UMAC's Digest #4
Par
Les sélections UMAC dans l'actu de la pop culture



-- FRENCH TOUCH --

Le quinzième numéro de la revue Non?Si!, publiée par Phylactères, est disponible.
Au menu : pirates, ogres, combats, aventures, rhumatismes et une bonne dose d'humour.
64 pages (dont 52 pages BD) pour 7 euros.
Rappelons que Phylactères publie également les séries Bertrand Keufterian et VHB et qu'il s'agit d'une structure associative lorraine qui regroupe d'excellents auteurs et artistes, au talent certain. En somme, des amateurs mais dans le bon sens du terme.
En savoir plus : site de l'éditeur / une ancienne chronique UMAC sur Non?Si!
#produitslocaux




-- COMICS --

Marvel pourrait bien annoncer dans peu de temps un Civil War II. C'est en tout cas ce que laisse entendre une carte promotionnelle reçue par un propriétaire de comic shop aux États-Unis.
L'info tient la route pour au moins deux raisons. D'une part cela pourrait coïncider avec la sortie de Captain America : Civil War (le secteur de l'édition délaissant son rôle novateur pour suivre les mirages hollywoodiens, une pratique néfaste dénoncée voilà bien longtemps sur UMAC et que nous appelons l'effet boomerang), d'autre part, la Maison des Idées étant plutôt en panne, elle s'est lancée dans un recyclage de ses grands évènements (dont Secret Wars). On ne voit pas pourquoi, du coup, elle s'arrêterait en si mauvais chemin.
Source : Newsarama
#radotage



-- MANGA -- 
(par Didizuka)

Si vous avez dévoré le recueil de nouvelles horrifiques La maison aux Insectes de Kazuo Umezu, vous serez heureux d'apprendre qu'un autre opus de cet auteur sortira au mois de février chez le Lézard Noir. Le Vœux Mauditdont les protagonistes sont des enfants, une poupée maléfique ou même des farces qui tournent mal, sera constitué de sept récits dessinés entre 1975 et 1992.

Pour les fous furieux, vous pouvez vous jeter sur les réimpressions de l'indispensable L'école emportée ainsi que de Baptism du même auteur par les éditions Glénat. Vous n’avez plus d'excuses pour passer à côté de l'un des maîtres japonais des histoires flippantes !
#frissonsnippons


-- AUTOPROMO --

UMAC participe à l'édition 2015 des Golden Blog Awards.
La compétition se déroule en deux temps. Tout d'abord un premier tri est effectué sur la base des votes des internautes (un vote par jour et par personne) puis des professionnels décernent les prix proprement dits.
Si vous pensez que notre travail mérite d'être connu, vous pouvez nous soutenir en votant pour nous sur cette page, et ce jusqu'au 26 octobre. ;o)
Si vous pensez au contraire que nous sommes des gros nazes, rassurez-vous, on ne s'est inscrit qu'aujourd'hui et l'on part donc avec une bonne semaine de retard. Argh.
#sivousvoulezsauverVirgultapez1



-- BD --

Le nouvel opus de la série Les Tuniques Bleues, de Lambil et Cauvin, sort le 30 octobre chez Dupuis. Ce cinquante-neuvième tome s'intitule Les Quatre Évangélistes et met évidemment en scène les célèbres sergent Chesterfield et caporal Blutch.
Contrairement à ce que vous pourriez penser, les évangélistes en question ne désignent pas des hommes pieux mais des canons d'artillerie astucieusement placés par les confédérés à flanc de colline et menaçant le régiment de cavalerie du capitaine Stark.
Pour saboter de l'intérieur cette dangereuse batterie d'artillerie, les officiers nordistes font appel à nos deux compères, déguisés en pasteur et en... idiot de village.
Il est de bon ton de relever le côté antimilitariste de la BD et de souligner qu'elle montre les horreurs de la guerre. C'est un peu la caution morale du truc. Bon, déjà, si l'on est vraiment antimilitariste, c'est tout de même curieux de se lancer dans une série fleuve sur la guerre de Sécession. C'est un peu comme si je me mettais à écrire sur le football. Je veux bien balancer une crotte de nez sur Ribery ou Zidane de temps en temps, mais de là à me lancer dans une fiction footballistique... Et puis, le côté "la guerre c'est bien du malheur, gnagnagna", on nous a déjà fait le coup mille fois, pas besoin d'enfoncer des portes largement ouvertes. Oui c'est triste de buter des gens, mais parfois on est obligé, c'est comme ça. On peut toujours chialer sur les munitions, ça ne les empêche pas d'atteindre leur cible.
Si l'on met de côté cette approche un peu cucul, reste tout de même un vrai classique franco-belge, souvent drôle et bien documenté.
#realCivilWar



-- ASTRONOMIE --

Saviez-vous qu'il est possible de donner votre nom à un astéroïde ? Ou un nom de votre choix d'ailleurs. Il suffit pour cela de respecter quelques règles.
Le premier point, sans doute le plus important, tient dans le fait qu'il faut avoir découvert soi-même un astéroïde. Ben oui, sinon on ne voit pas pourquoi on irait vous demander votre avis. Ceci dit, il en existe des tonnes et le matériel amateur de nos jours rend tout à fait possible de telles découvertes.
Et pour savoir si votre astéroïde n'a pas déjà été répertorié, on commence par envoyer les positions mesurées au Minor Planet Center. Si tout va bien et que votre petite boule de roche et de glace n'a pas déjà été recensée, vous pouvez proposer un nom au Comité de Nomenclature des Petits Corps du Système Solaire de l'Union Astronomique Internationale.
Dans les noms déjà existant, on peut citer par exemple MarkKnopfler, Straczynski (j'ignore s'il s'agit vraiment du scénariste), Toutatis, Shakespeare ou Sinatra, mais les domaines d'inspiration sont extrêmement variés. En fait, tout est possible si l'on respecte ces quelques contraintes : pas plus de 16 caractères par nom, pas de noms d'hommes politiques ou de militaires s'ils ne sont pas clamsés depuis plus de 100 ans, pas de noms d'animaux de compagnie (ah, désolé Virgul) et pas de noms composés si possible. Il est conseillé également que le nom soit facilement prononçable dans plusieurs langues (le comité est composé de onze astronomes issus de divers pays) et qu'il ne soit pas "agressif". Pour cette dernière contrainte, elle est sujette à des interprétations très subjectives. Ainsi, les noms de Cabu, Wolinski, Tignous et Charb, proposés par un astronome amateur après la tuerie de Charlie Hebdo, auraient été refusés.
#petitscailloux



-- TÉLÉVISION/FILMS --

Dimanche prochain, HD1 propose la rediffusion, à 22h35, de Minority Report.
Un film de Steven Spielberg, tiré d'une nouvelle de Philip K. Dick, forcément, ça ne laisse pas insensible lorsque l'on s'intéresse un peu à la science-fiction. D'autant que le pitch est des plus excitants : dans le futur, un programme pilote révolutionnaire permet à la police de Washington de mettre en place un système de prévention à l'efficacité redoutable. En effet, des êtres en état de stase, doués de précognition, peuvent prédire les crimes à venir. Une unité spéciale de la police est ainsi chargée d'arrêter les criminels avant même qu'ils n'aient commis le moindre acte violent...
Là encore, comme souvent dans les bons récits de science-fiction, l'on s'intéresse moins à une innovation technologique qu'à ses conséquences sur l'Homme et la société. L'idée de départ, fascinante, propose de s'interroger sur la culpabilité mais aussi le rapport au temps ainsi qu'à la logique cause-conséquence.
Et puis, voilà un sujet qui pourrait faire bonne figure au bac de philo : si l'on peut prédire mes actes futurs avec certitude, suis-je coupable d'un crime que je n'ai pas encore techniquement commis ?
Rassurez-vous, ça ne fait pas que cogiter, ça bouge aussi beaucoup et Cruise s'en sort plutôt pas mal.
Tiens, petite exception à ma règle sur Télérama (cf. UMAC's Digest #3) : cette fois, ils ont aimé. Par contre, faut voir le niveau des âneries débitées dans la critique. On nous parle de "1984 avec une lueur d'espoir" (franchement, on se demande bien le rapport pour peu que l'on ait lu - et compris - le roman) et l'on nous dit que "Spielberg a triomphé de Dick". On peut sûrement faire plus bête comme affirmation, mais sur l'instant, j'avoue que je ne vois pas bien quoi... il n'est pas question ici de minimiser l'œuvre originale de Dick ni de se mettre en compétition avec celle-ci (ce n'est d'ailleurs pas du tout la démarche de Spielberg) mais bien de lui rendre hommage en s'en inspirant. Et si cela peut inciter des journaleux snobinards à s'acheter un bon livre de SF, ça sera toujours ça de gagné en passant.
#flicsetvoyants