Tops et Flops 2017
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Petite sélection subjective et personnelle des réussites et échecs (critiques !) de 2017.

Pour l'occasion, me voilà avec un tas de Virgul d'or à remettre virtuellement. Dont mon préféré : le Virgul d'or des scénaristes qui sodomisent la logique et la vraisemblance. Oui, on s'est lâché un peu sur les dénominations. Mais commençons par les bonnes choses avec une série TV, un roman et un jeu de rôle.

-- Tops --

WestWorld

Dans la catégorie "adaptation d'un vieux film poussif qui se transforme en série originale et bien écrite", le Virgul d'or revient à WestWorld, un nouveau hit de HBO.
L'essentiel a été dit dans cet article, tout est excellent, que ce soit le casting, l'écriture, les décors, le concept passionnant flirtant avec la philosophie, et de vrais beaux moments d'émotion. Impossible de ne pas s'enthousiasmer pour ce parc fantastique (que l'on aimerait visiter pour de bon !) et pour les hôtes et leur destin romantique et cruel.
Une tuerie. Dans le bon sens du terme.
Si vous l'avez ratée, foncez, cette série est à découvrir absolument !



Blacksad - le JdR

Dans la catégorie "je fais un jeu de rôle à partir d'une BD anthropomorphique et j'exploite merveilleusement le concept pourtant pas évident", le Virgul d'or revient à Blacksad, édité par La Loutre Rôliste.
Bon, il existe deux écoles pour les JdR. Les joueurs qui privilégient la simulation, et ceux qui mettent plutôt en avant le roleplay et l'ambiance. Blacksad enchantera certainement les amateurs de la deuxième catégorie, tant son système de jeu est bien foutu et sert l'immersion. Le côté animal surtout, qui semblait être un peu superflu à première vue pour un JdR axé polar, permet au jeu de gagner en originalité, en "âme" et en fluidité.
En plus c'est joliment illustré et accessible. Un must.
Plus de détails ici.



La Nuit des Cannibales

Dans la catégorie "j'ai un titre qui fait penser à un truc gore mais en fait je suis un excellent roman fantastique et drôle", le Virgul d'or revient au très jouissif La Nuit des Cannibales, de Gabriel Katz.
Si l'on a l'impression au départ que l'on part dans un trip un peu dégueulasse, en réalité, l'auteur exploite très habilement le thème du changement de corps, installant rapidement une petite mythologie bien sympa et des personnages attachants (cf. la chronique complète).
C'est fluide, très bien construit et marrant.
Et on rappelle qu'être divertissant n'est pas une tare en littérature. C'est une compétence supplémentaire.





-- Flops --

Allez, on ne va pas se le cacher, si vous êtes là, c'est aussi pour la partie Flops, vous voulez du sang, des noms d'oiseaux, des grenades dans le slibard des nuisibles... eh bien, vous allez être un peu déçus, sauf pour le dernier, où vraiment, je me suis lâché. Mais gardons le meilleur pour la fin et commençons par...

Astérix et la Transitalique

Dans la catégorie "je suis une BD légendaire sous assistance respiratoire", le Virgul d'or revient à Astérix et la Transitalique. Pour être honnête, c'est un "petit" flop, parce que c'est tout de même en bonne voie et que tout n'est pas à jeter (cf. cet article), mais ça manque vraiment d'enjeux, le côté aventure est totalement absent, et la conclusion est naze. Ça fait quand même beaucoup.
Et en plus (oubli ou politiquement correct de merde ?), la page de présentation du village gaulois résistant face à l'envahisseur a été supprimée de la version papier (elle figure étrangement sur la version numérique).
Arf. Décidément, la tyrannie des "humanistes tolérants" est celle qu'il faut redouter le plus, il n'est de violence plus destructive que celle qui est exercée au nom du Bien. Ah ça dénonce grave, hein mon gaillard ?



Grave

Dans la catégorie "film de genre français qui veut tout de même jouer les films d'auteur avec des scènes inutiles et prétentieuses", le Virgul d'or revient à Grave, de Julia Ducournau.
Là encore, un "petit" flop, parce que ce long-métrage possède des qualités évidentes, avec une ambiance malsaine assez rare dans le cinéma français et des actrices livrant de belles prestations, mais que de défauts également !
Cadre mal employé, conclusion bâclée, scénario bien trop creux, trop d'éléments sont (largement) perfectibles pour que l'on ne soit pas déçu, d'autant que le côté scabreux et transgressif paraît parfois bien artificiel.
Topo complet ici.



Nintendo

Ah, on rentre déjà plus dans le dur là, avec, dans la catégorie "je suis une marque qui a fait rêver des générations de players du coup je crois que j'ai le droit de les enculer sans vaseline", la Mini SNES de Nintendo.
Seulement 21 jeux, avec des RPG en anglais, pas de possibilité d'en rajouter, des câbles trop courts, un système de retour au menu à la con, franchement, la liste des couilles est bien trop longue pour du Nintendo.
À savoir que la version crackée permet de résoudre les principaux problèmes. Mais c'est illégal. Mais en même temps, comme on l'a vu dans cet article, c'est un peu comme si le géant nippon avait collé un "crackez-moi !" sur le capot de son émulateur, bien trop radin en contenu pour pleinement profiter de l'effet nostalgie procuré par le retrogaming.



The Walking Dead - saison 8

Aah... on en arrive à la petite sucrerie de l'article, à sa raison d'être presque. Dans la catégorie "je sodomise la logique et la vraisemblance", le Virgul d'or revient au début de saison 8 de The Walking Dead.
Et là... on va la faire un peu longue. Parce que ça mérite qu'on s'y attarde. Sisi.

The Walking Dead en comics, ce fut le grand écart (cf. cet article), Kirkman réalisant l’exploit de passer du niveau chef-d’œuvre (les 60 premiers épisodes) à étron. Entre les invraisemblances, les idées gâchées, les répétitions et les inepties, la série était devenue l’ombre d’elle-même.
Par contre, la série TV se laissait regarder. Avec des hauts et des bas, bien sûr, tout n’étant pas parfait (cf. cet article sur les véritables et fausses incohérences, ce qui montre bien qu'il n'est pas question d'ergoter sur des détails), mais aussi avec de vrais bons moments, comme le début d’histoire d’amour (tragique) entre Daryl et Beth. Et puis la saison 8 est arrivée…

Je ne vais rien spoiler, je ne vais qu’évoquer rapidement deux ou trois scènes.
La plus merveilleuse est celle de l’épisode 1. 
Rick et ses troupes déboulent devant le repaire de Negan. Ils sont nombreux, bien armés, "protégés" (on y reviendra) derrière des boucliers, bref, quelle va être la réaction de Negan ? Il ouvre la porte et se pavane devant eux, à découvert, avec tous ses lieutenants. C’est déjà bien absurde. Quand des mecs arrivent pour te lyncher, tu ne sors pas le sourire aux lèvres et les mains dans les poches.
Mais le meilleur est pour la suite. Quand enfin, après des palabres interminables, Rick et sa petite armée décident d’ouvrir le feu, ils ratent tout le monde !
Ils sont une centaine, avec des fusils d’assaut, ils tirent sur des mecs à dix mètres, et ils n’en touchent pas un ?? On passe d’un extrême à l’autre entre les ahurissants tirs de précision à la Lucky Luke du comic (je déconne pas, regardez ça) et le feu d’artifice (qui ferait passer la scène dans Predator, où l’équipe de Dutch "déboise" la forêt, pour quelques déflagrations de pétards inoffensifs) qui épargne tous les méchants dans la série TV.


Negan et l'un de ses gentils lieutenants.

— Tiens, Negan, tu vas où ?
— Oh, il y a tout un régiment de types surarmés qui veulent me trouer la panse, je vais aller me pavaner devant eux la bite à l’air.
— Heu… t’es sûr que c’est vraiment une bonne idée ça ?
— Oh oui, j’éviterai les balles avec mon super-pouvoir : les scénaristes. 


Pareil ensuite lors d’une escarmouche entre le groupe d’Ezekiel et des Sauveurs. Ce putain de combat dure des plombes, alors que les mecs sont à cinq saloperies de mètres les uns des autres. Et alors que du 5.56 (la munition standard des fusils d’assaut occidentaux) ou du 7.62 (utilisée dans les Kalachnikov) transpercent facilement plusieurs millimètres d’acier, les mecs se protègent derrière… de la tôle ondulée et des tables !!
Mais… meeeeeeerde !!!!!
Et putain, pour l’éventuel abruti fini à la pisse qui est en train de se dire derrière son écran « meuuuh, mais c’est pas grave, il y a bien des morts-vivants, c’est pas réaliste de toute façon… », qu’il aille s’acheter un costume de cochon et se faire sodomiser par des péquenots consanguins dans les Appalaches !! Non ce n’est pas une insulte, c’est un conseil amical doublé d’une référence cinématographique.

C’est exactement comme pour le problème de téléportation idiote dans Game of Thrones, ce n’est pas parce que l’on est dans un univers fantastique, avec des éléments surnaturels, qu’on peut chier sur toutes les règles et vomir sur la logique. Si je suis à pied, à cheval ou en vélo, j’ai beau être dans un univers de fiction, je ne peux pas faire Brest-Strasbourg en cinq minutes (sauf si j’établis une règle permettant de le faire). Et je ne peux pas non plus me protéger des tirs nourris de dizaines de trous du cul armés de M-16, d’AK-47 ou de HK-53 en me planquant derrière un ours en peluche ou une glace à la pistache !! 
Merde et merde !!
Ces scènes sont tellement à chier qu’elles cassent toute l’intrigue. On ne peut pas s’intéresser à l’histoire ou ressentir une quelconque empathie si, à la place des personnages crédibles, on a l’impression de regarder les gesticulations pathétiques des auteurs qui se torchent le fion avec le scénario et pensent plus à ce qu’ils vont bouffer le soir en rentrant à la maison qu’à bâtir une intrigue qui tient debout !
Le pire c'est que ce qui ne va pas ne demande aucune compétence spéciale pour être corrigé, ni budget, ni talent, juste un peu de rigueur et de logique. Si tu tombes d'une falaise de 300 mètres, tu ne te relèves pas en faisant "aïe". Et si 150 mecs te tirent dessus avec des armes de guerre alors que tu es à 10 mètres en train de faire ton numéro avec ta batte, ben c'est pareil, tu as le bon goût de te faire transpercer la couenne et tu ne slalomes pas entre les balles comme si tu étais dans la Matrice ou dans un épisode de Walker, Texas Ranger ! Rhaa, putain !

Ah... ça fait du bien.



Virgul à travers le Temps (Bonne Année !)
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Vous le savez si vous nous suivez depuis quelque temps, UMAC a la chance de disposer d'une mascotte. Virgul, ce chat extraordinaire, ne se contente pas de donner un conseil d'achat en fin de chronique en brandissant une pancarte, il fait partie intégrante du lieu et même parfois des œuvres chroniquées...
Il méritait bien qu'on lui consacre un article.

Virgul, comme tout personnage (ici dans ses premières versions), a une histoire. Lorsque UMAC, encore "Univers Marvel et autres Comics" fait sa métamorphose en "Univers Multiples, Axiomes et Calembredaines", en migrant notamment vers une autre url, en changeant de ligne éditoriale et en accueillant plus de plumes, le site va se doter d'une mascotte qui peu à peu va évoluer. L'on abandonne alors les petits personnages que Carali (cf. Hebdogiciel) nous avait autorisé à utiliser et l'on crée un chat espiègle à forte tendance anthropomorphique.
Au départ, Virgul est censé se cantonner à un rôle secondaire : il résume l'avis du chroniqueur dans les articles, en conseillant ou déconseillant un achat, et présente quelques rubriques, comme les UMAC's Digest.
Pourtant, très vite, notre ami poilu va prendre une importance exponentielle.

Non content de devenir le sujet du slogan/hashtag du site ("We own the Cat !"), Virgul va faire des apparitions régulières dans les Bad Fucking Resolutions, la série de dialogues humoristiques illustrés produite par UMAC. Peu à peu, grâce à ses créateurs, en premier lieu Sergio Yolfa (cf. The Gutter ainsi que la rubrique Staff), Virgul va dépasser son rôle et se fondre dans l'univers des œuvres abordées, voyageant à travers les époques et les genres. On a ainsi pu le voir en cowboy dans l'article sur L'Homme qui tua Lucky Lucke, en soldat romain dans cette chronique polémique sur un album d'Astérix, en détective dans ce "first look" sur Jérôme K. Jérôme Bloche ou en aviateur dans cet article consacré à Buck Danny.

Mieux encore, Virgul, sous sa forme de Captain UMAC, a fini par faire partie de la bannière du site. Et, loin d'en rester là, notre chat bien-aimé vous prépare des surprises pour l'année à venir (EDIT : il a fini par avoir sa propre rubrique, La Parenthèse de Virgul). Virgul a en effet l'intention de continuer à se promener dans les méandres de la pop culture pour découvrir romans, jeux vidéos, BD, jeux de rôles, séries TV, films et autres produits dérivés.
Ce chat est bien décidé à fouiner pour dénicher de nouvelles pépites mais parfois aussi ronchonner contre certains éditeurs indélicats !

Et en attendant ces nouvelles aventures, nous vous souhaitons une bonne et heureuse année 2018, pleine de bonnes choses et de saines lectures. ;o)





   WE OWN THE CAT !


VIRGUL (nouvelles versions)


Civil War II en Marvel Deluxe
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Il y a un mois à peine sortait en Marvel Deluxe la saga Civil War II. Tout de suite, le point sur l'ouvrage et un petit bilan de l'event.

Nous avions évoqué Civil War II en début d'année (cf. cet article), sans cacher que la thématique, très largement inspirée de la nouvelle de Philip K. Dick, The Minority Report, possédait un énorme potentiel. En effet, l'intrigue est basée sur la possibilité pour Ulysse, jeune Inhumain, de prédire l'avenir. Un don que Carol Danvers, alias Captain Marvel, s'empresse d'exploiter pour contrer diverses menaces.
Malheureusement, une intervention se passe mal et James Rhodes reste sur le carreau alors que Jennifer Walters (She-Hulk) est, elle, dans un état critique. Bientôt, Tony Stark s'oppose ouvertement à Danvers. Celui-ci a en effet des doutes sur le bien-fondé des prévisions d'Ulysse. La tension monte alors que les visions de l'Inhumain sont de plus en plus terrifiantes...

Voilà donc le sujet central du récit, posant un épineux dilemme moral : peut-on changer le futur en arrêtant un criminel avant qu'il ne commette un crime ou doit-on au contraire préserver ce même futur en considérant que nul ne peut être accusé de ce qu'il n'a pas encore fait, au risque de condamner des innocents ?
Tout comme pour la première saga Civil War, il y a déjà dix ans, il n'y a donc pas a priori de "mauvais" camp, chacun étant persuadé d'agir pour le mieux. Cela renvoie d'ailleurs au problème bien réel du profilage de terroristes qui, pour être efficace et permettre d'épargner des vies, demande d'agir avant que les faits ne se produisent.


Brian Michael Bendis, aux commandes du scénario de la série principale, livre un récit certes intéressant mais n'exploitant finalement que peu les énormes possibilités que la thématique offrait. Tout comme pour Millar lors du premier opus de Civil War, l'on a un peu l'impression que l'auteur prend trop parti, qu'il fait agir ses personnages (surtout en l'occurrence Carol Danvers) avec trop peu de discernement pour donner une chance égale à chaque camp dans l'esprit du lecteur. Dommage car c'est pourtant ce qui permettrait de donner toute sa dimension dramatique à l'affrontement : dresser un portrait positif de chaque clan en montrant leur logique. L'accent n'est pas assez mis sur les possibles vies sauvées et, tout comme Stark il y a dix ans, qui était parti dans un trip répressif assez extrême [1], Danvers semble perdre toute mesure et a la menace bien trop facile.
Finalement, l'aspect philosophique finit par se perdre un peu au fil des épisodes pour laisser la place à des affrontements plus ou moins spectaculaires et à un jeu d'alliances qui vacillent ou se forment.

Notons que Bendis s'en sort tout de même très bien, notamment grâce à des dialogues enlevés et bourrés d'humour et de second degré (parfois avec quelques références qui échapperont peut-être au novice). On passera sur l'étrange choix, à l'ancienne, de masquer les jurons dans la VF [2].
Outre le prologue, l'épisode du Free Comic Book Day et les huit chapitres de la saga titre, l'on trouve encore dans ce Deluxe The Fallen et The Accused, deux one-shots centrés sur l'une des victimes du récit et son assassin. Le choix de ces deux comics est judicieux (même Panini ne peut pas tout le temps taper à côté, ne serait-ce que pour des raisons statistiques) puisqu'il permet d'apporter à la fois de grands moments d'émotion (avec la réaction des proches de la victime) et une véritable réflexion, avec le procès du meurtrier (lui-même loin de tout manichéisme).



Tony Stark et Peter Parker, sous la plume de Brian Michael Bendis.

— Imaginons que ce type vienne nous voir en courant en criant : « Oh mon dieu, je viens d’avoir une vision de Hulk couchant avec Ultron… et un bébé naissait… et le bébé était la réincarnation d’Hitler. »
— Je paierais pour voir ce film.
— Tu m’étonnes. Mais est-ce qu’on arrête Hulk avant que ça n’arrive ? Est-ce qu’on l’enferme avant qu’il ne fasse quelque chose qu’on n’apprécie pas ?



Le final laisse toutefois le lecteur sur sa faim, avec un statu quo un peu fade en comparaison du drame principal qui intervenait bien plus tôt dans le récit.
Graphiquement, c'est par contre un sans faute, David Marquez livrant de belles planches, certaines étant même très impressionnantes (surtout en ce qui concerne les visions apocalyptiques) et méritant bien l'appellation de splash pages. L'on retrouve également avec plaisir d'autres artistes bien connus, comme Mark Bagley ou Olivier Coipel.
Niveau bonus, rien à part des covers, dont certaines sont franchement trop petites pour être appréciées (quatre sur une même page, avec de larges marges en plus). La traduction de Jérémy Manesse est de bonne qualité, par contre, l'on regrette, comme toujours avec les vendeurs d'autocollants, qu'il n'y ait aucune présentation des personnages pour faciliter la compréhension des nouveaux lecteurs, l'introduction de l'ouvrage étant bien trop insuffisante et généraliste pour expliquer le contexte complexe dans lequel l'histoire se déroule.

Une saga agréable à suivre mais qui n'exploite qu'imparfaitement sa thématique.
Plutôt bon tout de même dans l'ensemble.   



[1] Avec des arrestations massives et la construction d'une prison dans la zone négative, ce qui donnait à Stark et ses alliés l'apparence de fanatiques alors qu'ils étaient les seuls à respecter la loi mais aussi la volonté du peuple, voire le simple bon sens.
[2] L'on avait déjà abordé le sujet (dans cet article par exemple), mais l'on se demande toujours si Panini pense vraiment s'adresser à des enfants (il existe des gammes de comics pour les plus jeunes, celle-ci est plutôt axée ados et adultes). Et même dans ce cas, en est-on encore à protéger les "chastes" oreilles/yeux des quelques "merde" ou "putain", justifiés par les scènes ? Surtout à l'époque du net (voire d'un certain sous-rap), ces prudes @*!% sont parfaitement ridicules et bien en deçà de ce que l'on entend dans une simple cour d'école. Certains feraient mieux de faire gaffe à la concordance des temps plutôt que de nous servir un hypocrite politiquement correct qui n'a rien à faire dans l'édition.


+ Les points positifs - Les points négatifs
  • Une thématique passionnante.
  • De superbes planches.
  • L'humour et les dialogues à la Bendis.
  • Le choix des deux épisodes supplémentaires.
  • La thématique sous-exploitée en raison d'un trop grand parti pris.
  • Aucun effort rédactionnel de l'éditeur français, pour le prix (30 €), ça fait clairement mal au cul.
Bonnes Fêtes !
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Toute la rédaction UMAC se joint à Virgul (sur son 31 pour l'occasion) pour vous souhaitez de bonnes et heureuses fêtes de Noël et, un peu en avance, une année 2018 pleine d'excellentes lectures et de moments magiques !




Test de la Classic Mini SNES de Nintendo
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Bien avant que le retrogaming devienne une mode, la Super Nintendo avait déjà la réputation d’une console incontournable. Valeureuse 16 bits au catalogue impressionnant, elle a laissé d’impérissables souvenirs dans l’esprit des joueurs du début des années 90, alors que la guerre vidéoludique faisait rage entre Sega et Nintendo.
De jolis classiques...
Avec cet émulateur officiel (possédant des qualités et de vrais gros défauts), Nintendo s’adresse aux gamers vétérans mais aussi aux plus jeunes, curieux de découvrir des titres historiques, pour certains encore capables d’offrir de belles heures de jeu.
Tout de suite, nous plongeons au cœur de la Nintendo Classic Mini : Super NES.

Si l’émulateur précédent, consacré à la NES, a connu un certain succès, il faut reconnaître que son intérêt était plus historique que ludique, les jeux 8 bits se révélant certes amusants à redécouvrir mais pour beaucoup trop peu évolués pour susciter un engouement réel de nos jours.
Ce n’est pas le cas de la Super Nintendo qui conserve dans sa ludothèque des jeux 2D au charme certain et à la jouabilité exemplaire. Mais commençons par le contenu de la boîte. Enfin, non, commençons par la manière de se procurer la susdite boîte… car bien que la mini SNES soit sortie il y a peu de temps, elle s’est retrouvée presque instantanément en rupture de stock, à la grande joie des spéculateurs qui tentent de vous refourguer le bestiau à des prix tout bonnement ridicules. Bref, si vous souhaitez acquérir l’engin en neuf, il vous faudra patienter jusqu’à… l’été 2018. Argh.

Revenons-en au contenu. L’on découvre une très jolie mini-console, ressemblant à l’originale, et deux manettes. Plutôt sympa d’avoir pensé à cette deuxième manette, d’autant que, vous allez voir, c’est bien la seule chose sur laquelle Nintendo s’est montré généreux.
Niveau connectique, on trouve un câble HDMI, un cable d'alimentation USB et… pas d’adaptateur secteur. En gros, démerdez-vous. Bien entendu, tout le monde possède ou presque un chargeur USB de nos jours, m’enfin, sur le principe, le fait de vendre un truc incomplet, qui ne peut pas s’utiliser sans du matériel additionnel, c’est tout de même mesquin.

Une interface simple et pratique.

Une fois cette légère déception encaissée (de bien plus grosses nous attendent), l’on passe au branchement et à l’interface. Menu simple et pratique, diverses options visuelles (4:3, format d’origine ou filtre cathodique [1]), quatre emplacements de sauvegarde par jeu, quelques cadres pour remplir les bords vides de chaque côté de l’écran, bref, du fonctionnel, clair et efficace.

Une 3D pas franchement sexy.
La déception majeure vient du nombre de jeux, à peine 21 (alors que la NES en proposait 30 [2] et que l’émulateur Megadrive en contient 85 par exemple, même si ce ne sont pas tous des jeux 16 bits). Evidemment la sélection comporte d’énormes poids lourds, de Donkey Kong Country à The Legend of Zelda : A Link to the Past, en passant par Yoshi’s Island ou Mega Man X, mais difficile de se contenter d’aussi peu alors que l’intérêt de cet émulateur est de fournir une immersion dans le passé avec des jeux anciens et déjà largement rentabilisés. Surtout que la console n’offre aucune possibilité d’évolution : pas de port cartouche ou USB pour rajouter des jeux.

Et ce n’est pas tout. Certains choix s’avèrent pour le moins surprenants. Plutôt que Street Fighter II turbo, pourquoi ne pas avoir opté pour Super Street Fighter II, qui proposait plus de protagonistes ? D’autres jeux, comme Star Fox (et d’ailleurs sa suite inédite Star Fox 2), sont tout simplement hideux. La 3D de l’époque étant bien trop dépassée et limitée pour offrir une expérience ludique agréable, il aurait mieux valu privilégier les (nombreux et élégants) jeux 2D que contient le catalogue de la SNES.
Autre souci, tous les jeux sont des versions anglaises. Cela ne pose bien entendu aucun problème pour un Mario Kart ou un Super Mario World, mais vu le nombre de RPG (très bavards) présents, cela va sérieusement limiter les possibilités des plus jeunes et des adultes qui ne maîtrisent pas la langue de Shakespeare. Bon, ça s’explique : apparemment, il fallait choisir entre des versions US à 60hz et des Fr à 50hz. Privilégier la rapidité n’est pas un choix stupide, mais il aurait alors fallu penser à limiter les jeux basés sur les dialogues et les pavés de texte.

Contra III : The Aliens Wars ou encore Super Ghouls 'n Ghosts font partie de la sélection.

Outre ces gros défauts, il y en a aussi de plus anecdotiques. Les câbles des manettes, un peu court avec leur 1,5m. Le système d’accès au menu principal, demandant de passer par le bouton reset de la console (ce qui est ultra casse-couille n’est pas pratique, surtout au début lorsque l’on veut tester un peu tous les jeux). Il est quand même loin le temps où Nintendo bâtissait sa réputation sur sa rigueur et les qualités de ses finitions.
Beaux souvenirs et graphismes mignons.
Dans les points positifs, l’on peut citer une fonction replay permettant de revenir jusqu’à 45 secondes en arrière, ce qui apporte un certain confort si l’on est un peu rouillé. Il y a aussi les manettes, toujours aussi ergonomiques, mais difficile de compter comme point positif le simple fait que Nintendo soit capable d’imiter les manettes que la société produisait il y a 25 ans (c’est quand même pas devenu une entreprise française non plus, ils ne sont pas à la ramasse à ce point-là).
Certains critiquent également la qualité du plastique, franchement, c’est du pinaillage. Outre le fait que l’on s’en tape royalement, la mini SNES possède suffisamment de défauts pour qu’on n’aille pas lui en inventer.

Eh bien, au final, que penser de cet émulateur ?
Il y a deux manières d’aborder les choses. Soit l’on en reste à la version officielle, donc aux 21 jeux d’origine, et on se dit que c’est quand même pas des masses. Soit on passe par le bidouillage. Et honnêtement, en proposant une console « fermée », sans possibilité de rajouts, avec une line-up si restreinte, c’est comme si Nintendo avait foutu un autocollant « crackez-moi ! » sur le capot.
Ça n’a d’ailleurs pas traîné, le net regorgeant déjà de tutoriels pour expliquer comment procéder. Donc là, deux solutions. Soit on se retrousse les manches, on télécharge le logiciel adéquat (Hakchi2), et on fait tout soi-même (ce qui est quand même un comble pour un produit censé être plug & play), soit on trouve une console d’occase déjà blindée de jeux. Si vous optez pour cette solution, attention, ne vous faites pas avoir, il est possible de trouver des consoles à 100 euros, port compris, avec 200 jeux [3]. Vingt euros de plus par rapport au prix du neuf (introuvable) pour 180 jeux supplémentaires, ça semble tout de même très raisonnable. Par contre certains vendeurs se lâchant bien plus, il faudra parfois patienter un peu plutôt que de participer à un emballement des prix.

Pour un produit Nintendo, cette mini SNES trimballe tout de même un bon gros lot de défauts : pas d'adaptateur secteur, système d’accès au menu mal pensé [4], fils des manettes trop courts, versions anglaises uniquement et, surtout, seulement 21 jeux et aucune possibilité « officielle » pour augmenter la liste.
Cela rend l’expérience nostalgique assez frustrante (et finalement onéreuse), sauf si l’on opte pour le système D, transformant alors le petit émulateur radin en ludothèque de rêve.
À vous de voir…  

Des hits, mais trop peu de jeux au final pour un produit de ce type.



[1] Ce filtre est clairement la meilleure option et permet d'améliorer un peu le rendu graphique.
[2] À ce rythme-là, Nintendo va sortir la mini N64 (prévue pour fin 2018) avec seulement dix jeux… et pour la mini GameCube, ils nous revendront les jeux à part, comme si elle venait de sortir.
[3] Cela dépend des préférences et souvenirs de chacun, mais dans le lot des jeux que l’on se fait une joie de récupérer de cette manière, l’on peut citer Super Mario All-Stars, dont l'absence est incompréhensible et ne peut être imputé à un problème de droits, The Adventures of Batman and Robin, Donald in Maui MallardAxelay, Zombies ate my Neighbors, Pilotwings, Super R-Type ou encore International Superstar Soccer Deluxe qui présente, dans la catégorie sport, un défi tactique bien plus intéressant que le Super Punch Out!! choisi par Nintendo. 
[4] Par contre, sur une version crackée, il suffit de faire "select + bas" pour accéder au menu principal à partir de la manette... une astuce bien pratique mais que le géant nippon a négligée grâce à sa nouvelle politique du "on s'en branle tant que les connards achètent". 



+ Les points positifs - Les points négatifs
  • Une mini SNES !!
  • Des jeux de qualité, pour certains encore tout à fait jouables de nos jours.
  • Présence d'une deuxième manette.
  • La fonction replay.
  • Le nombre d'emplacements de sauvegarde.
  • L'interface (avec jaquettes).

  • Le faible nombre de jeux présents.
  • Aucun moyen prévu à l'origine pour étoffer le catalogue.
  • Adaptateur secteur non fourni.
  • Câbles des manettes trop courts.
  • RPG en versions anglaises.
  • Système de retour au menu principal peu pratique.
  • Manque de pertinence dans le choix de certains jeux.