Sections de Bibliothèque - partie 2
Par



Après cette première partie, revenant sur bien des souvenirs littéraires, nous attaquons maintenant la deuxième étape de notre voyage dans le papier ! Installez-vous confortablement, prenez un thé, un jus de fruits ou un bon whisky, et détendez-vous. Nous partons pour le plus beau pays du monde : celui de l'imaginaire. 




ASTÉRIX
Nous débutons cette fois encore par un immense classique qui a occupé de nombreuses soirées de ma jeunesse. Même si Tintin était loin devant en matière d'inclination personnelle, le petit Gaulois a longtemps accompagné les heures qui précédaient mon sommeil. Je me souviens avec tendresse et émerveillement de certaines épopées magistrales, comme Le Tour de Gaule ou Astérix chez les Bretons. Si les reprises récentes de la série ne sont clairement pas à la hauteur du mythe (car trop centrées sur les seuls gags et sans enjeux réels), les albums du tandem Goscinny/Uderzo demeurent des monuments de savoir-faire et de subtilité. Ici, à côté d'une intégrale plus ancienne, l'édition Hachette et sa jolie fresque (pas encore terminée). Chaque tome contient du rédactionnel et divers bonus revenant sur la création du récit, mais aussi un petit fascicule dispensable et une chouette figurine en plastique. 

Pour aller plus loin sur le sujet :






DEAN KOONTZ
Voilà probablement l'auteur qui, avec King (dont on parlera plus loin), m'a fait le plus vibrer à l'adolescence, et ce malgré ses défauts. Car le bougre est parfois agaçant tant il peut verser dans la caricature ou survoler son sujet. Mais au-delà de ça, il demeure un magicien capable de vous tenir en haleine, de vous émouvoir et de vous intriguer (jetez donc un œil aux cinq ouvrages présentés dans le premier lien, ci-dessous). Et il est difficile d'en demander plus à un écrivain. Il est devenu une légende de la gamme "épouvante" de J'ai Lu (des formats poche très abordables à l'époque) et a abordé autant l'épouvante que la science-fiction ou le polar. Notons que c'est un amoureux des animaux, notamment des chiens, et que rien que pour ça, j'éprouve pour lui une affection particulière.
J'ai récupéré quelques ouvrages physiques de l'auteur alors que, pendant un temps, j'avais tout revendu pour privilégier des versions kindle, plus pratiques lorsque l'on manque de place.

Pour aller plus loin sur le sujet :






QUELQUES CLASSIQUES
Il faut lire le Dracula de Bram Stoker. Ne vous contentez pas d'une adaptation cinématographique, car vous passeriez alors à côté de l'essence même du mythe. Il faut tourner les pages, toucher le papier, humer l'encre, demeurer au plus près de la version originale pour comprendre l'épouvante viscérale que suscita ce roman fondateur pour toute une armée de lecteurs, avides et tremblants. Sous la plume de Stoker, la Transylvanie devint plus qu'une région méconnue, elle se transforma en terre d'épouvante, abritant les pires cauchemars, en symbole ultime de terreur, en promesse d'abominations tranquilles, car maîtrisées par la plume. Tout comme Le Roi en Jaune, Frankenstein ou Le Grand Dieu Pan, Dracula fait partie de ses œuvres qui ont fini par transcender leur sujet pour devenir des bornes littéraires. Des points de passage presque obligatoires pour qui veut se frotter non seulement aux bons romans de genre mais aussi à l'Histoire littéraire. Les éditions récentes de Callidor, magnifiques et illustrées, sont à conseiller. Aux côtés de ces romans du genre fantastique, l'on notera d'autres classiques, comme Les Trois Mousquetaires, pour l'aventure romanesque, en passant par Dune, pour la science fiction ou 1984, pour la dystopie. Là encore, des ouvrages aussi ambitieux et profonds que divertissants. 

Anecdote de rayonnage :
L'on notera aussi la présence des premières intégrales du Trône de Fer, on attend toujours la suite...

Pour aller plus loin sur le sujet :
Frankenstein par Georges Bess
Frankenstein (adaptation de Guillermo del Toro)






LEFRANC
J'étais au collège quand j'ai découvert Lefranc, reporter ayant un cousinage évident avec son illustre collègue Tintin. Ils forment sans doute d'ailleurs, avec Ric Hochet, le plus improbable trio de journalistes, toujours embringués dans de folles histoires (et ne travaillant pas beaucoup, mais on ne peut pas écrire des articles et courir le monde visiblement). Lefranc a eu longtemps, pour moi, le parfum des histoires à l'ancienne, parsemées d'expressions désuètes et de menaces caricaturales. Mais loin d'être un défaut, cet aspect a donné à la série sa saveur et une délicate patine (que l'on peut retrouver aussi dans les Blake & Mortimer par exemple). 

Anecdote de rayonnage : 
Ici, quelques volumes de l'intégrale Yoko Tsuno (une intégrale thématique et non chronologique) et des Tuniques Bleues dans différents formats. Une autre preuve de l'incroyable richesse et de la diversité de la BD franco-belge. 

Pour aller plus loin sur le sujet :






BUCK DANNY
Ma première "rencontre" avec le vieux Buck fut mémorable, puisque je tombai à l'époque directement sur le tome 2 de Tout Buck Danny (à ne pas confondre avec l'intégrale actuelle), qui comportait Les Tigres Volants, Dans les Griffes du Dragon Noir et Attaque en Birmanie. L'objet en lui-même était fascinant, car c'était la première fois que je voyais un tome d'une "intégrale", donc un album bien épais promettant de longs moments de lecture. Il faut dire que, même de nos jours, ces fameuses intégrales sont rarement présentes en librairie, et presque jamais dans les hypermarchés. D'ailleurs, j'achetai, toujours à l'époque, la suite (Les Trafiquants de la Mer Rouge, Les Pirates du Désert, Les Gangsters du Pétrole) en albums simples, qui arboraient encore des couvertures souples. J'ai ensuite suivi l'aviateur américain et ses potes dans toutes leurs étapes, sur tous les appareils, des plus étranges aux plus modernes, et sur tous les théâtres d'opération (il fallait bien entendu alors appliquer ce que j'appelle la doublepensée appliquée à la continuité). Je possède aujourd'hui l'intégrale récente, contenant des histoires courtes et un tas d'illustrations, d'anecdotes et d'infos intéressantes. Je regrette toutefois les illustrations originales (de Bergèse) illustrant la collection Tout Buck Danny, l'intégrale actuelle se contentant de reprendre en cover l'illustration de l'un des albums. 

Anecdote de rayonnage :
L'on peut voir ici quelques tomes de Dan Cooper, le grand perdant de la lutte qui opposa naguère les pilotes des magazines BD concurrents (voir le premier lien ci-dessous). Quelques tomes également des Casseurs, de Blueberry et même, pour les plus observateurs, quelques adaptations BD d'Arsène Lupin. 

Pour aller plus loin sur le sujet :






MAGIE & SPIRITUALITÉ
Voilà des ouvrages à part qui concernent un domaine à la fois intime et pourtant d'une importance crucial : la spiritualité, le divin, la métaphysique. Autrement dit un pan de l'existence rendu difficile à aborder par les railleries de certains et la dévotion inepte de bien des gens à un scientisme qui nie l'existence de tout ce qui ne peut se mettre en équation et s'empresse de mettre sous le tapis de la pensée ses propres erreurs et limites.
Si la science est importante et respectable, son enfant bâtard et dégénéré, le scientisme, qui la pousse à s'aventurer sur des territoires qui ne sont pas les siens, a fait plus de mal que l'inquisition en son temps, en en reprenant bien des pratiques et en désenchantant le monde. Or, l'humain a besoin de divin. Bien entendu, il n'est pas bon de se consacrer seulement à la métaphysique, tout comme il n'est pas bon de se consacrer uniquement à la physique ; un juste milieu est nécessaire pour que nous puissions marcher sur nos deux jambes et non clopiner sur une seule. Certains livres nous rappellent que ce que nous pressentons et constatons, depuis la nuit des temps, est présent et réel. Certains, pour des raisons qui m'échappent, tenterons de vous faire croire que ça n'existe pas, parce que ça ne rentre pas dans le cadre de la physique. Mais le propre de la métaphysique, c'est justement de ne pas correspondre à une vision purement technique du monde et de l'âme. Un scientiste (ou pire, un prétendu et autoproclamé "zététicien") vous dira qu'un roman est une certaine quantité de papier et d'encre, ce qui n'est pas faux. Mais qui se risquerait à définir ainsi un roman ? Ce n'est pas parce qu'une définition est vraie qu'elle est juste. Il vient un moment où tout être, à force de tourner des pages, à envie de s'intéresser à ce qu'il y a derrière les apparences, à ce qui nous échappe, à ce qui sous-tend cet espace et ce temps dont on nous explique qu'il sont relatifs et non absolus. La métaphysique ne peut être régie par les scientistes. Elle vous appartient. Elle est au cœur de votre intimité, de votre démarche la plus pure et essentielle. Alors, bien sûr, tout comme l'on ne peut prouver l'amour que l'on éprouve pour ses proches à l'aide d'un tournevis ou d'un compteur Geiger, l'on ne peut prouver l'existence de la métaphysique à l'aide d'outils physiques. Cela suffit à certains pour nier son existence, comme naguère des écrits bibliques suffisaient à certains religieux pour nier l'évidence et les avancées de la science. Eh bien, aucun de ces camps n'a entièrement raison. Le monde est fait de règles physiques, utiles et indéniables, et de sous-textes métaphysiques, tout aussi indispensables. Plus l'on se penche sur ce pan de l'univers, plus l'on y devient sensible. À chacun de décider s'il convient de l'ignorer ou de l'explorer. Mais ne laissez pas des inconnus décider à votre place sous prétexte qu'ils parlent fort et portent des œillères.  

Anecdote de rayonnage :
Au milieu d'ouvrages très sérieux, l'on trouve aussi ici quelques éléments de pure fiction, comme le Neonomicon de Lovecraft. 

Pour aller plus loin sur le sujet : 






BOB MORANE
Autant les romans de Vernes sont indigestes et très mauvais (car écrits dans un style très "rapport de police", sans maîtrise ni inspiration), autant les adaptations BD de son pourtant mythique Bob Morane sont parfois intéressantes (et elles ont au moins le mérite d'aller à l'essentiel et de varier les ambiances graphiques). Aussi, même si ma première approche du personnage eut lieu à l'époque à travers la Bibliothèque Verte, c'est bien l'intégrale des adaptations dessinées qui retient mon attention de nos jours. Mêlant aventures exotiques, action pure, fantastique et même science-fiction, la série est certes inégale mais clairement divertissante. Et puis, le héros est tellement légendaire, malgré (ou peut-être à cause de) son côté rigide, monolithique et parfait, qu'il mérite bien qu'on lui accorde de tourner quelques pages. Dommage que son père littéraire n'ait pas été à la hauteur.  

Anecdote de rayonnage : 
Outre les Morane, l'on notera la présence de quelques Lucky Luke et Alix, séries dont j'avais plus de tomes étant jeune et que je reconstitue peu à peu. 

Pour aller plus loin sur le sujet :






POWERS, Y THE LAST MAN et autres COMICS
Même si je lis bien moins de comics de nos jours (hors activité professionnelle), mis à part peut-être du Batman, et qu'il sont pour beaucoup issus de mes lectures adultes (donc dépourvus d'aura nostalgique), je demeure attaché à certaines séries, comme Powers, baigné par l'humour audacieux de Bendis ; Y the last man, avec un Vaughan abordant de nombreux sujets sociétaux sans le côté puant du wokisme ; les Girls des frères Luna, au ton incisif et à la galerie de personnages savoureuse ; ou certains one-shots, comme La Pro du grand (et transgressif) Garth Ennis ou l'émouvant We3, avec un Grant Morrison au sommet de son art. La BD américaine ne manque pas d'œuvres subtiles et matures, et je ne peux que conseiller d'y piocher au gré des envies. 

Pour aller plus loin sur le sujet :
Alias (Jessica Jones)







STEPHEN KING
Je pense qu'entre l'œuvre de King et moi, ce fut longtemps une histoire d'amour. J'ai passionnément aimé Derry et Castle Rock, Louis Creed et James Gardener, l'affrontement épique du Fléau et la poésie sombre de Roland et de son ka-tet. En tant qu'auteur, King m'a aussi appris énormément au niveau de la construction des personnages. Si Vik et Nolan ou Amber et Kiera vous ont touché, d'une manière ou d'une autre, c'est parce que j'ai appris, en lisant les livres du vieux sorcier du Maine, à installer un personnage de la bonne manière, à le rendre épais, crédible, profond. De cela, je serai éternellement reconnaissant. Par contre, je fais une différence très nette entre non pas l'homme et l'artiste, comme je l'entends souvent, ce qui ne voudrait rien dire (ce sont les mêmes !) mais entre l'œuvre, que l'on peut aimer, et l'auteur, l'homme, que l'on peut mépriser. J'ai longtemps cru que King était juste, sur le plan humain et politique, un opportuniste doublé d'un demeuré (comme on peut le constater dans son Billy Summers, ridicule sur bien des plans), mais son attitude, notamment lors de l'assassinat de Charlie Kirk, un père de famille pacifique et innocent, m'a révulsé. Que l'on puisse relayer des propos mensongers pour salir la mémoire d'un brave type, assassiné par une merde de wokiste lâche et sans cervelle, me donne envie de vomir. Je conserve donc un respect pour les romans mais un dégoût profond pour le sale type qui les a écrits. D'ailleurs, ses idées nauséabondes et extrémistes finissent par marquer son physique. Il ressemble de plus en plus à une goule décharnée qui serait issue de l'une de ses nouvelles...
Décidément, le gauchisme est devenue une maladie mentale. 

Anecdote de rayonnage :
Notons ici le coffret VO de The Dark Tower, ainsi qu'un ouvrage regroupant les cartes de Game of Thrones. Pour ce qui concerne King, ce sont des versions dématérialisées qui constituent aujourd'hui le gros de ma "collection".

Pour aller plus loin sur le sujet :







RIC HOCHET
Avant de passer aux "Beaux Livres", il me fallait encore aborder un classique de la BD franco-belge. Il y en a beaucoup, bien entendu, sur lesquels je ne m'attarde pas trop, de Yoko Tsuno aux Casseurs, en passant par Blueberry, Achille Talon, Alix ou Dan Cooper, et il y aurait des choses à dire sur chacune de ces séries, mais je suis comme bien des enfants ayant été blessés par l'arrêt brutal des aventures de Tintin : j'ai cherché, longtemps, des produits de substitution. Aucun n'a pu remplacer le personnage d'Hergé dans mon cœur, mais certains, comme Ric Hochet, se sont révélés être d'agréables découvertes. André-Paul Duchâteau a su bâtir un personnage suffisamment original et attachant pour qu'il ne soit pas un simple ersatz. Et même si son "papa" a eu des doutes sur le calembour à l'origine de son nom, Hochet a réussi le double exploit de se faire une place dans les bibliothèques et d'être le héros d'une longue série, qui perdure de nos jours. Bon, tous les tomes ne sont pas des sommets de maîtrise narrative, mais la série demeure dans l'ensemble tout à fait honnête.   

Anecdote de rayonnage : 
Très conseillée également, la belle intégrale Théodore Poussin, de Frank Le Gall, contant des aventures exotiques se déroulant à la fin des années 1920. 

Pour aller plus loin sur le sujet :






HARRY POTTER / BEAUX LIVRES
Je termine par un aspect un peu particulier de cette exploration de bibliothèques : le côté purement "objet". Car si l'essentiel de ma collection est constitué de romans et BD que j'apprécie beaucoup, il m'arrive aussi d'acheter un livre pour son aspect "physique" et collector. Bon, pas au point d'acheter des romans que je n'aime pas du tout, évidemment, mais je me laisse parfois tenter par du Harry Potter par exemple, dont l'édition illustrée Gallimard est somptueuse, alors que je n'ai pas un rapport réellement passionnel avec l'œuvre de J.K. Rowling (romancière que je respecte néanmoins et que j'admire pour son courage puisqu'elle fait partie des rares personnes publiques à condamner la propagande transgenre et les demeurés qui enculent la biologie, l'évidence et le simple bon sens). Parfois, l'objet en lui-même, le soin apporté aux illustrations, à la mise en page, à la couverture, font que manipuler un livre devient aussi un plaisir esthétique et physique évident. Dans cette catégorie, l'on peut citer le Watchmen version Urban Limited, l'intégrale récente du Seigneur des Anneaux ou encore la collection collector de Callidor, déjà évoquée plus haut.

Anecdote de rayonnage :
Outre les Harry Potter, notons ici la présence de l'intégrale des Annales de la Compagnie Noire, celle des Détectives du Yorkshire et même un très joli... tarot.

Pour aller plus loin sur le sujet :





Voilà. Je pourrais encore évoquer de nombreux auteurs et continuer sur une partie 3, voire 4 ou 5, avec d'autres rayons, d'autres collections, mais je pense que je suis arrivé au double but que je m'étais fixé.
D'une part montrer l'étendue des domaines abordés par le staff UMAC lors de 20 longues saisons, ensuite rendre un hommage, sincère et nostalgique, à ces milliers de pages qui m'ont aidé, formé, réconforté, amusé, fasciné et ému. Les livres ont été - et continuent d'être - pour moi plus que de simples objets de divertissement. Ils furent et demeurent des amis, des phares, des bouées. Je suis devenu auteur à mon tour parce que d'autres écrivains, avant moi (j'en ai cité beaucoup, mais l'on pourrait encore en évoquer des dizaines), ont éclairé et montré un chemin que j'arpente aujourd'hui. C'est d'ailleurs un écrivain qui, alors que j'étais encore à la recherche d'une validation, d'une "autorisation" d'écrire, me permit de me lancer réellement à mon tour dans cette aventure. Son nom est Alain Absire. C'est après m'avoir remis un prix pour l'une de mes nouvelles qu'il me dit alors cette phrase qui changea tout pour moi. Ces mots furent prononcés dans un murmure, alors que j'étais occupé à m'enivrer à la buvette, sans me préoccuper du bal que les courtisans effectuaient autour du président du jury. Il se dirigea vers moi, un sourire aux lèvres, et me dit : "C'est bien ce que vous faites, il faut continuer."
Je tenais aussi à dire aux auteurs, passés et récents, à ceux que je n'ai jamais rencontrés mais qui ont marqué ma vie, à ceux qui sont devenus des amis, à ceux que j'ai oubliés, ceux qui ont disparu, que je trouve aussi que c'est bien ce qu'ils font. Et qu'il faut continuer.

Merci à : Enid Blyton, Georges Bayard, Anthony Buckeridge, Maurice Leblanc, Dean Koontz, Stephen King, Jean-Michel Charlier, Georges Remi (dit Hergé), René Goscinny, Albert Uderzo, Jean Graton, Bill Willingham, Alan Moore, J.M. Straczynski, Roland Habersetzer, Marco Rota, Guido Martina, Terry Moore, H.P. Lovecraft, Bram Stoker, Robert W. Chambers, Jean Van Hamme, Edgar P. Jacobs, George Orwell, George R.R. Martin, J.K. Rowling, Michel Pagel, Jacques Martin, Alain Dodier, Serge Le Tendre, Pierre Makyo, Roger Leloup, Peyo, Morris, Brian Michael Bendis, Frank Herbert, Philip K. Dick, Daniel Keyes, Paolo Eleuteri Serpieri, Alain Absire, Edwin Abbott Abbott, Guy de Maupassant, Brian K. Vaughan, André-Paul Duchâteau, Tibet, William Vance, Vladimir Volkoff, Bernard Cornwell, Jules Verne, Victor Hugo, Carsten Stroud, Pierre Lemaitre, Brian Panowich, Dashiell Hammett, James Ellroy, William Boyd, James Herbert, Joe Abercrombie, Glen Cook, J.R.R. Tolkien, Edgar Allan Poe, Stan Lee, Ed Naha, John Patrick Shirley, Pierre Louis Boileau, Pierre Ayraud (dit Thomas Narcejac), Bob de Moor, Michael Moorcock, L. Ron Hubbard, Pierre Souvestre, Marcel Allain, Dan Simmons, Jeff Smith, David Mack, Kentarō Miura, Louis Salvérius, Raoul Cauvin, Lambil, Christian Denayer, Georges-Camille Arnaud (dit Georges-Jean Arnaud), Jonathan Stroud, Akira Toriyama, John Wagner, Frank Miller, Jonathan Luna, Joshua Luna, Jean Giraud, Terry Pratchett, Brian J.L. Glass, Michael Avon Oeming, Grant Morrison, Brian Azzarello, Ted Naifeh, Bryan Talbot, Jeph Loeb, Tim Sale, Garth Ennis, Frank Le Gall, Hippolyte Léon Denizard Rivail (dit Allan Kardec), Joseph Gillain (dit Jijé), André Franquin, Michel Regnier (dit Greg), Philippe Vandevelde (dit Tome), Jean-Richard Geurts (dit Janry), Camille Flammarion, Jean Bruce, Jay Bennett, Alan Wildsmith, Emmanuel Bonnet, Marylène Bergmann, et toutes les légions d'auteurs, nobles et passionnés, que j'ai oubliées. 


Hail to the Kings !