Publié le
13.6.20
Par
Virgul
Hier paraissait, chez Dupuis, un nouvel album de Buck Danny, intitulé Histoires Courtes.
Il s'agit ici de regrouper de brefs récits parus à l'origine dans Risque-Tout et le Journal de Spirou, de 1946 à 1969 (de mémoire, ces histoires étaient également présentes, au moins pour certaines, dans l'intégrale Buck Danny).
En ce qui concerne les thèmes, on retrouve un peu de tout, de la classique histoire de guerre à l'initiation, "light" et humoristique, au pilotage.
Ceci dit, l'on peut voir, dès les premières pages disponibles sur le site de l'éditeur, quelques belles bourdes. Dans L'agonie du Bismarck par exemple (cf. l'extrait ouvrant cette news), un joli et audacieux "peut-être pourra-t-il n'aider". On se demande si c'est une simple coquille à la place de "m'aider" ou, plus probablement (vu qu'ils sont plusieurs), s'il s'agit d'une élision aux forceps d'un pauvre "nous" qui n'avait rien demandé.
Mieux encore, dans Pilotes de Tourisme, l'on peut admirer un cockpit annoté permettant de découvrir, grosso modo, les commandes et instruments de bord d'un appareil d'aéroclub. Là, on a la surprise de voir (cf. extrait ci-dessous) que le palonnier (un dispositif manœuvré avec les pieds et agissant sur la gouverne de direction) est appelé... "plafonniers" (des lampes que l'on fixe... au plafond).
Ces erreurs sont certainement "d'époque", et l'on peut comprendre d'une certaine manière que les planches soient republiées dans leur jus bien graisseux, m'enfin, attention à ne pas trop se paniniser quand même m'sieur Dupuis. Le but, ce n'est pas de rejoindre le dernier de la classe.
48 pages - 14,95 € - tome 1 déjà disponible
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Publié le
12.6.20
Par
Nolt
![]() |
| Extrait de la cover alternative spécialement créée pour l'édition Semic, par Humberto Ramos et Sandra Hope. |
Un article un peu particulier aujourd'hui, revenant sur la série de comics Out There.
Tout d'abord, sachez qu'il s'agit d'une critique "croisée", réalisée en collaboration avec l'ami Max Faraday. Nous vous inviterons donc, à la fin de cet article, à prendre connaissance de son avis sur sa chaîne youtube. Et si au contraire vous venez de voir sa vidéo et que vous découvrez à cette occasion UMAC, nous vous souhaitons la bienvenue !
Allez, rentrons dans le vif du sujet. Out There est une série assez courte (18 épisodes), écrite par Brian Augustyn et dessinée par l'excellent Humberto Ramos (Révélations, Spider-Island...). Elle a été publiée en version française entre 2001 et 2003 par Semic, dans 9 revues kiosque (contenant donc 2 chapitres chacune). En 2013 et 2014, Glénat a réédité l'ensemble dans une intégrale en trois tomes.
La version Semic se trouvant encore d'occasion à des prix fort intéressants (et bénéficiant d'une bonne traduction et de quelques petits plus, comme des mini-posters faisant office d'illustrations grand format), c'est plutôt celle-ci que nous vous conseillons.
Tout commence dans la petite ville d'El Dorado, en Californie. C'est un endroit où il fait bon vivre, loin de l'agitation et de la criminalité des grandes villes. Malheureusement, pour préserver cette tranquillité, le maire de la ville, aidé par quelques notables et le shérif, vont passer un pacte avec une entité très puissante et... peu recommandable.
Lors d'une soirée agitée, quatre adolescents vont être les témoins d'une exécution liée à ce pacte. Zach, le quarterback de l'équipe de foot locale, Casey, populaire cheerleader, Jessica, jeune fille solitaire et qualifiée de "bizarre", et Mark, le petit génie qui vient d'arriver en ville, sont maintenant liés et vont devoir affronter une menace aussi terrifiante que surnaturelle.
Si, comme on peut le voir, les personnages principaux sont très stéréotypés, cela n'empêche pas Augustyn de les rendre attachants et de parfaitement réussir
leur exposition. Par exemple, la scène présentant Mark, qui rabaisse leur caquet à une bande de demeurés brutaux, est dans le genre assez savoureuse.L'action commence très rapidement et le rythme va être soutenu, et maintenu jusqu'à la conclusion "finale". "Finale" entre guillemets car, même si la série s'est bien arrêtée au bout de 18 épisodes, il était clairement question à la base d'au moins un arc supplémentaire, qui ne verra jamais le jour (ce qui laisse énormément d'éléments non expliqués).
Cette fin, un peu simpliste et vite expédiée, fait d'ailleurs partie des rares défauts de ce titre. L'on pourrait ajouter aussi que les scènes "intimistes", liées à la vie normale, sont assez rares. Une fois le premier domino tombé, tout s'enchaîne très rapidement, or, si l'on gagne en rythme, c'est parfois au détriment de personnages secondaires qui auraient pu être plus creusés.
Néanmoins, Out There est globalement une réussite. D'abord et en premier lieu grâce à Ramos et son style bien particulier. Les personnages, très cartoony, presque caricaturaux, bénéficient de visages expressifs et immédiatement reconnaissables. Les décors, eux, s'avèrent également très réussis et contribuent fortement à l'atmosphère étrange et quelque peu inquiétante de certaines planches.
Augustyn, quant à lui, parvient à signer un scénario à suspense qui tient la route et qui bénéficie de petites (et efficaces) touches d'humour et d'émotion, le tout à base de nexus psychique, rêves prémonitoires, magie et démons.
Au final, même si ce genre de comparaisons ne veut pas dire grand-chose, l'on aboutit à une histoire à mi-chemin, pour le cadre et l'ambiance, entre Buffy et Locke & Key.
À tester si vous en avez l'occasion !
Pour compléter votre découverte de cette série, nous vous invitions à prendre connaissance de l'avis de Max Faraday, en visionnant cette vidéo. Vous verrez qu'il soulève, avec humour et franchise, certains points que nous n'avons pas forcément creusés.
| + | Les points positifs | - | Les points négatifs |
|
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Publié le
11.6.20
Par
Nolt
Bon, j’ai fait une connerie, j’ai
regardé Mektoub My Love : Canto Uno.
Bien entendu je ne découvre
pas la tendance du cinéma français dit "d’auteur" à faire dans la
vacuité et à tirer du banal les plus médiocres des non-histoires financées à
coups de subvention. M’enfin, quand même, là, on a passé un cap.
À tel point que, après trois
heures de film, je n’ai aucune idée de ce que j’ai bien pu regarder. Je serais
notamment incapable de faire un simple résumé tant les scènes ineptes et
incohérentes s’enchaînent mollement, dans une sorte de cinéma "vérité" puant le nombrilisme et le culte du minimalisme.
Alors, ce machin-là, on le
doit à Abdellatif Kechiche, réalisateur et co-scénariste (il y a un scénario ??).
C’est le type qui avait déjà réussi l’exploit, avec La vie d’Adèle,
de raconter une anecdote d’un quart d’heure en trois heures. Ah le mec, il n’aime
pas trop les ellipses, hein. Tout est filmé en temps réel. Refaire un lacet, s’enfiler
une soupe à la tomate, ça prend le temps que ça prend (sous-entendu, le
temps que ça prend dans la vraie vie, désolé pour la presque tautologie) !
Rajoutez à ça du voyeurisme malsain, voire même de la franche pornographie si
vous n’avez plus de voyeurisme en poudre, et vous avez le style Kechiche.
Chiant & vulgaire. Wow, c’est que tu finiras bien par avoir un prix, mon
cochon ! Ah merde, c’est déjà fait.
Enfin, bon, au moins, pour
Adèle, on pouvait vaguement entrevoir un début d’intrigue : une jeune
fille découvre son homosexualité, elle sort avec une nana, la trompe, se fait
larguer et souffre. Ah, c’est pas Indiana Jones hein, question rebondissements,
tu peux aller tranquillement t’acheter un hot-dog en pétrolette, tu reviens, t’es
pas perdu. Il y a même des chances pour que ce soit encore la scène qui se
déroulait quand tu es parti.
Pour Mektoub, là, par contre,
impossible de faire une sorte de résumé, même d’une phrase. Il ne se passe
rien. Il y a des gens, que l’on suit à la plage, en boîte de nuit, au boulot,
ils se croisent, se disent bonjour, discutent de tout et de rien, se
dragouillent, ricanent bêtement, colportent des ragots…
Pendant 3 heures !!
En terme de dilatation du
temps, on est sur du Maigret avec Jean Richard !! Si t’as jamais pigé la
théorie d’Einstein, là, tu vas rentrer dans la relativité à la dure !! Je
suis ressorti de ce visionnage, j’avais de l’arthrose, des poils dans les
oreilles et je me suis rendu compte que j’avais perdu deux dents. Et vous ne m’ôterez
pas de l’idée que c’est quand même très rare de perdre spontanément une molaire
et une incisive le temps d’un film.
Le pire, c’est qu’il y a une
suite à ce… truc. Eh oui, si ça s’appelle "canto uno", c’est qu’il
doit y avoir un "canto due", non ? Ben, oui, sauf que ça s’appelle Mektoub My Love : Intermezzo. Et que très peu de gens ont eu
le "bonheur" de le voir, car en réalité, après une sortie à Cannes
où le film a fait scandale, il n’a pas pu être distribué (ni diffusé par quelque
moyen que ce soit). Notamment à cause d’une scène "de sexe oral, non
simulée, d’une durée de 15 minutes". Oui, je vous avais dit qu’il n’aimait
pas les ellipses le Kechiche.
Du coup, la recette est
limpide : une bonne scène de cul réelle emballée dans trois heures de
vide, et hop, subventions, palmes et bobos en extase.
L’histoire, la cohérence, les
personnages, l’émotion, le simple bon sens, on s’en cogne ! Tout ce qui
importe, c’est le temps réel et le cul. Une sorte de Voisin, Voisine en version
hard quoi. Ceci dit, Voisin, Voisine m’a paru moins long que Mektoub, et
pourtant, je rappelle que c’est à la base 385 épisodes de 58 minutes tout de
même (l’équivalent de plus de 15 jours de visionnage, en continu, à côté de ça,
Le Seigneur des Anneaux en version longue, c’est de la couillonnade pour
cinéphile fragile).
![]() |
| AB Productions : du Kechiche avec 30 ans d'avance et des idées. |
Et là, ô lecteur à la
pugnacité légendaire qui n’est égalée que par ton sens de l’à-propos, une
question devrait te brûler les lèvres. C’est en effet à ce moment que tu me
demandes, le sourire aux lèvres et la mèche au vent : "Mais pourquoi,
alors que tu as bien vu au bout de vingt minutes que ça ne menait nulle part, tu
n’as pas tout simplement arrêté de regarder ce film au lieu de te taper l’intégralité
de cet étron cosmique ?"
Eh bien ma réponse sera
limpide comme les eaux du Gange par un beau dimanche de canicule (sais-tu que
le Gange, l’un des fleuves les plus pollués au monde, reçoit quotidiennement les
restes de 475 cadavres humains ainsi que près de 10 000 carcasses d’animaux ?
En plus, bien entendu, de la crasse et des bactéries de tous les Indiens qui
ont décidé de s’y baigner pour se "purifier"… oui, on peut s’instruire
tout en méprisant la culture d’un cinquième de la population de la planète,
mais trêve de digression) ! Tout simplement parce que le vide possède une
force d’attraction bien réelle.
Je m’explique.
Quand on a affaire à un film
un peu nul, ou même clairement mauvais, c’est facile de s’en extraire. On se dit que c’est débile et on passe à autre chose. Mais quand on est face à "rien", que l’on attend un début qui ne vient jamais, on finit par se laisser gagner par une sorte de transe hypnotique, le même genre de fascination incrédule qui a fait la fortune de Jean-Luc Azoulay.
Il n’y avait tellement rien
que, inconsciemment, je me suis dit qu’on allait vers un truc énorme, qui
allait même peut-être assembler toutes ces pièces de puzzle éparses et
hétéroclites. Ben non. C’est juste du flan à rien avec un coulis d’arnaque
intellectuelle.
Comment, putain, au nom du
ciel, des gens ont pu regarder ça et se dire que c’était génial ?
Parce que, attention, faut
voir les critiques…
"… filmer la vie,
étreindre le naturel… subite ivresse du réel." Les Inrockuptibles
"… une ôde au bel âge,
où Renoir a rejoint Marivaux." Télérama
Ouais, bon, en termes de
critiques, là j’ai choisi le top de la branlette parisianiste, m’enfin, quand
même… "ivresse du réel", "Renoir", "Marivaux"…
et mes couilles, c’est des pommes dauphine ?
Au final, c’est les Cahiers du
Cinéma qui ont le meilleur résumé : "Kechiche cache sous un film
mineur une ambition énorme : filmer la vie lorsque rien de spécial ne s’y passe
mais que toute nouvelle journée est chargée de la promesse vague, lancinante,
qu’il pourrait arriver quelque chose."
Il ne se passe rien, on est d’accord,
par contre, en termes d’ambition, attendre dans l’espoir que, peut-être,
éventuellement, il se passera "quelque
chose", heu… on n’est pas sur de "l’énorme ambition", non. J’ai
connu des types vautrés sur leur canapé, qui fumaient 20 joints par jour, qui
avaient plus d’ambition que ça. Du genre, par exemple, imiter la voix de leur
prof de maths en pétant. Ça ne va pas bien loin, mais bon, il y a un projet
concret. C’est pas "je vais regarder les vaches dans un champ, et on
verra bien si l’une d’entre elles se met à beugler comme Camelia Jordana quand elle voit un uniforme".
Vous aurez compris que j’ai
choisi l’humour (acidulé) pour me moquer de ce genre de cinéma qui n’en est pas.
Attention, je ne reproche pas à Kechiche de ne pas être divertissant, on peut
très bien imaginer des formes d’art dont le divertissement n’est pas le but
premier, je lui reproche de faire un métier (deux même : réalisateur et
scénariste) de conteur sans rien raconter.
Que penseriez-vous d’un
chanteur qui arrive sur scène, pose sa guitare à ses pieds, et vous regarde en
souriant bêtement, sans dire un mot, pendant 1h30 ? Vous trouveriez que c’est
une "sublime ivresse du réel évoquant Renoir", ou vous vous diriez "tiens,
je viens peut-être de me faire enfler de 40 balles" ?
C’est bien entendu une question
rhétorique, puisque vous venez d’assister à un non-concert animé par un
non-musicien. Alors, je veux bien que certaines pratiques exotiques, comme le
air guitar, soient à la mode, mais de là à célébrer le non-film d’un type aussi
fait pour la réalisation qu’un manchot empereur l’est pour le vol, il y a un
gouffre qui, lui, est bien réel.
| + | Les points positifs | - | Les points négatifs |
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Publié le
8.6.20
Par
Nolt
Nous abordons aujourd'hui l'adaptation de 1922, ou quand l'attachement d'un homme à sa terre vire à la tragédie.
Wilfred James est un fermier. Les deux seules choses qui comptent réellement dans sa vie sont ses terres et son fils. Malheureusement, sa femme Arlette a décidé de lui prendre les deux. Elle rêve d'une autre vie, de la ville, d'un petit commerce. Pour cela, il lui faut vendre les terres qui lui appartiennent.
Ce rêve, Wilfred ne peut l'accepter. Car cela signifierait pour lui la fin de tout. Et comme il ne parvient pas à convaincre sa femme, il imagine une solution aussi terrible que définitive. Il suffirait qu'elle disparaisse pour que le problème soit réglé. Il suffirait d'enterrer Arlette profondément, là où personne n'ira la chercher.
Le problème c'est que, s'il est facile de recouvrir un corps avec un peu de terre, il est beaucoup plus difficile de se débarrasser des souvenirs et de la culpabilité. Pour Wilfred et son fils, c'est le début de la fin...
1922, à la base, est une novella (un format entre la nouvelle et le roman) de Stephen King, issue du recueil Nuit Noire, Étoiles Mortes. L'adaptation à l'écran, produite par Netflix, est réalisée par Zak Hilditch, qui signe aussi le scénario. Notons qu'on lui doit également Final Hours, un drame "pré-apocalyptique", qui se laissait regarder mais comportait des défauts que l'on retrouve ici.
Il est important de revenir encore une fois sur un concept simple mais qui échappe à bien des réalisateurs : ce qui est primordial dans un récit de King, c'est l'émotion qui s'en dégage. Et cette émotion n'est possible que par l'installation minutieuse des personnages. Si ces derniers ne sont pas épais, touchants, crédibles, si l'identification est ratée, alors forcément, l'histoire ne repose plus sur rien. Si vous voulez de bonnes adaptations tirées d'ouvrages de King, il y a par exemple La Ligne Verte ou Les Évadés. Ce sont les adaptations cinéma qui se rapprochent le plus de ce que l'on éprouve en lisant un roman de King.
Hilditch ne rate pas complètement son coup, mais l'installation des personnages se révèlent néanmoins lente et laborieuse. Le père et le fils ne sont guère plus sympathiques que la mère, ils se comportent en plus comme des demeurés, fort heureusement ils tomberont sur un shérif encore plus con qu'eux.
Le problème c'est qu'ici, l'on n'est pas dans un polar cynique des frères Coen, mais dans un drame humain. Le réalisateur redresse la barre dans la seconde moitié du film, avec quelques scènes poignantes, mais l'on a frôlé le bon gros ratage à la Simetierre, qui était passé complètement à côté de son sujet.
Autre précision, car l'on voit ici et là des spectateurs se plaindre du faible nombre de scènes horrifiques : une bonne fois pour toutes, King est loin d'être un auteur spécialisé dans l'horreur. Même si ces nouvelles (les plus courtes et anciennes en général) versent bien dans ce genre, ses romans, eux, ne sont en rien particulièrement gore. Si vous voulez de l'horreur pure, il faudra plus vous tourner vers un James Herbert ou un Graham Masterton (en sachant que ce dernier est très mauvais et écrit clairement des romans de gare, c'est simple, à côté, même Koontz a l'air brillant). King, lui, fait certes appel très souvent à des éléments fantastiques, mais il est en réalité le maître de l'émotion, et non celui de l'épouvante pure et dure.
Il y a bien des éléments horrifiques (même bien dégueulasses) dans 1922, mais c'est un habillage, un symbole de la culpabilité qui ronge le paysan et va détruire sa vie. Ce qui est important ici, c'est la fuite en avant et l'effondrement du père comme du fils, tous deux coupables d'un crime atroce.
L'histoire en elle-même n'a rien de bien original, si ce n'est le cadre et l'époque. L'adapter à l'écran constitue même un certain défi tant les nombreux ressorts sont avant tout psychologiques. Hilditch parvient néanmoins, malgré des longueurs indéniables, à instiller une atmosphère pesante et lourde. Mention spéciale d'ailleurs à Thomas Jane qui campe parfaitement le personnage principal, paysan à la fois frustre, désespéré et inquiétant.
Au final, si vous ne venez pas chercher dans 1922 le film d'horreur qu'il n'est pas, il est possible que vous passiez un bon moment avec cette adaptation imparfaite mais honnête, qui a le bon goût de respecter le fond du récit original.
Donc, ça se tente, mais bien entendu, on conseillera tout de même le recueil et la plume de King.
| + | Les points positifs | - | Les points négatifs |
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Publié le
3.6.20
Par
Virgul
Vous aimez les "french comics" et les super-héros ? Voilà un nouveau projet alléchant porté par Pierre Champion, déjà auteur de Blue Ghost (un titre que nous avions déjà chroniqué sur l'ancienne version du site, et qui mettait en scène un héros atypique, dans un style narratif parfaitement maîtrisé).
La nouvelle BD de l'auteur, intitulée Exsilium, est actuellement proposée sur Ulule afin de pouvoir être financée. Ça démarre plutôt fort d'ailleurs ! Mais voyons un peu de quoi il retourne avec un petit pitch.
Angel et Feles, deux bébés chats humanoïdes, sont arrivés tout petits sur Terre, à bord d'un vaisseau spatial. Maintenant plus grands, ils font partie de l'équipe de super-héros Hope Forever, qui va notamment avoir à faire face à une invasion extraterrestre... mais, en plus de cette menace, les héros vont devoir se confronter à bien des dilemmes, et à leurs propres convictions !
Eh bien, voilà qui donne envie. Et puis, des félins et des pouvoirs, on ne pouvait que valider.
Miaw !
Plus concrètement, la BD fera 120 pages et se présentera sous un format A4 (cover souple, et le tout en couleurs). Il existe bien entendu des paliers qui permettront de rajouter divers bonus au projet original, comme un épilogue supplémentaire, un carnet de croquis ou encore un making-of. De plus, selon votre participation, vous pouvez également bénéficier de nombreuses contreparties : dédicaces, t-shirt, ex-libris, marque-page, etc (vous pouvez même devenir un personnage si vous y mettez le prix).
Bref, tout ça sent très bon, d'autant que le récit a l'air d'être servi par des dessins bien sympa et un découpage ingénieux et dynamique. Et vous verrez, même la présentation du projet est originale et bien fichue.
À suivre de près !
[Note de Virgul : Allez les amis, il faut faire péter le score de ce financement participatif, pour une fois qu'un chat est autre chose qu'une simple mascotte !!]























