Publié le
17.9.15
Par
Nolt
La sortie ce mois du nouveau
roman de Stephen King nous donne l’occasion de faire le point sur un auteur
dont l’œuvre est encore méconnue en France et surtout très mal présentée par
les médias.
King « maître de l’horreur »,
« roi de l’épouvante », voilà en gros les clichés habituels que l’on
peut lire dans la presse ou entendre à la radio. Outre le fait que les récits
de King n’appartiennent pas tous au genre horrifique (certains s’approchent
plus de la science-fiction, du polar ou du fantastique en général), la « peur »
n’est nullement l’élément principal qui fait le succès des romans ou nouvelles
de l’écrivain.
Il utilise bien sûr souvent des
éléments fantastiques (encore que ce ne soit pas systématiquement le cas,
notamment pour les romans publiés à l’origine sous le pseudonyme
de Richard
Bachman) mais le paranormal, les vampires ou les simples chiens méchants sont
loin d’expliquer l’engouement des lecteurs pour le plus célèbre résident du
Maine.
de Richard
Bachman) mais le paranormal, les vampires ou les simples chiens méchants sont
loin d’expliquer l’engouement des lecteurs pour le plus célèbre résident du
Maine.
Ce qui fait la particularité
et la force des récits de King, c’est l’émotion qui s’en dégage, une émotion
permise et nourrie par la construction minutieuse des personnages.
Il existe en effet bien des
romans plus « gore » ou horrifiques que ceux de King (ceux de Graham
Masterton, bien que souvent complètement ratés et mal écrits, contiennent bien
plus d’éléments d’épouvante). Ce qui fait que l’on frissonne réellement en
tournant les pages écrites par King, c’est que le processus d’identification
(cf. cet article) fonctionne à plein régime.
Dans Charlie, les personnages
principaux luttent principalement contre une agence gouvernementale. Dans Cujo,
le « monstre » n’est qu’un simple chien enragé. Dans Les
Tommyknockers, la menace est personnifiée par un vieux vaisseau enfoui sous la
terre. Le monstre classique (comme dans Salem ou Ça) est loin d’être employé
systématiquement.
Par contre, l’on éprouve une
vraie affection pour le poète James Gardener, pour Andrew McGee et sa fille ou
encore pour la pauvre Donna Trenton.
Si King est le maître d'un domaine, c’est bien celui de la construction des personnages. Il ne s’agit
pas de corps sans âme, non habités, mais de personnages « épais »,
vraisemblables, dont les petites manies ou les failles sont peu à peu dévoilées
et permettent de rendre tragiques des faits qui pourraient n’être qu’anecdotiques
s’ils n’impactaient pas de « vraies » personnes [1].
L’auteur est en plus aidé dans
sa tâche par des fins souvent tragiques ou disons au moins pas complètement
heureuses. Les conclusions de Dreamcatcher, 22/11/63 ou Désolation laissent par
exemple un goût bien amer. Plus que nous terrifier, King nous plonge dans des
drames déchirant dont peu de personnages s’échappent.
Malgré tout, l’on continue de
le caricaturer comme le « roi de l’épouvante » (cf. cet article).
Certains, faisant peu de cas de son travail (ou plus probablement ne le
connaissant pas), ont même été jusqu’à prétendre qu’il avait commencé à rentrer
dans la « véritable littérature » avec 22/11/63.
Comme l’écrivain fait vendre
et attire le chaland, les médias généralistes y vont de leur petits classements
de temps en temps. Que dire de celui du Monde, sur les adaptations
cinématographiques tirées des livres de King ? Les gens qui ont pondu ça
vont jusqu’à mettre La Ligne Verte dans les pires nanars… (c’est au contraire, avec Les
Evadés, l’une des meilleures adaptations de King, justement parce qu’elle joue
sur l’émotion et la richesse des personnages).
Télérama n'échappe pas à l'exercice et livre, avec ce classement, une liste cette fois des romans supposément incontournables
de King. Or l’on a la
surprise de voir, dans ce classement de « romans », un recueil de
nouvelles (de novella disons) et un essai sur l’écriture. Ça part mal. L’on retrouve
également Salem ou Carrie, qui ne sont clairement pas les plus grandes
réussites du maître, et l’on déplore l’absence de Simetierre par exemple. Assez
étrange d’ailleurs pour une publication qui se veut « intellectuelle »,
Simetierre étant sans doute le plus sombre roman de King et, surtout, celui qui
amène les pistes de réflexion philosophiques les plus sérieuses (le roman pose
en fait la question de la nécessité de la mort et de sa fonction naturelle, lui
opposant des actes « contre-nature » aux conséquences terribles). Pas
non plus trace d’Insomnie, qui avait pourtant le courage d’aborder, même
maladroitement, la question de l’avortement. Et pas un mot sur la saga majeure
de l’auteur, La Tour Sombre [2].
de King. Or l’on a la
surprise de voir, dans ce classement de « romans », un recueil de
nouvelles (de novella disons) et un essai sur l’écriture. Ça part mal. L’on retrouve
également Salem ou Carrie, qui ne sont clairement pas les plus grandes
réussites du maître, et l’on déplore l’absence de Simetierre par exemple. Assez
étrange d’ailleurs pour une publication qui se veut « intellectuelle »,
Simetierre étant sans doute le plus sombre roman de King et, surtout, celui qui
amène les pistes de réflexion philosophiques les plus sérieuses (le roman pose
en fait la question de la nécessité de la mort et de sa fonction naturelle, lui
opposant des actes « contre-nature » aux conséquences terribles). Pas
non plus trace d’Insomnie, qui avait pourtant le courage d’aborder, même
maladroitement, la question de l’avortement. Et pas un mot sur la saga majeure
de l’auteur, La Tour Sombre [2].
Les commentaires sur les
romans sélectionnés sont en plus totalement superficiels voire carrément faux.
Ainsi, dans 22/11/63, King est loin de « jouer brillamment avec l’idée du
voyage dans le temps » (pas en tout cas dans le sens d’un Universal War
One ou d’un Looper, qui sont des récits dans lesquels le voyage dans le temps
tient un rôle majeur). En réalité, King utilise ce procédé (complètement
anecdotique) pour évoquer (de nouveau) la fin des années 50, autrement dit le
monde de son enfance.
Le site Allociné, dans son
classement des meilleures adaptations, balance aussi un peu n’importe quoi. La
présence de Simetierre (roman magistral mais film pathétique) en dit long sur
la méconnaissance crasse du récit originel et de sa thématique poignante,
passée totalement à la trappe dans ce navet de série Z.
Bref, on le voit bien, Stephen
King (un peu comme les super-héros en ce moment [3]), est à la mode et attire à
la fois ceux qui ont toujours apprécié sa prose (ou au moins sa traduction
française) et ceux qui n’en ont jamais lu une ligne.
Je peux comprendre l’opportunisme,
j’ai plus de mal avec le manque de travail qui consiste à sélectionner des œuvres
au hasard, sans les connaître ni s’y intéresser vraiment. Cela me fait penser
au Club Dorothée. À l’époque, qu’est-ce que les bien-pensants déversaient comme
saloperies sur cette émission ! À les en croire, c’était presque une
émanation des enfers. Bien sûr, ils ne s’étaient jamais intéressés à Saint Seiya ou à un autre dessin animé diffusé dans l’émission, mais ils avaient un
avis parfaitement arrêté sur la question. Aujourd’hui, les mêmes n’en finissent
plus d’éloges sur la si sympathique Dorothée et évoquent, la gueule enfarinée
et le zgueg à la main, le « bon vieux temps » et l’innocence de ces
programmes fédérateurs… ont-ils pour autant ouvert un Kurumada ? Pas plus
aujourd’hui qu’hier. Mais les girouettes n’ont pas besoin de lire, elles sont
bien trop occupées à tourner.
[1] Vance évoquait avec humour
il y a peu, sur notre page facebook, la distinction qu’a reçu King dernièrement
(National Medal of the Arts). Les quelques mots de présentation dans cette
courte vidéo en disent finalement plus sur l’auteur que la plupart des médias
français, notamment la partie où il est dit que « monsieur King combine à
la fois un remarquable sens de la narration et une analyse pointue de la nature
humaine ». Même par la suite, quand l’aspect « effrayant » est
évoqué, l’on n’oublie pas de rappeler ses travaux dans d’autres genres, comme
la science-fiction, le fantastique et le suspense.
[2] Sur ce sujet, vous pouvez
consulter les articles de Vance, parti pour une longue exploration de cet
univers, mais aussi cette liste d’ouvrages conseillés avant la lecture de la
saga, qui contient aussi un petit point sur le moment, douloureux, où l’on tourne la
dernière page.
[3] Même France Inter se fend
d’une émission sur le sujet. Oh, bien entendu, à travers le prisme réducteur
des adaptations hollywoodiennes, faut pas déconner non plus, ils ne vont pas
commencer à lire.
Publié le
15.9.15
Par
Nolt
— Mais… je vous avais dit que
c’était une soirée déguisée…
— Ah mais on est
déguisés !
— En quoi ?
— En Jay et Silent Bob.
— Qu’est-ce que c’est que
ça ?
— Jay et Silent Bob, enfin !
Les personnages des films de Kevin Smith.
— Kevin Smith ? C’est
qui, le fils de Will Smith ?
— Pas du tout, c’est l’auteur
de…
— Ecoutez, allez vous déguiser
s’il vous plait. En quelque chose de connu, là, on dirait juste deux clodos.
Résolution #003 – quand on
m’invite à une soirée déguisée, venir en Robin des Bois comme tout le
monde : failed
Publié le
13.9.15
Par
Nolt
Les sélections UMAC dans l'actu de la pop culture
-- COMICS --
C'est la bonne affaire du mois à défaut d'être une nouveauté : la réédition de The Boys.
Panini réédite en effet la série de Garth Ennis en Select Fusion, autrement dit une version économique. Le premier volume, qui sera disponible le 23 septembre, comprend les tomes #1, #2 et #3 de ce qui avait été précédemment publié en 100% Fusion (ce qui correspond aux épisodes US 1 à 14), soit environ 350 pages pour un peu plus de 20 euros.
Le pitch ? Un sympathique écossais est recruté, suite au décès de sa petite amie, par une équipe de la CIA chargée de veiller sur les surhumains. Ces derniers, loin de l'image habituellement héroïque qu'en donnent les médias, sont plutôt trash et difficilement gérables...
Clairement pour adultes mais excellent.
En savoir plus : présentation de la série, bilan de la série
#super-slips
The Walking Dead n'en finit plus d'être décliné sur tous les supports. Après les comics, les romans, la série TV, le récent spin-off, le magazine, le jeu de plateau, les jeux vidéo, l'artbook, le guide des personnages, le making-of, il faut savoir que les zombies ont également envahi les jeux classiques tels que Risk ou encore le Monopoly.
Pour ce qui est du Monopoly, l'on conserve le principe de base avec quelques aménagements (par exemple, les cartes Chance et Caisse de communauté deviennent Pillage et Fournitures). Pour ce qui est des terrains, ils reprennent des lieux cultes de la série (prison, Atlanta...).
Le Risk propose, lui, de plus grandes adaptations des règles, comme une invasion de zombies dans un territoire aléatoire à chaque tour ou des capacités spécifiques à chaque groupe (celui de Rick, du Gouverneur, etc.).
Attention, les prix varient un peu suivant les sites, mais il vous faudra en gros vous délester d'une cinquantaine d'euros pour le premier et d'une quarantaine pour le second.
Quant au prochain comic (c'est quand même ça à la base le sujet) en VF, il sort le 16 septembre. On attend impatiemment la cancoillotte Walking Dead et les préservatifs Rick Grimes "qui s'enfilent d'une main"...
En savoir plus : TWD #20 : Walking Dead à la ramasse, TWD #22 : de retour sur la bonne voie ?
#overdose
-- DVD/SPECTACLE --
C'est le 6 octobre prochain que sort en DVD le nouveau spectacle d'Alexandre Astier, L'Exoconférence. Sous ce titre quelque peu abscons se cache une thématique fascinante : la vie extraterrestre.
Il s'agit bien entendu d'un spectacle humoristique mais l'auteur de Kaamelott n'en a pas moins pris son sujet au sérieux puisqu'il a rencontré de nombreux scientifiques (dont Roland Lehoucq) afin de disposer d'une matière première aussi riche qu'exacte.
A noter qu'un coffret, comprenant L'Exoconférence mais aussi le précédent spectacle d'Astier, sur Bach (cf. Que ma joie demeure !), sortira à la même date.
Vu le talent du bonhomme, à ne pas rater !
#aliens
-- CONVENTIONS --
Si vous passez par Nantes les 21 et 22 novembre, ne ratez pas la cinquième édition du salon Art to Play.
Au menu, manga, comics, jeux vidéo, stands, animations, invités et même une démonstration Jedi par les cascadeurs de la Swiss Force Academy ! Bref, de quoi passer un bon week-end si la foule ne vous rebute pas (la précédente édition a tout de même attiré plus de 15 000 visiteurs).
En savoir plus : Art to Play
#ochlophobie
-- FRENCH TOUCH --
Les aventures de Bertrand Keufterian (cf. cet article) continuent avec la sortie du premier tome de Zone 57 chez nos amis de Phylactères.
Après la récente sortie librairie du premier arc de la série, c'est une nouvelle page qui se tourne pour ce brave Bertrand, toujours en quête de célébrité télévisuelle. On le retrouve cette fois entouré de personnages qui font furieusement penser à certaines icônes bien réelles de la télé-réalité (ressemblances bien sûr totalement volontaires).
Original et gentiment corrosif.
En savoir plus : la page facebook de Bertrand Keufterian (n'hésitez pas à la consulter pour vous tenir au courant des nombreux évènements autour de la série : applications, jeux, dédicaces...)
#moselle
-- TÉLÉVISION/FILMS --
Une curiosité à voir en ce moment sur OCS : The Battery. Il s'agit d'un énième film - n'ayant pas un énorme budget en plus - post-apocalyptique avec invasion de zombies mais le parti pris est intéressant. En effet, l'on suit deux anciens joueurs de baseball qui errent sans but. L'un semble fataliste et résigné, l'autre tente d'oublier la réalité en écoutant de la musique, son casque le coupant alors dangereusement du monde.
On ne peut pas dire que le film soit un chef-d'œuvre (les longueurs sont parfois franchement lourdes), mais il a le mérite de s'écarter des sentiers battus et d'oser triturer l'humain dans ce qu'il peut avoir de plus sordide (notamment une scène de masturbation qui restera dans les... enfin, qu'on n'oubliera pas).
Prochaine diffusion : Lundi 14 septembre / OCS Choc
#glauque
-- METAL --
En général, la sortie d'un nouvel album d'Iron Maiden (cf. cet article) a tendance à éclipser les autres groupes de hard, au moins pour un temps. Du coup, boum, on va à contre-courant et l'on vous propose de vous attarder sur le nouvel opus des californiens de Burn Halo.
L'album est intitulé Wolves of War et s'avère plutôt sympathique pour peu que l'on n'ait pas les tympans trop fragiles. Du titre éponyme à Fuck You en passant par Dying without you, le groupe livre des compositions musclées et prenantes. Après, si votre truc c'est Black M ou Calogero, on vous le dit tout net, ça ne vous plaira pas. ;o)
#bongroson
-- LE FLOP DU MOIS --
Diffusé à la sauvette la semaine dernière sur TMC (vers 1h00 du matin), Big Driver (intitulé en français "Stephen King - Détour Mortel" !!) est un téléfilm relativement récent
puisque diffusé pour la première fois l'année dernière aux States.Dès les premières minutes, on comprend vite pourquoi ce n'est pas proposé en première ou deuxième partie de soirée...
Tout n'est pas à jeter dans les adaptations des œuvres de King. La Ligne Verte ou Les Évadés sont excellents, les téléfilms retraçant l'histoire de The Stand (Le Fléau) sont regardables à défaut d'être vraiment bons, mais il faut avouer qu'en général, on a beaucoup de merdes (Simetierre, Charlie, Shining (oui, le film de Kubrick est très mauvais par rapport au roman), Ça, bref, ce ne sont pas les exemples qui manquent).
Ici, tout est tellement mal foutu que c'en est même drôle.
Si la nouvelle dont est tirée l'histoire ne figure pas parmi les plus réussies de King, elle avait le mérite d'être portée par son style et la construction minutieuse des personnages qu'il met en scène. Elle était donc prenante et contenait son lot d'émotions, d'autant qu'elle abordait le thème difficile des conséquences d'un viol. Le téléfilm, lui, ne retient que l'histoire, comme s'il s'agissait d'un rapport de police.
Dans les grandes lignes, une romancière se rend à une conférence puis prend un raccourci pour rentrer chez elle. Mal lui en prend, elle tombe en panne et se fait violer par le cinglé du coin. Plutôt que de prévenir la police, par crainte du qu'en-dira-t-on, elle décide de se faire justice elle-même.
Reconnaissons-le, en soi, le pitch n'a rien de novateur ou excitant. C'est donc uniquement le traitement, la forme, qui peut ou non le sauver et en faire un récit intéressant. King, en vieux routier des contes pour adultes, y parvenait parfaitement. Ce n'est pas le cas de Mikael Salomon, le réalisateur danois qui a bien voulu que son nom figure au générique de ce truc.
Le personnage principal est très mal présenté, ses "voix" (pourtant un élément crucial) sont ridicules, la vengeance est aussi rapide que plate et l'ensemble est navrant, presque gênant à regarder. Pour parfaire le naufrage, le doublage français est à l'avenant : on se demande si la personne qui double Tess (Maria Bello) est un enfant, un homme qui masque sa voix ou une véritable femme qui joue très mal. Et les scènes avec des cris ou des pleurs sont à la limite du supportable. On a envie de la buter.
Tout cela est digne d'un médiocre téléfilm d'après-midi sur M6, et encore.
Ce qui est surprenant c'est que finalement, malgré le grand nombre d'intervenants sur un projet d'une telle envergure (réalisateur, producteurs, scénaristes, acteurs, monteur...), aucun ne se dise à un moment "tiens, on est en train de faire une connerie peut-être...". Bon, faut bien payer les burgers et les études des enfants, mais c'est la seule excuse qu'on retiendra.
#mêmemaboxaeudumalàl'enregistrer
Publié le
8.9.15
Par
Nolt
Une nouveauté aujourd'hui sur UMAC : la rubrique Bad Fucking Resolutions.
Il s'agit de pastilles humoristiques qui aborderont divers domaines, souvent rattachés à la pop culture (cinéma, jeux, comics, figurines...), et apporteront un regard décalé sur nos petites habitudes, réelles ou fantasmées par les médias. Cela se présentera sous la forme d'un petit dialogue et d'une illustration, les dessins étant réalisés par Sergio Yolfa, mon compère sur The Gutter.
Le principe de base est simple : il s'agit de mettre en scène l'échec d'une "bonne résolution".
Il n'est pas impossible que l'on retrouve de temps en temps notre mascotte Virgul dans ces scènes du quotidien, car comme tout chat qui se respecte, il s'incruste partout et s'installe souvent là où il gêne le plus. ;o)
Exceptionnellement, pour lancer la rubrique, nous vous proposons deux "résolutions". Pour la suite, pas de rythme réellement fixé ni de jour de publication particulier, mais la rubrique devrait revenir au moins une fois par mois.
Follow the White Rabbit
— Tu penses quoi de ces figurines Pop là, avec les grosses têtes ?
— Pfff, mais c’est tellement de la merde. Faut être un pigeon pour acheter ça. C’est moche et hors de prix en plus. Et regarde Sheldon Cooper ou Cersei Lannister, d’où c’est ressemblant ça ? Ça pourrait aussi bien être mon facteur et ma boulangère. C’est vraiment un attrape-couillon. Je chie sur ces figurines.
— Tiens, t’as vu, ils ont aussi Neo.
— Oh putain ! Je le veux !!!!!
Résolution #001 – plus d’achats compulsifs : failed
— Ah, ces conneries ! Oui,
ça m’arrive. C’est naze non ?
— Heu… oui. Mais bon… il y a
des cas parfois…
— Pfff, c’est de l’esbroufe.
Et c’est mal foutu en plus. Attends, les objets qui volent, le sang qui sort
des murs, mais ça fait peur à qui ?
— Il arrive quand même que ce
soit impressionnant, attention, je ne parle pas pour moi hein, mais par
exemple, si tu regardes ça seul…
— Je ne regarde jamais ça
seul.
— Ah putain !! Tu me
rassures, haha ! J’avais l’impression d’être une fiotte ! Toi aussi
ça te fait flipper ? Tain, mais moi pareil, un jour ma femme était à une
soirée avec des copines, je suis tombé sur ça, j’osais même plus aller aux
toilettes tout seul. J’ai pas pu attendre qu’elle rentre, j’ai
pissé dans une boîte métallique pour pas sortir de la chambre. Une boîte Magic
qui m’avait coûté la peau du cul, dans laquelle je rangeais mes cartes, pfff.
J’ai dû la jeter…
— Heu… non, moi c’est ma plus jeune fille qui aime ces
émissions. C'est pour ça que je ne regarde pas seul. Et… quand elle regarde, elle arrive à aller aux toilettes après. Et
elle n’a que douze ans.
Résolution #002 – ne pas trop
se livrer sur les programmes télé : failed
Publié le
6.9.15
Par
Nolt
Nous vous en avions déjà parlé au mois de juin (cf. cet article), cette fois c'est fait, le nouvel album d'Iron Maiden, intitulé The Book of Souls, est sorti.
L'album est disponible en plusieurs versions : 3 vinyles, 2 CD ou l'édition Deluxe qui contient, en plus des CD, un livret. Pour la différence de prix minime (deux euros), autant opter pour ce coffret, dont le contenu se révèle tout de même un peu décevant.
En effet, le livret ne contient que trois illustrations et une photo du groupe, plus les paroles des chansons évidemment. Ça reste léger même si l'objet est joli.
Rien de terriblement surprenant pour ces onze titres qui, comme souvent avec Maiden, demanderont plusieurs écoutes avant de livrer pleinement leur potentiel tant certains se révèlent complexes.
On retrouve les thématiques classiques, notamment métaphysiques, et un son puissant et mélodique.
L'ensemble de l'album (du double album en fait) s'inscrit dans la continuité du groupe (cf. ce dossier pour en savoir plus, notamment sur leurs textes), parfois même un peu trop. L'intro de Shadows of the Valley est une copie quasiment conforme de Wasted Years. On pourrait croire qu'il s'agit du même morceau réarrangé.
D'autres titres sont parfois proches au niveau des sujets abordés. Death or Glory, qui évoque le fameux Baron Rouge, fait songer au déjà aérien Where Eagles Dare.
Parmi les curiosités, l'épique Empire of the Clouds, qui dure 18 minutes et dont les riffs lancinants rentrent aisément en tête. L'efficace The Book of Souls risque également de figurer parmi les classiques du groupe, tout comme If Eternity should Fail, qui file immédiatement des frissons.
Entre brutalité et sophistication, empruntant à la puissance des premiers albums tout en assumant un virage plus progressif, Maiden continue de livrer des titres au lyrisme impressionnant, évoquant la destinée de l'univers, la folie de l'Homme ou ses moments de grandeur, le tout porté par un Bruce Dickinson au mieux de sa forme malgré ses ennuis de santé et un Steve Harris toujours brillant à la basse.
Un putain de bon album de plus.
On retrouve les thématiques classiques, notamment métaphysiques, et un son puissant et mélodique.
L'ensemble de l'album (du double album en fait) s'inscrit dans la continuité du groupe (cf. ce dossier pour en savoir plus, notamment sur leurs textes), parfois même un peu trop. L'intro de Shadows of the Valley est une copie quasiment conforme de Wasted Years. On pourrait croire qu'il s'agit du même morceau réarrangé.
D'autres titres sont parfois proches au niveau des sujets abordés. Death or Glory, qui évoque le fameux Baron Rouge, fait songer au déjà aérien Where Eagles Dare.
Parmi les curiosités, l'épique Empire of the Clouds, qui dure 18 minutes et dont les riffs lancinants rentrent aisément en tête. L'efficace The Book of Souls risque également de figurer parmi les classiques du groupe, tout comme If Eternity should Fail, qui file immédiatement des frissons.
Entre brutalité et sophistication, empruntant à la puissance des premiers albums tout en assumant un virage plus progressif, Maiden continue de livrer des titres au lyrisme impressionnant, évoquant la destinée de l'univers, la folie de l'Homme ou ses moments de grandeur, le tout porté par un Bruce Dickinson au mieux de sa forme malgré ses ennuis de santé et un Steve Harris toujours brillant à la basse.
Un putain de bon album de plus.




















