Publié le
10.10.26
Par
Virgul
On a déjà vu bien des abus en matière de prix pour ce qui est des figurines, mais là, on tient un record.
C'est censé représenter Michel Vaillant et Steve Warson. Outre l'aspect dégueulasse et ridiculement petit, il faut savoir que cette merde est limitée à 200 exemplaires. Une manière très artificielle de justifier un prix délirant pour ce machin en métal. Difficile de toute façon d'imaginer que plus de vingt couillons vont se ruer sur ça.
Ce n'est pas parce qu'on est collectionneur qu'il faut acheter n'importe quoi sans faire preuve de discernement et accepter de se faire plumer. Il existe des figurines Michel Vaillant de 15 cm qui sont vendues dix fois moins cher (ça par exemple, vous le trouverez sans problème en occasion, état neuf, non déballé, pour 16 euros). Aucune raison de laisser des margoulins s'enrichir sur votre dos, surtout si c'est pour vous faire refourguer une saloperie qui se fondrait parfaitement dans le salon de votre arrière-grand-mère, entre une boule à neige et un vieux napperon.
Et vous voulez savoir la meilleure ? Cet... "objet", conçu par Pixi pour le site 9ème store, est limité, sur ledit site, à 10 exemplaires par personne, car il serait apparemment "très demandé" ! Ah ben les gens vont être déçus de ne pouvoir mettre que 1600 balles pour avoir une poignée de jouets Kinder à la con...
Bref, on nous prend un peu pour des imbéciles.
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| L'image est ici très agrandie, l'ensemble, socle compris, ne dépasse pas 9 centimètres de haut. |
Publié le
6.10.26
Par
Virgul
Réédition de L'Épée de Légende, une saga dont vous êtes le héros.
Les éditions Alkonost proposent une toute nouvelle version, en grand format (14,8 x 21 cm) et en couleurs, de l'épopée publiée dans les années 80 par Folio Junior dans sa célèbre collection.
La particularité de ces livres-jeux vient du fait que l'on peut jouer à plusieurs (jusqu'à quatre aventuriers) ou seul. Quant au mode solo, il permet d'incarner un unique personnage ou tout un groupe (composé d'un chevalier, un magicien, un roublard et un mystique).
L'éditeur a accompagné cette sortie de divers suppléments regroupant notamment les plans tactiques, les cartes du monde de Légende ou des feuilles de personnage.
Seul problème, et il est de taille : le prix exorbitant de chaque volume, à savoir 25 euros. Pour une saga en cinq tomes, l'on arrive donc à 125 euros, sans les frais de port (obligatoires, puisqu'il s'agit d'une exclusivité web). Ajoutez 6,50 euros si vous souhaitez acquérir le livret de cartes en grand format (A4). Bref, ça pique un peu.
Publié le
5.10.26
Par
Nolt
Une plongée aujourd'hui dans le tout premier album de la série Buck Danny : Les Japs attaquent !
Après une première collaboration sur un récit (déjà guerrier) intitulé L'Agonie du Bismark, Jean-Michel Charlier (cf. ce dossier lui étant consacré) et Victor Hubinon vont s'associer pour lancer ce qui deviendra l'un des grands classiques de la BD franco-belge (et l'une des grandes séries d'aviation, cf. cette Parenthèse de Virgul) : Buck Danny.
La première aventure du pilote américain sera publiée dans le Journal de Spirou (numéros 455 à 505) en 1947, avant une première édition en album chez Dupuis, dès 1948.
Les premières planches montrent un Buck Danny ayant tout juste décroché son diplôme d'ingénieur et qui se trouve à la recherche d'un emploi. Il se retrouve ainsi embauché sur les chantiers navals de Pearl Harbour, où il démasque très vite un espion japonais. Malheureusement, il ne peut empêcher le cours de l'Histoire et assiste à l'offensive nippone contre la base aéronavale américaine. Soucieux de défendre son pays après ces graves événements, il s'engage comme pilote dans la Navy et obtient le grade de capitaine. Sa carrière est lancée, à partir de là, il va traverser la Seconde Guerre mondiale et assistera à tous les grands moments de l'aviation qui suivront.
Il est évident que ce premier album est très "vert". Charlier et Hubinon tâtonnent encore et usent par exemple de textes décrivant l'action, au-dessus des cases. Un procédé lourd mais courant à l'époque. La narration est rapide et très embryonnaire. Ce qui ferait sans doute l'objet d'un album entier de nos jours est expédié parfois en une seule case ! La priorité est donnée à l'action, quitte à obtenir des transitions quelque peu chaotiques.
Il faut toutefois noter que, dès ces premières planches, les combats aériens sont très bien mis en scène, le style dynamique des dessins parvenant à donner une impression de vitesse et à rendre compte des manœuvres périlleuses des combattants. Des ballets aériens qui seront encore plus nombreux et impressionnants dès le tome 2. Notons également l'élégance de la colorisation d'époque, désaturée et subtile.
Au fil des pages, un Buck Danny encore mal dégrossi va vivre de nombreuses aventures trépidantes (même sur la terre ferme) tandis que, peu à peu, le style narratif de Charlier commence à s'affiner et à devenir plus efficace : les scènes s'enchaînent de manière plus fluide, un véritable suspense s'installe, les dialogues s'affinent.
Les pages sont également rythmées par de petits inserts explicatifs, sur les grandes figures historiques, les différents appareils ou navires, les insignes... sans compter de grandes cartes détaillées qui permettent de situer l'action et de comprendre la stratégie de chaque camp. Il s'agit de publications destinées à la jeunesse, et à l'époque, les éditeurs ont le bon goût de prendre leur rôle très au sérieux, ce qui permet d'accompagner les récits divertissants d'un subtil programme d'éveil à l'Histoire ou la technologie. Loin d'être rébarbatifs, ces points détaillés sur les aménagements du pont d'un porte-avions, le dragage de mines ou les capacités d'un chasseur vont fasciner des générations entières et être à l'origine de bien des carrières.
Si c'est surtout sur la série Tanguy et Laverdure que Charlier va atteindre des sommets (en signant des histoires mémorables et en créant un duo mythique bien plus équilibré que le faux trio Danny-Tumbler-Tuckson), son Buck Danny connaîtra un succès loin d'être immérité, certaines sagas demeurant légendaires. Le personnage continue d'ailleurs son parcours, sous d'autres plumes (cf. notamment la collection Classic) et bénéficie de deux Intégrales au contenu bien dense.
Un album dont on sent qu'il a été conçu à une tout autre époque mais qui, loin d'être désuet, possède un charme particulier, en plus d'être un jalon historique.
| + | Les points positifs | - | Les points négatifs |
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Publié le
26.9.26
Par
Virgul
Gros plan sur un énorme pavé sorti en janvier 2026 : l'intégralité des nouvelles écrites par Richard Matheson.
Matheson, vous devriez connaître, au moins au travers de ses romans les plus connus, notamment Je suis une Légende, La Maison des Damnés ou encore L'Homme qui rétrécit. Cet écrivain prolifique, véritable géant du fantastique et de l'épouvante, a également écrit de très nombreuses nouvelles, rassemblées ici.
Sur plus de 1500 pages, J'ai Lu regroupe 106 nouvelles, publiées en version originale entre 1950 et 2003. Les thèmes sont aussi variés que les époques : voyage dans le temps, démon s'attaquant à un avion, automobiliste poursuivi par un psychopathe (récit dont s'inspirera Spielberg pour sa première réalisation, Duel), sorcières, paranoïa, technologies inquiétantes, le spectre des sujets abordés est très large.
Le pavé contient quelques bafouilles (de Ray Bradbury, Stephen King et Matheson lui-même) mais reste assez aride. Aucune illustration ne vient par exemple agrémenter les textes (pourtant, même une dizaine de pages supplémentaires n'aurait pas eu un très grand impact sur le prix ou le poids du bouquin), et l'ouvrage (15 x 22 cm), fort lourd, arbore une simple couverture souple. Par contre, la tranche est illustrée, une pratique de plus en plus à la mode, mais n'apportant pas grand-chose. Vu le nombre de nouvelles (dont 4 étaient inédites), difficile de s'estimer voler, mais si l'on compare avec les éditions collector de Callidor par exemple (où même la typo est travaillée), c'est le jour et la nuit (d'autant que les livres sont vendus au même prix, à savoir 35 euros).
Un contenu extrêmement intéressant et exhaustif, mais une présentation fort terne et fainéante.
Publié le
23.9.26
Par
Virgul
Retour sur la seconde partie de l'intégrale des Tuniques Bleues, sortie en novembre 2023 mais disponible actuellement sur un site bien connu à moins de 70 euros (au lieu de 85).
Il s'agit du coffret complet de l'intégrale (pouvant contenir les 4 tomes) ainsi que des tomes III et IV de ladite intégrale. En tout, 32 albums sont regroupés ici, soit 16 albums par tome (attention, c'est du 19,3 par 26,5 cm, la taille est sensiblement réduite par rapport aux albums classiques). Des couvertures spéciales, fort élégantes, ont été composées pour l'occasion (des dessins originaux ornent également la quatrième de couverture de chaque opus).
Même si la qualité de la série a globalement baissé ces dernières années (avec quelques exceptions, cf. cet article), les aventures du sergent Chesterfield et du caporal Blutch, initiées par Raoul Cauvin, Louis Salverius et Willy Lambil, demeurent un classique de la BD franco-belge. Cette intégrale, dont le prix devient plus raisonnable, fera donc certainement quelques heureux parmi les collectionneurs complétistes. Notons qu'il s'agit d'une édition limitée à 2000 exemplaires, mais vu le tarif (pas scandaleux rapporté au nombre d'albums, mais ça reste une grosse dépense), trois ans après, il en reste encore !
Sommaire visuel complet ci-dessous.
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Aperçu de la première partie (tomes I et II)





























