Step Back in Time #7 : shoot, pouvoirs & enquêtes
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Séquence nostalgie avec le retour de nos Step Back in Time, commencés sur la précédente version d'UMAC. Au menu aujourd'hui : un jeu Megadrive, une bonne série télé de derrière les fagots et du polar jeunesse.


-- CONSOLE : à dada sur une drôle de bestiole --


Si l'on peut s'enthousiasmer pour certains jeux récents, au graphisme époustouflant et au gameplay réaliste, il est bien entendu toujours possible d'avoir un coup de cœur pour ces jeux qui font... "jeux", comme les Mario chez Nintendo ou le volontairement rétro Shovel Knight.
L'avantage de ces jeux ne basant pas tout sur les dernières innovations techniques ou l'aspect "vrai" reste qu'ils parviennent à souvent moins mal vieillir que les autres. C'est le cas de Wonder Boy III : Monster Lair.

À l'époque, lorsque le jeu sort sur Megadrive, je suis sur un petit nuage ! Pour y avoir longuement joué en salle d'arcade, je sais d'avance qu'il s'agit d'un petit bijou (et effectivement, il deviendra, avec Kid Chameleon, l'un de mes meilleurs souvenirs sur cette console).
Ce Wonder Boy commence comme un jeu de plateforme classique avant de dévoiler sa particularité : de très longues phases de shoot'em up à scrolling horizontal. Dans ces niveaux, le personnage chevauche alors une sorte de mini-licorne rose volante (le LSD a fait beaucoup pour le monde des jeux) et doit buter les ennemis qui débarquent par grappes de douze. Pour bien déglinguer ces salopards, il sera possible de récolter de nombreuses armes différentes (à l'utilisation limitée dans le temps) : boules de flamme tournoyantes, cercles qui se dédoublent, missiles...


Question adversaires, c'est assez varié et basé sur le règne animal (perroquets, abeilles, serpents, pingouins/bonshommes de neige...). Chaque niveau se termine classiquement par un boss qui va progressivement changer de couleur au fur et à mesure qu'on lui balance des tirs dans la trogne (ou ailleurs). Là encore, les développeurs se sont parfois laissé franchement aller, l'on affrontera par exemple un champignon-machine à sous. Ah, il fallait oser l'association quand même. On déplore d'ailleurs l'absence d'une asperge-tondeuse à gazon.

Avec son design mignon, ces décors variés et son action non-stop, Monster Lair, sans être trop difficile, s'avérait idéal pour passer un bon moment. Avec un peu d'entrainement - et une fois les déplacements des boss bien en tête - il était possible de terminer le jeu en moins de trois quarts d'heure, presque sans y penser.
Bref, du casual sans prétention mais parfaitement réalisé et terriblement prenant. À tester absolument si le retrogaming vous intéresse.



-- SÉRIE TV : effets à l'ancienne --


Si aujourd'hui les films et séries impliquant des super-pouvoirs sont monnaie courante, dans les années 80, c'était loin d'être le cas. Il est donc normal que Misfits of Science, intitulé Superminds en France, ait marqué les esprits.

Alors, quand on dit "marquer les esprits", il ne faut rien exagérer, disons qu'il ne fallait pas rater le coche car l'expérience a été assez brève : un pilote de 90 minutes et 15 épisodes. Voyons déjà de quoi il était question.
Le docteur William Hayes s'occupe de recherches paranormales pour le compte de la société Humanidyne. Il est le leader d'un petit groupe de surhumains comprenant Elvin Lincoln, un Noir de 2,14 mètres qui peut rapetisser jusqu'à une trentaine de centimètres, John Bukowski, un rockeur qui, suite à un accident, peut lancer des décharges électriques et se déplacer à grande vitesse, et enfin Gloria Dinallo, jeune fille née avec des pouvoirs de télékinésie.

Les épisodes, maniant l'humour, parodiaient ou faisaient souvent référence à un film ou une autre série (Indiana Jones, Wargames, Deux flics à Miami...). L'atout charme en était incontestablement la belle Gloria, autrement dit la très jeune Courteney Cox qui allait devenir, bien plus tard, une star grâce à son personnage de Monica dans Friends.
Évidemment, avec un regard actuel, les effets spéciaux sont complètement dépassés. Mais certaines idées étaient aussi assez étranges dès le départ. Ce pauvre Elvin par exemple, qui peut rétrécir jusqu'à trente centimètres... mais qu'est-ce que c'est que ce pouvoir de merde ? Ce n'est pas assez petit pour pouvoir vraiment passer inaperçu ou pour se faufiler sous une porte, ça n'apporte en fait pratiquement aucun avantage, si ce n'est la joie de voir les trucages hideux quand l'un de ses compères le porte dans ses mains.


D'un autre côté, la réalisation n'était pas si mauvaise et parvenait à trouver des astuces pour "montrer" par exemple la télékinésie en action (Gloria se tenant la tête, les yeux exorbités, et clignotant rapidement en négatif). C'est très kitsch de nos jours mais ça passait très bien à l'époque. De toute façon, dès que Gloria montrait son doux minois, on se foutait pas mal des effets spéciaux. ;o)
Et puis, non seulement le générique était cool (ooh, like science, straight from my heaaaart !), mais, malgré la mode de l'époque, il n'avait pas été odieusement trituré en français. On imagine avec horreur une VF par Bernard Minet.

Attention à tous les bandits !
Voici venir Elvin, Gloria et Johnny ! 
Ils sont trois, ils ont des pouvoirs !
Télékinésie, électricité et petit Noir !
Superminds, Superminds, héros de la science !

Tain, mais je l'entends le chanter en fait.
Enfin, tout ça pour dire que c'était très sympa de découvrir ça sur les défuntes TV6 ou La Cinq. Si ça vous tente, c'est dispo à 27 euros en DVD.



-- ROMANS : sous la plume de Boileau-Narcejac -- 


Je dois beaucoup, dans mes (très) jeunes années, à Blyton ou Bayard en ce qui concerne ma fascination pour le Papier et les Livres, mais si le Club des Cinq et la série des Michel restent très célèbres, il existe d'autres romans très bien écrits et parfaitement adaptés au jeune public. Parmi ceux-ci, les excellents Sans Atout de Boileau-Narcejac.

Expliquons tout d'abord la particularité de la signature. Boileau-Narcejac est le nom de plume du duo formé par Pierre-Louis Boileau et Pierre Ayraud, dit Thomas Narcejac. Les deux hommes sont exceptionnels à plus d'un titre. Outre le fait que certains de leurs récits aient été adaptés par des grands noms du cinéma (Hitchcock, Clouzot), il est rare de voir des écrivains fonctionner aussi efficacement en tandem (l'écriture à quatre mains ayant tendance à "lisser" le style) et encore plus rare de voir des auteurs de polars à succès se lancer, avec le même succès justement, dans la littérature jeunesse.
Leurs Sans Atout sont écrits avec un respect infini des enfants, non en édulcorant (enfin, ça reste de la littérature jeunesse évidemment, ça ne convient pas à un adolescent ou un adulte) mais justement en ne les prenant pas pour des imbéciles, les énigmes policières étant fort bien construites.
Et comment oublier quelqu'un qui ne vous prend pas pour un con et vous respecte ?

François Robion (OK, le nom n'est pas extraordinaire) est un adolescent futé mais désordonné, qui a été affublé du surnom de Sans Atout après que son professeur, suite à un énième oubli du gaillard, lui a fait remarquer que l'ordre était l'un des plus grands atouts dans la vie.
Mais des atouts, il n'en manque pourtant pas puisqu'il parvient régulièrement à dénouer les fils d'énigmes complexes.

Du château familial de Kermoal à Londres, d'un tableau qui porte malheur à un fantôme tueur, François va se frotter à des monstres souvent bien humains.
Plus moderne que Le Club des Cinq (et plus âgé que son leader), plus solitaire aussi que le Michel de la série éponyme (qui était souvent accompagné de son cousin Daniel), Sans Atout s'avère être un héros futé, sympathique et plus profond parfois que ses cousins de fiction. François prend parfois des décisions subtiles, destinées non pas à se conformer à la loi ou la morale mais à ses convictions personnelles, pour épargner par exemple une peine inutile à l'une de ses connaissances.
Certains thèmes sont également très matures (la perte du "territoire" de l'enfance, la famille recomposée...) et démontrent que l'on peut parler de tout aux enfants pour peu que l'on ait un peu de tact et d'énormes compétences.

Concrètement, les livres sont encore facilement trouvables et ont connu bien des versions, avec changement de couvertures. Ce ne sont d'ailleurs pas forcément les plus récentes (trop "enfantines") qui sont les plus réussies. En poche, les aventures de Sans Atout se dénichent à moins de 7 euros. J'espère simplement que le contenu n'a pas été trituré, à l'image de bien des pans de la littérature jeunesse (cf. cet article).

Les gamins lisent de moins en moins aujourd'hui. C'est triste. Non pas pour les livres et les auteurs mais pour eux, pour ces jeunes qui se privent d'un plaisir, d'une sensation, d'univers que ne remplaceront ni les films ni les jeux.
Le papier, cette matière si fragile, peut apporter beaucoup. Surtout à un enfant. Alors, si vraiment, jeune ami lecteur [1], tu n'aimes pas lire, ne condamne pas tout en bloc, ce n'est pas la bonne méthode. Essaye simplement d'autres auteurs, d'autres formes. On peut aimer Mario Kart et détester Tetris. Ou ne pas accrocher à Star Wars et être fasciné par Matrix. Les livres sont comme les autres pans de la pop culture. Ils sont Légion.
Et dans la multitude, l'un d'eux t'attend forcément.


[1] Je fais semblant de m'adresser directement à un enfant, mais j'imagine que j'ai bien plus de chance de voir ici leurs parents. De mon expérience de lecteur, d'auteur et de père, je n'ai retenu qu'une chose : ce qui nous a plu ne plaira peut-être pas à nos enfants. Il ne nous revient pas de leur imposer des lectures mais de faciliter leur accession aux livres, quels qu'ils soient.
Comic Con Paris du 21 au 23 octobre
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La seconde édition * du Comic Con Paris a lieu du vendredi 21 au dimanche 23 octobre, à la Grande Halle de la Villette (près du Zénith de la capitale).



Les portes de la convention ouvrent dès 9h30 et se ferment à 19h00, à l'exception notable du dimanche (18h00). Il faudra se délester de 21,99€ pour obtenir une entrée d'une journée, ou bien de 59,90€ pour un pass trois jours. Qui peut-on voir et que peut-on faire pour cette somme ? Tour d'horizon.

Après une première édition en demi-teinte, les organisateurs ont tiré quelques leçons et axent davantage la Comic Con sous l'angle des Comics. Sous-titrée « Festival Pop Culture » et auréolée d'une affiche française spécialement créée pour l'occasion, on peut y lire que les quatre grandes priorités sont Comics / Cinéma / Séries TV / Gaming. Côté comics, une myriade d'artistes sont prévus : Mirko Colak (Red Skull), Chad Hardin (Harley Quinn), Erik Larsen (Spawn), Tony Moore (Walking Dead), Greg Pak (Iron Man), Marcus To (Batwing), Terry Moore (Rachel Rising)…

Quelques éditeurs français inviteront aussi leurs propres auteurs, comme le dessinateur de l'affiche du festival Marco Checchetto (Punisher) et David Lopez (All-New Wolverine) chez Panini Comics. Igor Kordey (Star Wars) chez Delcourt, Kieron Gillen & Jamie McKelvie (The Wicked + The Divine) chez Glénat Comics, Trevor Hairsine (Divinity) chez Bliss Comics. Outre cette sélection exhaustive (l'intégralité est à retrouver sur le site officiel de la convention — assez complet mais peu clair dans sa navigation et pas très pratique), on notera la présence de Jean-Claude Mézières et Pierre Christin (Valérian et Laureline). L'occasion d'obtenir quelques dédicaces de tout ce beau monde.

On constate qu'Urban Comics ne tient pas de stand, donc pas d'invités de leur part, et qu'il n'y a pas non plus de « grandes têtes d'affiches, un chouilla plus grand public et/ou mythiques » à l'inverse de la première édition (Frank Miller et Brian Azzarello).


Pour le Cinéma et les Séries TV, l'annonce très récente de la venue de Mike Colter (Luke Cage) et Carice Van Houten (Melissandre dans Game of Thrones) devraient motiver la venue des réticents. Ceux-ci s'ajoutent à Dominic Purcell (Prison Break) et Eliza Dushku (Buffy contre les vampires). Katie Cassidy (Arrow) a annulé sa présence. Joe Dante (réalisateur des Gremlins) était annoncé durant l'été mais il n'est plus indiqué dans la liste des invités.

Pour les non-habitués de ce type d'évènements, l'autographe d'un invité prestigieux se paie entre 15 et 20€, tandis que la photo pour poser à côté de la star varie entre 35 et 40€. On peut même dîner avec certains d'entre eux pour la modique somme de 250€ ! Pour ce dernier, il est précisé que  « le Talent se déplacera de table en table pour venir à votre rencontre ! […] Attention, l’achat d’un pack dîner ne donne pas accès au festival, l’achat d’un billet d’entrée est donc obligatoire. »


Les amateurs du septième art seront toutefois ravis de pouvoir assister aux projections en avant-première de Premier Contact (de Denis Villeneuve), Sausage Party (de Conrad Vernon et Greg Tiernan) et Dr Strange (de Scott Derrickson). Le site de la Comic Con ne précise pas s'il y a un supplément à payer pour y assister, donc « logiquement » non, mais les places risquent d'être attribuées aux premiers arrivées.


Également au programme, des conférences et Masterclass de Michel Hazanivicius, Rebecca Romijn, quelques humoristes (Baptiste Lecaplain, Thomas VDB…) et YouTubeurs (Golden Moustache, Jigmé…), un traditionnel concours de cosplay sera de la partie, ainsi que des stands Star Wars, de nombreuses boutiques, etc. Quelques polémiques enflent déjà sur le festival, à propos du prix d'une table de l'Artist Alley (360€ tout de même), du prix d'entrée, du côté un peu « fourre-tout » du Comic Con, de la liste des invités, etc. On se fera notre propre avis en se rendant sur place, mais il est vrai qu'au premier abord, bien qu'alléchant pour les fans, on reste un peu dubitatif en lisant le programme, la liste des invités, les prix et les coûts à prévoir (dédicaces, photos, en plus du déplacement et logement parisien pour ceux qui n'y habitent pas)…


Toutes les informations complémentaires sont sur le site officiel de la convention. On y apprend, par exemple, qu'il n'y a pas de distributeur d'argent dans l'enceinte du lieu, il est donc conseillé d'arriver avec de la monnaie. Près de 50.000 visiteurs sont attendus (la première édition en avait rassemblé 30.000).

* Il s'agit en fait de la septième, les cinq premières ayant eu lieu conjointement et au sein de la Japan Expo de 2009 à 2013.



UMAC's Digest #27
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Les sélections UMAC dans l'actu de la pop culture





-- COSMIQUE --

Habituellement client des épopées cosmiques marvelliennes, surtout celles pilotées par le maître Jim Starlin (lequel avait en son temps fait de Mar-Vell, le rebelle kree, un héros merveilleux, et de Thanos, le Titan fou, un être puissamment fascinant), c’est Vance qui s’est attaqué à Thanos & Warlock : L’entité de l’infini.
Il faut bien avouer que même pour lui, la coupe commence à être pleine. D’abord le profane sera trompé honteusement par la couverture, avec un Thanos triomphal surplombé par son nom en lettres géantes, alors que l’intégralité du récit concerne Warlock – et même pas celui de notre réalité, en plus ! Celui-ci va passer son temps (et abuser du nôtre) en cherchant à trouver un sens à son existence vu qu’il a perdu la mémoire mais gagné un pouvoir incommensurable (d’un revers de main, il balaie les entités cosmiques qui dominent notre réalité).
Bref, explorant davantage sa cosmogonie complexe et les implications philosophiques liées aux êtres dont les pouvoirs dépassent l'entendement, Starlin nous délivre ici une œuvre confuse, au rythme calé sur les questionnements d'un personnage manquant autant de charisme que de souvenirs, qui nous perd en se cherchant. Potentiellement intriguant, mais déroutant et parfois chiant.
#bof



-- FAMILLE MODÈLE --

Halloween approche ! Et pour rentrer dans l'ambiance, rien de mieux que ce véritable jalon de la pop culture fantastique, petit bijou d’humour noir et de comédie, La Famille Addams ! Archi connue avec les déclinaisons en séries TV et films, la célèbre famille macabre a d’abord été une bande dessinée débutée dans les années 30. Une première traduction était sortie en poche dans les années 90, chez Presses Pocket, et était depuis lors introuvable. Désormais, c’est un gros et beau livre de plus de 200 pages qui revient d’outre-tombe via l’éditeur Huginn & Muninn pour nous conter le quotidien d’une famille de monstres... Mercredi, Cousin Machin, Morticia et bien d'autres vous attendent pour prendre le thé dans leur poussiéreuse demeure. Brrrrrrr.
#monsters


-- AUTOUR DU MONDE --

Un beau projet pour les plus petits avec Annie et Kuma, de Jérémy Semet et Olivier Romac.
Il s'agit d'une série jeunesse, destinée aux enfants de 3 à 7 ans, visant à faire découvrir les pays et cultures du monde entier et à attiser la curiosité de nos bambins au travers des périples d'Annie, petite fille curieuse, et de son ourson Kuma.
Trois tomes (couvrant le Japon, l'Angleterre et la Chine) sont en production. Le premier album de 32 pages est prévu pour janvier 2017 chez Kotoji. Un financement participatif a été mis en place pour aider à la réalisation de ces livres. N'hésitez pas à visiter la page et à en parler autour de vous !
#globe-trotter



-- CLASSIQUES EN MANGA --

Étudiants préférant lire un digest, curieux souhaitant découvrir dans une version simplifiée et condensée les grands classiques de la littérature et de la pensée avant d'attaquer les écrits originaux, les éditions Soleil Manga s'adressent à vous avec la publication d'ouvrages nippons de vulgarisation des textes jalons sur les idées fondatrices de nos sociétés.
Après des titres comme Le prince de Machiavel, L'ancien et Le Nouveau Testament, De l'interprétation des rêves de Sigmund Freud, etc., dans des adaptations plus au moins réussies (que ce soit sur les points abordés ou les graphismes), la nouvelle fournée proposera une réédition en un seul volume du Capital de Karl Marx, mais aussi des inédits : Du contrat social de Jean-Jacques Rousseau, La théorie de la relativité d'Albert Einstein et Ainsi parlait Zarathoustra de Friedrich Nietzsche.
#t'aspasleDVDplutôt?


-- NETFLIX --

Le tournage de la série Netflix consacrée au Punisher a débuté, la diffusion étant annoncée pour novembre 2017.
C'est Jon Bernthal qui reprend logiquement le rôle de Frank Castle, qu'il a tenu dans la série Daredevil. Pour info, si vraiment vous débarquez d'un stage d'isolement sensoriel sur Mars, le Punisher est un anti-héros qui, rare exception chez Marvel, bute les salopards qu'il traque. Il n'a pas de pouvoirs mais des flingues et beaucoup de munitions.
En attendant une série Spider-Man, qui aurait quand même de la gueule (en tout cas plus que les films), ça sera toujours ça à se mettre sous la rétine.
#grandnettoyage



-- ABRACADABRA --

La diffusion de The Magicians a débuté sur Syfy (France) voici quelques jours (les premiers épisodes continuant d'être rediffusés régulièrement si vous avez raté le début).
Tirée des romans de Lev Grossman, la série se veut une sorte d'Harry Potter pour adulte mais reprend bien des codes du magicien british, à commencer par le lieu d'apprentissage de la magie (ici une université) ou la menace d'une entité intéressée par le jeune, naïf et parfois nunuche Quentin Coldwater.
Le début, sans être d'une originalité folle, se laisse regarder et mêle merveilleux (avec notamment des univers oniriques romanesques) et thèmes plus graves (comme la folie). Avec un peu de sexe histoire de montrer qu'Harry, enfin, Quentin, a maintenant une b... une libido.
À tester.
#garcimore2.0



-- ROAD TRIP --

Après la Nuit des Comics à Bordeaux le mois dernier, Urban Comics prévoit une "tournée" en France ce mois-ci, avec notamment Brian K. Vaughan. Des dates sont prévues à Besançon, Angers, Toulouse, Le Mans et Nancy. Tous les détails ici.
Rappelons que Vaughan est l'auteur de Y le dernier homme, Saga ou encore des premières saisons de la série Runaways.
#serviàdomicile 


Résolution #15 : Crypto-Gay
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— Tu ne veux vraiment pas me raconter ton rêve ?
— Non.
— Ça te ferait certainement du bien d’en parler, ça a l’air de t’avoir traumatisé.
— Tout ce dont je me souviens, c’est qu’il y avait Batman dedans.
— Alors ça devait être cool, non ?
— Je me suis réveillé en hurlant et depuis j’ai comme une angoisse diffuse, si tu trouves ça cool…
— Bah, il ne peut rien t’arriver de bien méchant avec le Dark Knight.
— Mouais. Si tu le dis…

Résolution #15 – cesser de voir des symboles idiots partout : failed
Spécial Magazines Jeunesse Spider-Man
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On jette un œil du côté du kiosque et plus précisément des magazines Spider-Man destinés aux jeunes lecteurs.

Beaucoup de gens pensent encore, influencés par les médias il faut bien le dire, que la BD en général, et les comics en particulier, sont par nature réservés aux enfants, et ce malgré le fait que la plupart de ces productions soient estampillées "pour public averti". Il existe toutefois des publications spécifiquement ciblées pour les enfants, notamment des magazines consacrés au Tisseur sur lesquels nous allons nous pencher.
Nous avions déjà passé en revue le Spider-Man Poche (contenant bizarrement du matériel adulte) ou encore les Kids Marvel, nous nous penchons cette fois sur Dans la toile de Spider-Man, Ultimate Spider-Man et Spider-Man et ses Amis.

Le premier de ces magazines, Dans la toile de Spider-Man, est celui qui est le plus réellement axé BD puisqu'il contient quatre aventures d'une vingtaine de planches chacune.
Le scénario est de Paul Tobin, les dessins de Roberto di Salvo ou encore Matteo Lolli.
Dans cette déclinaison de l'univers Marvel, Peter Parker sort avec une jeune fille répondant au nom de Chat et qui a la particularité de... parler aux animaux. Un don qui lui sera utile puisque le premier récit amène Spidey au cœur des marais de Louisiane, où il va affronter le Lézard et une foule en colère.
Le deuxième récit est plus classique, le Monte-en-l'air affrontant une famille mafieuse avec l'aide du capitaine Stacy.


La troisième histoire est plus exotique. Elle débute dans les landes anglaises et verra Spidey rencontrer Ka-Zar (ainsi qu'un club d'aventuriers faisant vaguement penser aux personnages de Scooby-Doo) alors qu'il est sur la piste de... dinosaures.
Le dernier épisode met Mephisto à l'honneur et fait le plein de guests à grands coups d'illusions.
Tout cela est plutôt sympathique, effectivement adapté aux plus petits et parsemé de quelques touches d'humour. Le mag est complété par deux posters (en réalité un seul imprimé recto-verso, je me demande s'ils comptent les billets de banque de la même manière chez Panini) et un pistolet lance-flèche, genre Nerf du pauvre, le tout pour 4,30 euros.

L'on passe ensuite à Ultimate Spider-Man (plutôt inspiré du dessin animé que des comics).
Moins de lecture cette fois puisque seulement trois récits, d'une dizaine de planches chacun. Les ennemis ont été choisis pour coller un peu à l'ambiance halloween : Cauchemar, Dracula et Taskmaster. Chaque épisode est suivi d'un quizz de lecture, d'un dossier de deux pages sur le "méchant" de l'histoire, et de jeux (mots codés, labyrinthe, puzzles...).
Là encore "deux" posters (donc un seul) ainsi qu'un Spider-Bolide (une petite voiture en plastique) et son lanceur. 3,95 euros.


Enfin, le dernier mag, Spider-Man et ses Amis, est celui qui vise le lectorat le plus enfantin.
Il n'y a pas vraiment de BD en son sein, ou plutôt ce qui est appelé "BD" est en fait une succession de quelques cases commentées (deux histoires de quatre pages). Tout le reste est de l'activité ludique. En vrac, l'on trouve du coloriage, de l'écriture, du découpage, du dessin, des textes à trous...
Encore un Spider-Bolide en cadeau (différent du précédent) ainsi que des stickers.
Le magazine contient également un jeu de mémoire, basé sur des cartes (16) à découper et à assembler par paires. 4,95 euros.

Bizarrement pour du Panini, une impression de logique se dégage de l'ensemble. Les trois publications se complètent et n'ont pas la même finalité. La première est de la lecture pure (sans violence réelle ou scène "perturbante"), la seconde est un mélange de BD et de jeux, enfin, la troisième est clairement un cahier d'activités (voire d'apprentissage) destiné à être employé avec la complicité d'un adulte.
Les petits gadgets sont assez sympathiques malgré le côté clairement cheap (pour les collectionneurs adultes, c'est un peu cet aspect kitsch qui fait leur charme) et conviennent parfaitement aux tout petits (un pistolet et des voitures, ça fonctionne toujours). Le niveau des textes n'est pas mauvais malgré la présence de rares coquilles. Reste que pour les parents, choisir le magazine approprié s'avère compliqué puisqu'ils sont tous sous blister et ne sont vraiment pas clairs au niveau des covers sur le public visé et le contenu (le dernier est même mensonger puisqu'il ne contient pas de BD).

Plutôt variés et adaptés aux enfants, ces magazines devraient permettre aux papas et mamans attachés à l'univers arachnéen d'initier leurs bambins en douceur.




+ Les points positifs - Les points négatifs
  • Des mags aux objectifs complémentaires.
  • Variété des jeux et activités.
  • Gadgets.
  • Un contenu BD relativement dense pour le premier mag.
  • Le côté cheap des cadeaux.
  • Le fait de devoir découper certaines pages.
  • Le manque de précision (voire les propos faux) sur le contenu des mags.