Publié le
22.12.19
Par
Nolt
On passe en revue aujourd'hui le kit Larousse d'initiation au Jeu de Rôles.
Voilà de quoi initier facilement vos amis ou votre famille aux fameux JdR, parfois encore considérés comme difficiles d'accès. Larousse a plutôt bien fait les choses avec cette boîte très complète, contenant un matériel de qualité.
Ce "kit" contient le guide du maître de jeu, deux livrets correspondant aux deux scénarios jouables, 20 cartes de personnages prétirés, 20 cartes spéciales (comportant des portraits, indices, plans ou documents), plusieurs cartes (format A4) en version joueurs et MdJ, un écran avec aides de jeu (rappelant certains points de règles) pour le MdJ, et enfin un dé à 10 faces.
Premier point positif, les deux aventures jouables sont très différentes et se déroulent dans des univers bien distincts. L'on aura ainsi le choix entre une ambiance fantasy ou gothique. Le scénario gothique, La Nuit des Archéologues, met en scène un séjour chez un riche collectionneur qui vient d'acquérir un objet étrange. Une plongée dans l'étrange et le surnaturel donc. Le second scénario, plus classique, s'intitule La Quête du Dragon d'Or et est centré sur un groupe de héros engagés par la tenancière d'une taverne pour découvrir le secret de la chance insolente de l'un de ses clients.
Évidemment, l'on retrouve une forte influence des deux jeux majeurs et bien connus que sont L'Appel de Cthulhu et Donjons et Dragons.
Les scénarios sont plutôt bien fichus (même si très dirigistes), avec une description succincte du cadre général de l'histoire, quelques conseils génériques, et même les sources d'inspiration ou encore des suggestions de musiques pour rendre l'atmosphère des différentes scènes.
Le guide du maître de jeu est bien conçu et très abordable, même par de parfaits novices. Les règles sont elles aussi très simples. En ce qui concerne les combats ou la résolution des diverses actions, en gros, si vous faites un jet entre 1 et 5, c'est manqué, entre 6 et 10, c'est réussi. Bien évidemment, des modificateurs peuvent vous donner des bonus et malus, suivant la difficulté de l'action ou les compétences ou objets des personnages.
Voyons un peu ces fameux personnages justement. Chaque fiche comporte la photo et le nom du protagoniste à incarner, ainsi que son âge et sa profession. Les compétences sont au nombre de sept : Esprit, Connaissances, Discrétion, Observation, Corps, Combat et Charisme. L'on trouve aussi des jauges d'état (par exemple reposé/fatigué/épuisé) qui permettront de modifier la difficulté d'une action. Enfin, les fiches comportent également la description du matériel possédé par le personnage, ainsi que quelques lignes sur son passé. Et si vraiment les personnages prétirés ne vous conviennent pas, il est possible bien entendu d'en créer de nouveaux.
Alors, tout cela est très simpliste, mais c'est un peu le but puisqu'il s'agit d'initiation. Ne vous attendez donc pas à trouver la description complète d'un vaste univers, il s'agit plutôt de mini-environnements destinés à un one-shot en famille ou avec des joueurs découvrant le roleplay.
Tout est prêt pour démarrer immédiatement une partie, même si forcément le maître de jeu aura pas mal de lecture et un peu de préparation à faire (mais il est vraiment guidé et "pris par la main" à chaque étape). Tout cela est complété par un petit lexique.
Pour moins de 15 euros, ça vaut largement le coup. Si vous n'aviez jamais osé franchir le pas, ce kit devrait vous faire entrevoir les possibilités infinies de ce genre de jeux et vous permettre, qui sait, de découvrir ensuite des univers et systèmes plus élaborés.
À découvrir.
| + | Les points positifs | - | Les points négatifs |
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Publié le
19.12.19
Par
Nolt
-- TOPS --
Brink
Dans la catégorie "comic de SF bien écrit et disposant d'une ambiance flippante", le Virgul d'Or est attribué à Brink, une excellente série publiée chez Akileos (cf. cet article pour la critique complète).
En gros, après avoir bousillé sa planète d'origine, le restant de l'humanité vit maintenant dans des structures spatiales appelées "Habitats". Avec une jolie consommation d'anti-dépresseurs en prime pour supporter la délocalisation définitive. C'est dans ce milieu oppressant que Bridget Kurtis et Carl Brinkmann, agents de la Division de la Sécurité de l'Habitat, vont devoir enquêter sur une sombre affaire de secte...
Un excellent Dan Abnett parvient ici à mélanger mythes, science, SF et personnages atypiques tout au long d'une intrigue passionnante et réservant son lot de surprises.
Excellent !
Dans la catégorie "comic de SF bien écrit et disposant d'une ambiance flippante", le Virgul d'Or est attribué à Brink, une excellente série publiée chez Akileos (cf. cet article pour la critique complète).
En gros, après avoir bousillé sa planète d'origine, le restant de l'humanité vit maintenant dans des structures spatiales appelées "Habitats". Avec une jolie consommation d'anti-dépresseurs en prime pour supporter la délocalisation définitive. C'est dans ce milieu oppressant que Bridget Kurtis et Carl Brinkmann, agents de la Division de la Sécurité de l'Habitat, vont devoir enquêter sur une sombre affaire de secte...
Un excellent Dan Abnett parvient ici à mélanger mythes, science, SF et personnages atypiques tout au long d'une intrigue passionnante et réservant son lot de surprises.
Excellent !
The Babe
Grosse réussite pour cette production française indépendante issue du circuit alternatif mais rivalisant sans peine qualitativement avec les titres des maisons d'édition traditionnelles et qui s'impose (et de loin !) dans la catégorie "BD française qu'on n'attendait pas vraiment mais qui défonce tout !".
The Babe, héroïne au caractère bien trempé et aux "boobs" dévastateurs, s'attaque à la corruption de Skin City (cf. l'article complet) ! Le tout scénarisé par Mobias et dessiné par Atlante.
Second degré assumé et action trépidante pour cette première aventure saupoudrée de critique sociale et bénéficiant de magnifiques planches. Soulignons la réalisation de l'album, particulièrement soignée. Et en plus, il y a des ninjas !
Original et fun !
Grosse réussite pour cette production française indépendante issue du circuit alternatif mais rivalisant sans peine qualitativement avec les titres des maisons d'édition traditionnelles et qui s'impose (et de loin !) dans la catégorie "BD française qu'on n'attendait pas vraiment mais qui défonce tout !".
The Babe, héroïne au caractère bien trempé et aux "boobs" dévastateurs, s'attaque à la corruption de Skin City (cf. l'article complet) ! Le tout scénarisé par Mobias et dessiné par Atlante.
Second degré assumé et action trépidante pour cette première aventure saupoudrée de critique sociale et bénéficiant de magnifiques planches. Soulignons la réalisation de l'album, particulièrement soignée. Et en plus, il y a des ninjas !
Original et fun !
The Art of Self-Defense
Dans la catégorie "je me moque des films d'arts martiaux mais je parviens tout de même à bâtir une intrigue solide et à m'offrir le luxe d'une morale pas dégueu", on retrouve The Art of Self-Defense, un long métrage de Riley Sterns.
Casey, un type banal et souffrant d'une timidité maladive, subit un soir une terrible agression en rentrant chez lui. Il en retire un arrêt de travail et une phobie naissante. Pour lutter contre ses démons, il va avoir l'idée de s'inscrire à un cours de karaté. Le voilà au début d'une quête personnelle dont il n'imaginait pas les implications... (cf. cet article pour lire la critique complète)
Pour le coup, voilà un film original, drôle et inspiré, qui s'amuse de certains classiques (et de leur morale parfois étrange) tout en se moquant de dérives bien actuelles.
Brillant.
-- FLOPS --
Dans la catégorie "je me moque des films d'arts martiaux mais je parviens tout de même à bâtir une intrigue solide et à m'offrir le luxe d'une morale pas dégueu", on retrouve The Art of Self-Defense, un long métrage de Riley Sterns.
Casey, un type banal et souffrant d'une timidité maladive, subit un soir une terrible agression en rentrant chez lui. Il en retire un arrêt de travail et une phobie naissante. Pour lutter contre ses démons, il va avoir l'idée de s'inscrire à un cours de karaté. Le voilà au début d'une quête personnelle dont il n'imaginait pas les implications... (cf. cet article pour lire la critique complète)
Pour le coup, voilà un film original, drôle et inspiré, qui s'amuse de certains classiques (et de leur morale parfois étrange) tout en se moquant de dérives bien actuelles.
Brillant.
-- FLOPS --
Nicky Larson et le Parfum de Cupidon
Ouch !
Dans la catégorie "il n'est pas suffisant d'être fan d'un manga ou d'un dessin animé pour pouvoir en faire un bon film", voilà une adaptation totalement ratée malgré la passion et les efforts d'un Philippe Lacheau qui n'aura pas su réellement s'approprier l'esprit de la série. Entre le jeu misérable de la plupart des acteurs, les beauferies bien lourdingues et les références multiples mais hors-sujet et plombantes, pas grand-chose à retenir, si ce n'est la prestation de Fontan et un gun fight final plutôt bien chorégraphié et mis en scène.
Par contre, si vous aimez l'humour baignant dans la graisse, qui ferait passer Bigard pour le summum du raffinement, là vous risquez de vous éclater. Vous pouvez basculer sur cet article complet si vous tenez vraiment à en savoir plus...
Heurk.
Ouch !
Dans la catégorie "il n'est pas suffisant d'être fan d'un manga ou d'un dessin animé pour pouvoir en faire un bon film", voilà une adaptation totalement ratée malgré la passion et les efforts d'un Philippe Lacheau qui n'aura pas su réellement s'approprier l'esprit de la série. Entre le jeu misérable de la plupart des acteurs, les beauferies bien lourdingues et les références multiples mais hors-sujet et plombantes, pas grand-chose à retenir, si ce n'est la prestation de Fontan et un gun fight final plutôt bien chorégraphié et mis en scène.
Par contre, si vous aimez l'humour baignant dans la graisse, qui ferait passer Bigard pour le summum du raffinement, là vous risquez de vous éclater. Vous pouvez basculer sur cet article complet si vous tenez vraiment à en savoir plus...
Heurk.
Anthologie de Stephen King à l'écran
Dans la catégorie "blindé de conneries et fait à la va-vite, mais c'est pas grave parce que le gars a des fans donc on va se goinfrer", voilà un machin très joli d'aspect mais au contenu ô combien vérolé.
Erreurs factuelles, coquilles, opinions personnelles non argumentées mais assénées comme des coups de massue, photos de merde récupérées sur internet dans une définition crasseuse, style étrange alliant anglicisme et insultes, bref, vous l'aurez compris, trop de défauts importants pour que l'on puisse se réjouir d'un tel achat.
Bon, il y a bien quelques points positifs, comme les fresques chronologiques et quelques anecdotes sympas, mais même en étant fan de l'auteur, ça reste bien léger. Le détail du désastre est exposé dans cet article.
Dispensable.
Dans la catégorie "blindé de conneries et fait à la va-vite, mais c'est pas grave parce que le gars a des fans donc on va se goinfrer", voilà un machin très joli d'aspect mais au contenu ô combien vérolé.
Erreurs factuelles, coquilles, opinions personnelles non argumentées mais assénées comme des coups de massue, photos de merde récupérées sur internet dans une définition crasseuse, style étrange alliant anglicisme et insultes, bref, vous l'aurez compris, trop de défauts importants pour que l'on puisse se réjouir d'un tel achat.
Bon, il y a bien quelques points positifs, comme les fresques chronologiques et quelques anecdotes sympas, mais même en étant fan de l'auteur, ça reste bien léger. Le détail du désastre est exposé dans cet article.
Dispensable.
Simetierre (version 2019)
Décidément, autant le vieux briscard du Maine accumule les réussites avec ses romans, autant ce qui tourne autour de son œuvre s'avère souvent décevant. Dans la catégorie "on sait que rien ne battra jamais le désastre de l'adaptation de La Tour Sombre mais on essaie quand même", cette nouvelle version de Pet Sematary passe de nouveau complètement à côté de la profondeur et de l'aspect émotionnel du roman.
Certains ont pu reprocher un changement majeur lors d'une scène importante (qui ne concerne plus le même personnage), pourtant cela faisait partie des rares bonnes idées des réalisateurs. On se fiche bien de qui est concerné (cela permettait en plus de surprendre un peu les lecteurs du roman) tant que la thématique et l'esprit de l'intrigue sont conservés. Or, ce n'est pas le cas ici, le scénariste s'éloignant du drame familial originel pour ne garder que les aspects fantastiques et horrifiques qui, loin d'être le cœur de ce récit poignant, étaient présents uniquement pour mettre en relief les relations dysfonctionnelles entre les personnages. La critique complète dans cet article.
Un film correct mais qui demeure une adaptation médiocre.
Décidément, autant le vieux briscard du Maine accumule les réussites avec ses romans, autant ce qui tourne autour de son œuvre s'avère souvent décevant. Dans la catégorie "on sait que rien ne battra jamais le désastre de l'adaptation de La Tour Sombre mais on essaie quand même", cette nouvelle version de Pet Sematary passe de nouveau complètement à côté de la profondeur et de l'aspect émotionnel du roman.
Certains ont pu reprocher un changement majeur lors d'une scène importante (qui ne concerne plus le même personnage), pourtant cela faisait partie des rares bonnes idées des réalisateurs. On se fiche bien de qui est concerné (cela permettait en plus de surprendre un peu les lecteurs du roman) tant que la thématique et l'esprit de l'intrigue sont conservés. Or, ce n'est pas le cas ici, le scénariste s'éloignant du drame familial originel pour ne garder que les aspects fantastiques et horrifiques qui, loin d'être le cœur de ce récit poignant, étaient présents uniquement pour mettre en relief les relations dysfonctionnelles entre les personnages. La critique complète dans cet article.
Un film correct mais qui demeure une adaptation médiocre.
Publié le
9.12.19
Par
Nolt
Ah, le bon vieux film d'horreur qui accumule les clichés et les comportements idiots, on se dit en général que c'est une époque révolue, que plus personne n'ose écrire et réaliser des thrillers sans originalité ni vraisemblance ? Eh bien non, on a même eu droit l'année dernière à un candidat au titre du plus beau représentant de ce genre.
Et il s'intitule Strangers : Prey at Night.
Alors, l'histoire. Dans la famille Crétin, voilà le papa, la maman, le fiston et la fille un peu rebelle que l'on va ramener en pension. Mais, avant cela, pour resserrer les liens, papa et maman Crétin on l'idée de s'arrêter dans un camping désert, où ils s'installent joyeusement dans un bungalow afin de jouer aux cartes.
Mais la fille rebelle n'aime pas ça les jeux de cartes. Elle préfère aller fumer une clope dehors, comme une vraie rebelle qui se tartine le fion de l'état de ses poumons. Elle est bientôt rejointe par son frère, qui lui est un crétin raisonnable qui va lui donner plein de bons conseils. D'ailleurs, lorsqu'ils trouvent une baraque grande ouverte, ils ont tous les deux la brillante idée d'aller farfouiller dedans. C'est là qu'ils découvrent un premier cadavre et que les décisions intelligentes vont s'accumuler.
Bien, maintenant qu'on a un peu planté le décor, voyons plus précisément ce qu'est ce... truc. Réalisé par Johannes Roberts, qui visiblement est au cinéma ce que Francky Vincent est à l'art lyrique, ce long métrage est écrit par Ben Ketai et Bryan Bertino. D'après des personnages créés par Bertino (apparemment, il tenait à ce qu'on précise ce fait, et effectivement, ça serait dommage de ne pas revendiquer la paternité de tels couillons).
S'être mis à deux pour pondre une saloperie pareille, c'est déjà en soi un petit exploit. Car tous les poncifs du genre sont méticuleusement étalés, au point que l'on pourrait croire à une parodie s'il n'y avait pas une absence totale d'humour et de second degré. Les personnages se séparent en faisant des groupes de 2, puis des groupes de 1, ils n'achèvent pas (évidemment !) les tarés qui veulent les trucider, ils se mettent systématiquement en danger de la manière la plus idiote possible, les tueurs se "téléportent" toujours au bon endroit au bon moment, bref, un festival. Et précisons qu'il n'y a aucun "spoiler" dans ce qui suit. Il est virtuellement impossible de "gâcher" un tel navet (du moins, les scénaristes s'en sont très bien chargés tout seuls).
Commençons par maman Crétin. Elle est dans la salle de bain, une gamine équipée d'un couteau enfonce la porte, et elle, au lieu de se défendre... elle lui tourne le dos. Elle s'obstine, vraiment, à se faire charcuter de dos, sans jamais faire un geste pour tenter de maîtriser une ado. Du coup, on est bien content quand maman Crétin se fait buter. Bien fait, connasse, t'avais qu'à pas avoir un QI inférieur à ta pointure de godasse !
![]() |
| Toujours être dos à l'agresseur. La Base. |
Malgré ça, il parvient à s’assommer sous la "violence" du choc. Quand il revient à lui, un tueur s’assoit dans la caisse, sur le siège passager. Papa Crétin ne peut pas s'enfuir (il s'est empalé sur un morceau de bois qui a traversé la bagnole, haha), mais bon, il a l'usage de ses bras, il pourrait résister un peu, mettre un pain au mec, non, il se contente de pleurnicher. Du coup, il y passe. Bien fait aussi !
Rendu à ce moment-là du film, c'est déjà insupportable. Tout est tellement con, que ce soit les réactions des personnages, les effets téléphonés, les blessures aux effets surprenants, que l'on n'a qu'une seule envie : qu'ils crèvent tous le plus rapidement possible.
Mais c'est long, parce que la fille rebelle et le frangin Crétin ont de la ressource. Étonnamment même de ressource pour des gens à ce point dénués de cerveau. À un moment donné par exemple, le frère a un flingue dans la main. Il tient en joue l'un des tueurs (tueurs qui viennent de buter sa mère et blesser grièvement son père et sa sœur). Qu'est-ce qu'il fait ? Il bute le taré ? Non, il le tient en joue puis s'enfuit, avant de trouver le moyen de perdre le flingue !!
Ah, mais quel con !!
Et puis, il faut voir la scène quand le père file le flingue au fils. Il lui demande s'il sait s'en servir (un revolver, il n'y a rien de plus simple, en même temps, bon, il y a bien des gens qui ne savent pas apparemment se servir d'une boussole, donc ne sous-estimons pas les abrutis), il répond "non", et le père lui dit "tu le charges et tu appuies sur la détente" (ou un truc dans le genre). Déjà, qui, au nom du ciel, a besoin qu'on lui explique une telle évidence ?? En outre, l'explication est débile, ça revient à dire, pour quelqu'un qui ne sait pas piloter un avion, "tu décolles et tu voles jusqu'à ta destination".
Il y aurait encore beaucoup à dire, comme le flic, qui se fait tuer de la manière la plus improbable qui soit, alors que la fille voit parfaitement arriver le meurtrier. On se tape en plus, évidemment, la fausse mort du dernier méchant. Quant aux motivations des tueurs (de la famille Tueur, en fait), elles sont inexistantes. Pourquoi vous faites ça ? "Pourquoi pas ?" répondra l'un des demeurés. Ah ben, attention, ça philosophe sévère, on sent le brainstorm jusqu'au bout de la nuit...
Arrrh, tout est tellement stupide et d'une pauvreté affligeante que ça donne des envies de meurtre. Et le meilleur pour la fin : un joli "rien ne sert de courir" sur l'affiche et le DVD de la VF (ben, si, parfois, il vaut mieux courir que de ne rien faire) et un magnifique "d'après des faits réels". Si c'est exact, si ces gens se sont fait buter de la manière dont le film le décrit, alors il ne s'agit pas de meurtres mais de sélection naturelle. Merci Darwin et tant pis pour la famille Crétin.
Un catalogue de tout ce qu'il est permis de rater et bâcler dans un récit.
Collector.
![]() |
| Attends petit, je vais t'apprendre à respirer par le dos, comme une baleine ! |
| + | Les points positifs | - | Les points négatifs |
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Publié le
3.12.19
Par
Vance
Déjà, ça pose son bonhomme. Sauf que Crane ne se contente pas d'être un super-nerd (ou geek) et s'est bâti depuis tout jeune un corps d'athlète ainsi que des capacités qui en font un combattant d'exception, un tireur d'élite et un espion hors-pair.
Ouais, le gars a tout ce qu'il faut. Et bien entendu, il a la classe et son prestige rejaillit également sur son charme - bien qu'on ne saura pas grand-chose dans ce volume sur sa vie sexuelle, sans doute trépidante, quoique hors sujet. À moins que... ?
Prodigy, la Terre maléfique est donc conçu comme le premier tome des aventures de ce sur-être (à moins qu'on lui préfère le terme d'hyper-être évoqué en exergue de la Brigade Chimérique - cf. cet article). Avec son allant habituel, Mark Millar expédie l'exposition de son héros avec efficacité et pragmatisme, sur un tempo rappelant l'abattage de Cumberbatch dans la série Sherlock - ce dernier étant l'un des trois modèles ayant servi de base à la conception de notre héros syncrétique, qui tient également, si l'on en croit la préface, de Bruce Wayne et d'Indiana Jones. Avec un soupçon d'Evel Knievel...
Cette fois, loin de Kick-Ass ou de Wanted [voir notre dossier spécial sur Mark Millar], point de personnage principal de basse extraction qui s'élèvera à la force du poignet : ces quêtes-là sont loin derrière notre Crane adulte, qui nous donnera en flashback quelques indications sur les rares moments délicats de sa vie passée (comme lorsqu'il a entrepris d'apprendre les arts martiaux en un week-end histoire de corriger les rustres qui l'avaient un peu trop secoué à l'école). Néanmoins, s'il a acquis ce qu'il faut de maturité et de sagesse en devenant littéralement le sauveur d'une humanité en déroute - l'homme vers lequel on se tourne quand on n'a plus de solution - il a conservé une parcelle de son esprit aventureux, de cette jeunesse fougueuse dont il est trop vite sorti, ce qui l'incite à accepter certains challenges impossible que lui envoient des fans en délire. Au-delà des réussites personnelles, de la résolution de problèmes ou d'équations insolubles, des bienfaits qu'il octroie sans contrepartie (l'argent n'est pas un souci pour quelqu'un ayant un cerveau capable de prévoir les cours à Wall Street ou deviner les cartes de ses adversaires), Crane fonctionne surtout à l'adrénaline, et n'aime rien tant que mettre sa vie en danger pour l'accomplissement illusoire d'un exploit surhumain.
Bref, un super-héros sans cape mais au costume impeccablement taillé, ayant bâti une organisation philanthropique à laquelle les gouvernements n'hésitent guère à demander de l'aide.
Or, parmi les différents cas qui lui sont soumis ce matin, celui de ces matérialisations d'objets survenant en Australie attire son attention, en tout cas une parcelle substantielle de sa concentration, tandis qu'une autre partie de sa psyché travaille à la réalisation d'un projet permettant à la Terre d'éviter un cataclysme planétaire prochain. Et lorsqu'un agent de la CIA vient personnellement lui demander de l'aide concernant cette histoire (qui a entraîné la mort d'un éminent professeur), il décide de s'y pencher encore davantage. Sans se douter (mais un intellect tel le sien peut-il vraiment ignorer les tenants et aboutissants d'une telle affaire ?) qu'il allait fourrer le doigt dans un engrenage mettant au jour une vaste machination, une organisation millénaire et un projet de conquête... extraterrestre.
À la mode Millar, l'irruption du surnaturel intervient relativement vite, le temps qu'on se soit familiarisé avec le héros et son entourage. Les chapitres s'enchaînent rapidement, sur un rythme exigeant, qui nous rappelle aussitôt que Millarworld a été racheté par Netflix depuis 2017 [cf. cet article], et que ce projet est virtuellement destiné à devenir une série TV. Du coup, autant de cliffhangers viendront conclure chaque chapitre, pour une histoire toute en accélération mais manquant parfois de substance, multipliant les fausses pistes pour se précipiter vers une conclusion forcément prévisible - et, du coup, décevante. Même si Crane est constamment sur le fil, multipliant les prises de risques qui sont autant de boosts d'adrénaline, on ne parvient guère à trembler pour un homme qui semble tellement au-dessus de tout, capable de jouer sur plusieurs fronts à la fois. On se demande juste comment il s'en sortira, avec quelle joyeuse lucidité précognitive il avait prévu de réussir son coup au nez et à la barbe de ses adversaires, même les plus coriaces. On est ainsi plus proche du vidéoludique que du roman d'aventures, même si Mark Millar a singulièrement ce don pour nous pondre des méchants vraiment pourris jusqu'à la moelle, voire carrément une organisation occulte de bad guys qui rappellent un peu ceux de Luther Strode.Intense et délassant, ce volume est conçu comme la tête de pont d'une série qui pourrait fort bien faire recette. Restreignant ses ambitions tout en laissant parler ses fantasmes habituels, l'auteur écossais signe un script jubilatoire bien que superficiel, particulièrement bien servi par un Rafael Albuquerque très à l'aise, capable d'impulser encore un peu plus d'énergie dans des planches au design léché, d'ajouter un peu de grâce et d'élégance à un scénario brutal qui enquille séquences de haut-vol et tueries gratuites.
Sans doute un peu m'as-tu-vu, loin de la portée d'un Old Man Logan voire d'un Superior, mais tout de même moins grotesque que Nemesis. Attendons la suite pour nous faire une idée définitive.
| + | Les points positifs | - | Les points négatifs |
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Publié le
3.12.19
Par
Virgul
Petit message alternatif suite
au discours de Pantoufle, le « chat pas sympa » appuyé par la
SPA de Colmar.
Je connais bien le sujet vu
que je suis un chat. Dorloté, certes, mais conscient des pratiques actuelles.
Par contre, je suis persuadé que l’on n’éduque pas les gens en les engueulant.
Ça aurait même tendance à les braquer. Alors, je vais essayer de faire passer
le même message en restant cool. Parce que je sais que la plupart d’entre vous
sont bien intentionnés.
Je suis un être vivant.
On peut décider de m’adopter,
mais on ne peut pas « m’offrir ». Je ne suis pas un jouet. Et la
personne visée par un tel « cadeau » n’a pas forcément conscience de
ce que ça implique comme responsabilités, travail, ressources financières et
amour.
Une fois arrivé dans un foyer,
je serai un membre de la famille, à part entière. Dont il faudra s’occuper.
Même si je fais des bêtises (dont je n’ai pas conscience). C’est à peu près
pareil pour mes amis canins, rongeurs ou volatiles. Si vous décidez de nous
adopter, vous prenez une responsabilité qui vous engage pour longtemps.
L’adoption d’un animal ne se
décide pas sur un coup de tête, encore moins au moment des fêtes.
Il faut en parler au sein de
la famille, se renseigner, peser le pour et le contre, puis, si réellement le
foyer (l’arrivée d’un animal engage tout le monde) est prêt, alors… vous allez
peut-être faire le bonheur d’une petite bestiole.
Mais surtout, pensez bien à
tout ce qui sera désagréable. Une petite boule de poils, aussi mignonne
soit-elle, doit aussi être bien nourrie, vaccinée, s’amuser, sortir et se
dépenser, avoir un espace à elle, et pouvoir compter sur vos soins, ce qui
suppose que vous puissiez vous renseigner sur ses besoins et lui accorder du
temps.
Tout cela n’est pas forcément
si énorme pour bénéficier de l’amour inconditionnel d’un animal. Mais pour
nous, les bestioles, c’est indispensable.
Nous dépendons de votre
gentillesse et de votre maturité.
Merci à tous nos amis humains
qui nous aiment et prennent soin de nous !




































