De l'aventure, de l'exotisme, un message écologique, de l'amitié, des liens familiaux, du fantastique...
Tout ça dans une BD à destination de la jeunesse.
Les ingrédients sont bons... mais que vaut le cocktail ?
Ah ça, je vous avais prévenu : avec une grille de lecture "BD jeunesse", ça peut passer... mais sans ça, à la première lecture, je me suis inquiété pour la santé physique à venir de la petite et pour la santé mentale du reste de la famille ! Un écureuil pour seul bodyguard avant de s'enfoncer dans la jungle, ça me semblait un peu léger.
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| Allez, Alyson, tu ne vas pas faire ta chochotte : qu'est-ce que c'est qu'une jungle infestée de dangers mortels quand on a onze ans comme toi, hein ? |
Au scénario, on trouve Joris Chamblain (l'auteur des hautement recommandables Carnets de Cerise qui sont des sortes de petits bonbons bédéistiques que ma fille aime encore feuilleter malgré ses seize ans... mais bon, vous vous en moquez, de ça !). Il avoue avoir toujours porté en lui ce projet de petite héroïne aventurière, forte et indépendante. On veut bien le croire : la personnalité d'Alyson est ce qui me semble le mieux écrit dans l'album. Le reste, par contre est d'un grande naïveté... mais pour un jeune lectorat, ça me semble plutôt un bon point.
Au dessin, nous trouvons Olivier Frasier (Les Tuniques bleues, Femmes en résistance) qui est capable du meilleur comme du moins bon... dans le même album. Il m'est difficile de parler du dessin de cet album car il lui arrive d'être inconstant.
Parfois, il semble aussi trop compter sur la mise en couleurs pour donner vie à son dessin. Je pense par exemple aux pierres du temple qui se limitent à trop peu de lignes et ne gagnent en crédibilité que grâce à un apport d'ombres et lumières minimalistes mais efficaces.
Je ne doute toutefois pas qu'un jeune lecteur y trouverait bien plus d'intérêt que le daron que je suis !
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| Oui, il l'a bien formée... Assez pour que la suite soit pleine de promesses. |
| + | Les points positifs | - | Les points négatifs |
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Un western qui n'en est pas un ; des dragons qui n'en sont pas ; une épouse qui n'en est pas une et même un indien qui n'en est pas un... aujourd'hui, on aborde Les dragons de la frontière de Gil et Harriet ! Une BD qui...
qui en est une. Si, quand même !
Un siècle avant la période sur laquelle se concentre généralement le western, donc, et pas vraiment à l'endroit de prédilection des aventures de cowboys que nous connaissons.
Certes, on a ici une mise en couleurs des plus classiques, aucun effet de lumière, aucun dégradé de folie... Certes, ça me change des partis pris esthétiques audacieux des dernières BD que j'ai chroniquées ici... Certes... Mais c'est avec ce genre de mise en couleurs que j'ai rencontré la bande dessinée. C'est l'école européenne : efficace et sans fioritures. Et croyez-le ou non, ça fait plaisir de revoir ça de temps à autre.
| + | Les points positifs | - | Les points négatifs |
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Les westerns, ben c'est encore pire, là on peut aussi leur accoler l'étiquette "raciste" en prime. Hop, interdits.
Il y a trente ans, un groupe de héros a voyagé au-delà des frontières de la
création et a tué le dernier dieu vivant, sauvant le royaume de Caïn Anuun
d'une armée apocalyptique. Les compagnons légendaires sont
devenus les dirigeants de leur monde et ont inauguré une nouvelle ère de paix. Mais cela ne pouvait pas durer.
Toutefois, s'il est bien un point commun à toutes ces histoires, c'est l'existence de cet escalier noir, situé dans l'orient lointain et menant au-delà de la création, dans le territoire du dieu du vide !
À cette époque, un groupe de valeureux Traquedieux de tous horizons ont gravi les marches noires et ont mis à mort Mol Uhltep, le dieu du vide.
Victorieux, ils remodelèrent ensuite tout Cain Anuun à leur image, et le plus héroïque d'entre eux, Tyr, devint le roi de tout le territoire et de toutes les races.
Quelques anciens de la première expédition assistés de nouveaux combattants vont s'unir pour tenter d'en finir enfin, une fois pour toutes.
L'auteur de cette série n'est autre que Phillip Kennedy Johnson, connu pour avoir collaboré avec les principaux éditeurs de comics américains (DC, Marvel, Boom! studios, IDW...).
Ici, ce soldat de carrière, trompettiste et enseignant, dévoile tous ses talents et ses passions, mêlant récit de guerre, chants et documents prétendument historiques pour nous offrir un univers crédible dans sa démesure et sa sauvagerie, car ancré dans un passé rendu tangible.
Le dessinateur, lui, n'est autre que Riccardo Federeci, que son diplôme d'art a dirigé tout naturellement vers l'architecture et la physiologie pour désormais l'amener à illustrer des planches anatomiques, des bandes dessinées, des campagnes publicitaires...
Peintre et sculpteur à ses heures, il a une connaissance de l'anatomie humaine qui n'est égalée que par son sens de la mise en scène. Chargées mais toujours lisibles, ses planches et ses cases sont sublimées par la mise en couleurs de Sunny Gho qui a le bon goût de ne pas trop saturer sa palette et de ne garder les teintes criardes parfois trop présentes dans les comics que pour les effets de magie ou de pyrotechnie.
Reste à souligner l'illustration de couverture à tomber par terre de Kai Carpenter et l'on aura fait le tour de la talentueuse équipe qui signe cet ouvrage.
Et, même si l'univers n'est pas dichotomique, il y a néanmoins une opposition entre un camp du Bien (perverti, ici, menteur et malhonnête mais néanmoins défenseur de la vie) et un camp du Mal (propagateur de corruption et de mort).
| + | Les points positifs | - | Les points négatifs |
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