Publié le
1.3.26
Par
Virgul
Les sélections UMAC dans l'actu de la pop culture
Hey les Matous, ça ronronne ?
Ce nouveau Digest est exclusivement consacré aux bandes dessinées, avec une sélection d'ouvrages déjà disponibles ou qui s'apprêtent à sortir. On a du classique, du plus exotique et même une belle grosse merde en fin d'article. Alors, certains se demanderont, à juste titre, pourquoi l'on souhaite donner de la visibilité à un livre que l'on méprise. Eh bien parce que UMAC ne censure pas, contrairement à certains éditeurs (cf. Dupuis). Lorsque quelque chose nous semble nauséabond et insensé, on préfère le dire clairement. Car certaines idéologies absurdes et haineuses doivent être dénoncées, combattues et neutralisées. Nous aimons trop les livres pour les laisser aux mains de guignols ou de scélérats qui profèrent des inepties dans le confort sinistre du laxisme ambiant. Mais rassurez-vous, on a plein de publications bien sympathiques à vous présenter aussi.
Ce nouveau Digest est exclusivement consacré aux bandes dessinées, avec une sélection d'ouvrages déjà disponibles ou qui s'apprêtent à sortir. On a du classique, du plus exotique et même une belle grosse merde en fin d'article. Alors, certains se demanderont, à juste titre, pourquoi l'on souhaite donner de la visibilité à un livre que l'on méprise. Eh bien parce que UMAC ne censure pas, contrairement à certains éditeurs (cf. Dupuis). Lorsque quelque chose nous semble nauséabond et insensé, on préfère le dire clairement. Car certaines idéologies absurdes et haineuses doivent être dénoncées, combattues et neutralisées. Nous aimons trop les livres pour les laisser aux mains de guignols ou de scélérats qui profèrent des inepties dans le confort sinistre du laxisme ambiant. Mais rassurez-vous, on a plein de publications bien sympathiques à vous présenter aussi.
Miaw !
-- GIGA SPIROU HIVER 2025/2026 --
Nous commençons par le Giga Spirou hors-série de l'hiver 2025/2026. Un bon gros pavé (384 pages) publié par Dupuis et contenant quatre bandes dessinées complètes. Pour 9,90 euros, ça vaut carrément le coup. Évidemment, à ce prix-là, vous aurez un papier d'entrée de gamme, pas très agréable au toucher et assez fin, mais visuellement, ça fait l'affaire.
Voyons un peu plus en détail le contenu. En ce qui concerne les longs récits, l'on a au sommaire :
- Les Sœurs Gremillet : Les Trois Souhaits (le tome 5 de la série). La série est une chronique familiale, enfantine et magique, servie par de somptueux graphismes.
- Julia la seule. Là encore, visuellement, c'est magnifique. L'héroïne doit faire face à son arrivée dans un nouveau lycée, mais aussi à des éléments surnaturels. Du fantastique, touchant et bien écrit.
- Les Sœurs Gremillet : Les Trois Souhaits (le tome 5 de la série). La série est une chronique familiale, enfantine et magique, servie par de somptueux graphismes.
- Julia la seule. Là encore, visuellement, c'est magnifique. L'héroïne doit faire face à son arrivée dans un nouveau lycée, mais aussi à des éléments surnaturels. Du fantastique, touchant et bien écrit.
- Les Schtroumpfs : Le Bébé Schtroumpf et Le Centième Schtroumpf. Plus classique, l'on retrouve ici les petits êtres bleus de Peyo, dans deux aventures.
- Z comme Zorglub. Du Franquin, avec le quinzième album (qui date de 1961) de la série Spirou et Fantasio. Là encore, on demeure en terrain connu.
Ce hors-série mélange albums modernes et plus anciens, et propose en complément une grande quantité d'épisodes courts (en général, gags en une planche, parfois deux ou trois) issus de séries diverses, comme Kid Paddle, Gaston Lagaffe, Game Over, Psychotine, Cédric, le Marsupilami ou, entre autres, Nelson.
Un bon moyen, à bas coût, pour découvrir certains albums.
#bongrosfourre-tout
#bongrosfourre-tout
-- JOURNAL DE MICKEY SPÉCIAL ENQUÊTES --
Toujours du "petit prix" avec un hors-série du Journal de Mickey, sorti en janvier dernier (et toujours disponible). L'album contient sept enquêtes menées par Donald ou Mickey : Une mission pour deux ; Une intrigue en béton ; Minnie fait son maxi ; En quête d'enquête ; Ducky Airlines ; Une question de temps et Les Enquêtes de Auguste Dudingue. Notons que l'on a assez peu d'informations sur ces récits (uniquement le dessinateur et le scénariste, en tout petits caractères) et que l'on ignore donc l'année de première parution ou la publication ayant accueilli ces histoires. Un effort de présentation aurait été appréciable.
Le tout est complété par quelques petites énigmes à résoudre, du niveau débutant à expert.
Avec 190 pages pour 5,99 euros, l'on reste dans du très bon rapport planches/prix. La colorisation est très flashy mais les enfants ne s'en plaignent pas en général, et c'est ici clairement le public visé.
#polaraucanard
-- LES CHRONIQUES DE FANTOMIALD --
On reste dans les personnages Disney et les publications Unique Heritage Media avec Les Chroniques de Fantomiald #37, sorti ce mois.
Cette fois, nous sommes sur du 225 pages pour 6,99 euros. Le recueil contient dix aventures complètes mettant en scène le Canard Masqué. Contrairement au hors-série ci-dessus, chaque histoire est introduite par une page de présentation comprenant un résumé, les crédits (scénariste et dessinateur), l'année de publication, la cover de l'ouvrage original (les fameux Paperinik italiens, Fantomiald étant, tout comme MacDanold, un personnage créé par des auteurs transalpins et non américains), et même quelques illustrations.
Toutes les aventures regroupées ici sont des créations modernes (2000-2003), ne vous attendez donc pas à retrouver les Fantomiald de votre jeunesse (pour cela, il faudra plutôt opter pour la très onéreuse Intégrale Glénat).
#canardàl'italienne
-- LA LONGUE MARCHE DE LUCKY LUKE --
Après le très réussi L'Homme qui tua Lucky Luke et Wanted Lucky Luke, l'excellent Mathieu Bonhomme nous prépare pour avril un nouvel album : La Longue Marche de Lucky Luke.
Cette fois, l'homme qui tire plus vite que son ombre est engagé par le riche monsieur Cramp, de la Cramp Compagny, afin de retrouver son neveu, enlevé tout petit par des Amérindiens. Rapidement, le cow-boy solitaire comprend qu'en réalité, ce Cramp veut supprimer un héritier gênant. Voilà donc Luke poursuivi par des tueurs et embarqué dans un voyage périlleux vers le Canada afin de protéger un enfant innocent.
Comme précédemment, le style de Bonhomme demeure plus sombre que celui de la série historique, que ce soit au niveau de l'intrigue ou du style visuel. Ce dernier est magnifique et soutenu par des plans inventifs, une narration efficace et une colorisation inspirée.
Une réussite totale pour un auteur qui ne se contente pas de pasticher un personnage légendaire mais qui le modernise et en redéfinit les contours. Du grand art.
#pistolerobonhommisé
-- RENCONTRE AU SOMMET --
Marvel et DC Comics font se rencontrer deux de leurs personnages phares : Superman et Spider-Man. Urban Comics se chargera cette année de couvrir ce crossover et de proposer la version française, ou plutôt plusieurs versions.
En effet, en juin, Urban sortira un coffret contenant la première partie (Superman/Spider-Man) et deux posters (?!). En août, ce sera la sortie de la seconde partie (Spider-Man/Superman). Et le tout sera disponible en un tome vendu 21,80 euros. Mais ce n'est pas fini.
En fin d'année, rebelote, on nous ressort les deux parties, cette fois en album cartonné. Et toujours en juin, Urban réédite la toute première rencontre entre Supes et Spidey (ça date de 1976 et c'est assez mythique) dans son format Treasury (dont nous vous avons parlé dans l'Écho #76).
Pour les nouveaux récits, prévus en deux parties, il s'agira de one-shots écrits et dessinés par Mark Waid, Tom King, Jim Lee, Sean Murphy, Greg Rucka, Jorge Jimenez ou encore Jeff Lemire. Les auteurs, outre les deux héros principaux, feront également se rencontrer Lois Lane et Mary Jane Watson, Jimmy Olsen et Carnage, Superboy et Spider-Man 2099 ou encore Power Girl et le Punisher.
Tout cela est évidemment très commercial mais, il faut l'avouer, très alléchant.
#têtesdegondole
-- LA MÉNOPAUSE C'EST LA FAUTE DU PATRIARCAT --
Ça sort le 6 mars, au cas improbable où un lecteur ou une lectrice aurait envie de se taper un truc aussi indigeste, plombé en plus par une approche sectaire et misandre.
#rombièresévaporées
Publié le
28.2.26
Par
Virgul
Hello les Matous ! Ça ronronne ?
Nous avons décidé de faire un petit point aujourd'hui. UMAC existe en effet depuis plus de 20 ans (nous venons de démarrer la saison 21, UMAC a l'âge légal pour picoler aux States !), et nous avons à cette occasion fait quelques aménagements qu'il convient de vous présenter.
Tout d'abord, il ne vous aura pas échappé que nous disposons maintenant de bien plus de visuels de notre mascotte Virgul. Vous le retrouverez, dans différentes situations et tenues, au fil des articles et dans différentes rubriques. Nous vous avions déjà présenté son meilleur ami, Panzer, eh bien sachez qu'il a maintenant officiellement une petite amie : Novela (ci-contre). Nous avons d'ailleurs fait une petite mise à jour de la Parenthèse de Virgul #50 à cette occasion.
Cela devrait être quelque peu transparent pour vous, mais nous avons également modifié et modernisé nombre d'articles et de dossiers, avec de nouvelles illustrations. Notamment les UMAC's Digest (dont vous aurez un nouvel opus très bientôt), mais aussi les "cérémonies" des Virgul d'Or par exemple.
Nous avons également ajouté deux nouvelles catégories (à gauche quand vous arrivez sur le site, juste en dessous de la liste des articles) : Step Back in Time et First Look, afin que les lecteurs intéressés puissent trouver plus facilement ces articles revenant sur des œuvres anciennes.
Nous allons d'ailleurs rapidement définir ci-dessous les catégories qui peuvent sembler proches ou un peu floues :
- Step Back in Time : articles longs revenant sur plusieurs œuvres anciennes (au moins années 80, voire avant) et présentant des films, séries TV, romans, BD, etc.
- First Look : critique du premier album d'une série BD culte
- La Parenthèse de Virgul : anecdotes, présentation d'œuvres rares ou méconnues, sujets parallèles ou étranges, fiches de personnage, point grammaire, bref, tout ce qui ne rentrait pas ailleurs, présentés par notre mascotte, de manière humoristique le plus souvent.
- Écho : présentation, souvent rapide, d'un livre, d'un magazine ou d'une œuvre quelconque, sans forcément de rapport avec l'actualité. Ça peut donc être du très récent ou du bien plus ancien.
- Un Chat dans le Culte : œuvres cinématographiques classiques et de grande qualité.
- Chroniques des Classiques : ici, ce sont des films, romans, BD, de très grande qualité qui sont chroniqués (mais il ne s'agit pas d'une catégorie à part, les articles pouvant se trouver par mot clé ou dans les catégories romans, BD, etc.). Exemples : 1984, Brazil...
- Un Chat dans le Culte : œuvres cinématographiques classiques et de grande qualité.
- Chroniques des Classiques : ici, ce sont des films, romans, BD, de très grande qualité qui sont chroniqués (mais il ne s'agit pas d'une catégorie à part, les articles pouvant se trouver par mot clé ou dans les catégories romans, BD, etc.). Exemples : 1984, Brazil...
- Retroreading : critique d'un roman ou d'une BD ancienne (de qualité variable). Là encore, il ne s'agit pas d'une catégorie à part (articles trouvables dans la catégorie roman, par mot clé, etc.). Exemples : Lune Froide, Chants de l'Espace...
Ces derniers temps, nous avons privilégié la nostalgie et le retour dans le passé, avec des articles comme Le Roi en Jaune, Au Pays de Croque Vacances, Contes de Noël du Journal Spirou, Signes extérieurs de richesse ou encore notre dossier Thorgal. Nos dernières longues analyses d'œuvres ayant impacté durablement leur domaine, comme Eyes Wide Shut, ou nos récentes recommandations rapides, comme Les Trois Mousquetaires, concernaient aussi des réalisations ou publications plus ou moins anciennes. Cependant, nous n'oublions pas non plus l'actu plus récente lorsque cela nous paraît intéressant, comme L'Amour Ouf au cinéma, Pluribus en série TV, ou encore le nouveau format Treasury lancé par Urban et la version (ratée) du Journal de Tintin de L'Affaire Tournesol. C'est là l'une des particularités sur UMAC : nous parlons non pas de ce que tout le monde aborde, mais de ce qui nous intéresse ou nous interpelle.
En ce qui concerne notre ligne éditoriale, elle n'a pas changé : présenter des œuvres, parfois sublimes, parfois nulles voire abjectes, sous un angle technique et avec le plus d'honnêteté possible. Pour cela, nous avons toujours refusé le moindre partenariat ou l'arrivée de publicités sur UMAC. Nous ne gagnons pas d'argent avec nos articles, mais nous n'en perdons pas non plus. Nous abordons les sujets que nous souhaitons, sans pression, sans course à l'actu, avec le seul souci de la passion qui nous anime encore, après deux décennies à écrire et partager.
Certains trouvent parfois que nous sommes un peu "durs", et c'est sans doute vrai. Nous appuyons là où ça fait mal, nous montrons ce que d'autres laissent dans l'ombre et les non-dits. Non par méchanceté ou volonté de nuire, mais par souci de vous apporter, à vous lecteurs, un véritable plus : des critiques pointues et objectives, ce qui se fait de plus en plus rare, et des analyses sérieuses et argumentées.
Nous ne vous demanderons jamais de "liker" ou "partager", nous n'utiliserons jamais des titres putassiers ou mensongers, parce qu'en réalité, que vous soyez deux à nous lire ou cinq millions, cela ne change rien pour nous et notre compte en banque. Il n'y a pas de secret, pour conserver une certaine liberté, il fallait différencier nos sources de revenus de notre travail sur UMAC. C'est que nous avons réussi à faire, durant plus de 20 années (et notamment quand les sollicitations étaient fortes et régulières)... et c'est probablement ce qui fait de ce site un lieu à part. Peut-être même l'un des piliers de la pop culture, allez savoir.
Nous vous souhaitons de bonnes et saines lectures, des moments de fictions inoubliables et des émotions fortes. Car, contrairement à ce que certains béotiens prétendent, l'imaginaire pourra certes vous bouleverser le temps d'une histoire, mais il ne vous traumatisera jamais.
Miaw !
Publié le
25.2.26
Par
Virgul
Publication de notre nouveau dossier consacré au riche univers de Thorgal !
Vous pouvez y accéder en passant par la rubrique dossier ou en cliquant sur l'image ci-dessous. Vous retrouverez dans ce dossier l'essentiel des informations à savoir sur le célèbre héros viking et une liste des albums déjà chroniqués sur UMAC.
Embarquez à bord d'un drakkar bercé par les flots et découvrez une saga faite d'éléments historiques, de fantastique et même de science-fiction. Une grande épopée, aux moments magique...
Bonne lecture !
Publié le
24.2.26
Par
Vance
La collection "Thorgal saga" (déjà plusieurs fois chroniquée ici, voir plus loin) est l'occasion donnée à des artistes différents de se frotter à l'univers immense développé par Van Hamme & Rosinski sur 29 albums réalisés entre 1990 et 2006, et poursuivis ensuite par d'autres équipes créatives. C'est aussi, n'en doutons pas, un moyen assez lucratif d'attirer les fans complétistes en proposant des produits plus luxueux : format et nombre de pages supérieur (le double des 48 pages habituelles), couverture plus épaisse avec des visuels variants et des éditions "Prestige".
Le but est avant tout de "combler les trous" existant dans les pérégrinations de Thorgal, qui a beaucoup voyagé, sillonnant l'Europe médiévale du nord au sud, d'est en ouest jusqu'au-delà des mers et océans, touchant terre dans une Afrique mystérieuse et même en Amérique grâce à des vaisseaux volants (!). Le bougre a même traversé le temps et les dimensions, et certaines de ses aventures ont pour cadre le Valhalla ou le fameux Deuxième Monde. Il a côtoyé des dieux et des géants, s'est fait un nom qui lui a ensuite été retiré, avant qu'il le récupère de haute lutte.
On le voit, il y a de quoi inventer en s'appuyant sur les nombreuses zones d'ombre de son histoire, les périples n'étant jamais instantanés : à pied, à cheval ou en bateau, il faut parfois des mois pour qu'il atteigne son objectif. Ainsi, dans Wendigo, les scénaristes ont occupé l'espace laissé par le voyage de retour du Pays Qâ pour y planter leur intrigue. En outre, Thorgal a régulièrement abandonné femme et enfants, sous prétexte de les protéger de la vindicte des dieux, ou d'un sort funeste : mauvais calcul, qui lui vaudra nombre de mésaventures - mais du pain béni pour les auteurs recrutés dans cette collection. Seule condition (évidente) : ne pas altérer la chronologie, ne pas interférer dans la trame principale.
De givre & de feu constitue le quatrième album de cette série dérivée (bien qu'ils ne soient pas numérotés) et prend place lors d'une des escapades de notre Viking préféré. Le sujet en a été confié à un quatuor composé de David Étien & Olivier Legrand (scénario), Jean-Blaise Djian (dessins) & Bruno Tatti (couleurs).
Le scénario débute avec Thorgal se débattant au milieu des flots dans une frêle embarcation, qu'il partage avec un scalde (une sorte de troubadour nordique chantant les louanges des héros), Ottar, qui semble plus occupé à rédiger une chanson de geste à la gloire de son compagnon de route qu'à l'aider à tenir la barre sur une mer en furie. Notre héros, lui, ne pense qu'à retrouver Aaricia, son épouse, et ses enfants Jolan et Louve (il affirme les avoir quittés plus d'un an auparavant). Thorgal en a vu d'autres : bien que n'ayant pas la carrure de ses compatriotes, il sait se débrouiller pour tenir une embarcation à flots. Sauf que le sort - et les runes - en ont décidé autrement...
Thorgal et Ottar vont donc échouer sur le rivage d'un endroit peu accueillant, glacial, occupé par des loups géants qui s'approchent dangereusement d'eux. Heureusement, leur maîtresse vient très vite à leur rescousse et les escorte jusqu'à un palais presque désert dans lequel ils apprennent qu'ils se trouvent désormais prisonniers du monde du Givre, qui s'apprête à faire face à l'Hiver éternel annoncé dans les prophéties, car sa gardienne voit son pouvoir faiblir de jour en jour. Seul le Feu sacré détenu par le Géant Surtur pourrait ranimer la Flamme de Givre qui permet de garder à distance le Fimbulvinter - sans quoi, ce serait la fin des temps. Encore une mission impossible pour Thorgal, qui devra à nouveau franchir les frontières de ce monde pour se rendre là où les mortels ne sont pas censés aller...
L'album, à la manière de Shaïgan et du dernier en date (La Cité mouvante), s'applique à insérer nombre de références aux précédentes aventures de Thorgal, parfois par de simples allusions, mais d'autres fois en reprenant des personnages. Dès lors, lorsque Thorgal et la magicienne Vakva (la fille de la Reine-Sorcière du Pays du Givre) s'aventurent dans le Deuxième Monde (qu'on avait découvert dans le très réussi Les Trois Vieillards du Pays d'Aran), s'attend-on à revoir la troublante Gardienne des clefs - dont on sait que son penchant pour le beau Viking a permis à celui-ci de voyager à travers les plans mais surtout de survivre là où cela devait être impossible. Et l'on aura droit à une petite surprise non dénuée d'ironie.
Le script se déroule sans accroc, sur des rails déjà connus : la bonté de Thorgal va le perdre, comme d'habitude, mais son astuce, son habileté et sa capacité de résistance lui permettront de s'en sortir non sans casse, frustré d'avoir été floué (à force, il devrait tout de même se méfier). Le gars doit en avoir assez d'être le jouet des dieux, lesquels pourtant n'ont aucune réelle emprise sur son existence ("enfant des étoiles", il échappe au destin tracé pour tout être vivant). Parallèlement, sur le Royaume du givre, Ottar découvre l'envers d'un décor très triste et va chercher à en savoir davantage sur leur hôtesse.
On ne s'ennuie guère, et les paysages oniriques se succèdent pour notre plus grand plaisir, cependant on a du mal à vraiment vibrer tant on a l'impression d'avoir déjà lu cela cent fois. Non seulement Thorgal peine à évoluer mais les dessins n'ont ni l'élégance, ni la profondeur de ceux de Rosinski, ni même de Corentin Rouge (Wendigo étant pour l'heure la meilleure surprise de cette collection). Djian privilégie les gros plans sur des visages aux yeux écarquillés, rendant toutefois la lecture des scènes d'action peu agréable. On reconnaîtra en outre plusieurs cases recopiées sur de vieux albums, ce qui n'est pas un mal en soi.
L'objet est beau, avec son grand format et ses couvertures multiples, et fera le plaisir des collectionneurs et bibliophiles. Il ne marquera pas les esprits et se contentera d'être un intermède délassant. C'est déjà ça, pour peu qu'on soit prêt à débourser une coquette somme.
Pour en savoir plus, cliquez sur l'image ci-dessous afin d'accéder au Dossier Thorgal :
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Publié le
23.2.26
Par
Virgul
Les figurines à "la tête à Toto" n'en finissent plus de se décliner en versions diverses et variées. Ici, les fameuses "bitty pop", à la taille minuscule, et les box correspondantes (des boîtes qui ont la taille d'une figurine normale mais se déplient pour donner un décor).
On vous présente la box Tortues Ninja, celle de Poudlard, le repaire du clown de Ça et le manoir des X-Men dans cet Écho, mais sachez qu'il existe aussi des décors Lilo et Stitch, My Little Pony ou, entre autres, Stranger Things. Chaque décor est vendu 20 euros environ et contient deux mini-figurines (que l'on peut sortir de leur mini-boîte). Outre les décors, certains univers, comme les Pokemon, sont déjà bien développés et proposent un nombre conséquent de figurines.
Bon, tout cela est évidemment très simpliste mais ça a son charme et ça peut faire son petit effet avec un bel éclairage. Notons que Funko propose également des éléments de décor ou même des véhicules au format "bitty" : Batman et sa batmobile, la locomotive du Hogwarts (Poudlard) Express, la boutique de baguettes d'Ollivander, des bornes d'arcade Star Wars et Jurassic Park, ou encore un Superman avec une "forteresse de solitude" réduite à sa plus simple expression (une sorte de hutte de glace minuscule, voir photos ci-dessous).
Ça reste tout de même bien cher pour ce que c'est. Mais bon, comme d'hab, on va leur filer notre pognon, faut bien qu'il mange m'sieur Funko.











































