L'Ombre de Doreckam
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Hey les Matous, ça ronronne ?

Le nouveau roman de notre ami Nolt, alias Cyril Durr, vient de sortir aux éditions Souffles Littéraires.
Il s'agit d'un thriller fantastique se déroulant de nos jours, en Moselle.

Hop, une petite présentation s'impose !


Doreckam, une ville de Moselle en apparence paisible. Pourtant, les drames et les actes violents vont s’y accumuler, défiant la logique et les statistiques. 
Viktor Vanila, qui a quitté la brigade anti-criminalité pour retrouver un peu de tranquillité et se consacrer à la musique, va devoir bien malgré lui gérer une menace venue du fond des âges.  
Au milieu de l’agitation, Nolan et ses amis vivent leur dernier été d’adolescence, qui apportera son lot d’amours naissantes et d’amitiés brisées. Et puis il y a cette bande, menée par Achil et Bartosz, deux jeunes dont le plus grand plaisir est de pourrir la vie de ceux qu’ils croisent. Ils ont toujours été pénibles, voire dangereux, mais cette fois ils vont se surpasser. Comme si quelque chose pourrissait tout dans Doreckam, corrompant les âmes les plus nobles et excitant les esprits les plus vils… jusqu’à l’ultime confrontation. 



La pire des menaces est tout au fond de vous. 



Éditeur : Souffles Littéraires
Publication : 31 mai 2023
Genre : roman (thriller/fantastique)
380 pages / 20 euros

Disponible dans toutes les librairies.

N'hésitez pas à vous plonger dans ce récit poignant et tendu si vous êtes prêt à affronter ce qui se cache dans Doreckam ! Miaw !



Quelques sites où acheter ce roman :










Crédit photo : Tiffany Durr

Sleepy Boy - tome 1
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"Nous, les humains, sommes toujours très occupés.
Tellement occupés que nous en avons oublié une chose importante...
Nous avons oublié de dormir."


Nous vivons dans un siècle de surstimulation permanente ; pas besoin de vous pondre une thèse sur le sujet, vous êtes en train de lire la chronique d'un inconnu sur un manga européen qui en est à son premier tome. En gros : vous prenez de votre temps de sommeil potentiel pour une activité qui n'existait même pas il y a quelques décennies. Et elle est très loin d'être la seule qui vous bouffe du temps de dodo (je hais les adultes utilisant de tels termes gagatisants pour se les appliquer mais c'est la chasse aux synonymes pour éviter les répétitions, je fais ce que je peux) : réseaux sociaux, jeux vidéo, geekeries de toutes sortes... On ne va pas vous faire la morale à ce sujet, chez UMAC... On est tellement rongés par le problème qu'on en a fait une vocation : partager avec vous nos avis sur certains de ces bouffeurs de repos pour éviter que vous perdiez du temps avec les plus dispensables, voire les plus mauvais, d'entre eux. Et c'est là que vous nous remerciez pour notre sacrifice... J'attends... Non ? Ah, vous êtes ingrats et de mauvaise volonté quand même !
Sleepy Boy n'est pas de ces loisirs que l'on vous recommandera de fuir à tout prix pour vous faire gagner quelques dizaines de minutes d'oreiller.
Ce premier tome signé Marika Herzog (Capacitas, Legacy of the Ocean, Grimoire, Demon King Camio, Whispering) et édité par Ankama est tout à fait recommandable et, s'il exploite convenablement à l'avenir les jalons d'ores et déjà posés, il risque bien de devenir un manga tout aussi divertissant que sémantiquement intéressant. 
Posons le décor. Nate est un garçon pour le moins atypique : lorsqu'il s'endort, ses cauchemars prennent vie, sous la forme de petits fantômes noirs particulièrement agaçants qui empêchent ses proches de dormir depuis des lustres, lorsqu'ils ne les mettent pas carrément en danger.
Pour éviter toute catastrophe, le pauvre gosse se gave de canettes de café froid comme un courtier du Kabuto-Cho en pleine crise financière.

Comme si ça ne suffisait pas à faire de la vie du gamin un enfer léthargique permanent, d'étranges horloges géantes volantes apparaissent dans le ciel partout dans le monde, comme autant de rappels que le temps est important. D'étranges créatures les accompagnent, apparemment issues des royaumes oniriques, et bien des humains tombent peu à peu dans des sommeils permanents proches du coma.
Concomitamment (oui, "en même temps", mais je me la pète grave), les cauchemars de Nate se mettent à refuser de disparaître à son réveil et hantent le monde réel, ravageant sa maison et manquant de tuer toute sa famille.
Ajoutez à ça le surpuissant et ténébreux reflet de Nate qui semble vouloir prendre parfois la place du jeune homme dans le monde réel et vous commencerez sans doute à repérer quelques idées légères visant sans doute, dans les tomes suivants, à expliquer narrativement l'importance, trop oubliée de nos jours, du sommeil réparateur. 
Nate décidera de quitter sa famille pour les protéger et trouvera refuge dans la "coloc des tarés", une bande de potes étranges dont certains sont humains (comme Chris et Alénia) et dont certains se présentent comme étant des entités oniriques (tels Lucian et ses quatre bras squelettiques lui sortant du dos ou l'étrange fleur qui a élu domicile sur l'épaule de Chris).
Vous l'aurez compris : on est en plein shônen, avec son ado en pleine quête initiatique, à la découverte de lui-même, qui réalise que l'amitié transcende les différences et que l'union fait la force (je suis belge, ça me parle). Mais cette fois, ça semble moins vain et fourre-tout qu'un One Piece (oh, ça va bien, les fans ; quand on a pour idole un mangaka qui fait écrire ses arcs narratifs par ChatGPT, on se la boucle à la glue !). Impossible de vous expliquer ce que l'on imagine poindre à l'horizon pour cette série sans trop en dévoiler mais il semble évident qu'elle a un message à faire passer et qu'elle compte bien le faire de façon originale et divertissante.

Formellement, c'est dessiné en respectant les standards les plus agréables et exigeants du genre. Même pour nos yeux pourtant formatés aux bandes dessinées européennes en couleurs et aux comics dégoulinants de teintes saturées, le noir et blanc de Sleepy Boy est parfaitement lisible. C'est uniquement dû à la maîtrise de la dessinatrice et c'est très appréciable car le contraire aurait fait regretter que seules quatre planches en début du volume soient colorisées et sur papier glacé. Alors que, dans le cas présent, l'on y voit surtout un bonus bienvenu (et ça va, hein, les Jean-Kévin ; je sais que c'est assez courant dans les mangas : je lisais du Masamune Shirow avant même que vous ayez imaginé que votre déversoir à pipi pouvait servir à autre chose).
D'ailleurs, si vous regardez même distraitement la troisième planche que nous vous présentons ci-contre, vous constaterez que le message de ce manga ne peut laisser grand doute : tous ces gens en monochrome, penchés sur autant d'écrans... Vous pourriez dire que ça manque de subtilité mais, l'attention se focalisant sur le personnage central, je pense que cela peut carrément échapper à une lecture un peu superficielle qui ne s'attardera que sur le compteur de caféine dans le corps de Nate. Entre subtilité relativement visible et évidente clarté, le message nous est introduit et sera sans doute par la suite développé... on a hâte.
Graphiquement attrayant, bourré de clins d'œil, de notes d'humour, de personnages attachants et intrigants, de bonnes idées et de rebondissements, ce petit bouquin devrait aisément trouver place dans votre poche. 
Très personnellement, en ce qui me concerne, c'est le premier manga qui me donne envie d'en faire la promotion depuis un moment tant il apporte en fraîcheur. C'est d'ailleurs chose faite !



+ Les points positifs - Les points négatifs
  • Le thème est prometteur.
  • Le propos est très actuel.
  • Le dessin est maîtrisé.
  • L'ensemble est aussi intéressant qu'amusant.
  • On doit attendre la suite pour être sûr que c'est aussi ambitieux que ça en a l'air, métaphoriquement parlant. 
La Parenthèse de Virgul #43
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Hello les Matous ! Ça ronronne dans les chaumières ?
Aujourd'hui, on se tape un trip psychédélique avec le Top 3 des films dans lesquels on peut suivre le Lapin Blanc. Ça a l'air bizarre comme sujet, mais vous allez voir, ça le sera sans doute plus que vous le pensez.


Follow the White Rabbit
En 1966, Grace Slick compose et écrit White Rabbit, un titre psychédélique qui évoque la prise de puissants psychotropes de manière métaphorique. Elle va interpréter cette chanson avec son groupe de l'époque, The Great Society, avant de rejoindre rapidement le mythique Jefferson Airplane, qui en enregistrera la version la plus célèbre. Le groupe va connaître un énorme succès (citons notamment son autre classique, Somebody to Love) et va évoluer au fil du temps, se transformant en Jefferson Starship puis simplement Starship (le Starship des années 80, qui signa entre autres Nothing's Gonna Stop Us Now, grand succès de 1987 et bande originale du film Mannequin). 
Mais revenons à notre lapin blanc. White Rabbit est si ancré dans la culture populaire que de très nombreuses œuvres, et notamment un paquet de films, vont s'offrir ce titre (ou une reprise) pour leur piste audio. Et parmi eux, de sacrés bons films même, comme nous allons le voir tout de suite.


Platoon
C'est Oliver Stone, en 1986, qui ouvre le bal avec Platoon. Chris Taylor, engagé volontaire dans l'armée américaine, découvre la réalité du terrain en arrivant au Vietnam. Sa section est déchirée entre deux fortes figures : le sergent Barnes, un vétéran dur et impitoyable qui en impose même à son lieutenant, et le sergent Elias, expérimenté également mais bien plus humain. Pour Taylor, ces deux hommes symbolisent alors son dilemme intérieur et la lutte constante entre la violence nécessaire pour survivre et la conscience qui vient la modérer et la cadrer. 
C'est lors d'un moment de détente, alors que les soldats fument de la marijuana dans un baraquement spécialement aménagé et éclairé à l'aide de bougies, que White Rabbit se fait entendre. De la drogue, un titre populaire à l'époque où se déroule le film, une référence parfaitement logique donc.




The Game
C'est David Fincher, en 1997, qui ramène le lapin sur le devant de la scène avec l'excellent The Game.
Nicholas van Orton, un riche capitaine d'industrie, est un homme seul, implacable, hanté par le suicide de son père. Alors qu'il s'apprête à fêter ses 48 ans, son frère lui offre un cadeau intrigant. Une simple carte lui permettant de participer à un jeu. Un jeu dont Nic ignore le but, mais qui va bouleverser sa vie.
White Rabbit résonne quand Nicholas rentre chez lui, un soir. Il découvre que sa demeure est sens dessus dessous et que les murs ont été tagués. Ici, l'utilisation de la chanson est plus subtile. Elle marque un moment important, où le personnage central est désorienté, il évolue dans un monde dont il ne comprend plus les règles. L'effet est encore appuyé par l'utilisation de lumière noire, qui donne à la scène un côté irréel et fait ressortir les étranges inscriptions sur les murs. Nous ne sommes plus dans de la prise de drogue au sens strict, mais plutôt dans une déformation du réel, dans l'irruption de l'étrange au sein même de ce que l'on considère comme le monde normal et familier. 




Matrix Resurrections
Mais c'est avec Matrix Resurrections, en 2021, que White Rabbit atteint son apogée et, en quelque sorte, "boucle la boucle". Dans cette suite de la trilogie originelle, Thomas Anderson est chargé de développer la suite de son jeu le plus populaire : Matrix. Mais Thomas a un gros problème. En effet, il a de plus en plus de mal à se convaincre que l'univers qu'il a créé n'est pas la réalité. 
C'est lors d'une réunion de commerciaux, censés définir ce que sera la suite de Matrix, dans l'univers de fiction Matrix, que White Rabbit, dans une version très particulière, vient de nouveau taquiner nos tympans. Alternent alors les scènes montrant l'avis des commerciaux et les plans se concentrant sur la vie, répétitive et insatisfaisante, d'Anderson. 
Il est peu de dire que White Rabbit et Matrix sont liés. Ils sont en fait intimement intriqués.

Rappelons-nous, dans le premier opus, Neo se voit conseiller de "suivre le lapin blanc", ce qui fait écho aux paroles : "And if you go chasing rabbits, and you know you're going to fall...". Dans la saga, le fait de s'éveiller, de faire face à la réalité, est symbolisé par l'absorption de pilules (la bleue pour rester endormi, la rouge pour s'éveiller), ce qui fait référence à la drogue (censée "ouvrir les portes de la perception") de la chanson : "One pill makes you larger, and one pill makes you small, and the ones that mother gives you don't do anything at all". L'on peut extrapoler un peu, et trouver même des connexions avec les agents de la matrice, censés défendre le système ("When the men on the chessboard, get up and tell you where to go"), ou encore trouver une similitude avec le caractère factice de la simulation, dont les règles peuvent être changées ("When logic and proportion have fallen sloppy dead"). 

La voix envoûtante de Grace Slick et l'univers de Matrix sont donc indissociables, mais on vous a gardé le meilleur pour la fin. Vous vous rappelez, au début de cette Parenthèse, quand la chanteuse compose White Rabbit et rejoint ensuite le groupe Jefferson Airplane ? Et savez-vous où ce groupe a effectué sa première apparition publique ? Eh bien, au 3138 Fillmore Street, à San Francisco. Et vous savez ce qu'il y avait, au 3138 Fillmore Street, de 1965 à 1972 ? Une boîte de nuit appelée... The Matrix. 
Miaw !

Remember what the dormouse said
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Écho #12 : Le Journal de Beckett
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On plonge dans l'univers de Vampire : La Mascarade avec un ouvrage revenant sur le lore du célèbre Jeu de Rôles.

Commençons par planter le décor pour ceux qui ne connaîtraient pas cet univers gothique fascinant. Le monde de Vampire : La Mascarade est peuplé de nombreux clans de vampires, ayant chacun leurs spécificités, leurs origines et leurs buts. L'on peut néanmoins les diviser en trois grands courants : la Camarilla, dont le but est de préserver le secret de l'existence des vampires et de se dissimuler au sein de la société humaine (une "mascarade" dont est tiré le nom du jeu) ; le Sabbat, dont le but est de mettre fin à la mascarade pour asseoir la domination des vampires sur le monde ; et enfin, des clans neutres. 

Le JdR en est à sa version 5 et propose même des univers dérivés permettant de jouer dans d'autres époques que le monde contemporain (Moyen Âge ou Ère Victorienne, par exemple). Il a connu aussi moult adaptations, en jeux vidéo, romans et BD. 
Mais ce qui nous intéresse plus spécifiquement aujourd'hui est un livre développant la méta-intrigue de cet univers.

Le Journal de Beckett est un pavé (plus de 550 pages) luxueux (papier glacé, jolies illustrations, hardcover) regroupant des tonnes d'informations sous forme d'entretiens, de coupures de presse, de conversations sur le net ou encore de notes manuscrites.

Les trente chapitres permettent de couvrir plus de 20 ans d'intrigues et présentent des vampires de tous les clans, des fragments de mythologie, de nombreux lieux, le tout offrant évidemment de multiples pistes de scénario. 
Dans le lot de ces informations foisonnantes, l'on va par exemple retrouver une analyse très détaillée du développement psycho-sexuel du vampire ou encore un long résumé de la méta-intrigue, détaillant notamment les particularités de chaque version.

La qualité de l'ouvrage est indéniable, c'est dense et très bien mis en page. Par contre, malgré le fait que deux traducteurs et deux relecteurs soient crédités, les bourdes sont présentes dès la quatrième de couverture (ce qui n'aide pas à se rassurer quant au contenu des pages intérieures) : un très moche "ç'a" ouvre le bal (rappelons que, contrairement à "ce", "ça" ne peut s'élider) alors qu'un tout aussi affreux "nul part ailleurs" trône fièrement un peu plus loin. 
Ce sont certes des détails qui ne suffisent pas à condamner l'ensemble du travail de l'éditeur, m'enfin, ça crispe un peu, surtout pour le prix (50 euros).

Bref, si vous possédez déjà une version des règles de base (indispensables pour comprendre la thématique générale et la mécanique de jeu) de Vampire : La Mascarade, ce journal à l'atmosphère envoûtante devrait vous fournir des pistes multiples pour envoyer vos aventuriers à travers le monde tout en vous permettant d'approfondir les intrigues et rivalités entre les clans.






Un Livre dont vous êtes le Héros - sélection d'illustrations
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Retour sur une collection de livres mythique qui a passionné bien des lecteurs dans les années 80 : Un Livre dont vous êtes le Héros.

Nous avons déjà souvent abordé ce genre d'ouvrages, notamment dans cette Parenthèse où Virgul revenait sur la légendaire Saga du Prêtre Jean, ou encore dans cet article qui présentait le bien plus récent Magiciens du Fer. Cette fois, nous allons survoler toute une collection, de manière essentiellement visuelle, grâce à la gamme publiée sous le label Folio Junior à partir de 1984.

Il faut bien comprendre à quel point ces livres ont été une révolution (et un formidable appel d'air permettant à de nouveaux lecteurs de découvrir le si passionnant domaine du papier). À l'époque, les jeux de rôles étaient encore balbutiants. Si D&D est déjà l'objet de quelques polémiques absurdes, L'Œil Noir vient à peine de sortir. Mais surtout, les JdR nécessitent du matériel, un groupe de joueurs, un apprentissage minimum de règles parfois complexes...
Avec les Livres dont vous êtes le Héros, Gallimard (précédant de peu Hachette et sa Saga du Prêtre Jean, évoquée plus haut et sortie en 1986) va rendre l'expérience de lecture interactive et permettre à bien des curieux de s'initier aux jeux de rôles de manière simple et instinctive. L'arpenteur de pages n'est plus seulement le témoin d'une aventure, il incarne le héros, il fait des choix, il décide de son parcours !

Cette gamme va proposer plusieurs séries. Parfois des one-shots mais aussi des sagas trépidantes et incroyablement riches, comme l'extraordinaire (et fleuve !) Loup Solitaire. Notons également La Voie du Tigre et son système de combat ambitieux (il était possible de choisir quel coup de poing, de pied ou quelle projection employer !).
Bien sûr, les choix semblent bien limités en regard de ce que propose un véritable JdR, mais la sensation d'influer sur l'histoire est bien là, et les meilleures séries permettent de véritablement profiter des acquis durement gagnés dans les aventures précédentes.  

Et si l'heroic fantasy se taille la part du lion dans cette collection, l'on trouve aussi de l'épouvante, de la science-fiction ou même des enquêtes policières. Chacun peut donc s'embarquer dans le genre qui le fait le plus vibrer. Et pour ne rien gâcher, ces livres disposent de couvertures colorés et fascinantes, aussi effrayantes parfois (à l'époque, personne ne chiale parce qu'il est "traumatisé" par un bouquin) que sublimes et poétiques (voir aussi, dans le même registre, notre sélection de couvertures de la collection Épouvante de J'ai Lu). 
C'est à un voyage graphique dans le passé que nous vous convions donc aujourd'hui. Parce que, pour ceux qui ont connu cette plongée enivrante dans l'épique et les frissons, pour ceux qui ont passé des heures à arpenter des contrées merveilleuses et à découper du bandit de grand chemin, rien ne vaut la vue de ces anciennes couvertures pour ouvrir, dans nos esprits, ces portes rouillées menant vers la réminiscence de plaisirs passés mais intacts...