Le Chien des Baskerville
Publié le
2.1.26
Par
Nolt
Retour sur une adaptation d'un des plus célèbres romans de Sir Arthur Conan Doyle, une aventure où l'on retrouve évidemment Sherlock Holmes et son compère, le bon docteur Watson.
Une malédiction plane sur les Baskerville. Ceux-ci semblent en effet promis à un funeste destin, un molosse tout droit sorti de l'enfer venant régulièrement s'attaquer aux membres de la famille.
Après le tragique décès, dans de mystérieuses circonstances, de Sir Charles Baskerville, le fameux détective Sherlock Holmes est contacté pour s'occuper de l'affaire. Il préfère d'emblée écarter légendes et superstitions pour s'en tenir aux faits. Malheureusement, les pistes éventuelles sont bien peu nombreuses.
Holmes étant retenu pour les besoins d'une autre enquête, c'est Watson qui accompagne, seul, l'héritier des Baskerville dans son manoir, perdu sur la lande.
Bientôt, les événements étranges se multiplient. Silhouettes dans la brume, hurlements dans la nuit et même l'évasion d'un épouvantable criminel. Et si, pour une fois, le danger qui plane échappait à toute logique, même celle du perspicace locataire de Baker street ?
Précisons tout d'abord que ce n'est pas la première fois que Le Chien des Baskerville est adapté en bande dessinée. Une tentative franco-belge, bien plus courte et destinée à un public plutôt jeune, avait été publiée en 1991 chez Claude Lefrancq. Si certaines scènes se retrouvent presque à l'identique, l'on échappe ici aux couleurs criardes mais pas à la surabondance de texte, un mal nécessaire pour transposer un tel roman. Le scénario a été confié à Ian Edginton, un spécialiste de la déclinaison multi-support puisqu'il s'est attelé aux adaptations d'œuvres telles que Star Trek, Warhammer 40 000, Predator ou encore La Guerre des Mondes.
C'est I.N.J. Culbard qui est en charge de la partie graphique. Les dessins s'avèrent plutôt agréables, dans un style doux et cartoony. Certaines images de la lande parviennent néanmoins à créer une atmosphère inquiétante et sinistre.
Pourtant, l'ouvrage peine à réellement convaincre. Alors que l'ambiance se devrait d'être angoissante, aux confins du surnaturel, il faut un réel effort d'imagination pour réellement frissonner devant le toutou démoniaque. Le côté très "raconté" de l'enquête rend les rebondissements assez lourds et finalement très artificiels. Les rares scènes d'action sont plutôt maladroites et peuplées de personnages figés. Le reste sert avant tout à caser un maximum d'informations dans de longs monologues.
Même si les planches possèdent un certain charme, l'ensemble finit par devenir ennuyeux et manque cruellement de rythme.
La version française est éditée par Akileos et contient des études préliminaires pour les covers originales, des croquis des personnages principaux, un plan de l'appartement de Baker Street et un extrait de quatre pages du tome suivant, Une étude en rouge. La BD était proposée à l'époque au prix de 15 euros, elle peut se trouver actuellement pour moins de 10.
Dispensable et clairement pas au niveau du roman et de sa réputation, mais cela pourrait tout de même intéresser les collectionneurs "holmesques" les plus complétistes.
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