200 euros pour l'arme, les sparclettes et les munitions en nombre suffisant).
2. On peut (encore) se les procurer très facilement.
3. Ces armes sont très simples d'emploi et ne nécessitent quasiment aucun entretien.
4. Elles ont, comme toutes les armes, un effet dissuasif important.
5. À courte portée, elles peuvent faire du dégât.
6. Contrairement à un calibre 12, vos tympans ne vont pas être maltraités si vous faites feu, surtout dans un milieu confiné.

Par contre, une telle arme ne devrait jamais, selon moi, être employée seule. Il me semble sensé d'avoir sur soi un "back-up", une solution de repli, de type couteau, matraque, lampe tactique, etc. Pourquoi ? Parce que, si vraiment le gaillard d'en face se torche des billes que vous lui balancez, il va falloir y aller à l'ancienne. Et il vaut mieux, donc, être préparé à ça. Rappelons que nous sommes dans un contexte où vous vous battez pour votre vie et celle de vos proches. Ce n'est pas un tournoi de chevaliers. Ça va être sale, douloureux et violent. Pas question, donc, de tout miser sur l'effet dissuasif par exemple. Parce que, parfois, certains abrutis ne sont dissuadés par rien. 

En conclusion, voilà donc une gamme qui est très loin d'être parfaite ou efficace à 100 %, mais qui peut rendre bien des services dans un grand nombre de situations, sans vous ruiner et en partant du principe que vous tentez de sauver la vie du criminel qui est venu vous menacer chez vous. 
S'il fallait en choisir une en ne tenant compte que de l'aspect pratique, foncez sur le HDR 68 (5 coups en 16 ou 20 joules). Par contre, pour l'aspect esthétique, c'est le HDS qui l'emporte haut la main. 




⚠ Les Règles de Sécurité


- 
Une arme est toujours considérée chargée. Même si elle ne l'est pas. Ça a l'air bizarre, mais c'est très compréhensible. Si vous commencez à développer deux types de comportement, l'un avec des armes considérées chargées, l'autre avec des armes considérées non-chargées, vous allez, un jour, vous tromper. C'est juste une question de temps. Et les erreurs, avec les armes, ne pardonnent pas. Alors, même si vous êtes certains que votre flingue est déchargé, en fait, non, il est chargé. Toujours.
- On ne pointe pas une arme en direction de quelque chose que l'on ne veut pas détruire. Si votre canon se retrouve en face de votre télévision ou, pire, de l'un de vos proches, ou de votre foutu pied, alors vous ne savez pas manipuler votre arme. Même dans le stress des combats, les soldats apprennent par exemple à effectuer leurs déplacements sans pour autant "viser" leurs collègues. Se retrouver avec une arme (considérée chargée) pointant vers quelqu'un dans un stand de tir devrait aboutir à une sanction immédiate et définitive.
- On ne se balade pas avec le doigt sur la queue de détente. L'index reste hors du pontet tant que la décision de tir n'est pas prise.
- Lorsque la décision de tir est prise, il faut être certain de sa cible et de son environnement immédiat. Il ne suffit pas de simplement viser un carton, il faut être certain que rien ne se trouve derrière, que la balle sera stoppée, que personne n'est en train de faire l'imbécile à côté (ou pas très loin), etc. Vous êtes responsable de tout ce qui se passe entre la décision de tir et l'impact.
- Outre ses 4 règles de sécurité basiques, l'on peut ajouter également le port de lunettes de protection, même avec des répliques airsoft.
Écho #10 : Nerf M41A
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Hey les Matous, ça ronronne ? 
On évoque aujourd'hui un flingue mythique issu d'un film non moins légendaire !

Le M41A est une arme futuriste apparue dans le film Aliens, en 1986. Ce fusil d'assaut, développé par Armat Battlefield Systems, équipe notamment les Marines qui vont se frotter aux nombreux xénomorphes rencontrés sur LV-426. 
Bref, une arme bien cool dont tout collectionneur rêverait de posséder la réplique.

Eh bien, c'est tout à fait possible, et vous avez même deux choix à votre disposition.
Soit vous optez pour la réplique exacte (ci-dessous), en airsoft, et il vous en coûtera plus de 350 euros, autrement dit un prix complétement délirant, soit vous pouvez vous rabattre sur la version Nerf (ci-dessus), qui fait bien plus "jouet" mais dont le prix, toujours trop élevé, est quand même plus abordable (une centaine d'euros).

Notons que ce M41A de la gamme Nerf LMTD (pour "limited") est plutôt bien fichu, la réplique est correcte si l'on met de côté la couleur (qui n'est pas non plus trop naze pour du Nerf), il y a même un compteur de munitions, comme sur le modèle original, et le lance-grenades est bien entendu fonctionnel.

Ceci dit, niveau fléchettes, on ne peut pas dire que la marque ait fait un effort exceptionnel. En effet, vous ne trouverez dans cette boîte (elle aussi collector, avec des traces d'acide d'aliens) que trois "grenades" et dix "balles". Pas franchement énorme vu le prix. Et grandement dommage vu que ces munitions possèdent une couleur spécifique, que l'on ne retrouve pas sur les autres modèles. 

Bref, un gadget en plastique, qui ne vaut clairement pas le prix auquel il est vendu, mais qui va certainement en faire craquer plus d'un. Miaw !


Cats & Guns #1 : Colt SA1911
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Nouvelle rubrique consacrée aux armes et répliques !

Le sujet a été rendu tendancieux par des gens sectaires qui ne connaissent rien ni aux armes ni à la législation les encadrant, mais il s'agit d'un domaine tout à fait passionnant. L'on peut bien entendu s'y intéresser pour de nombreuses raisons et en faire divers usages, mais dans notre cas, nous allons nous intéresser au tir de loisir et à l'aspect collection, avec même quelques infos historiques lorsque le sujet s'y prêtera. L'on pourra également à l'occasion s'intéresser à des armes (réelles ou non) ayant particulièrement marqué la pop culture (cf. cet article).
Mais pour commencer, il nous a semblé bon de choisir un modèle récent, abordable financièrement et qui a de la gueule : le Swiss Arms Colt SA1911 !

Attention, la manipulation des armes (et même des répliques) nécessite une grande rigueur et une prudence extrême. Il est notamment impératif de suivre les règles de sécurité que nous vous rappellerons à la fin de chaque article.

Commençons par une présentation générale.
Il s'agit d'un modèle à propulsion C0², tirant des billes en acier de 4,5 mm. Une double sécurité, très courante sur ces modèles, est présente. Le chargeur, qui accueille la sparclette de gaz, a une capacité annoncée de 17 billes. Cette arme est un semi-automatique d'une puissance de 1,6 joules. Les organes de visée sont fixes et marqués par des points blancs. On peut noter la présence d'un rail picatinny permettant de fixer un viseur laser ou une lampe tactique sous le canon (un équipement assez peu utile au final à mon sens, vu l'usage prévu). Enfin, le canon est fileté et permet de fixer un silencieux, encore moins utile. 

En ce qui concerne les finitions de ce Colt 1911, elles sont quasiment parfaites. L'engin a de la gueule et est vraiment superbe en version tan. Avec ses 930 grammes, cette version full metal qui est très loin de faire "cheap" aura tout à fait sa place dans une collection. 



Allez, on va faire une petite séance de tir histoire de tester le binz. J'ai utilisé une cible cartonnée Gamo de 14 x 14 cm, placée à environ 10 mètres. Les conditions du test en extérieur étaient assez mauvaises : pluie, vent et j'avais plutôt froid (j'ai eu la très bonne idée de ne pas prendre de veste), donc je ne me suis pas trop attardé.
Très bonne prise en main, prise de visée aisée également, pour un résultat plutôt correct : tous les tirs sont dans la cible, 5 sur 10 sont dans la partie noire. Le mouvement de la culasse apporte une petite sensation agréable, et le fait de pouvoir tirer sans recharger à chaque coup, comme sur un airsoft spring [1], assure quand même un confort appréciable. Reste le principe du consommable (les cartouches CO²) que je n'aime pas beaucoup.
Je n'ai pas essayé de plinking, mais ça doit certainement être assez sympa (attention tout de même aux rebonds). 

Le grand point fort de ce pack, c'est son prix : 80 euros.
Pour cette somme, vous avez l'arme elle-même, 100 cibles 10 x 10, 1500 billes 4,5 mm et 5 sparclettes. Il existe aussi un pack qui remplace les cibles par 10 sparclettes au lieu de 5. 
Quand on voit les prix de certaines répliques airsoft, à 150 ou 200 euros (ou à 50 balles mais en plastique), l'on ne peut qu'être séduit par cette offre très raisonnable.

Attention cependant, j'ignore si je suis tombé sur un modèle ayant un défaut, mais le boulon de serrage de la sparclette a... faussé son propre pas de vis. Et sans bourriner hein. Hop, retour à l'envoyeur du coup. Argh. Mais n'ayant pas trouvé d'écho sur le net d'un éventuel problème récurrent, j'imagine que j'ai joué de malchance. 
Dommage, car sans ce pas de vis merdique, on était proche de la perfection.

Il me reste à vous mettre en garde sur la manipulation de ce Colt 1911. Il s'agit d'une arme catégorie D, et qui peut faire de sérieux dégâts. Même s'il s'agit d'une arme destinée au tir de loisir, et non à la défense, ce n'est pas un jouet. Les règles de sécurité, exposées dans l'encadré ci-dessous, sont à respecter impérativement. Je vous mets une photo du porte-cible, en vous montrant l'impact de ces billes en acier. Si jamais vous (ou l'un de vos proches) preniez ce genre de projectile dans l'œil, je vous assure que ce n'est pas la bille qui céderait... alors, prudence. Réfléchissez à chacun de vos actes avant de faire n'importe quoi et ne vous laissez surtout pas distraire. 

Voilà pour cette première revue, la prochaine risque de prendre un peu de temps (pour cause de déménagement). En attendant, soyez prudents et n'oubliez pas, ce sont les gens qui sont dangereux. 
Les armes, elles, sont neutres. 


[1] En airsoft, le terme "spring" désigne les répliques qui fonctionnent grâce à un mécanisme à ressort, actionné par l'utilisateur, par opposition aux "AEG" (automatic electric gun) utilisant des batteries. 



Un résultat plutôt bon, surtout au vu des conditions météorologiques.
Il y a certainement moyen de faire mieux en prenant son temps et
en ne s'habillant pas comme en été en plein hiver... 

Histoire que vous preniez cette arme au sérieux : les impacts pointés en bleu sont le
résultat, sur le porte-cible, de tirs de plombs 4,5 mm à l'aide d'une carabine à air comprimé
d'une puissance de 10 joules. Les impacts pointés en rouge sont issus de billes d'acier tirées
à l'aide d'armes bien moins puissantes sur le papier, mais très dangereuses si on commence
à les considérer comme des jouets. Avec une munition acier, il n'y a pas (ou peu) de déformation
à l'impact, donc l'énergie transférée est plus grande. D'où les "cratères".






⚠ Les Règles de Sécurité


- 
Une arme est toujours considérée chargée. Même si elle ne l'est pas. Ça a l'air bizarre, mais c'est très compréhensible. Si vous commencez à développer deux types de comportement, l'un avec des armes considérées chargées, l'autre avec des armes considérées non-chargées, vous allez, un jour, vous tromper. C'est juste une question de temps. Et les erreurs, avec les armes, ne pardonnent pas. Alors, même si vous êtes certains que votre flingue est déchargé, en fait, non, il est chargé. Toujours.
- On ne pointe pas une arme en direction de quelque chose que l'on ne veut pas détruire. Si votre canon se retrouve en face de votre télévision ou, pire, de l'un de vos proches, ou de votre foutu pied, alors vous ne savez pas manipuler votre arme. Même dans le stress des combats, les soldats apprennent par exemple à effectuer leurs déplacements sans pour autant "viser" leurs collègues. Se retrouver avec une arme (considérée chargée) pointant vers quelqu'un dans un stand de tir devrait aboutir à une sanction immédiate et définitive.
- On ne se balade pas avec le doigt sur la queue de détente. L'index reste hors du pontet tant que la décision de tir n'est pas prise.
- Lorsque la décision de tir est prise, il faut être certain de sa cible et de son environnement immédiat. Il ne suffit pas de simplement viser un carton, il faut être certain que rien ne se trouve derrière, que la balle sera stoppée, que personne n'est en train de faire l'imbécile à côté (ou pas très loin), etc. Vous êtes responsable de tout ce qui se passe entre la décision de tir et l'impact.
- Outre ses 4 règles de sécurité basiques, l'on peut ajouter également le port de lunettes de protection, même avec des répliques airsoft.



+ Les points positifs - Les points négatifs
  • Le prix.
  • Les finitions et le côté esthétique.
  • Très bonne prise en main.
  • Semi-automatique.
  • Le pack très complet.
  • Le principe des cartouches C0², assez casse-couille sur le long terme.
  • Le pas de vis vraiment merdique du boulon de serrage de la sparclette.
Les armes dans la fiction... et dans la réalité
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On voit beaucoup de choses très exagérées, en fiction, sur les armes, notamment les armes à feu. Et dans la réalité, il y a énormément d’idées reçues absurdes également. On va tenter, du coup, de clarifier un domaine qui reste, pour trop de gens, parfaitement flou.

Alors, pour le grand public, en général, les idées reçues principales sur les armes, en schématisant, c’est qu’elles sont en vente libre aux États-Unis et totalement interdites en France. Et que la loi permet d’avoir un impact sur les morts par armes à feu. Hmm… non. Ces trois idées reçues sont fausses.

Tout d’abord, on ne peut pas parler des États-Unis comme on parlerait d’un pays comme la France. Les États-Unis étant constitués de 50 États, il existe donc 50 législations. Certaines très restrictives, d’autres plus permissives, mais aucune, évidemment, ne permet d’acheter des armes de guerre. De plus, être autorisé à détenir une arme ne signifie pas que l’on peut se balader avec.
Bien souvent, aux États-Unis, un permis est nécessaire pour détenir une arme à feu. Pour l’obtenir, il faut avoir un âge minimum (21 ans en général), fournir ses empreintes digitales, avoir un casier vierge, payer une taxe et suivre une formation. Et vous allez voir que, contrairement à ce qui se fait en France, c’est plutôt pas mal et bien pensé !

Pour en terminer avec les États-Unis (vu que ce n’est pas ce qui nous intéresse), il faut encore aborder le nombre élevé de morts par armes à feu dans cette fédération. Cela pourrait amener à penser que les simples citoyens ont trop d’armes et sont trop prompts à s’en servir. Sauf que… évidemment, les morts par armes à feu sont principalement causées par les gangs, la mafia, les criminels, et pas monsieur et madame tout le monde.
Les membres, très violents, des gangs de Los Angeles, par exemple, ne vont pas dans une armurerie pour payer une taxe et déposer leurs empreintes. Ils piochent dans le marché illégal, qui est, par nature, insensible au renforcement de la législation.
Même la tuerie de Columbine, contrairement à ce que l’on croit, a été effectuée à l’aide d’armes qui n’ont jamais été achetées légalement par ses auteurs.


Mais bref, laissons là la lointaine Amérique et voyons un peu de quoi il retourne en France.
Les armes sont, chez nous, divisées en 4 catégories (avec des sous-catégories, mais on va faire simple).
La catégorie A : ce sont des armes de guerre. Elles sont interdites. Mais, pour autant, c’est évidemment ce type d’armes, totalement interdites à la vente, qui sont saisies lors de l’arrestation de membres de gang (braqueurs ou dealers). Les hors-la-loi, par nature, ne sont pas affectés par la loi.
La catégorie B : ce sont des armes autorisées à l’achat, mais sous autorisation. C’est assez chiant, il faut pas mal de paperasse, à renouveler en plus. Typiquement, on va retrouver dans cette catégorie des armes de poing par exemple (mais pas seulement).
Simple, basique. [1]
La catégorie C : ce sont des armes autorisés à l’achat, qui se déclarent mais ne nécessitent pas d’autorisation. Il faut une licence FFT pour les acquérir (ou un permis de chasse), ce qui ressemble pas mal à la taxe US évoquée plus haut. Là, on va trouver des armes de chasse, en calibre 12, ou des carabines 22 long rifle par exemple. Par contre, aucune formation n’est dispensée (pas dans les clubs en tout cas, et même lorsqu'elle existe, elle n'est pas nécessaire pour l’acquisition des armes). Ouille.
La catégorie D : vente libre (mais sous conditions, souvent absurdes). Alors, il n’y a pas grand-chose dans cette catégorie, évidemment. On va trouver par exemple des armes tirant des munitions à blanc (ce qui ne veut pas dire qu’elles sont inoffensives, bien des benêts se sont tués avec ça), des Gomm-Cognes (des armes à feu tirant des munitions sublétales [0] en caoutchouc dur) et des armes à poudre noire (les Colt et Remington des westerns par exemple). 

Si vous voulez tout de suite un exemple de législation complètement conne, en prenant la catégorie D, voilà ce qui est nécessaire pour l’achat de deux armes, très différentes : pour un Gomm-Cogne, un monocoup tirant des machins en caoutchouc, il faut une pièce d’identité, une déclaration en préfecture et un certificat médical. Bon, c’est bien, au moins, ça évite que des tarés achètent ça, même si ce n’est pas très efficace en matière de neutralisation. Pour un revolver à poudre noire, donc un six-coups, tirant de vraies balles, qui tuent, il faut… rien. Même pas une pièce d’identité. Tu paies, tu repars avec. Oups.

Attention, je ne suis pas en train de vous dire qu’il faudrait assouplir la législation existante, je dis qu’à mon avis, elle est débile et dangereuse. Et conçue, comme tout en France, par des demeurés qui n’y connaissent rien.
Je pense (très sincèrement) que 99 % de la population n’est pas capable de détenir une simple bagnole… alors une arme, argh. Mais, bon, les choses étant ce qu’elles sont, il faut faire avec. Ce qui ne veut pas dire, puisque la perfection est impossible, que l’on ne peut pas améliorer la législation existante (ce qui n’aura donc aucun impact sur la criminalité, on est d’accord).
Par exemple, comment se fait-il que l’on puisse détenir une arme à feu aussi puissante qu’un calibre 12 sans formation minimale ? D’ailleurs, le problème se pose aussi avec du 22 LR, cette munition sous-estimée (qui ne convient certes pas aux militaires et aux forces de l’ordre en général) mais qui reste efficace et mortelle pour des particuliers qui, en plus, la considèrent à peine plus sérieusement qu’un Nerf.

En haut, un Colt .44, tout à fait fonctionnel. En bas, une réplique inoffensive. [2]

Le problème vient du fait que la législation, dans bien des domaines, est conçue sous l’impulsion de l’affect momentané de la foule. Une tuerie et hop, le brave citoyen va vouloir durcir la législation (et non l’améliorer). Et comme le déjà moins brave politique dépend du vote de ce citoyen, il va le suivre, et rendre certains achats plus complexes. Ce qui va emmerder le voisin du brave citoyen, un voisin qui ne bute personne, mais ce qui ne va avoir aucun impact sur le criminel, qui achète son AK-47 au marché noir.
Parlons-en un peu de ces fusils d’assaut. Je vais prendre un exemple concret, parce que les films vous ont habitués à des conneries. Si vous vous faites allumer par du 7,62, bonne chance ! Si vous vous planquez derrière une bagnole par exemple, ben… vous allez crever. Car, contrairement à ce que l’on voit dans bien des fictions, cette munition ne se contente pas de faire des trous sur l’un des flancs d’un véhicule. Elle le transperce de part en part, et le couillon qui s’est abrité derrière avec.
Quand vous voyez par exemple, dans The Walking Dead, que des mecs, à 10 mètres de distance, se protègent de tirs de fusils d’assaut grâce à… de la tôle ondulée, c’est stupide. On dirait un gun fight improbable des années 70.

Tant qu’on en est sur les idioties de la fiction, autant préciser quelques points :

1. L’erreur la plus courante faite par les auteurs ou traducteurs est la confusion entre revolver et pistolet.
a. Un revolver est une arme à barillet, que ce soit les revolvers de western, à poudre noire, ou des armes utilisant des munitions modernes.
b. Un pistolet est une arme moderne à chargeur ou un modèle ancien, monocoup, avec chargement par la gueule.
c. Un pistolet a donc toujours sa chambre unique alignée avec le canon. Dans un revolver, les différentes chambres effectuent une rotation (d’où le nom).

2. Le "machin" sur lequel on appuie pour tirer s’appelle une "queue de détente", abrégée en "détente". On n’appuie donc pas sur la "gâchette", la gâchette étant un mécanisme interne de l’arme.
Évidemment, certaines expressions fautives, comme "un fou de la gâchette", sont passées dans les mœurs et ne peuvent pas être modifiées.

Le MP-40 en action. [3]
3. Les termes "mitrailleuse" et surtout "mitraillette", même s’ils existent d’un point de vue grammatical, ne désignent absolument rien pour un militaire ou un armurier. On parle plutôt de pistolet-mitrailleur et de fusil-mitrailleur (ou de fusil d’assaut pour les armes modernes). La distinction est une question de calibre et d’usage.
Quelques pistolets-mitrailleurs : le Thompson 1921 des films de gangsters période Prohibition ; le MP 40 allemand de la Deuxième Guerre mondiale ; le plus moderne Uzi, utilisé parfois par des services de protection rapprochée pour son côté compact.

4. Il n’existe pas d’arme de poing ou de fusil, quel que soit le calibre, capable d’arrêter la course d’un véhicule ou de tuer par simple onde de choc (je te touche au bras et tu meurs : FAUX ; je te frôle et tu meurs : FAUX), ce sont des légendes colportées par des ignorants. De la même manière, un tir de fusil à pompe ne projette pas un type 3 ou 4 mètres en arrière, c’est physiquement impossible. Au cinéma par exemple, des considérations esthétiques font que, bien souvent, les réalisateurs optent pour le spectaculaire plus que le réalisme, ce qui se comprend tout à fait.  

5. Certaines armes ayant une belle carrière au cinéma, comme le Desert Eagle, sont en fait des armes "de merde" (présentant de nombreux défauts), qui ne sont employées par aucun professionnel. Ce truc est bien trop lourd et encombrant (avec des munitions hors de prix) pour intéresser la police, l’armée ou même les mafieux. C’est, au mieux, une curiosité pour collectionneurs et tireurs sportifs (et encore, à mon humble avis, c’est super moche).

6. Enfin, si l’on s’écarte des armes à feu, la distinction entre sabre et épée ne provient pas du fait que la lame soit ou non courbée (il existe des sabres droits) mais du tranchant. Le sabre n’en possède qu’un, l’épée en a deux.

Ça déboise sévère dans Predator. [4]

Que retirer de tout ça ? Est-ce que ces précisions sont importantes ?
Bah, un peu, quand même. 
Premier cas : tu es un auteur (je te tutoie hein, mais en même temps, vu que tu es un individu imaginaire, tu vas pas commencer à faire chier). Du coup, c’est pas plus mal de te documenter (c’est très facile de nos jours) et d’éviter d’écrire des énormités. Même si l’ultra-réalisme n’est pas le but d’une bonne fiction, il convient tout de même de rester vraisemblable et de faire un effort en ce qui concerne la maîtrise des sujets abordés. Sinon, t’as l’air d’un pignouf. Après, c’est toi qui vois.
Deuxième cas : tu es juste un citoyen, dans le monde réel. Évidemment que c’est important du coup, vu que c’est toi qui vas gueuler pour faire bouger les incapables que tu as élus. Et c’est sans doute mieux de savoir ce qui est incomplet, étrange ou carrément dangereux dans une législation commentée par tous mais connue par peu.

Reste à aborder le côté éthique, la morale. Car certaines personnes, et c’est leur droit, estiment qu’une arme est par nature nocive et qu’il faudrait les interdire toutes pour éradiquer la violence.
À cela, je réponds ceci : lorsque les armes à feu n’existaient pas, les gens se tuaient déjà. En masse. Et même lorsque les arbalètes, les sabres, les haches, n’existaient pas, la violence et les meurtres étaient déjà présents.
En haut, un revolver tirant des munitions à blanc, en 9 mm. En bas, un Gomm-Cogne calibre 12. [5]
Le problème ne vient pas des outils, on en trouvera toujours. Même quand l’utilisation du katana est interdite sur l’île d’Okinawa, la population va alors se servir d’objets usuels pour concevoir des armes d’un nouveau genre, très discrètes mais très efficaces. Et, allons plus loin, une cuillère à soupe peut être mortelle. L’on ne peut, en interdisant l’outil, effacer la violence inhérente à la nature humaine. Voire à la nature tout court. Mieux (ou pire), l’être humain est doté dès la naissance d’un certain nombre d’armes très efficaces. Difficile pour autant de l’amputer de ses mains, pieds, coudes, genoux, et de son cerveau en prime… L’arme, notamment l’arme à feu, ne rend pas plus facile le passage à l’acte. Les gens tranquilles, sans histoires, ne vont pas aller buter le facteur sous prétexte que leur colis est en retard et qu'ils possèdent un flingue. Par contre, cela permet à des gens, inférieurs physiquement à certaines brutes, de se défendre. Cela permet même à la police d’agir au mieux lors de prises d’otages. Les armes ne sont, en réalité, ni bonnes ni mauvaises. Tout dépend de l’utilisation que l’on en fait. Le parallèle avec la voiture reste vrai : à ce jour, la bagnole est l’arme par destination qui tue le plus en France. Chaque jour, des gens tuent avec ça. Parle-t-on pour autant d’interdire les véhicules ? Ou de renforcer la législation concernant leur usage ? Non, on a au contraire donné à des connards inconscients un crédit de conneries, leur permettant de faire tourner le commerce (en payant des voitures à crédit, en payant des assurances, des permis, des contrôles techniques, des péages, des stages de récupération de points, des places de parking, des pneus, de l’essence…).
Voilà la triste réalité. Si une arme rapportait autant qu’une caisse, vous auriez déjà tous des fusils d’assaut chez vous. Et vous trouveriez ça normal, parce qu’on vous aurait habitués, dès l’enfance, à penser que c’est normal d’avoir un flingue et de l’utiliser sans être parfaitement formé. Tout comme on vous a habitués à penser que tuer des innocents sur la route était acceptable et relevait du manque de chance, alors que la plupart des gens ne respectent pas les limitations de vitesse et que l’État accepte ce comportement et encourage même cette criminelle insouciance.

Les armes sont importantes dans les œuvres de fiction. Et, dans les fictions, ce n’est pas grave de n’avoir que peu de connaissances pour les condamner ou soutenir leur utilisation.
Les armes sont importantes aussi dans le réel. Et là, il vaut mieux les connaître un peu (nul besoin d'être un expert) pour donner son avis sur leur usage, et il faudrait surtout avoir une véritable formation pour les détenir [6]. Au lieu de cela, comme pour la plupart des sujets vitaux, les gouvernements successifs réagissent suivant l’émotion de la masse, et non le bon sens ou l’avis des spécialistes.

Allez, on va terminer par deux armes de fiction, mythiques, dont il existe des répliques malheureusement hors de prix. Et là, venez pas me dire qu'une arme c'est pas beau, bordel !

Le blaster de Deckard dans Blade Runner. Il existe même des modèles "faits maison" plus réussis.



Le légendaire M-41 de Aliens. Il existe de véritables armes qui reprennent son design (et le compteur digital).



[0] Une arme ou munition dite "sublétale" ne veut pas dire qu'on ne peut pas tuer quelqu'un avec. Juste que ce n'est pas conçu, à la base, pour tuer.
[1] Le fusil en calibre 12, par sa polyvalence et sa facilité d'emploi et d'entretien, est une excellente arme individuelle.
[2] L'on voit ici l'intérêt des mises en garde quant à l'utilisation de répliques lors de manifestations (festival ou n'importe quel binz permettant de faire un peu de cosplay) : il est impossible, si elles sont bien faites, de les distinguer des armes réelles.
[3] Parfaitement efficace en combat rapproché, le MP-40 était par contre inadapté aux tirs à longue distance. Les fusils et PM allemands furent (plus ou moins) remplacés par la suite par le Sturmgewehr 44, qui associait précision et puissance de feu. Il est considéré (à raison) par beaucoup comme le premier fusil d'assaut.
[4] Évidemment un minigun, dérivé de la célèbre Gatling, n'est pas une arme que l'on refile à un pauvre troufion (c'est un peu... lourd). Elle équipe par contre certains hélicoptères ou embarcations.
[5] Deux armes inefficaces en défense individuelle (car ne permettant pas de neutraliser un agresseur), mais suffisamment dangereuses pour causer de lourds dégâts à son propriétaire si celui-ci ne respecte pas les règles de sécurité.
[6]
Il existe 4 règles de sécurité importantes concernant les armes à feu, il n'est pas inutile de les rappeler :
- Une arme est toujours chargée. Même si elle ne l'est pas. Ça a l'air bizarre, mais c'est très compréhensible. Si vous commencez à développer deux types de comportement, l'un avec des armes considérées chargées, l'autre avec des armes considérées non-chargées, vous allez, un jour, vous tromper. C'est juste une question de temps. Et les erreurs, avec les armes, ne pardonnent pas. Alors, même si vous êtes certains que votre flingue est déchargé, en fait, non, il est chargé. Toujours.
- On ne pointe pas une arme en direction de quelque chose que l'on ne veut pas détruire. Si votre canon se retrouve en face de votre télévision ou, pire, de l'un de vos proches, ou de votre foutu pied, alors vous ne savez pas la manipuler. Même dans le stress des combats, les soldats apprennent par exemple à effectuer leurs déplacements sans pour autant "viser" leurs collègues. Se retrouver avec une arme (considérée chargée) pointant vers quelqu'un dans un stand de tir devrait aboutir à une sanction immédiate et définitive.
- On ne se balade pas avec le doigt sur la queue de détente. L'index reste hors du pontet tant que la décision de tir n'est pas prise.
- Lorsque la décision de tir est prise, il faut être certain de sa cible et de son environnement immédiat. Il ne suffit pas de simplement viser un carton, il faut être certain que rien ne se trouve derrière, que la balle sera stoppée, que personne n'est en train de faire l'imbécile à côté (ou pas très loin), etc. Vous êtes responsable de tout ce qui se passe entre la décision de tir et l'impact.
Je termine par une anecdote personnelle. Je me trouvais un jour dans une armurerie, pour acquérir un couteau (je collectionne des tas d'armes différentes, pour de nombreux usages, il m'arrive même d'acheter des armes que je sais être "nazes"). L'armurier me met en garde en saisissant le couteau qui m'intéressait. Il me dit "attention, celui-ci, il faut être prudent, la lame coupe comme un rasoir". Et, en même temps qu'il me sort ça, il s'ouvre la main en le manipulant. Et effectivement, aucun doute sur l'aspect coupant, il a dû fermer boutique et partir aux urgences. Ce qui est important ici, c'est que le fait de connaître les règles ne suffit pas. Il faut les intégrer, les comprendre, respecter les armes et même les craindre. Si un professionnel se blesse alors qu'il récite une mise en garde, vous comprenez bien que non seulement le danger est réel pour l'utilisateur, mais aussi qu'il est très facile de se bercer d'illusions et de croire que l'on respecte une procédure que l'on applique en réalité imparfaitement. Si vous n'êtes pas suffisamment rigoureux, posséder et manipuler une arme restera toujours une mauvaise idée.