Résolution #15 : Crypto-Gay
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— Tu ne veux vraiment pas me raconter ton rêve ?
— Non.
— Ça te ferait certainement du bien d’en parler, ça a l’air de t’avoir traumatisé.
— Tout ce dont je me souviens, c’est qu’il y avait Batman dedans.
— Alors ça devait être cool, non ?
— Je me suis réveillé en hurlant et depuis j’ai comme une angoisse diffuse, si tu trouves ça cool…
— Bah, il ne peut rien t’arriver de bien méchant avec le Dark Knight.
— Mouais. Si tu le dis…

Résolution #15 – cesser de voir des symboles idiots partout : failed
Spécial Magazines Jeunesse Spider-Man
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On jette un œil du côté du kiosque et plus précisément des magazines Spider-Man destinés aux jeunes lecteurs.

Beaucoup de gens pensent encore, influencés par les médias il faut bien le dire, que la BD en général, et les comics en particulier, sont par nature réservés aux enfants, et ce malgré le fait que la plupart de ces productions soient estampillées "pour public averti". Il existe toutefois des publications spécifiquement ciblées pour les enfants, notamment des magazines consacrés au Tisseur sur lesquels nous allons nous pencher.
Nous avions déjà passé en revue le Spider-Man Poche (contenant bizarrement du matériel adulte) ou encore les Kids Marvel, nous nous penchons cette fois sur Dans la toile de Spider-Man, Ultimate Spider-Man et Spider-Man et ses Amis.

Le premier de ces magazines, Dans la toile de Spider-Man, est celui qui est le plus réellement axé BD puisqu'il contient quatre aventures d'une vingtaine de planches chacune.
Le scénario est de Paul Tobin, les dessins de Roberto di Salvo ou encore Matteo Lolli.
Dans cette déclinaison de l'univers Marvel, Peter Parker sort avec une jeune fille répondant au nom de Chat et qui a la particularité de... parler aux animaux. Un don qui lui sera utile puisque le premier récit amène Spidey au cœur des marais de Louisiane, où il va affronter le Lézard et une foule en colère.
Le deuxième récit est plus classique, le Monte-en-l'air affrontant une famille mafieuse avec l'aide du capitaine Stacy.


La troisième histoire est plus exotique. Elle débute dans les landes anglaises et verra Spidey rencontrer Ka-Zar (ainsi qu'un club d'aventuriers faisant vaguement penser aux personnages de Scooby-Doo) alors qu'il est sur la piste de... dinosaures.
Le dernier épisode met Mephisto à l'honneur et fait le plein de guests à grands coups d'illusions.
Tout cela est plutôt sympathique, effectivement adapté aux plus petits et parsemé de quelques touches d'humour. Le mag est complété par deux posters (en réalité un seul imprimé recto-verso, je me demande s'ils comptent les billets de banque de la même manière chez Panini) et un pistolet lance-flèche, genre Nerf du pauvre, le tout pour 4,30 euros.

L'on passe ensuite à Ultimate Spider-Man (plutôt inspiré du dessin animé que des comics).
Moins de lecture cette fois puisque seulement trois récits, d'une dizaine de planches chacun. Les ennemis ont été choisis pour coller un peu à l'ambiance halloween : Cauchemar, Dracula et Taskmaster. Chaque épisode est suivi d'un quizz de lecture, d'un dossier de deux pages sur le "méchant" de l'histoire, et de jeux (mots codés, labyrinthe, puzzles...).
Là encore "deux" posters (donc un seul) ainsi qu'un Spider-Bolide (une petite voiture en plastique) et son lanceur. 3,95 euros.


Enfin, le dernier mag, Spider-Man et ses Amis, est celui qui vise le lectorat le plus enfantin.
Il n'y a pas vraiment de BD en son sein, ou plutôt ce qui est appelé "BD" est en fait une succession de quelques cases commentées (deux histoires de quatre pages). Tout le reste est de l'activité ludique. En vrac, l'on trouve du coloriage, de l'écriture, du découpage, du dessin, des textes à trous...
Encore un Spider-Bolide en cadeau (différent du précédent) ainsi que des stickers.
Le magazine contient également un jeu de mémoire, basé sur des cartes (16) à découper et à assembler par paires. 4,95 euros.

Bizarrement pour du Panini, une impression de logique se dégage de l'ensemble. Les trois publications se complètent et n'ont pas la même finalité. La première est de la lecture pure (sans violence réelle ou scène "perturbante"), la seconde est un mélange de BD et de jeux, enfin, la troisième est clairement un cahier d'activités (voire d'apprentissage) destiné à être employé avec la complicité d'un adulte.
Les petits gadgets sont assez sympathiques malgré le côté clairement cheap (pour les collectionneurs adultes, c'est un peu cet aspect kitsch qui fait leur charme) et conviennent parfaitement aux tout petits (un pistolet et des voitures, ça fonctionne toujours). Le niveau des textes n'est pas mauvais malgré la présence de rares coquilles. Reste que pour les parents, choisir le magazine approprié s'avère compliqué puisqu'ils sont tous sous blister et ne sont vraiment pas clairs au niveau des covers sur le public visé et le contenu (le dernier est même mensonger puisqu'il ne contient pas de BD).

Plutôt variés et adaptés aux enfants, ces magazines devraient permettre aux papas et mamans attachés à l'univers arachnéen d'initier leurs bambins en douceur.




+ Les points positifs - Les points négatifs
  • Des mags aux objectifs complémentaires.
  • Variété des jeux et activités.
  • Gadgets.
  • Un contenu BD relativement dense pour le premier mag.
  • Le côté cheap des cadeaux.
  • Le fait de devoir découper certaines pages.
  • Le manque de précision (voire les propos faux) sur le contenu des mags.
la Forteresse de coton
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Philippe Curval est un pilier de la SF hexagonale, doté d’une écriture élégante et riche, l’un des auteurs les plus reconnus de la scène française (Cette chère humanité a même obtenu le prix Apollo en 1971) mais également un anthologiste et un critique littéraire respecté. De son propre aveu, il s’est toujours dévoué à une SF « littéraire, psychologique, métaphysique, sans complexe à l’égard de la science », à tel point que certains de ses romans ont du mal à être catalogués.  

C’est le cas ici. Ce court roman écrit entre 1963 et 1965 s’inscrit dans la veine de ses œuvres « classiques ». En trois parties scandées par des chapitres brefs, Curval nous raconte l’histoire d’un amour chaotique entre Blaise Canehan, géologue parisien, et cette Sarah qu’il va séduire et emmener à Venise. Mais comme une obligation professionnelle l’oblige à la quitter quelque temps et à mettre leur passion entre parenthèses, les deux amants fantasques vont créer un jeu délicieusement pervers par lequel l’un devra séduire l’autre à nouveau en s’inventant un avatar, un double. Un jeu dangereux lorsque l’on s’y adonne aussi totalement, sans en connaître les conséquences sur la psyché, les sentiments et la perception du temps.

La grande majorité de l’ouvrage se déroule ainsi dans la cité des Doges, intemporelle, mystique et fantasmée, dont chaque pierre, chaque ruelle semble participer aux évolutions charnelles du personnage et à ses introspections régressives, par le biais d’un style lourd, empesé, dans lequel le vocabulaire exotique est roi et les dialogues rares, où Blaise, dans sa dualité floue, dans ce décor délétère, erre entre Baudelaire et Maupassant, se noie autant dans la lagune que dans les liqueurs vénitiennes, et se perd dans les brumes de lendemains qui déchantent.  

Ah, voir le crépuscule descendre! Le nocturne se précise. La nuit est proche avec son parfum de bar. Pour la première fois depuis ce matin je me sens à peu près moi-même. Il règne une odeur douceâtre de gangrène, le cadavre d'un vieil ami que l'on conserverait dans un coffre de bois peint et que l'on parfumerait. 

L’ensemble est troublant, déroutant, surtout si l’on s’attend, à chaque chapitre, à l’irruption de l’élément surnaturel qui nous baliserait plus facilement la voie. Dans ses doutes existentiels, dans la façon dont le temps lui-même s’effiloche, on n’est jamais très loin de Philip K. Dick, mentor avoué de Curval et de ses confrères de la même génération. L’auteur nous promène dans un faux rythme, sensuel et indolent, entre désespoir et perte de repères, vers une conclusion forcément irréelle. Si l'on a du mal à souffrir avec les protagonistes, à se positionner par rapport à leurs attitudes et questionnements, à s’identifier à leur manière de tromper la monotonie de l’existence, on ne peut qu’être fasciné par l’élégance du verbe et l’insolente beauté des paysages.



+ Les points positifs - Les points négatifs
  • Un style élégant, parfois brillant.
  • Un langage à la fois acéré et empreint de poésie.
  • Une relation trouble, pleine de mystère.
  • Des personnages intrigants.
  • Un décor de rêve.

  • Un manque cruel de repères.
  • Un ouvrage aux frontières des genres, aux codes pas clairement affichés.
  • Des personnages manquant d'épaisseur, au caractère fuligineux.
  • Une intrigue assez obscure.
Froid comme une porte de prison
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Première série choc de HBO, Oz a été la pionnière d’une nouvelle ère du monde télévisé. De nombreux évènements marquants se succèdent dans cet univers carcéral violent et réaliste. Mais c’est aussi un lieu où l’empathie finit par l’emporter remarquablement sur les comportements les plus extrêmes. Retour à Emerald City.

En 1997, HBO diffuse une nouvelle série, très loin des sitcoms que proposait la chaine câblée américaine jusque-là. On est dans un genre totalement différent des Contes de la Crypte qui viennent de s’achever. Sans le savoir, elle propose une de ses quatre futures séries cultes (Les Soprano, Six Feet Under et Sur Écoute/The Wire suivront). Le spectateur découvre la prison de haute sécurité Oswald State Correctional Facility, alias Oz. Le seul magicien, ici, se trouve éventuellement en la personne de Tim McManus, humaniste profondément idéaliste qui supervise la section Emerald City.
Dans cette partie du pénitencier, les criminels les plus redoutables sont presque « indépendants » : chacun travaille et bénéficie d’une liberté de déplacement, uniquement dans l’enceinte d’Emerald City. Objectif : faciliter une éventuelle réinsertion. Ce programme est globalement un échec mais McManus, parfois épaulé par le directeur de Oz, Léo Glynn, tient bon et tente de ramener le plus de personnes sur le chemin du Bien. La tâche est malheureusement quasi impossible car les conflits font rage, entre agressions, chantages, viols et meurtres… Personne n’est à l’abri, tout le monde peut mourir d’un instant à l’autre. Malgré tout, McManus continue de se vouer à son projet et d’avoir confiance dans la nature humaine, même si lui-même en fait violemment les frais plusieurs fois.

Il n’y a pas de personnage principal dans Oz. Chaque épisode (d’une heure environ, une nouveauté pour HBO à l’époque) en suit une petite dizaine, du côté des détenus comme de l’équipe pénitentiaire. Seul Augustus Hill, prisonnier mais aussi narrateur s’adressant directement au spectateur, officie modestement comme fil rouge régulier. Ses discours introductifs, parfois barbants ou condescendants, prennent sens au fil de l’épisode, avec une tournure métaphorique par rapport aux situations mises en scène (relations amoureuses, peines capitales, trafics en tout genre, etc.).


Après son interminable générique, Oz présente ainsi Hill en fauteuil roulant, dans un cube en verre (comme toutes les cellules de la prison, il n’y a pas d’intimité à Em City). Il joue avec les mots et aborde la vie, la mort, l’amour, le sexe, l’enfance, le travail ou tout autre thème a priori « simpliste ». Augustus Hill est également un des rares prisonniers à éprouver de la compassion et suivre un code moral, à l’instar de Tobias Beecher et Kareem Said. Ces trois hommes ne cesseront d’évoluer. Ce sont indéniablement les figures les plus « sympathiques » de la population carcérale. Huis-clos parfois étouffant, théâtre de situations nerveuses et de fantômes en devenir, Oz accueille ces figures avec brio, relâchant parfois la tension permanente. Une nécessité. 

Les détenus de Oz n’ont pas tous commis des homicides volontaires, certains étaient « juste » en possession de drogues ou ont volé de l’argent. Pourtant, les sentences sont toujours surréalistes voire disproportionnées : vingt, trente, cent ans de prison, etc., libérable au bout de plusieurs décennies. Des décisions judiciaires très plausibles aux États-Unis. Ainsi, de simples petits délinquants, a priori des gamins paumés en quête d’identité ou de respectabilité, se retrouvent aux côtés de criminels irrécupérables. Résultat : ils sont presque obligés de s’endurcir et de devenir de véritables assassins, faute de quoi ils entrent directement dans la catégorie des faibles, des victimes, des morts en sursis. Un constat d’une tristesse abyssale, avec beaucoup de cohérence dans sa fatalité.

Avec cette presque réalité, Tom Fontana, créateur de Oz et scénariste des cinquante-six épisodes, pousse le spectateur à réfléchir. Au-delà des crimes et des peines appliquées, la réinsertion des détenus est-elle réellement possible ? La seconde chance existe-t-elle ? Les six saisons ne répondent pas vraiment à ces questions. Seule certitude : personne n’en sort indemne, aussi bien ceux derrière les barreaux que ceux devant ; les gardiens et le personnel administratif pètent aussi les plombs. Rares sont ceux qui restent solides, qui en ressortent quasiment intacts. Même parmi les plus fervents croyants. Est-ce là le triste message de la série ? On ne peut définitivement pas changer la nature humaine la plus profonde et celle d’un individu en particulier ? Ou bien est-ce le conditionnement imposé qui le pousse à conserver son comportement violent ?

La réflexion hante le spectateur, longtemps après la diffusion d’un épisode ou de l’intégralité de Oz. On peut dire que c’est l’une des plus grandes séries jamais réalisées. Si vous y pensez encore et encore, même après la fin, c’est que quelque chose vous a marqué à jamais. Outre les petits défauts déjà évoqués, la mise en scène n’est pas particulièrement originale. Pire encore : les effets « spéciaux » (principalement utilisés pour les flash-backs) ont horriblement mal vieilli. Pourtant, cela impacte peu le rendu global de la série. Celle-ci est tellement bien scénarisée et magnifiquement interprétée qu’on oublie les menues imperfections.

Surtout, les histoires entre les protagonistes sont fascinantes : il y a la voie de la rédemption de certains (Hill, Beecher et Said justement), les nombreuses manipulations d’autres (O’Reilly et Schillinger en tête), les diverses vengeances entre clans (aryens, Irlandais, Latinos, musulmans…), la place de la religion, de l’éducation et de la politique, et même les histoires d’amour (celle entre Beecher et Keller est l’une des plus belles jamais écrites pour la télé).

Le casting a marqué le monde des séries (la plupart officiant sur d'autres productions prestigieuses par la suite), certains acteurs exerçant même leurs talents avec brio sur le grand écran par la suite (J.K. Simmons, vu dans la trilogie Spider-Man de Sam Raimi puis oscarisé pour Whiplash). Chaque interprète brille par son charisme et sa justesse. Il n’y a pas de gentils et de méchants, juste des êtres humains. Point de manichéisme primaire entre les individus. Même les plus détestables d’entre eux attisent une empathie, à un moment ou un autre.

C’est là aussi l’une des grandes forces de Oz. Une banale once d’humanité, à un moment ou un autre, suffit à rendre encore plus passionnants les chassés-croisés entre prisonniers. La seule réelle déception de la série ? Elle s’est arrêté trop tôt. Une saison supplémentaire était prévue mais elle n’a jamais pu se tourner. Les intrigues sont closes mais il restera un petit goût amer, les dernières images de la série plus ou moins satisfaisantes (certains déplorent que le show ait fini par se perdre dans une surenchère de disparitions, en perdant le fil conducteur). En cause, évidemment, une audience basse outre-Atlantique.

En France ce fut catastrophique : M6 déprogramma Oz dès la fin de sa deuxième saison. Interdite aux moins de seize ans et diffusée en seconde partie de soirée, elle ne bénéficia même pas d’un doublage en français pour ses quatre saisons suivantes. L’intégrale en VOST a été diffusée par la suite. Elle est disponible en DVD, un achat indispensable pour tous les sériephiles !


Oz a marqué les esprits. Certaines séries sont depuis pensées en tant que « réelle » œuvre d’art et vecteur de réflexion. La création de Tom Fontana n’est très certainement pas étrangère à cette évolution.

Fiche technique
Créateur : Tom Fontana
Nombres d’épisodes : 56 de 56 minutes (6 saisons)
Diffusion US : HBO (12 juillet 1997 – 23 février 2003)
Distribution : Harold Perrineau, Lee Tergesen, Eamon Walker, Dean Winters, J.K. Simmons, Kirk Acevedo, George Morfogen, muMs da Schemer, Adewale Akinnuoye-Agbaje…

(Cet article est initialement paru dans le magazine Séries Saga #3, en juillet 2016.)


+ Les points positifs - Les points négatifs
  • Un univers carcéral réaliste et violent.
  • Une galerie de personnages passionnants.
  • Avec un bon équilibre entre tous.
  • Portés par un excellent casting.
  • Une série qui pousse à la réflexion.

  • Quelques longueurs.
  • Des effets "visuels" qui ont mal vieillis.
  • Une fin pas forcément satisfaisante.
UMAC's Digest #26
Par
Les sélections UMAC dans l'actu de la pop culture





-- BUDDY MOVIE --

Sorti en DVD il y a deux semaines, The Nice Guys est une comédie policière réalisée par Shane Blake, dans la lignée de son précédent (et très bon) Kiss Kiss Bang Bang.
Ce sont cette fois Ryan Gosling et Russel Crowe que l'on retrouve dans le rôle de deux détectives privés aux méthodes assez atypiques qui se voient dans l'obligation de retrouver une jeune fille impliquée dans la mort d'une actrice porno.
Très bien écrit, drôle, parfaitement interprété, doté d'une excellente bande-son, ce film n'a étonnamment pas connu un grand succès au box-office américain. Il mérite en tout cas largement d'être vu, ne serait-ce que pour la prestation de Gosling, hilarant en privé crétin, corrompu, alcoolique et maladroit.
#seventies





-- PUNCHLINES --

Prévu pour novembre chez Nats Éditions, Perles de Jeunes (lycéens et apprentis) de Provence est un recueil d'échanges assez savoureux, parfois à peine croyables, entre un professeur et ses élèves. C'est très souvent drôle et l'on est régulièrement surpris par le calme, la bonne gestion humaine et la répartie du prof.
Toutes ces anecdotes ont été patiemment recueillies et retranscrites par Antoine Voulgaris, professeur de français et d'Histoire/Géo. La cover et les illustrations intérieures sont réalisées par notre ami Sergio Yolfa (The Gutter). Un lexique complète l'ouvrage et le met à la portée des moins jeunes et des nordistes en définissant les termes quelque peu... spécifiques.
Une lecture amusante qui se termine avec élégance sur un dialogue particulièrement émouvant.
#salledeclasse


-- ON PREND LES MÊMES --

Delcourt réédite la série The Walking Dead au format "Prestige" à partir du mois prochain.
Chaque album, grand format et cartonné, reprendra deux des anciens tomes et sera agrémenté d'un carnet de croquis.
Autant dire que si vous avez déjà la première édition, ça n'a strictement aucun intérêt. Une version couleur (dans la lignée de ce qui a été fait, avec bonheur, pour Bone) aurait été préférable. Maintenant, si vous ne connaissez pas, jetez-vous dessus, au moins pour les cinq premiers tomes Prestige. Ensuite, cette série géniale se transforme en bouse (cf. cet article).
#nouvelécrin


-- ARTS MARTIAUX --

Roland Habersetzer est un pionnier dans le domaine martial en France, expert en budo et wushu, il a obtenu le grade de Soké et a fondé son propre style, le Tengu no michi, synthèse de toute une vie de travail et de recherche. Son prochain ouvrage, Fondamentalement Martial, prévu dans les mois qui viennent chez Budo Éditions, sera une sorte de collector d'éditoriaux et articles revenant sur la ligne de conduite dont le maître n'a jamais dévié : allier tradition (en formant aussi les esprits) et modernité (en conservant l'efficacité guerrière, car si ce que vous pratiquez ne vous permet pas de vous défendre en combat réel, alors il s'agit de gymnastique ou de danse mais certainement pas d'art martial).
Si vous vous posez des questions sur la finalité d'un art martial, sur ce qu'il doit être, sur ce qu'il peut apporter au long d'une vie, sur la nécessité de l'usage de la violence, parfois, mais aussi de son contrôle, toujours, Roland Habersetzer est l'auteur qu'il faut lire au moins une fois. Son sens didactique, son expérience et son humilité sont incomparables.
#sensei


-- UCHRONIE --

Basée sur l'excellent roman de Dick, Le Maître du Haut Château, la deuxième saison de The Man in the High Castle, série TV produite par Amazon, sera diffusée à partir du 16 décembre 2016.
Rappelons que l'histoire décrit un monde dans lequel les nazis et leurs alliés ont remporté la deuxième guerre mondiale, monde dans lequel un auteur imagine une fiction qui aurait vu les alliés l'emporter, plongeant ainsi l'effet uchronique dans une mise en abîme vertigineuse.
La première saison, de 10 épisodes, est tout à fait honnête, bien pensée (les différences avec l'œuvre originale sont normales étant donné le changement de support) et dispose de décors impressionnants.
Une série qui mérite d'être suivie mais qui ne dispense nullement de s'intéresser au roman original, devenu un classique de la SF.
#svastikasurleretour 





-- FESTIVAL --

La quatrième édition du festival BD de Dour, en Belgique (dont Didizuka vous avait longuement parlé l'année dernière dans cet article), aura lieu les 12 et 13 novembre 2016.
Au menu : rencontres avec de nombreux artistes, dédicaces, expos, marché de la BD et des produits dérivés, cosplay, spectacles, projection de films, animations pour les enfants et concours !
Entrée gratuite pour les moins de douze ans et les cosplayers.
Plus d'informations sur ce site.
#belgeek



-- FLIPPANT --

Calls est un court-métrage audio, dispo sur youtube à cette adresse, écrit par Timothée Hochet et réalisé par le même auteur et Norman Tonnelier.
Présentée comme une expérience auditive, cette fiction d'une dizaine de minutes alterne des échanges téléphoniques (plutôt bien interprétés) entre différents protagonistes devant faire face à d'étranges évènements.
L'idée est bonne et l'ambiance inquiétante est là.
À tester avec un casque, dans le noir, sans les sous-titres (éteignez l'écran une fois la vidéo lancée, c'est encore le mieux). Allez, dans la foulée, on vous conseille aussi cette vidéo d'exploration urbaine, des mêmes compères.
#frissons