Publié le
19.8.23
Par
Vance
C'est l'été et quoi de mieux qu'un bon roman policier truffé d'énigmes, de symboles occultes et de références historiques ? Parce qu'il n'y a pas que Dan Brown et Umberto Eco dans cette catégorie de plus en plus prisée, laissez-nous vous présenter quelques ouvrages naviguant dans ces eaux sulfureuses, où chaque enquête menace de mettre au jour une conspiration ou une découverte pouvant changer la face du monde...
Eternalis est un roman de Raymond Khoury, édité en France aux Presses de la Cité en 2007, avec une traduction de Jacques Hubert Martinez.
L'action commence d'abord à Naples, en 1750. Dans les profondeurs de la nuit, trois hommes armés pénètrent le palais d’un marquis, l’accusent d’être un imposteur et le somment de révéler un certain Secret. Ledit marquis réussit malgré tout à prendre la fuite, laissant derrière lui un palais en flammes…
Puis nous voici en 2006, à Beyrouth. Mia a à peine le temps de faire connaissance avec sa mère, Evelyn, archéologue émérite et passionnée, que celle-ci est enlevée sous ses yeux. Un antiquaire venait de lui parler d’un codex orné d’un symbole antique, l'ouroboros – le serpent qui se mord la queue – et Evelyn avait compris la portée vitale d’une telle relique. Avec l’aide d’un agent de la CIA, Mia va tenter de démêler l’écheveau de cet enlèvement, lié à une conspiration qui pourrait bien, donc, "changer la face du monde…" (puisqu'on se tue à vous le répéter !).
Ceux qui avaient déjà lu Le Dernier Templier savent avec quelle efficacité Khoury promène son lecteur entre les lieux et les époques : ici, nous naviguerons au sein d'un bassin méditerranéen historique, depuis l'âge de l'Inquisition jusqu'aux Lumières, de Naples à Lisbonne en passant par Paris, jetant un regard aussi émerveillé que franchement critique sur cette société libertine qui, après avoir goûté aux espoirs humanistes, s'abreuvait de connaissances dans une débauche décadente tandis que grondait le peuple en mal de pain. Les palais et hôtels particuliers de la capitale française contrastaient par leurs fastes avec la puanteur d'une Seine surchargée d'immondices flottant entre deux eaux : des images aussi évocatrices que les geôles étouffantes de l'Inquisition dans laquelle œuvre Sebastian, personnage central de la partie historique, qu'on retrouvera sous différentes identités – dont celle, plus illustre, du Comte de Saint-Germain qui époustoufla (bluffa surtout) la cour du roi de France par ses dons prodigieux, son savoir étrange et… sa longévité.
Ces passages situés quelques siècles en arrière viennent ponctuer une enquête assez classique par sa facture, se déroulant essentiellement au Liban : une archéologue américaine vient de se faire enlever en plein jour par une bande lourdement armée. Officiellement, elle est soupçonnée de trafic d’œuvres antiques (dans une région qui a subi le pillage de son patrimoine depuis la Guerre du Golfe - il s'agit d'une accusation grave), ce qui plonge l’ambassade dans un malaise évident. Toutefois l'on découvre qu’elle est mêlée malgré elle, en raison d’une découverte qu’elle avait faite quelques années plus tôt, à la quête d’hommes soucieux de mettre la main sur un secret millénaire. Le symbole ornant la couverture, le titre français un peu trop évocateur mettront très vite le lecteur même profane sur la piste. Cette fois, même s’ils sont mentionnés, les Templiers [1] ne sont plus les dépositaires de la clef de l’énigme sacrée. On évoque ainsi aussi bien l’alchimie que la thérapie génique, la pierre philosophale ou les cellules souches. L’auteur cite aisément ses sources et l’on se surprend à voir dans certains personnages des éminences historiques (tel ce Di Sangro dont on peut voir une très belle chapelle à Naples ainsi que d'effrayantes « machines anatomiques »).
Le découpage du livre s'effectue par le biais de chapitres brefs, où l'action prédomine, afin de privilégier le suspense et les variations de rythme (l'agent Corben et Mia, tout en enquêtant dans le but de retrouver Evelyn, sont régulièrement aux prises avec les commanditaires de l'enlèvement ; fusillades, explosions et accidents scandent la progression de leurs recherches) : dès que cela commence à tirer en longueur, on saute à une autre époque. C'est parfois frustrant, souvent artificiel, mais cela permet d'entretenir la tension. En revanche, par rapport au Dernier Templier, les personnage semblent assez mal dépeints : l'on peine à éprouver de l'empathie pour Mia, pourtant volontaire et courageuse, et on définit mal les contours de la personnalité de Corben, de l'intrigant Kirkwood (un représentant des Nations Unies) ou de ce hakim sans nom, sorte de savant fou mâtiné de chef maffieux.
Cela dit, les décors sont engageants, même si l'auteur ne dédaigne pas insister sur les dessous de ces cités qui font rêver (le Paris ou la Lisbonne du XVIIIe siècle, la Beyrouth contemporaine) : cela n’en confère que plus de poids au contexte, sans s’appesantir outre mesure – il s’agit avant tout d’un livre fondé sur l’action.
La révélation finale, quoique poétique, est loin de remplir les espoirs qu'on pouvait décemment nourrir tout au long du périple de ces aventuriers : le gran finale s'avère bien pauvre, malgré quelques discussions intéressantes sur l'opportunité de dévoiler un secret qui bouleverserait la société humaine. Là où Spielberg choisissait de ne pas consumer la magie de la découverte et d'entretenir le mythe dans Indiana Jones & la Dernière Croisade, Khoury dévoile un mystère bien loin des attentes enflammées qu'on était en droit de nourrir.
Cela reste néanmoins divertissant et efficace.
[1] Les amateurs de Templiers ont déjà pu avoir sur Univers Multiples, Axiomes & Calembredaines un aperçu d'une petite partie de ce qui a été écrit sur ce sujet passionnant (en bande dessinée, comme dans la Fin des Templiers, en comics comme avec 1602 ou en roman avec le Secret du Treizième Apôtre).
| + | Les points positifs | - | Les points négatifs |
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Publié le
17.8.23
Par
GriZZly
Elle porte la culotte, bien que son mec exhibe la sienne.
Tout le monde connaît Lois, non ? La meuf de Superman. La donzelle n'est pas fille facile mais est pourtant passée entre les mains de bien des scénaristes. Au fil des années et sans prendre une ride, elle est passée de love interest de l'homme d'acier à journaliste respectée et crainte. Elle est désormais l'épouse à la ville de Clark Kent, le bouseux de Smallville cachant derrière une paire de binocles son identité secrète de Superman (parce que tous les reporters un peu bêtas ont la carrure d'un frigo américain, c'est bien connu ; nul risque donc d'être reconnu parmi eux tant il se fond dans la masse).
L'histoire débute lorsque Loïs Lane écrit un article dénonçant les détournements de fonds de la sénatrice Ann Mac Carthy et son exploitation de la misère de certaines familles américaines. Autant dire que, dans sa chambre d'hôtel bordélique devenue son "chez elle", Loïs ne laisse aucun doute quant aux intentions de caractérisation que lui réserve son auteur Greg Rucka : elle est une femme forte, indépendante malgré sa liaison avec l'être le plus puissant de ce système solaire et déterminée à présenter au grand jour des éclats de vérité.
Comme le lui rappellera Perry, l'indéboulonnable rédacteur en chef du Daily Planet, ce genre d'article peut mettre en danger une carrière journalistique. Mais si Loïs en est bien consciente, ce genre de menace est pour elle le gage qu'elle fait bien son travail.
Comme le lui rappellera Perry, l'indéboulonnable rédacteur en chef du Daily Planet, ce genre d'article peut mettre en danger une carrière journalistique. Mais si Loïs en est bien consciente, ce genre de menace est pour elle le gage qu'elle fait bien son travail.
Perry lui parle ensuite de la mort d'une journaliste russe avec qui Loïs entretenait des rapports conflictuels mais dont elle respectait l'intégrité : Marissa Vorovna. Cette dernière a souvent ouvertement critiqué le Kremlin et elle a aujourd'hui "été suicidée" dans son appartement.
Bien vite, cette nouvelle affaire va monopoliser Loïs qui va activer ses contacts pour en savoir plus, allant jusqu'à faire intervenir des personnages plutôt mystérieux...
Côté couple, Loïs vit toujours le parfait amour avec Clark Kent, même si les médias montrent à longueur d'antenne une photo volée où on la voit galocher Superman comme une affamée se jetant sur un steak.
Entre véritable enquêtes journalistiques, gangsterisme, paparazzades, interventions de Superman vite déclinées, péripéties métahumaines, occultisme et complications multidimensionnelles, rien ne sera épargné à Lane qui en devient certes un personnage fort mais aussi de moins en moins crédible, tant il devient improbable de voir une simple humaine tenir le coup émotionnellement face à tout ce qu'elle vit. Toutefois, la fin de ce tome offre à cela une explication originale et plutôt prometteuse en lien avec le multivers et la prise de conscience de son existence.
Le féminisme de 2023 ne peut pas être celui de Barbie
Permettez une petite digression ; il faut qu'on en parle ! Si les médias se plaisent à répéter ad nauseam que la réalisatrice de Barbie est la première femme a avoir rentré plus d'un milliard de dollars en un seul film, il n'en reste pas moins que c'est là un résultat économique certes louable mais finalement basé sur l'exploitation d'une œuvre bancale parfois juste assez niaise pour faire sourire, souvent maladroite et toujours mal construite, au service d'un propos peu clair et sans doute bien plus qualifiable de dogme que de réelle réflexion.
Présenté comme tenant un propos féministe, le film acidulé de Greta Gerwig nous présente en effet un Barbieland où le matriarcat est bien plus toxique que le patriarcat dénoncé à dix reprises en moins de deux heures. Il nous offre une héroïne dont l'apogée du féminisme est la fierté d'être en possession d'un vagin et des opposants prétendument virilistes ridicules et ne symbolisant au final qu'une critique idiote et terriblement cynique du capitalisme. Même les discours prétendument galvanisants semblent y être le résultat d'une recherche chat GPT sur le thème des dix concepts creux les plus récurrents du féminisme tels que défendus sur Twitter (désolé, je ne m'habitue pas à X... le réseau engendrant ses propres célébrités, j'ai du mal à les appeler "Stars du X").
En gros : l'héroïne du film Barbie est une cruche, ses ennemis sont des guignols prévisibles et son accomplissement en tant que parangon du féminisme est un pet de fouffe mouillé. Son rapport aux hommes est tellement vicié qu'elle ne peut même être présentée que comme ayant friendzoné Ken depuis toujours.
Loïs, elle, prend dans ce tome l'habitude de refuser l'aide de Superman, la personnification de la virilité s'il en est ! C'est bien entendu et avant toute autre chose un marqueur évident de la volonté de DC de continuer à affirmer qu'un simple être humain peut très bien, par sa grandeur d'âme, son intelligence, sa bonté, son courage, sa perspicacité, sa persévérance, faire le poids et avoir son mot à dire dans ce monde de super-héros et de super-vilains. Après tout, le héros devenu au fil du temps le plus emblématique de la firme n'est autre qu'un homme surentraîné déguisé en pipistrelle (qui fait d'ailleurs ici une courte apparition comme adjuvant très efficace dans la résolution d'une enquête).
Mais Loïs est aussi le reflet de son époque et se fait symbole d'une féminité certes magnifique mais surtout libre, forte, obstinée, ne s'en laissant compter par personne et mue par une force de caractère refusée la plupart du temps à toutes les héroïnes (surtout à cette connasse de Barbie dont la seule réaction face à l'adversité est de se coucher face contre terre au milieu d'une pelouse synthétique...). Loïs crée même une équipe féminine hétéroclite qu'il serait intéressant de pouvoir suivre plus avant. Voilà une sororité de battantes bien plus dignes d'être qualifiées de féministes que le personnage interprété par Margot Robbie (rien à reprocher au jeu de la comédienne, soit dit en passant, mais bien à l'écriture lamentable de ce nanar bouffi de prétentions illégitimes).
Loïs Lane : Ennemie du peuple est féministe. D'un féminisme ne faisant aucun doute quant à son message, quant aux qualités réelles de son héroïne, quant aux valeurs qu'il porte. D'un féminisme ne s'opposant pas idiotement aux hommes dans une essentialisation idiote mais sachant juste s'émanciper d'eux.
En gros : Lois Lane est une femme digne et fière, ses ennemis sont multiples, puissants et retors et son accomplissement en tant que femme est de jongler parfaitement entre une vie personnelle d'une rare complexité et une vie professionnelle d'une rare exigence. Son rapport aux hommes est on ne peut plus clair : elle traite d'égal à égale avec le mâle alpha ultime dont elle a fait son mari, son amant et le père de son enfant.
Alors, vous pourrez bien nous ramener toutes les fans de miss rose bonbon que vous voudrez pour hurler sous nos fenêtres que l'on n'a rien compris et que le film Barbie est un pamphlet magistral contre le vilain patriarcaca oppressif des mâles blancs de plus de cinquante ans, nous n'y verrons qu'un troupeau de gentilles idiotes inconscientes d'avoir enrichi lesdits mâles à la tête de Mattel en allant voir ce film anecdotique et opportuniste.
Dans ce récit noir, DC nous offre une approche plus réaliste et un regard à hauteur d'humain sur le monde des super-héros, comme d'autres séries de chez eux ont toujours eu à cœur de le faire, surtout dans le Batverse avec, en tête de proue, Gotham Central. Cela a bien entendu l'avantage évident de ne pas nous rendre totalement étrangers à l'intrigue mais aussi de conserver aux supers leur inaccessibilité, leur grandeur, leur exceptionnalité.
Les grands enjeux interplanétaires, c'est bien joli mais notre quotidien, ce sont des histoires de couples, des fake news, nos jobs, nos amitiés... et percevoir la toute puissance d'un héros à travers notre réel lui rend sa grandeur. Voir Superman bourriner un autre extraterrestre pendant des plombes n'a bien vite plus rien d'impressionnant : on est dans leur monde, plus le nôtre. Mais le voir à travers les yeux d'un citoyen de Metropolis, ça change tout !
Et s'il faut pour cela en passer par des moments de la vie quotidienne un peu lents et chiants, s'il faut que les apparitions super-héroïques se fassent plus rares, nous sommes néanmoins preneurs... même si, ici, le dosage est imparfait.
Lane, c'est cela : elle est l'œil à hauteur humaine qui voit ces héros, qui en témoigne et qui sait nombre de choses sur tout ce qui n'est pas réaliste dans les comics... et qui, comme à nous, lui semblent extraordinaires.
Dans un Monde (le nôtre) saturé d'histoires de super-héros souvent plus imbéciles et mal écrites les unes que les autres, souvent dessinées sans distanciation, souvent filmées sans grand talent, on en vient à ne plus les voir que comme des fictions ne faisant même pas l'effort d'une crédibilité minimale. Or, s'il y a bien une recette facile pour éviter le désintérêt du public pour tous ces univers, c'est précisément de les crédibiliser en les montrant du point de vue des humains qui sont témoins de tout cela.
L'intérêt principal d'un super-héros est précisément d'être super, très au-dessus de la norme. Et cela n'est perceptible que si la norme est elle aussi présente, si des humains normaux peuplent le récit.
Cet album est intégralement à hauteur d'homme. Et c'est aussi en cela qu'il est rafraîchissant : on se surprend à recommencer à comprendre la fascination que l'on peut avoir envers Superman lorsque l'on s'imagine au milieu de la foule qu'il survole. Mais pour ça, il faut que le point de vue offert par le dessinateur soit situé dans la foule et non aux côtés de l'Homme d'acier. Ce que fait très bien Mike Perkins.
Pour en finir en évoquant la qualité du dessin, d'aucuns, sans doute à raison, lui trouveront des points communs avec Sean Phillips dans sa façon d'appuyer son encrage mais il nous suffira de souligner que Perkins maîtrise les proportions anatomiques et est capable de nous offrir des personnages ayant le même physique plusieurs pages d'affilée pour que vous compreniez que, à style équivalent, nous ne sommes néanmoins pas ici en présence d'un tâcheron délivrant le service minimum. Sans être toujours irréprochable, le trait est ici agréable, reconnaissable et généreux en détails et en expressivité.
Alors si le personnage vous plaît et que vous attendiez une mise en valeur à la hauteur de son potentiel, c'est fait pour vous. Par contre, si vous vouliez des combats de gars en slips, il faudra vous adresser ailleurs.
| + | Les points positifs | - | Les points négatifs |
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Publié le
16.8.23
Par
Virgul
Comme vous le savez sans doute, sur UMAC, nous aimons beaucoup l'univers de Saint Seiya. On ne manque jamais d'ailleurs une occasion d'évoquer l'un de ses (nombreux) spin-offs (cf. Dark Wing ou Next Dimension) ou encore divers produits dérivés (cf. ces Pandora Box ou ce jeu de cartes). Mais, il faut toutefois reconnaître que la mythique série mère n'est pas exempte de défauts, Kurumada se révélant être un auteur relativement peu habile.
En fait, l'auteur nippon est si maladroit parfois qu'il a même donné naissance à un verbe : "se kurumadiser" (= réécrire sans cesse la même histoire). En effet, il a tout de même passé son temps à recycler son grand moment épique, à savoir la bataille du Sanctuaire. Et l'on ne peut pas dire qu'il excelle non plus lorsqu'il s'agit d'insuffler de l'émotion dans son récit (sur ce point, l'adaptation en dessin animé est bien meilleure que le manga originel).
Mais c'est vraiment dans les dialogues que Kurumada montre l'étendu de... son "talent". Surtout parce qu'il fait répéter à l'infini les mêmes exclamations à ces personnages. Et notamment son mythique "c'est impossible". On l'avait déjà évoqué dans Les Perles de la BD, un article quelque peu humoristique, mais on ne résiste pas à l'envie de vous donner quelques... dizaines d'exemples (cf. les images ci-dessous). Bien entendu, il ne s'agit là que d'une infime partie de ces "c'est impossible", éructés à n'en plus finir par des protagonistes qui s'étonnent de tout (alors qu'ils côtoient des dieux et disposent de capacités surhumaines). En termes d'inventivité narrative, on touche quand même le fond : je mets une mandale, je m'étonne d'un truc, je balance un gnon, je n'en reviens pas que le mec l'ait évité, etc. Au bout d'un moment, on a compris le schéma.
Bref, l'accumulation est aussi agaçante qu'elle peut être amusante parfois. On vous laisse découvrir le florilège ci-dessous, loin d'être exhaustif.
Bref, l'accumulation est aussi agaçante qu'elle peut être amusante parfois. On vous laisse découvrir le florilège ci-dessous, loin d'être exhaustif.







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