Résumé : Après la mort tragique de son père C.K. Cole, romancier de pulps à succès, Helen sombre dans l’alcool et la dépression jusqu’à ce Lilith Appleton, une gouvernante engagée par son grand-père, la sorte de prison et la ramène au manoir de ce dernier. Un manoir qui cache bien des secrets qui sortiront petit à petit Helen de sa léthargie et la plongeront dans un monde fantastique qui lui donnera peut-être les clefs de ses origines…
Cela commence par une image qui pique notre curiosité, et qui s’avère simplement une illustration d’un de ces pulps qui ont fait la notoriété d’un certain C.K. Cole, tandis qu’une interview se déroule : un fan de l’auteur demande à une vieille dame de se rappeler cette période avant la guerre où elle a pris en main l’éducation de cette jeune femme, Helen Cole, chargée par son grand-père de la ramener au domaine familial après le décès de son père. Lilith s’exécute et raconte son histoire alors qu'on découvre la jeune Helen qui passe son temps à boire pour noyer sa détresse et son amertume – et sans doute quelque chose de plus. L’arrivée au manoir de Wyndhorn pourrait lui donner l’occasion de sortir de son marasme, ce que Lilith s’évertue à faire tant bien que mal, mais la jeune fille finit toujours par une beuverie avant de lui raconter ses misères. Pendant ce temps, le fameux grand-père est absent, occupé ailleurs d’après l’étrange et stoïque majordome. Mais il revient à point nommé, un soir, pour trancher la tête d’un démon qui voulait s’en prendre aux deux femmes qui s’étaient aventurées dans les ténèbres du parc environnant. Car voyez-vous, ce fameux grand-père est très occupé dans cet ailleurs peuplé de créatures fabuleuses, de pirates et de déesses…
Autant de calembredaines auxquelles l’intervieweur ne croit pas du tout, et c’est ainsi que le témoignage de Lilith passe de main en main, dans des archives enregistrées qui traversent les décennies au gré des curieux éventuels, nous permettant à nous lecteurs, d’essayer d’en savoir davantage sur ce monde imaginaire (ou non) dont les frontières jouxtent le domaine de Wyndhorn. Est-il réel ? Est-ce là que C.K. a puisé les sources de son travail littéraire ? Mais qu’est-ce qui l’a alors poussé à mener une vie d’errances, telle une bête traquée flanquée de sa fille ? Et qu’est-il advenu de sa mère à elle ?
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Iron Maiden - 50 ans de succès, c'est le nouveau livre consacré au groupe et sorti il y a à peine deux mois en version française, chez Grund.
Bon, et sa raconte quoi à votre avis ? Bah oui, l'histoire du groupe, de ses débuts difficiles, à rechercher un club où se produire dans l'East End londonien, jusqu'à Senjutsu, le 17e album studio de la formation, en passant par le succès planétaire que l'on sait et les tournées spectaculaires, le tout saupoudré d'explications sur les influences de Maiden ou ses thématiques. Si vous ne connaissez que très approximativement la bande, cela devrait vous renseigner sur l'essentiel.
Mine de rien, les membres du groupe, actuels ou passés, vieillissent. Après les ennuis de santé surmontés par Bruce Dickinson, on en passe par quelques nouvelles de ce brave Nicko McBrain, victime d'un AVC (dont il s'est remis lui aussi), par un point sur Blaze Bayley, également en pleine forme après un quadruple pontage coronarien, et bien entendu par un hommage mérité à Paul Di'Anno, mythique et turbulent premier chanteur du groupe, parti ambiancer l'éternel banquet de Wotan.
Ach, le metal, ça use un peu.
Le livre contient énormément de photos, certaines très célèbres, d'autres moins (le groupe en karategi, et non en "kimono" comme l'annonce la légende, vaut le coup d'œil). L'aspect visuel est centré sur les concerts, les photos promotionnelles et les goodies (affiches, tickets...), si vous avez une préférence pour Eddie et les magnifiques illustrations de Derek Riggs, ce n'est pas ce livre qu'il vous faut (on vous conseille plutôt le Run for Cover, détaillé dans ce dossier). Enfin, l'ouvrage se termine sur une discographie détaillée des albums studio et live.
Est-ce que l'on apprend vraiment de nouvelles choses ici ? Si vous êtes un fan absolu et que vous avez déjà dévoré ce qui a été publié sur le groupe, probablement pas. Mais il n'y aura jamais un seul putain de livre en trop consacré à la légende Maiden ! De Running Free à Fear of the Dark, de Where Eagles Dare à Wasting Love, en passant par Seventh Son of a Seventh Son ou Steel Life, Transylvania ou Wasted Years, la Vierge de Fer à trop remué, gravé et enchanté nos cœurs et nos âmes pour que l'on se lasse d'entendre raconter, encore une fois, le périple entamé par un jeune Steve Harris, perdu en 1975 dans la fièvre punk d'un Londres lointain. C'est la marque des meilleurs contes, on peut les entendre, encore et encore, et la magie renaît avec les mots.
Pour un peu moins de 30 euros, voilà de quoi vous replonger dans un parcours ahurissant couvrant cinq décennies, avec un petit pincement au cœur et quelques bon vieux titres, volume à fond, en guise de bande originale.
D'Artagnan père, sous la plume d'Alexandre Dumas.
— Ne craignez pas les occasions et cherchez les aventures. Battez-vous à tout propos. D'autant plus que les duels dont défendus et que, par conséquent, il y a deux fois du courage à se battre.
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