La plus belle BD de l'année ?
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Glénat
a frappé très fort le mois dernier avec La Terre des Anciens, un Mickey original et visuellement magnifique.

Voilà un album estampillé Disney qui est clairement tout public, grâce à un cadre fantastique, un traitement plus sombre qu'à l'accoutumée et des planches sublimes.
Voyons déjà le pitch.

Mickey, maître-cordier, a la lourde tâche d'assurer la stabilité de petits îlots flottants, dans un monde où il n'existe pas d'autre endroit où se réfugier que ces fragiles petits lopins de terre, pouvant être emportés à la moindre tempête.
Seul, démuni, hanté par la perte de son ami Dingo, Mickey noie sa peine dans le travail. Il devra cependant bientôt affronter le Seigneur Fantôme, qui s'accapare les terres des plus pauvres. Pour cela, il lui faudra se réconcilier avec Minnie et s'allier avec Pat Hibulaire.
Et puis il y a cette légende concernant le mystérieux continent des anciens... une terre ferme, qui ne dérive pas au gré des vents. Mais est-ce là une chimère ou une réalité oubliée ? 

Attention, c'est une énorme claque visuelle que l'on prend avec cet album splendide, à l'esthétisme envoûtant. Les planches regorgent de détails, sont parfaitement mises en couleurs et mettent en scène des décors grandioses. Les jeux de lumière et d'ombre finissent de donner à l'ensemble une profondeur exceptionnelle. Même lorsque l'on a l'habitude de lire rapidement, impossible de ne pas s'attarder sur ces paysages, véritables tableaux exposés sur de grandes et belles cases à l'impact et au charme indéniables.  

Niveau intrigue, là encore c'est très bien fichu. On navigue entre conte, drame et poésie, avec diverses références sympathiques (une jolie version de l'Argonath de Tolkien par exemple).
Le scénario est de Denis-Pierre Filippi, les dessins de Silvio Camboni et la colorisation de Samuel Spano, assisté de Jessica Bodart. Une véritable dream team tant le résultat de leur travail s'avère bluffant.
Glénat a choisi de mettre ce récit en valeur grâce à un grand format tout à fait approprié et une belle hardcover avec vernis sélectif. 

Vivement conseillé !

24 x 32 cm / 64 pages / 15,00 €




Sirènes & Vikings #1 - Le Fléau des abysses
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Quand les guerriers vikings, fiers héritiers d'ancestrales traditions nordiques, partagent leur univers avec de redoutables sirènes guerrières et d'imposants trolls ma foi tout aussi guerriers... bien évidemment, ça cause tricot et macramé !


Ce tome 1 débute avec une partie de pêche durant laquelle un équipage viking récupère dans ses filets une jeune sirène nommée Oumna. Dans un Disney, on aurait droit à la naissance d'une romance mais pas ici. Ici, elle se prend un coup de harpon en pleine poitrine, décède et est rejetée à la mer comme une erreur de pêche.
Cela déclenche l'ire légitime d'une de ses sœurs qui détruit l'embarcation humaine et entraîne ses occupants par le fond.
Dans les abysses, la mère d'Oumna apprend la nouvelle mais refuse de céder à la colère, comme le lui suggère une de ses autres filles. Bien que ses enfants lui demandent de déchaîner le Jörmungand (un monstre marin, du genre costaud et pas jouasse) pour se venger de ce peuple norrois devenu méprisant et dangereux, elle refuse, au nom de la patience. Elle a en effet la certitude que les humains, belliqueux et prétentieux, finiront par s’entre-tuer... Perspicace, la gueuse !
Malheureusement, ses filles ne sont pas aussi sages qu'elle. Quelques semaines plus tard, à l'aide d'une conque magique, elles contrôlent le fameux monstre marin pour s'attaquer à des vikings. Un seul d'entre eux est épargné, pour qu'il puisse servir de témoin de la puissance des sirènes. 
A partir de là, Ingvald, fils du Jarl local, et Borglinde, sa compagne demi-troll, vont avoir pour mission de se renseigner sur le pouvoir de la conque auprès des trolls, les êtres qui, en cet univers, connaissent le mieux la vieille magie.
L'histoire, par la suite, mêlera amour, pacte d'alliance, trahison et vengeance dans un schéma classique mais efficace.


Les thématiques abordées sont multiples. Bien entendu, il y a la guerre et la paix, la sagesse et l'impulsivité, les a priori (les vikings pensant les sirènes inaptes au langage avant de découvrir le contraire) mais aussi le rejet de la différence, avec cette demi-troll qui n'est réellement acceptée ni chez les Norrois ni chez les trolls...
D'un point de vue scénaristique, cette histoire se suffit à elle-même et est agréable à découvrir. 
L'univers, lui, m'a un rien décontenancé. La présence de la demi-troll peut effectivement sembler surprenante, au début... mais, en amateur d'heroic fantasy, c'est l'aspect des trolls eux-mêmes qui m'a étonné : on dirait des orques tels qu'imaginés par feu la marque de figurines Rackham... Mais soit. Trolls, orques, ce n'est qu'un mot. 

On a donc, dans cet univers, des vikings beaux et propres sur eux, des sirènes dont le character design est de loin le plus travaillé des espèces intelligentes présentes (j'adore le travail fait sur ces créatures, visuellement), des trolls bodybuildés à chignon et barbe tressée et un gros, très gros Jörmungand monstrueux qui claque la classe ! Sans rire, je suis peu adepte des monstres marins, dans les histoires tant, souvent, je leur trouve des allures ridicules de grosse poiscaille mais là, rien à voir : sur certaines planches, la bête est impressionnante.


Autre étrangeté : les paysages qui nous sont offert m'ont semblé très génériques. Étonnant de ne pas voir l'album céder au charme des grands espaces majestueux dont on gratifie généralement les légendes nordiques...


Graphiquement, c'est beau, c'est certain. C'est très travaillé. Le trait et la mise en couleurs de Phil Briones me font étrangement penser à d'autres dessinateurs, comme celui de Golden City, par exemple, pour ceux qui connaissent. Mais si c'est très beau, c'est aussi un des reproches que je ferais à l'album : on est dans un traitement d'images tellement propre que l'on pense davantage à un conte de fée qu'à un mythe ou une légende. Rien de bien grave mais les illustrations de couverture, par exemple, me semblent mieux convenir aux thématiques développées. 
Autre léger reproche : j'espère ne pas être le seul à avoir cette impression mais... les quelques dernières planches semblent moins exemptes de défauts graphiques que les autres. Peut-être le dessinateur a-t-il dû se précipiter vers la fin. Lors de la dernière scène (sur le drakkar pour ceux qui liront la BD), certains visages et proportions sont un peu moins réussis... 
 
Néanmoins, c'est avec plaisir que l'on retrouvera à l'avenir cet univers sous d'autres plumes. Autre auteur, autre dessinateur, on a là le même genre de concept que celui qui est utilisé pour Les Terres d'Arran, La Geste des Chevaliers-Dragons ou West Legends chez Soleil... Certains n'aiment pas ce procédé mais quand, comme dans ces exemples, il s'agit à chaque fois de one shots axés autour de personnages uniques à chaque album, le simple fait de voir quelle interprétation en fera chaque créateur est déjà un jeu intéressant.

 
+ Les points positifs - Les points négatifs
  • Le charme des légendes nordiques.
  • Le trait du dessinateur.
  • La qualité globale de l'ouvrage.
  • Le projet sur le long terme.
  

  • Le style de dessin qui pourrait être plus approprié au thème.
  • Le traitement global bizarrement un rien léger, à mon sens.
Top 3 des pires figurines Marvel
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— Je t'aime Peter, viens faire un bisou à Tata...
— Putain, j'aurais jamais dû faire ce pacte avec Méphisto !!



Nous avons évoqué pas mal de figurines ces derniers temps. Des figurines plutôt jolies d'ailleurs. Aujourd'hui, c'est l'inverse, on vous propose une petite sélection non-exhaustive de quelques ratés et idées saugrenues.


Emma Frustre 

On commence gentiment avec la belle Emma Frost. Enfin, disons qu'elle est censée être plutôt sexy et agréable à regarder dans les comics. Seulement voilà, reproduire un (beau) visage féminin, pendant un temps, ce n'était pas vraiment le fort des concepteurs de figurines (cf. quelques exemples de Sue Richards dans cet article).
Un exemple assez parlant ici, avec une White Queen issue de la collection Marvel Legends. Tout est parfaitement "réussi", comme vous allez pouvoir le constater. 

Ah on comprend pourquoi Scott Summers est tombé amoureux, hein ! Un cou d'autruche, trop d'articulations au niveau des bras et une gueule finie à coups de pelle font tout le charme de cette Emma à qui l'on n'aura rien épargné.
Pour être honnête, il existe des versions bien plus réussies dans cette gamme, mais le but aujourd'hui était de chercher les pires. Et encore, comme vous allez le voir, on a commencé doucement...

Un léger strabisme du plus bel effet ajoute la touche finale à cette magnifique représentation de la glaciale Emma.




Une Tante May exclusive

Voilà presque une légende chez les collectionneurs. La collection Famous Covers peut s’enorgueillir de proposer en son sein des figurines "à l'ancienne", avec des costumes en tissu, bien dégueulasses. Dans le lot, on peut trouver par exemple un Wolverine grimaçant, sans doute parce que son ignoble tenue, avec coutures apparentes, le gratte. 
Mais enfin, tout aurait pu en rester là si Toy Biz n'avait pas eu une idée de génie : récompenser les fidèles pigeons collectionneurs en leur offrant une figurine exclusive. Enfin, en leur vendant une figurine exclusive plutôt, pour peu qu'ils aient déjà acheté les autres et puissent en fournir la preuve.

Bref, la société décide de choisir le personnage de Tante May en "bonus", histoire de faire plaisir aux gamins qui, on le sait bien, adorent les personnages secondaires sans pouvoirs et grabataires. Elle va donc être tirée (encore ?! cf. cet article) à 10 000 exemplaires.
Bon, pourquoi pas, a priori, une tante May, ça peut être marrant comme figurine un peu originale. Sauf que, esthétiquement, le résultat est... heu... discutable ?

Le bazar est doté d'un visage effrayant et de deux longs bras simiesques qui lui donnent une dégaine de chimpanzé en colère. Et pour habiller tout ça, une tenue que l'on dirait confectionnée par une fillette de huit ans. 
Bref, un résultat magnifique qui a certainement enchanté les longues journées de jeu de toute une génération.

Ou comment décevoir ses enfants à Noël.


Grâce à Toy Biz, tu peux enfin traumatiser ton petit neveu un peu chiant : "Viens faire un câliiiin !!"




Le Punisher et son gros gun

Et on arrive au sommet de ce top, au nec plus ultra, à la cerise sur le tas de plastique : le Punisher version Shape Shifters
Alors attention, bien souvent, les gens qui présentent cette figurine se contentent de dire que c'est un Punisher avec une sorte de... lance-missiles à la place de la bite. C'est déjà spécial, mais vous allez voir qu'en fait, c'est encore bien plus barré que ça.

C'est encore Toy Biz qui est à la manœuvre ici. Ah, déjà on sent que c'est la boîte qui a récupéré les génies créatifs du secteur. C'est un peu le "panini" du game. On est à la fin des années 90 et, ce jour-là, m'sieur Toy Biz convoque son équipe pour demander à ses braves employés dévoués de pondre un nouveau concept. Quelque chose d'inédit, qui attirerait les enfants comme des bonbons colorés à l'arrière d'un van à la plaque d'immatriculation maculée de boue. Une séance de brainstorming plus tard, une idée révolutionnaire est née.

Enfin... "révolutionnaire" ? Vraiment ? Non, pas tant que ça, puisque m'sieur Toy va se contenter de copier le principe des Transformers. Sauf que, dans l'univers Transformers, le fait que des véhicules se transforment en robots, c'est "logique". Ou du moins, ça a une explication, qui vaut ce qu'elle vaut, mais qui est cohérente. Là, il s'agit de prendre des personnages Marvel pour les transformer en objet (ou en loup (?!) pour Wolvie) sans que l'on sache bien pour quelle raison.

Et pour notre ami Frank Castle, c'est le flingue qui est choisi. Le personnage peut donc se transformer en... pistolet humain, avec une jambe qui sert de poignée, l'autre de culasse, un poing qui sert de... percuteur, on ne sait pas trop, bref, le résultat est hideux, ridicule et même un peu glauque. Et surtout, pourquoi un enfant trouverait ça cool ? Si tu veux jouer avec un flingue, tu veux un truc qui soit ressemblant, pas un bonhomme contorsionniste avec un canon qui lui sort du cul !
Mais ce n'est pas tout !
Car, avant d'en arriver à la transformation finale, il y a des phases. Et l'une d'entre elles peut montrer un Punisher avec donc le fameux lance-missile cité plus haut à la place du sexe. Soit ça a échappé à l’œil de taupe du responsable des tests chez Toy Biz, soit tout simplement, à l'époque, on s'en foutait et on trouvait ça drôle. Quoi qu'il en soit, voilà un Frank Castle très spécial mis sur le marché et excitant l'imagination des garnements, qu'ils soient adultes ou non. Ainsi, l'on peut même se débrouiller pour obtenir un Punisher avec un réacteur dans le... le fondement. Ou en train de s'empaler sur une borne d'incendie, ça dépend de votre imagination. 
On vous laisse apprécier le résultat en images.


Voilà ce que c'est censé donner. Déjà, quel gamin à peu près équilibré voudrait jouer avec un machin pareil ?


Et voilà les poses que l'on obtient assez facilement dès que l'on manipule la figurine. Un bel hommage au vieux Frank.




On en reste là pour cette fois, mais il n'est pas impossible qu'on reparle de jouets quelque peu ratés à l'avenir. Ou de jeux de société frisant l'arnaque, comme ce très honteux 1000 Bornes Mario Kart
Miaw !

Le Sanctuaire des Hérétiques - 1/2
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Conseillé en cela par un ami policier, un jeune journaliste d'investigation cherche le calme dans une petite bourgade transylvanienne pour terminer son dernier livre. Il y trouve bel et bien le calme et on le voit écrire et relire son bouquin durant 48 pages.
Non, je rigole... 


Angel Cimarron, ledit journaliste, n'y trouve néanmoins pas une action trépidante, soyons honnêtes. Mais il y trouve suffisamment de mystères pour entamer, en parallèle de son travail de rédaction, une petite enquête de terrain sur ce qui n'est, au départ, qu'une poignée d'énigmes. Celles-ci semblent peu à peu s'articuler étrangement autour d'une ancienne famille du cru : les Popescu.
Petit à petit, les événements dégénèrent. Ce qui a commencé avec l'apparition dans le ciel d'un rapace considéré de mauvais augure continue bientôt avec des phénomènes aussi étranges que l'eau de la fontaine du village virant au rouge sang ou un troupeau de moutons entier retrouvé décimé en une seule nuit. 
L'ami Angel risque bien d'avoir un sujet d'article...

C'est que le passé de cette famille Popescu est assez énigmatique et entouré de légendes.
C'est que cet endroit, sous la froide pluie de saison, dans l'obscurité angoissante de la nuit, semble propice aux manifestations de quelque ésotérisme.
C'est que ce château qui surplombe le village et dont les rénovations stagnent depuis des années jette sur l'histoire l'ombre du doute et du secret.

Mélangeant les menaces par le biais de rituels suggérant le vaudou, d'actes de vandalisme et d'apparitions fantomatiques, une force naturelle ou surnaturelle veut de toute évidence terroriser la population et, prioritairement, les sept enfants de la famille Popescu (deux femmes et cinq hommes), si bien implantée dans des rôles-clés de la région.

Les membres de cette famille, Cimarron et son ami policier œuvreront-ils ensemble pour lever le voile sur ce qui se trame ? Cette histoire sera-telle un récit d'investigation classique ou une histoire fantastique ? Les présentes affaires ont-elles bien un lien avec le passé de la famille Popescu et la vie de ce chevalier hérétique ancien propriétaire du château ?

Le premier volet de ce qui est prévu comme un diptyque ne répondra aucunement à ces interrogations.
Ce premier tome est là pour poser l'ambiance. Et il le fait à mon sens de façon soignée, posée et élégante.
Nombre de critiques se plaignent de la lenteur de cet album mais je me vois obligé de leur rappeler qu'une atmosphère, ça se construit, ça s'installe. Et ça prend forcément du temps. Il n'y a pas d'ennui possible, à la lecture de l'album Le sanctuaire des hérétiques car l'histoire s'écoule au rythme de la vie de son héros. Entre moments de calme et autres plus étranges, elle laisse à notre personnage principal suffisamment de temps pour récupérer de ses émotions, pour rationaliser les événements et revenir à son quotidien. Cela rend l'histoire crédible, laisse aux protagonistes et au lecteur le temps de souffler, de revenir au monde normal. 
C'est pour cela (outre la localisation de l'histoire au pays de Dracula) que l'ambiance qui se dégage de cette bande dessinée fait penser à un récit fantastique, même si tout jusque-là y est sans doute explicable rationnellement. Ce retour régulier au réel est un procédé de crédibilisation classique du fantastique. Mais seuls les tomes suivants nous révéleront si c'en est !

Parlons maintenant de l'objet...
Le scénario de Christophe Bec est servi par le dessin de Claudio Montalbano. Un dessin réaliste assez expressif et d'un grand classicisme qui sert ici le propos en lui conférant le sérieux nécessaire à ce type de récit. La mise en couleurs d'Hugo Sebastian Facio sert à la perfection l'atmosphère inquiétante en plongeant le dessin dans de multiples nuances d'ombres froides crevées ci et là par des lumières peinant à imposer leur chaleur. Le tout est emballé dans une couverture d'une grande sobriété signée Yvan Villeneuve qui respecte bien l'ambiance visuelle de l'oeuvre... même si j'ignore pourquoi elle n'est pas signée Montalbano... 

Les éditions Soleil nous offrent donc ici un objet dans lequel le soleil est absent... Ça s'appelle un paradoxe.

Juste une petite remarque de dernière minute : le récit nous offrant souvent des scènes centrées sur des personnages solitaires, on se retrouve souvent face à des soliloques un peu forcés où un protagoniste se met à parler de ce qu'il vit ou de ce qu'il voit... Aucun phylactère de pensées, ici, tout est paroles. Or, personnellement, je suis un peu comédien sur les bords : je lis mentalement les bulles en les entendant dans ma tête... et ça donne parfois des situations un peu absurdes à la limite de "Alors là, j'ouvre le frigo et je prends un morceau de fromage. Tiens, il me reste un œuf. Je referme le réfrigérateur. Voilà...". J'exagère mais vous comprenez l'esprit.

En conclusion, j'ignore si ce triptyque nous fournira une bonne histoire. J'ignore si je serai surpris ou séduit par la suite. J'ignore où tout cela va nous mener à terme...
Mais pour l'heure, c'est un album agréable à lire devant un feu de bois en écoutant la pluie battre sur les carreaux. Ou au soleil sous un parasol avec un cocktail fruité, si ça vous amuse, hein... mais ça pourrirait un rien l'ambiance.


+ Les points positifs - Les points négatifs
  • C'est beau.
  • Il y a de la tension.
  • Ça pose les bases d'une histoire potentiellement prometteuse.
  • Les personnages sont crédibles.
  • Le rythme est intelligemment dosé.
  • C'est d'un tel classicisme graphique que ça pourrait ennuyer certains.
  • Ça découragera de toute évidence les amateurs d'action et d'explosion.
  • Certains apartés un peu forcés.
Collector #9 : D.D. Panoramation Saint Seiya
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Nouvel article dédié au vaste monde des figurines Saint Seiya. Après la gamme Anime Heroes, nous nous intéressons cette fois à une collection un peu plus ancienne : les D.D. Panoramation.

Alors, tout d'abord, présentons un peu les spécificités de cette gamme, dont les premiers modèles sont sortis en 2016. Il s'agit de figurines d'une dizaine de centimètres, accompagnées d'accessoires et d'éléments de décor. Les armures sont fixes (sauf certains éléments, comme les casques), il n'y a donc pas de possibilité d'avoir une version totémique de l'ensemble. Par contre, visuellement, ces figurines sont franchement magnifiques : bonne finition au niveau des visages ou des vêtements (avec même parfois un côté plus réaliste que les Myth Cloth, notamment grâce à la présence de "plis" sur les vêtements), belles armures certes en plastique mais avec un effet métallique très convaincant, et de bonnes possibilités de poses, les figurines possédant 15 points d'articulations. 

Autant l'avouer, personnellement, c'est la collection Saint Seiya que je préfère, pour différentes raisons. Tout d'abord, la taille (qui sera sans doute un frein pour certains) me semble idéale (notamment si l'on souhaite constituer un diorama sans pour autant condamner la moitié d'une pièce). Le fait que l'armure soit fixe est aussi, selon moi, un réel avantage (je n'apprécie pas vraiment le côté "montage", encore moins quand des pièces se cassent la gueule sans cesse). Mais, évidemment, ces deux aspects peuvent aussi constituer des défauts si vous recherchez au contraire le côté "grande taille" et "armure amovible".

Par contre, dans les points positifs qui devraient mettre tout le monde d'accord, citons la qualité de réalisation des figurines (en gros, ce sont de mini Myth Cloth), les accessoires et les décors. Voyons plus en détail ces deux derniers points.
Pour les accessoires, outre les habituels visages et mains alternatifs, l'on va retrouver divers éléments, comme des épées, des effets visuels pour reconstituer les attaques ou même de petits personnages supplémentaires (le vieux maître, Saori bébé...).
En ce qui concerne les décors, ceux-ci sont inspirés des différentes Maisons des chevaliers d'or et peuvent se connecter entre eux (pour permettre de reconstituer le sanctuaire, carrément !). Bon, contrairement aux figurines, les décors sont cheap et font très "plastoc", mais il n'est pas interdit de les customiser (une fois repeints, ils sont franchement superbes, et si ça demande sans doute un peu de talent, ça reste plus aisément modifiable qu'une figurine et ses petits détails).



Le but de la gamme étant clairement de reconstituer des scènes classiques de l'anime, l'on peut donc ajouter des effets sur les décors, ou même maintenir la figurine grâce à un système de fixation pour les poses aériennes. Évidemment, les supports nécessaires pour ce genre d'acrobaties sont transparents mais pas invisibles, donc ils ne seront pas au goût de tout le monde, m'enfin, ils ont le mérite d'être présents (vous pouvez en voir quelques-uns dans les photos de cet article).
Enfin, il existe également une statue d'Athéna, vendue à part, et même la fameuse horloge du sanctuaire (dans la boîte Athéna, qui comprend également des gardes). Tout cela (bien) assemblé finit par faire son petit effet.

Abordons maintenant le gros point négatif de cette gamme... elle n'est pas complète ! Apparemment, la collection n'a pas rencontré un gros succès et Bandai l'a stoppée (enfin, elle est officiellement "en pause", mais on sait ce que cela veut dire en général). Du coup, non seulement on n'a pas de Marinas, de Guerriers Divins ou de Spectres, mais, pire encore, il manque des Gold et des Bronze (à l'heure actuelle, Hyoga, Aldébaran ou encore Mû sont aux abonnés absents). Snif...
Petite lueur d'espoir cependant, il semblerait (semi-info à prendre avec prudence) qu'une boîte tierce (dans le genre de celles qui font les versions pirates des Myth Cloth) bosse sur la suite, avec des figurines sans décor. Espérons que ce soit réellement le cas, même si le principe demeure gênant (en même temps, avec des prix absurdes, ou en ne terminant pas ses collections, Bandai n'aide pas les collectionneurs à rester sur le "droit chemin"). Après quelques recherches, je suis tombé sur une figurine de Camus vendue en Espagne, avec un totem et certaines pièces en métal (ce qui est déjà très différent de la gamme d'origine) le tout pour 60 euros, ce qui dépasse le prix plafond que je me suis fixé. Mais bon, à voir... Les seules figurines que j'ai pu trouver sur un site chinois étaient non seulement des modèles officiels déjà disponibles, mais en plus hors de prix. 

Passons à la question épineuse du prix justement. Avec un peu de patience, ces figurines peuvent se trouver, d'occasion mais en excellent état, avec boîte et notice, pour environs 25 euros pièce, port compris. Plus souvent, celles-ci seront proposées entre 30 et 50 euros, ce qui reste encore envisageable. Et puis, il y a les tarés, qui proposent ça à des 80, 100 euros, voire beaucoup plus. À vous de voir, mais clairement il n'est pas souhaitable d'encourager de tels abus. N'oublions pas non plus qu'une figurine ne vaut pas nécessairement 1000 euros sous prétexte que quelqu'un la vend à un tel prix ou qu'elle est difficilement trouvable.  

Bref, une collection vraiment intéressante mais incomplète, de superbes armures mais des décors manquant de textures, et des prix très variables font que ce qui est clairement un coup de cœur personnel pourra en rebuter certains.
Une alternative intéressante, en tout cas, aux Myth Cloth si onéreuses et encombrantes. 
Comme toujours, faites-vous plaisir si possible sans enrichir de manière abusive les spéculateurs, c'est aussi comme ça que l'on maintient des prix abordables et que l'on permet à notre passion de ne pas nourrir la cupidité de certains profiteurs. 








+ Les points positifs - Les points négatifs
  • De superbes armures.
  • Excellentes finitions des figurines.
  • Présence de visages et paires de mains supplémentaires.
  • Présence de décors, effets visuels de techniques et "figurants".
  • Une taille idéale pour les grands dioramas.
  • Facilité de reproduction des poses les plus connues.


  • Pas de forme totémique des armures.
  • Des prix parfois abusifs.
  • Collection incomplète (les Gold et les principaux Bronze ne sont même pas tous disponibles).
  • Le côté dépouillé et plastique des décors (qui peuvent néanmoins se modifier et clairement gagner en impact visuel).
  • Si vraiment vous ne jurez que par le format Myth, ces figurines vont vous paraître vraiment petites.