Publié le
25.2.26
Par
Virgul
Publication de notre nouveau dossier consacré au riche univers de Thorgal !
Vous pouvez y accéder en passant par la rubrique dossier ou en cliquant sur l'image ci-dessous. Vous retrouverez dans ce dossier l'essentiel des informations à savoir sur le célèbre héros viking et une liste des albums déjà chroniqués sur UMAC.
Embarquez à bord d'un drakkar bercé par les flots et découvrez une saga faite d'éléments historiques, de fantastique et même de science-fiction. Une grande épopée, aux moments magique...
Bonne lecture !
Publié le
24.2.26
Par
Vance
La collection "Thorgal saga" (déjà plusieurs fois chroniquée ici, voir plus loin) est l'occasion donnée à des artistes différents de se frotter à l'univers immense développé par Van Hamme & Rosinski sur 29 albums réalisés entre 1990 et 2006, et poursuivis ensuite par d'autres équipes créatives. C'est aussi, n'en doutons pas, un moyen assez lucratif d'attirer les fans complétistes en proposant des produits plus luxueux : format et nombre de pages supérieur (le double des 48 pages habituelles), couverture plus épaisse avec des visuels variants et des éditions "Prestige".
Le but est avant tout de "combler les trous" existant dans les pérégrinations de Thorgal, qui a beaucoup voyagé, sillonnant l'Europe médiévale du nord au sud, d'est en ouest jusqu'au-delà des mers et océans, touchant terre dans une Afrique mystérieuse et même en Amérique grâce à des vaisseaux volants (!). Le bougre a même traversé le temps et les dimensions, et certaines de ses aventures ont pour cadre le Valhalla ou le fameux Deuxième Monde. Il a côtoyé des dieux et des géants, s'est fait un nom qui lui a ensuite été retiré, avant qu'il le récupère de haute lutte.
On le voit, il y a de quoi inventer en s'appuyant sur les nombreuses zones d'ombre de son histoire, les périples n'étant jamais instantanés : à pied, à cheval ou en bateau, il faut parfois des mois pour qu'il atteigne son objectif. Ainsi, dans Wendigo, les scénaristes ont occupé l'espace laissé par le voyage de retour du Pays Qâ pour y planter leur intrigue. En outre, Thorgal a régulièrement abandonné femme et enfants, sous prétexte de les protéger de la vindicte des dieux, ou d'un sort funeste : mauvais calcul, qui lui vaudra nombre de mésaventures - mais du pain béni pour les auteurs recrutés dans cette collection. Seule condition (évidente) : ne pas altérer la chronologie, ne pas interférer dans la trame principale.
De givre & de feu constitue le quatrième album de cette série dérivée (bien qu'ils ne soient pas numérotés) et prend place lors d'une des escapades de notre Viking préféré. Le sujet en a été confié à un quatuor composé de David Étien & Olivier Legrand (scénario), Jean-Blaise Djian (dessins) & Bruno Tatti (couleurs).
Le scénario débute avec Thorgal se débattant au milieu des flots dans une frêle embarcation, qu'il partage avec un scalde (une sorte de troubadour nordique chantant les louanges des héros), Ottar, qui semble plus occupé à rédiger une chanson de geste à la gloire de son compagnon de route qu'à l'aider à tenir la barre sur une mer en furie. Notre héros, lui, ne pense qu'à retrouver Aaricia, son épouse, et ses enfants Jolan et Louve (il affirme les avoir quittés plus d'un an auparavant). Thorgal en a vu d'autres : bien que n'ayant pas la carrure de ses compatriotes, il sait se débrouiller pour tenir une embarcation à flots. Sauf que le sort - et les runes - en ont décidé autrement...
Thorgal et Ottar vont donc échouer sur le rivage d'un endroit peu accueillant, glacial, occupé par des loups géants qui s'approchent dangereusement d'eux. Heureusement, leur maîtresse vient très vite à leur rescousse et les escorte jusqu'à un palais presque désert dans lequel ils apprennent qu'ils se trouvent désormais prisonniers du monde du Givre, qui s'apprête à faire face à l'Hiver éternel annoncé dans les prophéties, car sa gardienne voit son pouvoir faiblir de jour en jour. Seul le Feu sacré détenu par le Géant Surtur pourrait ranimer la Flamme de Givre qui permet de garder à distance le Fimbulvinter - sans quoi, ce serait la fin des temps. Encore une mission impossible pour Thorgal, qui devra à nouveau franchir les frontières de ce monde pour se rendre là où les mortels ne sont pas censés aller...
L'album, à la manière de Shaïgan et du dernier en date (La Cité mouvante), s'applique à insérer nombre de références aux précédentes aventures de Thorgal, parfois par de simples allusions, mais d'autres fois en reprenant des personnages. Dès lors, lorsque Thorgal et la magicienne Vakva (la fille de la Reine-Sorcière du Pays du Givre) s'aventurent dans le Deuxième Monde (qu'on avait découvert dans le très réussi Les Trois Vieillards du Pays d'Aran), s'attend-on à revoir la troublante Gardienne des clefs - dont on sait que son penchant pour le beau Viking a permis à celui-ci de voyager à travers les plans mais surtout de survivre là où cela devait être impossible. Et l'on aura droit à une petite surprise non dénuée d'ironie.
Le script se déroule sans accroc, sur des rails déjà connus : la bonté de Thorgal va le perdre, comme d'habitude, mais son astuce, son habileté et sa capacité de résistance lui permettront de s'en sortir non sans casse, frustré d'avoir été floué (à force, il devrait tout de même se méfier). Le gars doit en avoir assez d'être le jouet des dieux, lesquels pourtant n'ont aucune réelle emprise sur son existence ("enfant des étoiles", il échappe au destin tracé pour tout être vivant). Parallèlement, sur le Royaume du givre, Ottar découvre l'envers d'un décor très triste et va chercher à en savoir davantage sur leur hôtesse.
On ne s'ennuie guère, et les paysages oniriques se succèdent pour notre plus grand plaisir, cependant on a du mal à vraiment vibrer tant on a l'impression d'avoir déjà lu cela cent fois. Non seulement Thorgal peine à évoluer mais les dessins n'ont ni l'élégance, ni la profondeur de ceux de Rosinski, ni même de Corentin Rouge (Wendigo étant pour l'heure la meilleure surprise de cette collection). Djian privilégie les gros plans sur des visages aux yeux écarquillés, rendant toutefois la lecture des scènes d'action peu agréable. On reconnaîtra en outre plusieurs cases recopiées sur de vieux albums, ce qui n'est pas un mal en soi.
L'objet est beau, avec son grand format et ses couvertures multiples, et fera le plaisir des collectionneurs et bibliophiles. Il ne marquera pas les esprits et se contentera d'être un intermède délassant. C'est déjà ça, pour peu qu'on soit prêt à débourser une coquette somme.
| + | Les points positifs | - | Les points négatifs |
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Publié le
23.2.26
Par
Virgul
Les figurines à "la tête à Toto" n'en finissent plus de se décliner en versions diverses et variées. Ici, les fameuses "bitty pop", à la taille minuscule, et les box correspondantes (des boîtes qui ont la taille d'une figurine normale mais se déplient pour donner un décor).
On vous présente la box Tortues Ninja, celle de Poudlard, le repaire du clown de Ça et le manoir des X-Men dans cet Écho, mais sachez qu'il existe aussi des décors Lilo et Stitch, My Little Pony ou, entre autres, Stranger Things. Chaque décor est vendu 20 euros environ et contient deux mini-figurines (que l'on peut sortir de leur mini-boîte). Outre les décors, certains univers, comme les Pokemon, sont déjà bien développés et proposent un nombre conséquent de figurines.
Bon, tout cela est évidemment très simpliste mais ça a son charme et ça peut faire son petit effet avec un bel éclairage. Notons que Funko propose également des éléments de décor ou même des véhicules au format "bitty" : Batman et sa batmobile, la locomotive du Hogwarts (Poudlard) Express, la boutique de baguettes d'Ollivander, des bornes d'arcade Star Wars et Jurassic Park, ou encore un Superman avec une "forteresse de solitude" réduite à sa plus simple expression (une sorte de hutte de glace minuscule, voir photos ci-dessous).
Ça reste tout de même bien cher pour ce que c'est. Mais bon, comme d'hab, on va leur filer notre pognon, faut bien qu'il mange m'sieur Funko.
Publié le
22.2.26
Par
Vance
Pour la trente-troisième aventure de Thorgal, nous voilà de retour sur Terre après la saga de Jolan en Asgard, et cette fois, on a bien compris que l'équipe éditoriale avait décidé de ne pas lâcher de sitôt le Viking à la cicatrice comme personnage principal, qui reprend les commandes dans un album retrouvant bon nombre des caractéristiques ayant fait les grandes heures de la saga.
Résumé : Tandis que Jolan revendique son dû – après avoir aidé Manthor dans sa quête défiant les dieux d'Asgard [voir les épisodes précédents ] – Thorgal poursuit son périple à la recherche de ceux qui ont enlevé son fils adoptif : à bord du Bateau-Sabre filant vers les glaces orientales, il ne doit pas perdre de temps. Pourtant, malgré l'urgence de la situation, et le fait qu'elle le touche en plein cœur, rien ne l'empêchera de s'en détourner quelque peu lorsqu'il sera confronté à la détresse des autres. Son bon cœur le perdra-t-il lorsque, au milieu d’une troupe d’esclaves, il tombe nez à nez avec Lehla, qu'il avait connue gamine, et se demande aussitôt comment il pourrait la faire affranchir ?
Le fait est que l'on retrouve étonnamment vite nos habitudes du temps de Van Hamme : l’histoire est fluide, essentiellement axée sur la mission et la personnalité de Thorgal dont les qualités (astuce, détermination et grandeur d’âme) vont être mises à contribution. Si les esprits chagrins reprocheront un scénario encore assez convenu, la majorité des amateurs de la série ne boudera pas son plaisir devant un récit enlevé et plutôt dense, riche en anecdotes sur le monde de Thorgal (cette Terre parallèle en plein Haut Moyen-Age où les dieux semblent ne pas avoir lâché la partie) et construit suivant des schémas habituels, la magie et les paradoxes temporels en moins : on est ainsi plus proche des Archers (sans atteindre l’extraordinaire intensité de l'un des meilleurs épisodes - et en tous cas le plus récompensé, il faudra bien qu'on en fasse une chronique à la hauteur) que, mettons, du Maître des montagnes et ses itérations narratives aussi malignes que déconcertantes.
Rosinski soigne sa présentation, on sent qu'il est encore habité par le goût de l'illustration d'une franchise qui a dépassé la trentaine de numéros, même si on avait déjà remarqué une réorientation de certains de ses traits et, parfois, quelques planches moins fouillées que d'habitude. Yves Sente, quant à lui, réussit le pari de l'éditeur et se fond dans la structure scénaristique passée pour nous délivrer un album tout à fait honnête, plein d’héroïsme et de fureur. Il a désormais la main sur les intrigues et il semble en mesure de domestiquer toutes les implications de chacun des actes de notre héros, tout en veillant systématiquement à insérer des références à d'anciens épisodes, voire à fournir quelques réponses à de très vieilles questions. Il maîtrise pour l'heure son sujet avec l'arc lié à Kriss de Valnor et l'on assiste à une sorte de respiration dans la narration de ce qui sera ensuite le destin de Jolan.
À ce moment de la série, (nous étions en 2011) on avait de grands espoirs pour la suite, avec des albums respectueux de la matière et du lore déjà bien développé, des personnages qui suivent une route logique et le quota habituel d'événements magiques, d'irruptions mythologiques et de péripéties. On est finalement contents de conserver en Thorgal le héros tutélaire de la série, pas prêts de le lâcher encore pour un Jolan qui a pris du volume et de l'importance, mais n'a pas les reins pour endosser le premier rôle.
| + | Les points positifs | - | Les points négatifs |
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Publié le
21.2.26
Par
Nolt
Voyage dans le passé de la pop culture, partie 10 ! Au sommaire : de la BD franco-belge quelque peu méconnue, un aventurier de l'espace et des vampires. Enjoy !
-- BD : balades en taxi et histoires courtes --
On commence par s'arrêter dans les années 90 avec Taxi Girl, une bande dessinée créée à l'époque par Laudec et Raoul Cauvin (l'un des "papas" des célèbres Tuniques Bleues). Prépubliée dans le Journal de Spirou, la série connaîtra deux albums édités par Dupuis : Vous êtes libre ? en 1994 et Vous aimez les bêtes ? deux ans plus tard.
Comme le titre l'indique clairement, les auteurs nous invitent à suivre une jeune femme, Pearl, qui exerce la profession de chauffeur de taxi. Et c'est bien de cela qu'il s'agit : le quotidien d'un chauffeur de taxi, ce qui va sérieusement limiter les possibilités, d'autant que les récits vont de une ou deux pages à cinq ou six, autrement dit, pas de quoi réellement développer une intrigue.
Très vite, la série tourne en rond malgré sa brièveté. Les resquilleurs qui partent sans payer, le mec un peu bourré ou l'agresseur déjoué par Cannelle, le chien de l'héroïne, constituent l'essentiel des archétypes déclinés ici. Tout cela n'est, la plupart du temps, pas très inspiré malgré quelques gags originaux qui font leur petit effet (comme le cactus de Noël) et de rares détours hors de Paris (dont une rencontre animée avec un... taureau).
Graphiquement, certains reprochent parfois à la série son aspect réaliste, mais ce n'est là qu'une question d'inclination personnelle, des personnages "à gros nez" ne rendraient pas ces récits meilleurs. Et justement, c'est même le côté semi-réaliste des planches qui donne au titre ce charme particulier qui permet tout de même de passer un moment sympa.
Pas le plus grand succès de Cauvin, forcément, et un concept trop étriqué pour réellement permettre une déclinaison variée, mais une petite curiosité tout de même qui réserve quelques (trop rares) surprises.
Les deux albums se trouvent encore d'occasion à des prix tout à fait modiques.
-- SÉRIE TV/BD : kitsch et aventures spatiales --
Cap maintenant sur la fin des années 70 et le tout début des années 80 avec Buck Rogers ! Avec seulement 2 saisons (et 37 épisodes), la série n'a pas forcément eu un impact aussi important que certains classiques (pour comparaison, la série originelle Star Trek comprenait 79 épisodes), mais les jeunes téléspectateurs français de l'époque (sortie au cinéma du pilote en 1979, puis première diffusion en 1983 sur TF1) ont découvert avec ravissement cet univers futuriste, aujourd'hui très kitsch par certains aspects (des costumes en passant par certains personnages, comme le... vampire de l'espace et son monosourcil ridicule).
À la base, tout vient d'un comic américain, publié dès 1929 dans la presse US (Buck Rogers est d'ailleurs considéré comme le premier strip de SF). C'est Philip Francis Nowlan qui crée le personnage dans une nouvelle, puis va l'adapter en BD avec Dick Calkins aux crayons. Pendant plusieurs décennies, le héros verra ses péripéties être couchées sur papier avant de faire un bond vers le petit écran.
L'histoire est assez originale puisque ce vieux Buck est à la base un astronaute qui, en 1987, part pour une mission de routine qui va suffisamment mal tourner pour le propulser 500 ans plus tard, dans un monde peuplé d'avancées fantastiques mais aussi de menaces en tout genre. Le charme de la série TV doit beaucoup à son casting, avec un charismatique Gil Gerard dans le rôle titre et une superbe et charmante Erin Gray campant le colonel Wilma Deering (un duo rappelant, par certains côtés, celui de Mission Casse-Cou, dans un tout autre registre). L'intégrale est disponible en version américaine avec des sous-titres français.
En France aussi, Buck Rogers va se décliner en BD. N'oublions pas que nous sommes en plein phénomène Star Wars et que les sagas spatiales, encore peu nombreuses, fascinent et attirent les jeunes lecteurs. C'est dès 1980 que Buck Rogers et la Princesse Ardala va être publié par les éditions Deux Coqs d'Or dans leur collection "Télé Librairie". Il s'agit d'un album assez luxueux (hardcover, papier glacé) de 64 planches, qui décrit l'arrivée de Buck au XXVe siècle et contient une aventure complète, plutôt spectaculaire. La colorisation, bien flashy, peine à donner du cachet aux décors, mais dans le moment, tout le monde s'en fiche, moi le premier, et l'on tourne les pages avec fébrilité, totalement conquis par l'intrépide Buck. Cette BD peut encore se trouver relativement facilement et sans se ruiner.
Toujours en 1980 et chez le même éditeur, c'est cette fois un récit illustré (donc pas une BD, mais bien du texte avec des illustrations d'ambiance) qui sort sous le titre Buck Rogers - Le Héros du XXVe siècle. Bien avant cela, en 1977, c'est un recueil de strips en noir et blanc qui était sorti en VF chez Pierre Horay Éditions. Là, l'ambiance est radicalement différente, l'on découvre un Buck dont l'aspect physique est très loin de celui de la série TV ou même des comics. Le personnage est plus chétif, les décors dépouillés et de lourds pavés de texte viennent appesantir l'ensemble, qui demeure tout de même intéressant mais plus sur le plan historique que celui du pur divertissement.
Bref, un héros au charme certain et au potentiel énorme, qu'il est étonnant de ne pas voir plus exploité de nos jours.
-- CINÉMA : humour & épouvante --
Notre machine à remonter le temps nous dépose maintenant en 1968. Nous nous dirigeons vers un cinéma en compagnie de jeunes gens s'exprimant dans un français parfait, aux nuances riches. Les dames portent des ensembles élégants et sont souriantes. Le temps est agréable en cette soirée d'avril. L'affiche, au fronton du bâtiment, annonce en lettres de sang Le Bal des Vampires. Il s'agit d'un film de Roman Polanski, avec la magnifique Sharon Tate dans l'un des rôles principaux. L'excitation gagne le petit groupe, pressé de rejoindre la salle obscure...
Ce classique, intitulé The Fearless Vampire Killers en version originale, est disponible pour une dizaine d'euros en DVD. Le long-métrage mélange comédie et frissons avec une réussite certaine et dure 1h48. L'histoire se veut relativement simple : le professeur Abronsius, un vieil original persuadé de l'existence des vampires, et son assistant, le jeune Alfred, écument la Transylvanie à la recherche de malfaisants aux dents longues. Alors qu'ils font étape dans une petite auberge, la jeune Sarah, qui ne laisse pas Alfred indifférent, a la mauvaise idée de se faire enlever. Le duo décide donc de la récupérer et se met en route pour le château du Comte Von Krolock où se prépare un bal pour le moins... singulier.
Certes il s'agit ici d'une parodie mais l'on est bien loin du burlesque à la Hot Shots ou dans le goût des séries Y a-t-il (un flic, un pilote...). L'on est ici dans le subtil et, même si les auteurs se moquent des vampires, ils les respectent suffisamment pour ne pas totalement les déposséder de leur aura maléfique et de leur aspect inquiétant.
Les décors et les costumes sont également soignés et contribuent largement à l'ambiance inquiétante qui se dégage du film. Bien sûr, celui-ci a quelque peu vieilli, mais la patine obtenue ne nuit nullement au récit et renforce même la beauté envoûtante de sa photographie. Entre les scènes sous la neige, celles se déroulant au château ou dans l'auberge, l'on ne peut s'empêcher de ressentir une fascination et une angoisse que peu de parodies parviennent à générer. Ce mélange fort bien dosé entre dérision et menace latente est sans doute au cœur de la réussite de ce long-métrage vieux de près de 60 ans mais toujours efficace.
Une bonne occasion de revoir la regrettée Sharon Tate et de s'encanailler avec des vampires qui ont le bon goût, malgré leur second degré, de ne jamais verser dans la bouffonnerie.
À bientôt les amis pour un prochain bond dans le passé de la Pop Culture !






































