Sex Education
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Retour sur une série véhiculant une idéologie de merde mais très bien écrite : Sex Education.

Il y a deux éléments à bien séparer pour pouvoir juger cette fiction disponible sur Netflix : le fond et la forme. L'un est épouvantable, l'autre est brillant. Cela donne un objet télévisuel très particulier, à la fois infect et merveilleux.
Commençons par le fond : le wokisme.
Bon, est-il nécessaire de présenter cette idéologie criminelle et mortifère, qui balance des saloperies dans la tête des gamins dès leur plus jeune âge et va jusqu'à les charcuter, voire les pousser au suicide ? Et ce n'est que le pan "sexuel" de cette doctrine de tarés, qui est également pro-criminelle, misandre, raciste (envers les Blancs) et j'en passe. Heureusement, peu de gens sont tombés dans le panneau de ces dérives sectaires, stupides et extrémistes. Mais les quelques excités qui soutiennent ce fléau mental font du bruit, du coup, on les entend beaucoup.

Vu que je déteste ça, pourquoi regarder une série purement wokiste justement, dont le but est précisément la promotion de cette folie qui nie l'Histoire, la biologie, le bon sens et la logique ? Eh bien, déjà, étant donné que le sujet est précisément les dérives wokistes, cela me gêne moins que lorsque Netflix (ou d'autres) injecte artificiellement des personnages "woke" dans un polar, un film de SF ou, pire, un récit historique. Et puis surtout, c'est tellement exagéré, tellement stupide, que ça en devient parodique. Les auteurs vont si loin que l'effet voulu (la promotion de cette saloperie) est raté et que ça tourne presque à la dénonciation critique.
Aucune famille n'est normale, les parents blancs ont des enfants noirs, l'un des personnages noirs a deux lesbiennes pour parents, c'est bourré de gays, trans, queers, "non-binaires" et autres "asexuels" en tout genre, et tout le monde passe son temps à baiser (ce sont des lycéens à la base). Bref, c'est totalement barré. Régulièrement, les auteurs assènent des conseils ou des réflexions censées être philosophiques mais tout est tellement exagéré que l'on tombe dans le grotesque. 

Prenons un exemple : le consentement. Bon, déjà désolé pour les plus jeunes qui pensent l'avoir inventé, mais dans les années 80 et 90, ça existait déjà. Il y avait aussi des salauds et des criminels, bien entendu, mais il est factuellement faux de prétendre que l'on se permettait tout et n'importe quoi avec les femmes à cette époque. Pour avoir fréquenté pas mal de boîtes, de fêtes de village ou de soirées chez des particuliers, je peux vous assurer que tout le monde (en tout cas, l'immense majorité des gens) se comportait de manière respectueuse. Si une nana répondait par la négative à une invitation à prendre un verre ou à danser, le gars repartait, un peu triste et vexé, et ne lui sautait pas dessus de force pour autant. Si vous n'avez pas l'âge pour avoir vécu cette époque, demandez donc à vos parents.
Eh bien, dans la série, le consentement va si loin que les personnages sont sans arrêt en train de se demander la permission de faire la moindre connerie : "je peux t'enlever ça ?", "je peux mettre ma main là ?", "je peux te toucher ici ?", ça en devient lourdingue et ridicule. 
D'ailleurs, globalement, tout ce qui touche au "message" véhiculé par la série est complètement con, mensonger et décadent. C'est la ruine de la pensée, de l'intelligence et de tout ce qui est sain. Mais franchement, on ne s'attendait pas à autre chose de la part d'individus pourris par le confort, l'oisiveté et le nombrilisme.  


Par contre, la forme est vraiment réussie. Les personnages sont attachants, les situations souvent imprévisibles, c'est parfois très drôle et même émouvant, bref, tout est fait, avec talent, pour rendre le produit attractif. 
Le personnage principal, Otis, sorte de loser en bas de la chaîne alimentaire des bahuts anglosaxons, devient "consultant amateur" en problème de cul, et il va même aller jusqu'à se taper les plus emblématiques (et canon) gonzesses du lycée. Ce n'est pas réaliste du tout (surtout avec sa dégaine), mais c'est particulièrement jouissif à voir, forcément. D'autant que le personnage génère une forte empathie. Les seconds rôles sont souvent très bons aussi. Mention spéciale, par exemple, pour Lily, une jeune fille dégingandée et fan d'aliens, qui va s'avérer très touchante. Même chose pour Adam Groff qui, à la base terreur des couloirs et brute épaisse, va peu à peu s'humaniser et laisser apparaître ses failles : la découverte de sa sexualité, différente de ce qu'il pensait, son amour des animaux ou sa relation difficile avec son père font partie des grandes réussites de ces quatre saisons.
Soulignons également la présence de plusieurs handicapés dont la portée du rôle dépasse leur simple handicap. Ça, c'est souhaitable et bien fichu, donc soyons honnête, c'est un point positif et une réussite.

Et, comme précisé plus haut, l'humour apporte tout de même une touche de légèreté fort bienvenue. Les quiproquos et les gaffes sont bien amenés la plupart du temps, et l'on peut même partir en fou rire à deux ou trois occasions (la présentation d'Otis par lui-même, lors de son arrivée à Cavendish, restera mythique). Notons en plus la présence de Gillian Anderson (très bonne, mais décidément très versée dans le discours wokiste, cf. The Fall) et, globalement, d'un casting très réussi (d'Emma Mackey, interprétant Maeve, à Alistair Petrie, en proviseur strict et insensible qui va évoluer d'une manière très inattendue). Ajoutez à ça un rythme soutenu, de la musique bien choisie, une bonne dose de pathos, et vous obtenez un cocktail détonnant, soutenu par une narration très habile. 

Alors, c'est à conseiller ou non ?
Ben oui, c'est très largement conseillé. D'une part parce que, contrairement aux débiles qui pensent qu'il faut tout censurer parce que les idéologies "s'attrapent", je suis persuadé au contraire que les auteurs doivent être le plus libres possible (dans le respect de la loi) et que le wokisme, s'il fait des dégâts sur les esprits jeunes, ne peut "s'attraper" à l'âge adulte (ou à l'adolescence, la série étant classée +16) sous prétexte que l'on regarde un film ou que l'on écoute une musique. Il faut déjà être inculte et un peu con à la base. Donc, pas de danger à ce niveau-là, si vous êtes sensé, vous le resterez. Et si vous ne l'étiez déjà pas, ça ne vous aidera pas, mais ça n'empirera rien. D'autre part, même si elle est au service d'une idéologie nauséabonde, criminelle et indigne, cette série est... vraiment très bonne. Tout n'est pas à jeter dans le propos (qui tente de manière bien maladroite de décrire des situations pénibles, ici bien trop politisées), ça joue bien, la réalisation est efficace et on se surprend à jubiler, faire des bonds et être heureux ou déçu par les réactions des personnages. Tout cela fait de Sex Education une bonne fiction. Tout comme de bons auteurs pourraient rendre géniale une série faisant la promotion du nazisme. Cela ne veut pas dire que le wokisme ou le nazisme sont souhaitables, juste que la technique d'écriture, quand elle est maîtrisée, peut tout faire passer. Dans un roman ou une série, ce n'est pas bien grave, dans un discours politique, méfiez-vous quand même un peu.

Brillant donc. Et profondément abject sur le fond.  




+ Les points positifs - Les points négatifs
  • La grande majorité du casting.
  • L'humour.
  • Des personnages touchants.
  • Une écriture et une réalisation efficaces.

  • Tout cela au service de la pire idéologie pondue par les Ricains, qui pourtant sont champions en doctrines merdiques.
  • Le côté totalement irréaliste voire mensonger de certaines situations.
  • Les épouvantails à moineaux de Cavendish, dans la saison 4.