Publié le
14.12.16
Par
Thomas

Jyn est la fille de l'architecte Galen Erso. Ce dernier conçoit secrètement l’Étoile de la Mort, arme satellite capable de détruire une planète en un instant, contraint par le cruel Orson Krennic, éminent haut gradé de l'Empire. Cette organisation militaire dictatoriale instaure la terreur dans toute la galaxie et est menée par Dark Vador et l'Empereur. Jyn Erso rejoint malgré elle l'Alliance rebelle qui la charge de retrouver Saw Gerrera, ancien résistant qui l'a élevée lorsque son père fut kidnappé par Krennic. Saw détient déjà un pilote d'un vaisseau de l'Empire qui a trahi ses supérieurs pour avertir l'Alliance de la création de cette Étoile de la Mort. Jyn va constituer une équipe hétéroclite de plusieurs guerriers et un robot pour récupérer les plans de son père, qui permettraient de détruire cette arme .
Le long-métrage de Gareth Edwards a connu une post-production assez chaotique entre des faits avérés comme le départ du compositeur (français) Alexandre Desplat (remplacé par Michael Giacchino : la série Lost, les reboots Star Trek), le tournage de nouvelles scènes en urgence par un autre réalisateur (Tony Gilroy, scénariste de la saga Jason Bourne et metteur en scène de son dernier volet) et des rumeurs comme l'éviction de la salle de montage d'Edwards par Disney, aucun contrôle final sur son film, jugé de prime abord trop sombre et pas assez "grand public"... Le résultat est pourtant plus que réussi, avec évidemment un lot de défauts non négligeables mais il serait mentir de dire que le fan de Star Wars ne passe pas un bon moment devant Rogue One. C'est d'ailleurs le point fort mais aussi le faible de ce spin-off : il s'adresse presque exclusivement aux connaisseurs de la saga. Il peut difficilement se voir hors contexte.
Preuve en est avec les multiples connexions à l'univers et surtout à l'épisode IV (Un Nouvel Espoir). Des clins d’œil qui jonglent entre le fan-service parfois gratuit (mais toujours plaisants) et l'information essentielle au bon déroulement de l'histoire. L'esthétisme atypique de la première trilogie est aussi très respectée, tout en arrivant à explorer de nouvelles choses : planètes, droïdes et autres ennemis ou "looks" originaux. C'était d'ailleurs une déception devant Le Réveil de la Force, un an plus tôt, ce cruel manque d'originalité (un comble pour la richesse de l'univers Star Wars). Ici, c'est tout l'inverse, bien qu'en terrain connu, on nous propose des nouveautés qui se fondent à merveille avec ce qui nous est familier.
Les protagonistes ne sont pas en reste, l'escadron Rogue One est atypique, charismatique et on le suit avec plaisir. Problème : un fort déséquilibre entre eux et un cruel manque de développement psychologique. C'était prévisible, le montage laisse entendre des coupes en ce sens : on passe trop vite d'un personnage à un autre, à l'exception notable, et évidente, de Jyn Erso (convaincante Felicity Jones), Cassian Andor (un austère et surprenant Diego Luna) et K-2SO (Alan Tudyk qui apporte la touche comique nécessaire). Ces trois-là forment le noyau dur du film face à un nouvel ennemi (Orson Krennic) intéressant mais qu'on oubliera rapidement, davantage séduits par le retour implacable de Vador (dans une scène d'anthologie rendant enfin justice au Sith) et à un retour inattendu. Entre eux, il y a le toujours très brillant Mads Mikkelsen (en père de Jin), là aussi peu exploité mais qui dévoile un élément qui annule presque ce qu'on pouvait juger comme étant une grosse incohérence d'Un Nouvel Espoir, ou plutôt une facilité scénaristique. Une bonne chose donc.
Parmi les rebelles, le samouraï Chirrut Îmwe (Donnie Yen) séduit mais ses allusions répétitives à la Force, sous forme de prière et d'hommage sont barbantes et finalement peu utiles (2). De même que le collier de Jyn, composé d'un cristal Kyber (alimentant les sabres laser et l’Étoile de la Mort) est anecdotique. Une piste évincée en cours de route ? Un rappel aux Jedi est dit explicitement un moment et s'avère totalement suffisant pour renouer avec les autres épisodes. Cette nostalgie, fort sympathique, est emprunte d'une forte modernité grâce à notre technologie actuelle.
Les effets spéciaux sont extrêmement crédibles (peut-être moins sur deux choses très particulières...), les décors et batailles terrestres, aériennes et spatiales sont fabuleux. La photographie est soignée, les images s'enchaînent avec une beauté sidérante. Manque juste une mise en scène un peu originale, on aurait aimé des plans séquences ou quelques trouvailles au lieu d'une succession très convenue, mais terriblement efficace. Le derniers tiers de Rogue One est, à ce titre, époustouflant. C'est épique, très prenant et même émouvant (bien que prévisible, forcément...). Une fois de plus, c'est ce qui manquait au Réveil de la Force.
Côté technique toujours, un (gros) point négatif sur la bande originale du film. Aucun thème ne reste réellement en mémoire. Surprenant de la part de Giacchino, moins quand on sait qu'il n'a eu que trois mois pour composer ses morceaux. Faute à l'éviction de son prédécesseur et, surtout, à ce côté bancal. Voulant emprunter sur les scores de John Williams sans jamais non plus les assumer totalement. En résultent des soucis sonores, qui empêchent une immersion totale. Quelques thèmes, ceux de la fin notamment, sont toutefois envoûtants et puissants.
Les fans seront aussi ravis par le retour de certains personnages, mineurs ou importants, sans que cela verse, à nouveau, dans le fan-service entièrement gratuit. Autre fait appréciable : la voix de James Earl Jones, qui double Dark Vador comme dans les premiers opus.
Rogue One, A Star Wars Story de son titre complet est donc un film de guerre et de science-fiction réussi et fascinant. On rêve d'un final cut du metteur en scène (1), s'attardant davantage sur certains héros (le sinistre Saw Gerrera, solidement campé par Forest Whitaker, par exemple) et leurs ennemis (Krennic en tête), dans un montage encore plus noir. Mais cette version fonctionne totalement, ne boudons pas notre plaisir. Le pari semblait gagné d'avance puis perdu au fur et à mesure de l'avancement du projet et l'épisode VII, finalement c'est une excellente surprise. Une pépite pour les fans comme on aimerait en voir davantage au cinéma. Gageons que le prochain épisode "officiel" de la saga (le VIII), vire vers un côté sombre de ce genre (a priori oui) et que les deux spin-offs prévus soient aussi bons (un sur Han Solo en 2018, un autre en 2019 qui devait être centré sur Boba Fett mais qui est redevenu vierge de tout script).
Rogue One est le cadeau rêvé de cette fin d'année pour les amateurs de la franchise de Lucas (qui aiment toute la saga ou uniquement la première trilogie), dont les meilleurs éléments sont ici repris, les Ewoks en moins !
(1) - Il est d'ailleurs impressionnant de constater le nombre de plans issus des bandes-annonces qui ne sont pas dans le montage final. Le site Première en dresse la liste et imagine une version de ce qu'aurait pu être le film. De quoi relancer la rumeur sur une nouvelle version pour la sortie en vidéo.
(2) - Après une seconde vision, il apparaît que ce rapport constant à la Force, et donc à la Foi, est effectivement très cohérent. Ces prières sont logiques dans le cadre de la saga (même si dès l'épisode suivant l'on nous explique que les Jedi et la Foi relèvent davantage du mythe que de la réalité — mais le mythe est l'essence même des croyances). Malgré tout, ces évocations sont beaucoup trop prononcées, quasiment à chaque scène de Chirrut ! Idéalement, il aurait fallu mieux équilibrer cet élément.
(1) - Il est d'ailleurs impressionnant de constater le nombre de plans issus des bandes-annonces qui ne sont pas dans le montage final. Le site Première en dresse la liste et imagine une version de ce qu'aurait pu être le film. De quoi relancer la rumeur sur une nouvelle version pour la sortie en vidéo.
(2) - Après une seconde vision, il apparaît que ce rapport constant à la Force, et donc à la Foi, est effectivement très cohérent. Ces prières sont logiques dans le cadre de la saga (même si dès l'épisode suivant l'on nous explique que les Jedi et la Foi relèvent davantage du mythe que de la réalité — mais le mythe est l'essence même des croyances). Malgré tout, ces évocations sont beaucoup trop prononcées, quasiment à chaque scène de Chirrut ! Idéalement, il aurait fallu mieux équilibrer cet élément.
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14.12.16
Par
Thomas
Il y a pile un an se terminait en beauté la série Downton Abbey. Un long-métrage est en chantier pour ajouter un ultime épilogue à cette formidable série, écrite par Julian Fellowes. Une plongée fascinante dans l’aristocratie britannique du siècle dernier, du côté des maîtres et des domestiques. La différence de classes n’aura jamais été aussi élégante et passionnante qu’à travers cette série maintes fois récompensée.
Dans la très chic demeure de
Downton Abbey (1) règne la famille Crawley, le comte et la comtesse de Grantham (un
couple humainement bon et ses trois filles) ainsi que toute une armée de
domestiques, eux-mêmes faisant partie d’une certaine hiérarchie (majordome,
valet de pied, intendante, femme de chambre, cuisinier…). Les spectateurs
découvrent, durant six saisons, les péripéties de ces nombreux
habitants, de 1912 à 1926.
Ne pas se fier aux
apparences : derrière les somptueux costumes et décors qui ornent chaque
scène, c’est un formidable travail d’écriture pour chaque personnage
qui apparaît au grand jour. Cela va des petits « complots » et autres manipulations entre
protagonistes aux révolutions successives de l’époque (Première Guerre mondiale, essor d’un certain féminisme, avancées technologiques, crises
économiques…), en passant par des relations amoureuses improbables (au
premier abord) ou à de soudains décès.
On navigue avec une fluidité
extraordinaire dans ce monde certes fictif mais parfaitement plausible et très
inspiré du passé (bouleversement de la société anglaise, aspiration à davantage de liberté par la classe populaire, tournant historique de l'Angleterre...).
Le créateur de la série, Jullian
Fellowes, est un fanatique de cette époque. Il avait été oscarisé en 2002 pour le
scénario de Gosford Park. Il y
écrivait déjà les relations entre maîtres et serviteurs, dans un film aux
thématiques très similaires à celles de Downton Abbey. Ce romancier britannique a un tel
niveau d’expertise dans le domaine qu’il a été anobli par la Reine
d’Angleterre en 2011.
Outre le reflet d’une période
quasiment révolue, la fiction a le mérite de traiter sur le même plan chaque être
humain. Par exemple, c'est valable aussi bien pour un riche aristocrate qu’un « simple » chauffeur aux idées
politiques totalement différentes.
Parmi les interprètes
emblématiques de Downton Abbey, on retiendra Maggie Smith, délicieuse en
grand-mère sournoise et taquine. Le reste du casting, très solide, invite
quelques guests et dévoile une nouvelle génération de jeunes acteurs et
actrices de talent, notamment Michelle Dockery.
La quatrième saison est sans
doute la moins intéressante, la faute à un rythme devenu trop lent et à une diminution des
rebondissements. Certaines évolutions de personnages sont un peu trop
brusques voire peu crédibles (Tom) ou désespérément trop longues (Bates et
Anna) mais cela n’enlève rien au plaisir que l'on a de suivre les tribulations des Crawley, de
leur entourage et de la vie « alternative » du château (celle des domestiques
donc, aussi prenante voire davantage que celle de leurs souverains). Pour tous
les amoureux du genre et surtout ceux qui pensent, à tort, que cela ne les
intéressera pas, jetez un œil à la demeure (disponible sur Netflix), vous allez être surpris...
Créateur : Julian Fellowes
Nombres d’épisodes : 52 de
56 minutes (6 saisons)
Diffusion UK : ITV1 (26 septembre 2010 – 25 décembre 2015)
Distribution : Hugh Bonneville, Elizabeth McGovern, Michelle Dockery, Laura Carmichael, Jessica Brown Findlay, Maggie Smith, Jim Carter, Phyllis Logan, Brendan Coyle, Rob James-Collier, Joanne Froggatt, Lesley Nicol, Sophie McShera, Siobhan Finneran,...
(1) La demeure de la famille Crawles
existe bien, il s’agit du château de Highclere, en Angleterre. Plusieurs films
ont été tournés dans ce superbe monument néo-jacobéen, comme Eyes Wide Shut. pour lequel Stanley Kubrick
utilisa le très chic salon du château.
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13.12.16
Par
Tacgnol
Elle court, elle court dans les champs, les forêts, au milieu des kangourous, des émeus… Son abondante chevelure dorée reflète le soleil, ses yeux clairs brillent de mille feux. La jolie Georgie qui a fait rêver tant d’enfants est de retour dans une nouvelle version papier complète, chez Black Box.
Cette courte mais dense série de manga est scénarisée par Mann Isawa et sublimée par le dessin de Yumiko Igarashi, connue surtout pour son travail sur la fameuse Candy Candy, mais aussi L’épée de Paros, Anne… Lady Georgie était prépubliée de 1982 à 1984 dans le magazine « sho-comi » de l’éditeur nippon Shôgakukan qui compilera l’histoire en 5 volumes avant que celle-ci ne soit adaptée en épisodes animés et diffusée à la télévision française dès 1988.
Si Candy et Georgie partagent une abondante chevelure blonde, des yeux hautement expressifs et des aventures tumultueuses, Georgie ne vit pas en Europe et n’est pas en quête de son « Prince des Collines », mais de son identité.
Lady Georgie place son intrigue en Australie, au 19e siècle. Un fermier, Monsieur Buttman, tombe sur une femme agonisante au milieu de la forêt. Celle-ci lui confit sa très jeune fille, Georgie, ainsi qu’un bracelet, preuve de sa lignée. Le brave homme l’élève au sein de sa famille, sans jamais lui révéler son passé.
L’orpheline s’épanouit en pleine campagne, ignorante de tout, avec ses frères : le chevaleresque Abel et l’introverti Arthur. Espiègle, courageuse, dynamique, d’une agréable compagnie, sa présence fait naître des émois au-delà des liens fraternels chez les deux garçons. L’aîné, Abel est au courant pour l’adoption : il aime sa sœur et souhaite lui avouer ses sentiments ; mais Arthur, lui, ne connait pas le passé de l'adolescente. Ses désirs incestueux le tourmentent.
Lors du retour d’Angleterre d’Abel, après de 6 mois d’absence, Georgie rencontre le petit fils du gouverneur de Sydney, Lowell J. Grey, un jeune homme délicat dont les charmes ne la laissent pas insensible. Elle apprend également qu’elle n’est pas liée par le sang avec ses frères et comprend pourquoi sa mère est si sévère avec elle. De plus, brûlant de jalousie, Abel lui déclare sa flamme ! Bouleversée par toutes ses révélations, n’écoutant que son courage, l’adolescente choisit d’embarquer pour l’Angleterre, se faisant passer pour un mousse. Elle a décidé de percer le secret de ses origines... afin de pouvoir revenir, sereine, chez elle.
Sans dévoiler l’intégralité des 4 volumes de l’édition Black Box, forts riches en rebondissement, Lady Georgie propose une aventure tragico-sentimentale, tumultueuse. Georgie découvre l'existence loin du cocon douillet de la ferme, s’éveille à la sexualité et au monde. La jeune fille s’épanouit au fil de l’imagination féconde du scénariste et elle ne possède pas comme seul et unique objectif celui de la conquête d’une âme sœur. Secrets de famille scandaleux, lutte fratricide, complots, assassinats, jalousie, mensonges et trahisons remplissent les pages de ce manga, sans oublier, bien sûr, les multiples facettes de l’amour : l’affection fraternelle, l’inceste, le désir, la passion… mais aussi la figure allégorique du prince charmant, représentée par le noble Lowell auquel il faut renoncer, l’homme tourmenté et fougueux, symbolisé par Abel ainsi que l’amour serein, celui qui accompagne sur le chemin de la vie, Arthur. Les amitiés ne sont pas en restes, qu’elles soient spontanées ou résultantes d’un pardon. La société victorienne est épinglée par les piques des auteurs. Les différences de classe pèsent sur les destinées.
La fin est tout de même précipitée : tout se bouscule, s’enchaine, dans un déploiement d’émotions… cela demeure lisible, mais un volume de plus aurait été salutaire pour développer les derniers événements.
Cette nouvelle édition remplace celle publiée par Tonkam entre 2006 et 2007. Ici, pas de jaquette, mais une couverture cartonnée richement illustrée, un format plus grand (21 x 14.5cm) que les manga standards, des planches couleurs, un signet en tissu et des illustrations pleines pages, pour un prix tout à fait raisonnable.
La bande dessinée garde son sens de lecture japonais et les onomatopées sont soient sous-titrées (sons divers), soient adaptées (cris, paroles...) Les images sont retouchées pour faire disparaitre les traces des bruitages originaux et autres textes en surimpression sur les cases. Le résultat est propre, agréable à lire. Seul regret, l’absence des différents entretiens avec les auteurs présents dans la première édition française.
Les graphismes demeurent caractéristiques de leur époque et du public originel visé (les jeunes filles), mais ils conservent une élégance certaine, faisant la part belle aux grands yeux constellés, aux chevelures abondantes, aux détails vestimentaires soignés ainsi qu’aux décors ciselés. Les navires, les architectures et les paysages urbains — tracés à la main — ajoutent au dépaysement. Les plantes foisonnent entre les cases par milliers. Quant aux émotions, la mangaka sait les brosser avec ce qu’il faut d’exagération. L’habileté de Yumiko Igarashi se retrouve dans la construction élaborée des planches à la scénographie étudiée.
Lady Georgie est un titre tout public indémodable, un manga d’apprentissage et d’initiation, où l’aventure et la romance cohabitent en une harmonieuse alchimie qui suit l'émancipation d’une jeune fille oscillant entre un romanesque échevelé et un comique de situation. Malgré son âge canonique, cette bande dessinée continue de fasciner, conservant la force de son propos.
Un bel achat pour les fêtes.
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Publié le
12.12.16
Par
Nolt
Les fêtes qui approchent à grand pas nous donnent l'occasion de revenir sur un énorme classique du jeu de stratégie : Abalone.
En général, lorsque l'on aborde des jeux sur UMAC, il s'agit d'adaptations tirées d'univers de fiction, comme le Risk Game of Thrones, de jeux avec figurines/modèles réduits, comme Wings of War, ou encore de jeux de rôles, comme Paranoïa, qui nécessitent tous un temps de mise en place, d'apprentissage, voire un certain effort d'immersion. Cette fois, nous avions envie de vous faire (re)découvrir quelque chose de plus facile d'accès, pouvant convenir à toutes les générations.
Alors, évidemment, quelques billes sur un hexagone, ça peut sembler un peu austère, surtout en comparaison de superbes figurines ou des milliers de cartes d'un Magic par exemple, mais même ceux qui semblent un peu hostiles à ce jeu au premier abord finissent en général par y succomber après la première partie. Et pour cause, il est d'une grande richesse malgré les apparences.
Pour ceux qui ne connaissent pas du tout, commençons par le principe de jeu.
Le but est d'éjecter six des billes adverses du plateau. Pour cela, il faut simplement les pousser. Trois billes blanches peuvent en pousser une ou deux noires, ou deux billes peuvent en pousser une seule. Chaque joueur peut déplacer une, deux ou trois billes à chaque tour à condition qu'elles soient contiguës et qu'elles se déplacent sur le même axe.
Les règles sont d'une telle simplicité qu'on peut les expliquer en deux minutes à peine. L'on peut donc commencer à jouer très rapidement. Par contre, une fois en action, les choses se corsent car les possibilités sont énormes.
Au niveau de l'aspect tactique, l'on peut mettre en avant quelques éléments fondamentaux. Certains se retrouvent également aux échecs, comme le contrôle du centre ou la conservation de l'initiative, d'autres sont spécifiques à Abalone, comme la constitution d'un bloc (vos billes sont plus efficaces et protégées rassemblées) ou la nécessité de briser les lignes d'attaque adverses (une manœuvre plus rentable que le simple blocage).
La position des billes apporte un avantage certain, au point que certains joueurs n'hésitent pas à sacrifier parfois une de leurs billes pour conserver une position dominante. Bien entendu, il arrive un moment où l'avantage positionnel ne peut plus compenser l'infériorité numérique.
Outre le jeu classique, il existe des dizaines de variantes, avec des positions de départ différentes, des modifications des règles, l'introduction de billes neutres, de zones interdites, bref, les possibilités sont infinies.
Un Abalone multijoueurs (appelé Abalone Quattro à l'étranger) est également disponible mais, bizarrement, plus en France (il est facilement trouvable en Allemagne ou sur ebay, les règles françaises étant consultables sur le net). Cela permet de jouer à trois (chaque joueur dispose alors non plus de 14 billes mais 11) ou à quatre, par équipe de deux (chacun ayant alors 9 billes). Diverses versions Deluxe sont également sorties, certaines avec des plateaux en bois (cf. cette version "antique", vendue à... plus de 200 euros, mais magnifique).
Abalone s'avère donc un jeu esthétique, épuré (autant au niveau des règles que du matériel), fun, addictif et intelligent. Si l'on peut trouver le prix un peu cher en comparaison du contenu, très basique, il sera rapidement rentabilisé grâce à une durée de vie phénoménale et un intérêt sans cesse renouvelé.
En général, lorsque l'on aborde des jeux sur UMAC, il s'agit d'adaptations tirées d'univers de fiction, comme le Risk Game of Thrones, de jeux avec figurines/modèles réduits, comme Wings of War, ou encore de jeux de rôles, comme Paranoïa, qui nécessitent tous un temps de mise en place, d'apprentissage, voire un certain effort d'immersion. Cette fois, nous avions envie de vous faire (re)découvrir quelque chose de plus facile d'accès, pouvant convenir à toutes les générations.
Alors, évidemment, quelques billes sur un hexagone, ça peut sembler un peu austère, surtout en comparaison de superbes figurines ou des milliers de cartes d'un Magic par exemple, mais même ceux qui semblent un peu hostiles à ce jeu au premier abord finissent en général par y succomber après la première partie. Et pour cause, il est d'une grande richesse malgré les apparences.
Pour ceux qui ne connaissent pas du tout, commençons par le principe de jeu.
Le but est d'éjecter six des billes adverses du plateau. Pour cela, il faut simplement les pousser. Trois billes blanches peuvent en pousser une ou deux noires, ou deux billes peuvent en pousser une seule. Chaque joueur peut déplacer une, deux ou trois billes à chaque tour à condition qu'elles soient contiguës et qu'elles se déplacent sur le même axe.
Les règles sont d'une telle simplicité qu'on peut les expliquer en deux minutes à peine. L'on peut donc commencer à jouer très rapidement. Par contre, une fois en action, les choses se corsent car les possibilités sont énormes.
Au niveau de l'aspect tactique, l'on peut mettre en avant quelques éléments fondamentaux. Certains se retrouvent également aux échecs, comme le contrôle du centre ou la conservation de l'initiative, d'autres sont spécifiques à Abalone, comme la constitution d'un bloc (vos billes sont plus efficaces et protégées rassemblées) ou la nécessité de briser les lignes d'attaque adverses (une manœuvre plus rentable que le simple blocage).
La position des billes apporte un avantage certain, au point que certains joueurs n'hésitent pas à sacrifier parfois une de leurs billes pour conserver une position dominante. Bien entendu, il arrive un moment où l'avantage positionnel ne peut plus compenser l'infériorité numérique.
Outre le jeu classique, il existe des dizaines de variantes, avec des positions de départ différentes, des modifications des règles, l'introduction de billes neutres, de zones interdites, bref, les possibilités sont infinies.
Un Abalone multijoueurs (appelé Abalone Quattro à l'étranger) est également disponible mais, bizarrement, plus en France (il est facilement trouvable en Allemagne ou sur ebay, les règles françaises étant consultables sur le net). Cela permet de jouer à trois (chaque joueur dispose alors non plus de 14 billes mais 11) ou à quatre, par équipe de deux (chacun ayant alors 9 billes). Diverses versions Deluxe sont également sorties, certaines avec des plateaux en bois (cf. cette version "antique", vendue à... plus de 200 euros, mais magnifique).
Abalone s'avère donc un jeu esthétique, épuré (autant au niveau des règles que du matériel), fun, addictif et intelligent. Si l'on peut trouver le prix un peu cher en comparaison du contenu, très basique, il sera rapidement rentabilisé grâce à une durée de vie phénoménale et un intérêt sans cesse renouvelé.
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Publié le
9.12.16
Par
Nolt
— Je venais de me faire péter
la gueule par des gamins plus grands, j’avais le nez en sang, j’avais mal. Mes
affaires étaient dispersées par terre. Mon prof est arrivé, je lui ai demandé
si la vie c’était comme ça tout le temps ou seulement quand on était petit.
— Hmm… il a dit quoi ?
— Que c’était comme ça tout le
temps.
— Mais… c’est une réplique de
Léon.
— Ben… ouais non mais tu sais
que Besson s’est inspiré de ma vie en fait pour cette histoire.
— C’est une petite fille dans
le film.
— Parce que j’étais mineur au
moment des faits. Légalement, ils étaient obligés de changer des trucs. Pour
pas avoir de problèmes, tu vois ?
— Bien sûr. Et niveau
affabulation sinon, tout va bien ?
— Hé, traite-moi de menteur
tant que tu y es ! C’est la dernière fois que je te raconte une anecdote
personnelle, tu peux toujours te brosser pour savoir comment les mecs se sont
inspirés d’un truc chelou qui m’est arrivé au lycée pour faire Avatar !
— Ça se passe même pas sur
Terre, Avatar !
— À l’époque, je voyageais
beaucoup…
Résolution #19 – ne pas
bidouiller le passé : failed

















