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| Comment ça s'allume ce truc ? Je t'assure, sur la notice, ça avait l'air plus simple. |
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| Ah, on va être bien là, tranquilles pendant six semaines... |
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des longueurs, des scènes ratées, c'est indéniable, mais l'ensemble se laisse voir et tient en haleine, notamment grâce à certains plans élégants, quelques envolées lyriques ou une violence relativement esthétisée. | + | Les points positifs | - | Les points négatifs |
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Si vous ne l'avez pas encore lu, je vous conseille le premier Chat dans le Culte. Et sinon, on passe tout de suite au sujet principal, avec une comédie mythique.
Miaw !
La Chèvre
Deuxième film de Francis Veber en tant que réalisateur (après Le Jouet), La Chèvre sort en 1981 et va devenir l'une des grandes comédies culte du cinéma français. Elle met en scène le personnage de François Perrin (Le grand blond avec une chaussure noire, On aura tout vu...), une variante de François Pignon (L'emmerdeur, Les compères, Les fugitifs, Le dîner de cons...). À noter que François Perrin/Pignon n'est pas un même protagoniste vivant différentes aventures, mais bien une sorte d'archétype de personnage lunaire, naïf, maladroit, voire parfois un peu benêt.
Ça raconte quoi ?
La fille du PDG d'une grande entreprise disparaît alors qu'elle est en vacances au Mexique. Son père a beau tout tenter pour retrouver sa trace, rien n'y fait. L'un de ses employés a alors l'idée de lui présenter François Perrin, un individu particulièrement malchanceux. Or, la jeune fille disparue a la particularité d'être elle aussi une incroyable poissarde. La théorie étant que deux malchanceux chroniques vont se prendre les mêmes portes dans la figure, trébucher sur les mêmes obstacles, et donc avoir un parcours similaire. Désespéré, le PDG accepte de tenter cette mission de la dernière chance. Il engage Perrin en lui faisant croire que, grâce à son bon sens et son flair, il est en charge de retrouver sa fille. En réalité, il doit servir d'appât, de "chèvre", et Campana, un véritable détective privé, expérimenté et bourru, se charge de l'accompagner pour vérifier les résultats de cette improbable expérience.
Ça fonctionne comment ?
L'on est ici sur du très classique, à savoir l'opposition de deux personnages foncièrement différents, obligés de coopérer et de se supporter. C'est ce que l'on peut retrouver déjà dans La Grande Vadrouille, avec le gentil et naïf Bourvil et le plus dirigiste et colérique De Funès. Mais, ce n'est pas tout. Ici, le duo ne fonctionne pas seulement sur sa disparité mais également sur sa relation asymétrique, l'un en sachant plus que l'autre. Principe que l'on retrouvera, bien plus tard, dans L'Opération Corned Beef, alors que Jean Reno est obligé de supporter le pontifiant Clavier qui ne comprend rien à la situation. Le fait que Campana sache réellement les raisons pour lesquelles Perrin a été engagé participe bien entendu aux ressorts comiques.
Enfin, dernier point, Perrin est ici particulièrement sûr de lui. Loin du Pignon du Dîner de Cons, qui se rend compte qu'il gêne ou que l'on se moque de lui et est conscient de ses limites, de ses défauts, Perrin, dans La Chèvre, est suffisamment niais pour se prendre au sérieux, pérorer et même sermonner un Campana pourtant bien plus efficace que lui.Pourquoi c'est encore bon aujourd'hui ?
Là encore, pas de surprises : casting béton, avec un Pierre Richard et un Gérard Depardieu excellents dans leur propre registre, et surtout une écriture (de Veber, qui signe le scénario également) à la hauteur, avec un nombre de gags (et de gags efficaces !) qui devrait faire rougir les scribouilleux poussifs qui écrivent la plupart des "comédies" françaises actuelles. Le film dure seulement 1h35, ce qui n'est pas énorme (La Grande Vadrouille ou L'Opération Corned Beef, cités plus haut, durent respectivement 2h12 et 1h45), pourtant, il est tellement dense que l'on n'a aucunement l'impression qu'il est si bref. Et, fait rare, les situations comiques perdurent jusqu'à la fin, sans forcément cet emballement qui vire au burlesque et que la plupart des auteurs ou réalisateurs se croient forcés d'employer pour donner un effet de crescendo qui, bien souvent, rend le récit absurde.
La petite anecdote en sus
À l'origine, c'était Lino Ventura et Jacques Villeret qui étaient pressentis pour incarner Campana et Perrin, mais Ventura n'aurait apparemment pas été d'accord sur le choix de son collègue. Quand Depardieu est arrivé sur le projet, il a émis le souhait d'interpréter... Perrin. Veber ayant refusé, l'acteur s'est montré particulièrement insupportable durant le tournage. Enfin, selon la légende, parce qu'en réalité, Depardieu, aussi talentueux qu'il soit, c'est le genre à être chiant tout le temps, de base. Un type qui te pète dessus et qui trouve ça drôle, ça donne plus envie de lui mettre un coup de pied au cul qu'un César entre les mains.
— Il m'a traité d'abruti, c'est une affaire entre lui et moi, je vous demande de ne pas intervenir. Vous m'avez traité d'abruti ?
— Oui.
— Je pratique les arts martiaux : judo, aïkido, karaté. La première chose qu'on nous apprend, c'est le contrôle. Un type me traite d'abruti, je ne cogne pas, je le regarde et je m'en vais.
— Et ben tire-toi alors.
— Hmf. Vous avez de la chance. Allez, prenez ce chariot et filez. Hmf... vous avez de la chance.
— Gros connard.
— Haha... vous avez de la chance...
— Pédé.
— Ffffiouuu. Je suis arrivé à un contrôle total, en route ! Pardonnez-moi cette démonstration de force, mais j'ai horreur qu'on me marche sur les pieds.
L'on rencontre alors Anahita, une jeune femme atteinte d'une maladie rare, qui se révèle être une Irin, métisse entre un humain et l'une de ces divinités venues d'ailleurs. Avec l'aide de Satan, un autre Irin âgé de plusieurs millénaires, elle va découvrir les secrets qui planent sur son origine et va devoir faire la lumière sur un ancien mystère afin de rétablir la vérité au sujet de son père et de sa lignée.
L'histoire qui commence dans un décor que l'on pourrait croire à la croisée des monde de Conan le Barbare et de Stargate provient de l'imagination de Rob McMillan, tandis que les dessins sont l’œuvre de Wouter Gort.
Sur le plan graphique la BD bénéficie de décors variés, de dessins très jolis, voire envoûtants, et de quelques planches à la mise en scène tout à fait réussie. Les premiers moments sont marqués par des scènes violentes qui hanteront les esprits les plus sensibles mais qui trouvent par la suite un contexte qui justifie pleinement les effusions de sang.
Ce récit se lit très bien si l'on met de côté le texte dense que l'on peut trouver hors bulles sur quelques écrans. La narration alterne entre passages prenant place dans le passé et le présent et se mêle avec aisance aux dialogues et aux souvenirs des personnages.
La thématique religieuse est naturellement très présente et se retrouve autant dans les dialogues que dans les illustrations, nous laissant nous demander si les créatures que nous rencontrons sont de vrais dieux ou de simples aliens extrêmement avancés sur le plan technologique. Les éléments de l'histoire sont évoqués sans lourdeur pour familiariser le lecteur avec un univers très riche que l'on peut découvrir avec plus de précisions dans les appendices présents sur le site officiel, où l'on peut bien sûr lire également le premier volume de cette saga.
Ajoutons que les personnages sont tous bien caractérisés et paraissent parfaitement vraisemblables malgré une héroïne principale qui aura sans doute besoin d'un second volume pour se développer et devenir aussi attachante que certains autres protagonistes.
Un web-comic qui témoigne du savoir-faire de ses auteurs au travers d'une histoire bien construite, dont on a envie de connaître le dénouement.
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Première histoire : ROTTEN HEART (de El Puerto et Tomeus)
Plus sérieusement... ça cause d'organisations paramilitaires, religieuses, politiques et/ou criminelles qui s'entretuent pour un butin aussi surprenant que déstabilisant et non, ce n'est pas mignonnet le moins du monde. Ce l'est d'autant moins que c'est crédible et passablement réaliste, malgré la dose de fantastique africain que l'on trouve dans le camp des seigneurs de guerre.
La conclusion de la nouvelle est astucieuse et dérangeante à souhait mais pas plus que l'article qui suit faisant état de certaines croyances entretenues au sein des milices d'Afrique de l'Ouest... Vous saviez que ces gars croyaient en l'existence d'un vaccin pare-balles ? Quand je pense que certains de mes concitoyens ont du mal à croire en l'efficacité de celui contre la poliomyélite...
Deuxième histoire : Tool (de Mud et Evin)
Troisième histoire : REAL SOCIOPATH (de Run et Ké Clero)
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