Publié le
8.11.17
Par
Virgul
Les sélections UMAC dans l'actu de la pop culture
Nous vous mettons également ci-dessous quelques points de vente chez nos voisins Belges. Pour les commandes en ligne, c'est ici.
#quêteémotionnelle
-- ABDUCTION --
Le trailer de ce Blair Witch désertique tendance extraterrestre donne plutôt envie, par contre, puisqu'il s'agit (encore !) d'un found footage (des vidéos censées avoir été filmées par les protagonistes de l'histoire et retrouvées, souvent après leur disparition), reste à espérer que la réalisation ne versera pas dans l'hystérie limite Alzheimer, comme, entre autres, l'insupportable Cloverfield.
#alienquepourra
-- ABRUDOUILLE --
Les célèbres vendeurs d'autocollants paniniens viennent d'annoncer la sortie d'une nouvelle publication en février : Marvel Heroes. Outre le fait que l'on ne compte plus les revues qui ont porté ce titre, la nouveauté vient du fait que l'ouvrage est défini très fièrement comme un "bookazine", ce qui serait une "première en France". Le machin est donc censé se situer entre le livre et le magazine. Pour la partie "livre", pas de souci, on nous annonce un paquet de séries et d'épisodes : Inhuman Prime, Secret Warriors #1 à #3, Royals #1 à #3, Hulk #1 à #3 et Ghost Rider #1 à #2.
Pour la partie "magazine", qui est donc censée contenir du rédactionnel, des articles, enfin, quelque chose que l'on pourrait trouver dans un magazine donc, rien n'est annoncé. On parie que c'est parce qu'en fait, c'est juste une compilation de comics et que les sbires de Panini ne savent pas ce que signifient les mots qu'ils emploient ? ;o)
Les célèbres vendeurs d'autocollants paniniens viennent d'annoncer la sortie d'une nouvelle publication en février : Marvel Heroes. Outre le fait que l'on ne compte plus les revues qui ont porté ce titre, la nouveauté vient du fait que l'ouvrage est défini très fièrement comme un "bookazine", ce qui serait une "première en France". Le machin est donc censé se situer entre le livre et le magazine. Pour la partie "livre", pas de souci, on nous annonce un paquet de séries et d'épisodes : Inhuman Prime, Secret Warriors #1 à #3, Royals #1 à #3, Hulk #1 à #3 et Ghost Rider #1 à #2.
Pour la partie "magazine", qui est donc censée contenir du rédactionnel, des articles, enfin, quelque chose que l'on pourrait trouver dans un magazine donc, rien n'est annoncé. On parie que c'est parce qu'en fait, c'est juste une compilation de comics et que les sbires de Panini ne savent pas ce que signifient les mots qu'ils emploient ? ;o)
On en reparle en février, on s'en voudrait de rater ça.
#fourre-tout
#fourre-tout
-- ALONE IN THE DARK --
Après un Yomawari : Night Alone qui avait fait l'unanimité, sa suite très attendue, Yomawari : Midnight Shadows est disponible depuis le 24 octobre.
Dans ce survival horrifique, aux magnifiques décors, vous incarnez Hura, une petite fille bien décidée à retrouver sa meilleure amie. Pour cela, il vous faudra explorer des lieux infestés de Yokai – des monstres tirés du folklore japonais – armé de votre seule lampe-torche.
Gameplay simple mais addictif, ambiance oppressante et grande liberté d'action : un cocktail efficace au service d'un univers cartoony original et flippant.
Quelques vidéos sur Steam.
Après un Yomawari : Night Alone qui avait fait l'unanimité, sa suite très attendue, Yomawari : Midnight Shadows est disponible depuis le 24 octobre.
Dans ce survival horrifique, aux magnifiques décors, vous incarnez Hura, une petite fille bien décidée à retrouver sa meilleure amie. Pour cela, il vous faudra explorer des lieux infestés de Yokai – des monstres tirés du folklore japonais – armé de votre seule lampe-torche.
Gameplay simple mais addictif, ambiance oppressante et grande liberté d'action : un cocktail efficace au service d'un univers cartoony original et flippant.
Quelques vidéos sur Steam.
#parentsirresponsables
-- CHATS NINJAS --
Souvenez-vous au début des années 1990, la chaîne "La Cinq" diffusait la série animée Samouraï Pizza Cats. Un pitch improbable, génial et atypique : l'histoire de trois chats livreurs de pizza qui sont également des justiciers samouraïs combattant les robots d'un méchant empereur dans un Japon médiéval !
Les fans vont pouvoir se délecter avec un superbe coffret de l'intégrale comprenant les 52 épisodes (non censurés) de la série, durant 20 minutes chacun et répartis sur 16 DVD façon parts de pizza. Un livret et deux épisodes bonus complètent le tout. Idéal à l'approche de Noël pour revoir la série (pour les moins jeunes) ou la faire découvrir (aux plus jeunes).
Disponible le mercredi 29 novembre au prix de 54,99€ et édité par Kazé.
Les fans vont pouvoir se délecter avec un superbe coffret de l'intégrale comprenant les 52 épisodes (non censurés) de la série, durant 20 minutes chacun et répartis sur 16 DVD façon parts de pizza. Un livret et deux épisodes bonus complètent le tout. Idéal à l'approche de Noël pour revoir la série (pour les moins jeunes) ou la faire découvrir (aux plus jeunes).
Disponible le mercredi 29 novembre au prix de 54,99€ et édité par Kazé.
#pasd'ananasdanslapizza
-- DUPONTEL AU SOMMET --
Le magnifique roman de Pierre Lemaître, Au revoir là-haut (prix Goncourt 2013, chroniqué dans cet article), déjà adapté en bande dessinée, est désormais décliné au cinéma.
Albert Dupontel réalise ce drame touchant aux nombreux ressorts comiques, dans lequel il joue également. Il incarne un soldat de la première guerre mondiale qui fait passer pour mort un camarade gueule cassée préférant rester dans l'ombre plutôt que de revoir sa famille. Celui-ci est un dessinateur et plasticien talentueux (il se créé de sublimes masques). Les deux hommes, accompagnés d'une petite fille, décident de monter une arnaque dans le juteux domaine des monument aux morts.
Au revoir là-haut peine peut-être à proposer un "méchant" convaincant avec le personnage de Laurent Laffite, par contre, l'argentin Nahuel Pérez Biscayart, ne jouant qu'avec son regard et son corps, excelle dans ce tragique rôle (il était déjà brillant dans 120 battements par minute, qu'on recommande aussi). Passionnant de bout en bout, bien rythmé et techniquement irréprochable (le plan-séquence d'ouverture dans les tranchées, la photographie soignée, les décors, les costumes...), ce long-métrage d'Albert Dupontel est sans aucun doute le meilleur film français de l'année (vu la concurrence, ce n'est pas très difficile).
#biznessmacabre
Le magnifique roman de Pierre Lemaître, Au revoir là-haut (prix Goncourt 2013, chroniqué dans cet article), déjà adapté en bande dessinée, est désormais décliné au cinéma.
Albert Dupontel réalise ce drame touchant aux nombreux ressorts comiques, dans lequel il joue également. Il incarne un soldat de la première guerre mondiale qui fait passer pour mort un camarade gueule cassée préférant rester dans l'ombre plutôt que de revoir sa famille. Celui-ci est un dessinateur et plasticien talentueux (il se créé de sublimes masques). Les deux hommes, accompagnés d'une petite fille, décident de monter une arnaque dans le juteux domaine des monument aux morts.
Au revoir là-haut peine peut-être à proposer un "méchant" convaincant avec le personnage de Laurent Laffite, par contre, l'argentin Nahuel Pérez Biscayart, ne jouant qu'avec son regard et son corps, excelle dans ce tragique rôle (il était déjà brillant dans 120 battements par minute, qu'on recommande aussi). Passionnant de bout en bout, bien rythmé et techniquement irréprochable (le plan-séquence d'ouverture dans les tranchées, la photographie soignée, les décors, les costumes...), ce long-métrage d'Albert Dupontel est sans aucun doute le meilleur film français de l'année (vu la concurrence, ce n'est pas très difficile).
#biznessmacabre
Publié le
5.11.17
Par
Vance
Cet automne, Ankama propose aux lecteurs français une publication de Boom Studios signée Simon Spurrier, un nom qui doit forcément titiller certains de nos lecteurs (l'artiste britannique, après avoir fait ses classes sur Judge Dredd, a en effet participé à plusieurs séries Marvel, dont X-Men Legacy et surtout X-Force ; d'autres le connaissent peut-être pour ses add-ons de Crossed).Pour Weavers, l'auteur quitte (mais pas tant que ça, finalement) l'univers super-héroïque pour élaborer une histoire sombre, un polar glauque sur fond de guerre des gangs mais agrémenté d'un élément fantastique non négligeable. On suit en effet le cheminement de Sid, un jeune homme dont on ne sait pas grand-chose au départ et qui vient de rejoindre le clan des Weavers, une organisation régnant d'une main de fer sur le crime de la côte Est, une position dominante contestée par une mafia russe aux dents longues.
Cependant ces derniers ont fort à faire car, malgré leurs méthodes expéditives, ils ne peuvent pas grand-chose face aux Weavers qui disposent de pouvoirs terrifiants conférés par l'ingestion d'une... araignée mutée. Sid se retrouve donc plongé dans ce conflit gangrené par un attentat à la bombe qui a éliminé leur numéro 2, un attentat dont les causes lui tiennent particulièrement à cœur car, dans son ancienne vie, il y avait survécu par miracle. Disposant des capacités prodigieuses (mais encore incontrôlées) procurées par son hôte arachnide, il va ainsi mener sa propre enquête pour trouver les assassins tout en essayant de faire profil bas - car il est quasiment impossible d'aller outre la loyauté imposée par ces bestioles qui finissent par ronger votre âme...
En débutant la lecture sur les pas de ce Sid dont le lecteur ne connaît finalement rien (subodorant ainsi, à raison, qu'une sous-intrigue tendra
à développer son passé et que celui-ci aura forcément un lien avec l'enquête qu'il mène), on ne peut qu'être interpellé par les mystères entourant cette organisation du crime un peu spéciale dont les rouages seront petit à petit dévoilés tout au long de l'initiation brutale du héros, et notamment les contreparties de l'adhésion à un tel clan, qui vous fait littéralement entrer dans un réseau serré et vous fait agir uniquement en fonction des intérêts communs - c'est sans aucun doute cette partie qui rend le récit plus riche que d'autres puisque les protagonistes ne peuvent que difficilement agir par eux-mêmes, dominés par une forme de conscience collective primant sur le reste. Toutes ces zones d'ombre seront ainsi patiemment levées avec habileté sur un tempo très proche d'un thriller.Spurrier n'évite pas les scènes violentes et/ou gore, bien aidé par la colorisation fortement axée sur le rouge et le noir. En revanche, les graphismes eux-mêmes, signés Dylan Burnett, peinent à convaincre, avec des silhouettes grossièrement dessinées, des visages mal définis (on finit par distinguer les uns des autres par un trait particulier, heureusement, comme l'arête d'un nez ou un pansement bien placé) et des planches souvent brouillonnes dès que l'action s'emballe. L'utilisation des capacités spéciales des Weavers demeure ainsi assez frustrante et on finit par ne plus savoir qui se bat contre qui.
Au final, un album plaisant qui sait entretenir le suspense et ménager quelques rebondissements de bon aloi jusqu'à un finale satisfaisant. On est tout de même loin de "l'horreur lovecraftienne" vantée en quatrième de couverture, soyons sérieux, toutefois l'aspect "drame mafieux" est particulièrement bien rendu, avec une ambiance assez proche des Promesses de l'ombre de Cronenberg.
| + | Les points positifs | - | Les points négatifs |
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Publié le
3.11.17
Par
Thomas
Jigsaw est un vrai paradoxe : le film est le nouveau volet de la saga Saw
mais ce qui était prévu comme un reboot n'en est pas un ; la campagne
marketing le vend sous un prisme d'humour noir alors qu'on ne rigole pas
des masses ; les affiches promotionnelles, hyper soignées, n'ont rien à
voir avec le rendu à l'écran ; le fameux Jigsaw, John Kramer de son vrai
nom (toujours interprété par Tobin Bell), est mort depuis le troisième
film mais continue de trôner fièrement sur les posters ; aucune critique
presse n'est recensée alors que la saga est extrêmement populaire et
attendue ; chaque film est toujours violemment critiqué mais ils sont
quand même vus et rapportent énormément d'argent ; interdit aux moins de
seize ans, le public de Jigsaw est pourtant jeune. Un vrai paradoxe.
Explications et critiques garanties sans spoilers.
N'y allons pas par quatre chemins : oui cet opus est plus que correct.
Il n'est pas extraordinaire mais il n'est pas mauvais non plus. Il se
situe dans la droite lignée des épisodes 4, 5, 6 et 7 (donc les moins bons,
clairement). Mais ce Jigsaw renoue efficacement avec les éléments forts de la saga. Un temps nommé Saw Legacy (L'Héritage) pour être une suite assumée du septième volet, sorti en 2010 (Saw 3D, appelé aussi Saw - Chapitre Final —
le plus raté), le film est renommé et se veut un reboot ou un remake.
Il est finalement annoncé comme étant une suite officielle tout en étant
plus ou moins un reboot... En effet, Jigsaw réussit
l'exploit d'être à la fois dans la continuité des précédents films et à
la fois "indépendant". Pas besoin d'avoir vu tous les films de la
franchise pour l'apprécier ! Idéalement, il faut connaître les sept
longs-métrages, bien sûr, mais si l'on n'a vu que les trois premiers ou
juste le tout premier (qui reste le meilleur et est désormais culte par
bien des aspects), cela n'est pas gênant pour la compréhension de ce
nouveau volet. Et si le spectateur n'a même jamais vu un Saw eh bien... il ne sera pas perdu en voyant Jigsaw
! Le film est donc très accessible et se suffit à lui-même : la fin ne
laisse pas envisager "une suite" (cela dépendra du box-office [1]).
Les scénaristes pourront ajouter de nouveaux opus, écrits à l'avance (à
l'instar de la "première" saga), mais ici ils ont joué la prudence (à
raison). En somme, si vous avez aimé toute la saga, y compris les quatre
derniers films, il n'y a aucune raison de ne pas accrocher à Jigsaw (qui contient les mêmes qualités et les mêmes défauts que les autres volets).
L'histoire est simple. Dix ans après la fin de l'affaire Jigsaw/John
Kramer, cinq personnes sont emprisonnées et doivent participer à un
nouveau "jeu" mortel. Les victimes sont exposées au fur et à mesure dans
des lieux publics. La police peine à croire que John Kramer soit
encore en vie, pourtant les preuves s'accumulent (voix authentifiée,
sang retrouvé...) : il semble bien que Jigsaw soit de retour !
On ne rentrera pas dans les détails pour éviter de gâcher la surprise et les découvertes. Le style propre de la saga est toujours bien présent : des pièges "mortels" et quelques scènes gore (rien de foufou non plus), des retournements de situation (certains prévisibles d'autres non), le fameux "twist final", la tension et la musique (assurée à nouveau par Charlie Clouser, compositeur de chaque opus depuis le premier et qui a fait partie de Nine Inch Nails quelques années). Malheureusement, les autres éléments caractéristiques de la patte des Saw sont aussi là : des acteurs peu charismatiques (même Tobin Bell), des choses un peu "tirées par les cheveux" (mais qui gardent une cohérence notable avec les précédents films), une mise en scène quelconque (malgré la présence des frères Spierig, Martin et Peter, réalisateurs de Undead, Daybreakers et du très réussi Prédestination).
On ne rentrera pas dans les détails pour éviter de gâcher la surprise et les découvertes. Le style propre de la saga est toujours bien présent : des pièges "mortels" et quelques scènes gore (rien de foufou non plus), des retournements de situation (certains prévisibles d'autres non), le fameux "twist final", la tension et la musique (assurée à nouveau par Charlie Clouser, compositeur de chaque opus depuis le premier et qui a fait partie de Nine Inch Nails quelques années). Malheureusement, les autres éléments caractéristiques de la patte des Saw sont aussi là : des acteurs peu charismatiques (même Tobin Bell), des choses un peu "tirées par les cheveux" (mais qui gardent une cohérence notable avec les précédents films), une mise en scène quelconque (malgré la présence des frères Spierig, Martin et Peter, réalisateurs de Undead, Daybreakers et du très réussi Prédestination).
Jigsaw a plus l'apparence d'un téléfilm doté d'un bon budget plutôt que d'un film à moindre coût (ce qu'il est pourtant puisqu'il n'a coûté "que" 10 millions de dollars). Le casting met au premier plan des inconnus qui ne brillent pas particulièrement par leur présence (deux femmes embauchées pour leur plastique, des hommes dignes de rôles plus que secondaires...). C'était déjà le problème des autres volets.
La saga Saw est sous-estimée et snobée par la critique dite "professionnelle" (à l'exception du premier volet, et encore). Réduite à des films gore sans intérêt et versant dans le n'importe quoi, elle est injustement taclée. Pourtant, c'est l'une des rares franchises à avoir été scénarisée par le même groupe de personnes et quasiment "en une fois". Pour schématiser, des éléments mystérieux du deuxième film trouvent une explication logique dans le sixième, un plan du quatrième film est repris dans le septième pour le justifier, et ainsi de suite. Si évidemment, on sent parfois des imprévus ou des ajouts de dernière minute, il faut souligner la parfaite cohérence (à peu d'éléments près, comme la scène d'ouverture de Saw 3D) entre chaque long-métrage. N'en déplaise à ses détracteurs, derrière l'aspect horrifique (et encore, certains volets ne sont que des thrillers, à commencer par le premier), il y a un travail d'écriture très intéressant, navigant constamment entre passé et présent, simultanéité et convergence des actions, etc.
Saw souffre surtout d'un syndrome sériel : pour apprécier l'ensemble des films, il faut les binge-watcher,
donc les voir à la suite. Comme si chaque opus était un (long) épisode
d'une série télévisée. Un film en appelle un autre (sauf pour celui-ci), la saga prend une nouvelle dimension en étant visionnée sous
cette forme. C'est d'ailleurs pour cela qu'elle mérite "une seconde
chance" pour ceux ayant décroché, pour cause de "ça part dans tous les sens
et c'est n'importe quoi". Du reste, on peut se contenter de ce
sympathique Jigsaw, ni révolutionnaire ni raté, mais qui sent bon la
nostalgie et le "plaisir coupable" (même si cette expression tend à dire
qu'on a honte d'aimer certaines œuvres alors qu'on voit mal ce qui justifierait un tel sentiment).
[1] Au 3 novembre 2017, le film a déjà rapporté 25 millions de dollars, une semaine après sa sortie aux États-Unis et deux jours après sa (faible) distribution en France. Une somme qui paraît peu élevée mais le budget de Jigsaw étant de "seulement" 10 millions de dollars, il est déjà remboursé et rentabilisé ! Le film a d'ailleurs pris la tête du box-office américain dès le week-end de sa sortie (le vendredi 27 octobre) et était l'une des nouveautés les plus vues à Paris également le jour de sa sortie (le mercredi 1er novembre). Peut-être que les distributeurs vont se remettre en question... ;o)
Au total, la franchise a déjà rapporté 900 millions de dollars pour à peine 55 millions de budget !
| + | Les points positifs | - | Les points négatifs |
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Publié le
1.11.17
Par
Thomas
Nous évoquions il y a peu Huck, une des plus récentes créations du scénariste Mark Millar (cf. notre dossier consacré à l'auteur) au sein du fameux « Millarworld » [1]. Publié en France en septembre chez nous, ce comic s'est révélé très moyen (voire décevant de la part d'un auteur comme Millar). Ce n'est pas le cas de Reborn, nouveau one-shot de l'artiste, sorti tout aussi récemment, le 25 octobre dernier. Critique.
Où allons-nous après la mort ? À cette interrogation universelle qui suscite toujours autant de débat au sein des nombreuses religions (et des agnostiques), Mark Millar (catholique de son état) a choisi de répondre en optant pour un voyage vers un autre monde, un monde heroïc-fantasy. Quelques « règles » régissent cet au-delà. Chaque être (humain ou animal) y parvient une fois mort et son « nouvel âge » diffère. Par exemple, un individu pourra retrouver ses vingt printemps, arriver bébé ou bien encore très âgé. Le temps s'écoule d'une manière similaire au monde mortel (il est ainsi possible de mourir une nouvelle fois bien que l'on ne sache pas ce qu'il se passe quand on trépasse dans ce « monde des morts »), l'on peut retrouver des êtres qui ont compté durant la vie terrestre : conjoints, amis, parents, etc., et même les animaux domestiques ! Ceux-ci sont d'ailleurs plus grands et peuvent être chevauchés comme une monture, ou encore revêtir une forme anthropomorphique, donc être doués de parole et se tenir « debout ».
On n'en saura pas plus sur les occupations des « habitants » de ce monde, si ce n'est que des affrontements ont lieu (en gros) entre deux régions : l'Adystrie et les terres obscures (sic). Dans l'Adystrie, les personnes « gentilles », ou ayant effectué de bonnes actions de leur vivant, se retrouvent entre amis et doivent combattre les assauts des nombreux sbires des terres obscures (où se situe, au hasard, le piton des maléfices — décidément les noms des lieux manquent d'originalité). On trouve aussi des animaux dans les deux camps (un chat castré qui veut se venger de son ancienne maîtresse par exemple !). Bien sûr, il existe d'autres lieux, puisque le monde n'a jamais été exploré en totalité tant il est vaste, selon l'un des personnages principaux.
Tout ce petit univers, parfois simpliste (dans son traitement du bien et du mal), est réjouissant par plusieurs aspects. Il permet de libérer la plume imaginative de Greg Capullo. Le dessinateur s'éclate entre la faune et la flore, les vaisseaux, les costumes, les monstres, etc. En roue libre, mais pour le meilleur, Capullo propose un découpage aéré, lisible et soigné. Étrange mélange d'heroic-fantasy, de science-fiction et de thriller, Reborn permet à ses auteurs de se lâcher, mais pas totalement. Explications.
Le récit s'attarde sur Bonnie, veuve à l'agonie dans un hôpital, qui se retrouve donc propulsée dans cet autre monde, à 25 ans, et qui retrouve son père — ressemblant d'ailleurs étrangement à Greg Capullo. Une prophétie indique qu'une jeune guerrière viendra à bout de Lord Golgotha (des terres obscures), tout le monde fait donc le lien avec l'arrivée de Bonnie. Mais son premier but est de retrouver son mari, tué par un sniper lors d'un massacre, des années plus tôt. Elle va donc parcourir ce nouveau monde à sa recherche, accompagnée de son père, tout en attendant l'apparition de mystérieux pouvoirs qui devraient décupler ses forces.
Non seulement Millar n'explore pas assez son nouvel univers (certaines quêtes durent une case, afin de montrer qu'il y a eu plusieurs missions d'accomplies), mais de plus, il est dommage qu'il tombe par moments dans la facilité narrative (cette histoire de prophétie et d'affrontement manichéen). Comme beaucoup d'œuvres de Millar, Reborn est pensé pour sa potentielle adaptation télévisée ou cinématographique [2]. Cela se « sent » : la fin est volontairement ouverte, laissant présager d'autres épisodes ou films, à défaut de vrais tomes de comics… C'est peut-être pour cela que la carte blanche donnée à Capullo n'est pas forcément trop imaginative non plus (pas besoin de gros effets spéciaux trop compliqués si jamais…).
Le dessinateur est accompagné de Jonathan Glapion à l'encrage — ses traits fins confèrent une élégance à l'ensemble — et de Fco Plascencia à la colorisation. Le même trio « gagnant » qui œuvrait déjà sur Batman de 2011 à 2016, avec Scott Snyder au scénario. C'est d'ailleurs sur cette série (période New 52) que Capullo s'est fait un nom aux États-Unis mais surtout en France. Il est presque assuré que des lecteurs réguliers de Batman se tourneront vers Reborn sur la base du nom de Capullo. Malgré cette évidence, il est assez surréaliste de voir que dans sa note d'introduction éditoriale, Panini Comics ne mentionne nullement la série Batman : « Après avoir débuté chez Marvel, ce dernier a longtemps mis en images Spawn, l'une des séries les plus célèbres des années 90. Ici, l'artiste semble au sommet de son art, etc. » Hallucinant ! L'éditeur se rattrape, brièvement, en fin d'ouvrage en indiquant sur une page consacrée aux biographies de Millar et Capullo que ce dernier « a travaillé pendant cinq ans sur Batman ». Sur huit lignes, c'est la seule mention liée à sa série sur le Chevalier Noir. Les lecteurs ne sont pas idiots, ils savent que Batman existe et que Marvel (que publie Panini Comics en France) est en concurrence avec DC Comics (ce qui n'empêche pas le lectorat d'apprécier les deux univers). Autre problème, plus « grave » cette fois-ci, une énorme faute qui pique les yeux : « Vous semblez me connaître. Mais on ne sait jamais vus. » Le manque de relecture est incroyable. On pourrait passer outre si on ne savait pas que l'éditeur était coutumier du fait…
Malgré ce côté éditorial bâclé et les autres défauts relevés dans Reborn,
ce one-shot vaut-il quand même le coup ? Assurément oui ! Ne serait-ce
que pour ses planches, sublimes, et son histoire originale et très
prenante. Difficile de ne pas tout lire d'une traite et de ne pas
s'attacher à son duo de choc. La complicité entre le père et sa fille
est particulièrement évidente et touchante, c'est l'une des grandes
forces du livre. Ce purgatoire original est malheureusement trop bref et pas assez surprenant pour devenir un must-have.
[1] La mention « Millarworld » trône sur la couverture du livre — comme pour Huck et les autres (ré)éditions de l'auteur en France. En dernière page, on peut voir les titres d'œuvres diverses du scénariste, à nouveau sous l’appellation « Millarworld » (même s'il manque Kick-Ass et Kingsman par exemple). Concrètement, ça ne change rien. Il pourrait y avoir stipulé « du même auteur » que ça ne modifierait absolument pas ce pseudo « univers ». Évoquer un « Millarworld » sous-entend que les récits sont liés entre eux ou se situent dans le même univers. Ce n'est pas le cas ici. Ça pourra l'être un jour si Mark Millar décide de lier ses œuvres dans une nouvelle série, ou au moins les connecter indépendamment, à la manière d'un Stephen King sur La Tour Sombre. Pour l'instant cette mention de « Millarworld » prête à confusion pour un lecteur néophyte.
[2] Millar a vendu les droits d'adaptation et d'exploitation de ses récits anciens et à venir à Netflix. De son propre aveu il veut concevoir son propre empire façon Marvel. Chacune de ses créations est donc particulièrement pensée sous le prisme d'une potentielle adaptation, comme ce fut le cas à l'époque de Kick-Ass, qu'il a écrit en même temps que le film avançait. C'est évidemment une aubaine pour l'artiste d'être à la fois indépendant, créatif et à l'abri du besoin mais c'est aussi dommage de s'auto-imposer un format comme celui-ci, qui empêche de se lâcher à 100%.
| + | Les points positifs | - | Les points négatifs |
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Publié le
26.10.17
Par
Virgul
Halloween se profile déjà à
l’horizon, avec ses citrouilles et son lot de bonbons et de mauvaises blagues…
cependant, cette fois, la rédaction UMAC a décidé de vous faire peur à sa
façon, en vous proposant diverses lectures ou activités. Films, roman, manga, jeu de rôle, chaîne youtube, escape game ou jeu vidéo, il y en a pour tous les goûts.
Attention, nous ne pourrons en
aucun cas être tenus pour responsables des hurlements terrifiés et autres
crises de panique qui pourraient découler de nos terribles conseils…
ps : nous noterons chaque
œuvre/activité présentée par un taux de « flippage » de 1 à 5, 1
correspondant à « ça va, je gère » et 5 étant plus proche du
« ah putain, j’ai envie de pisser et jamais de la vie j’oserai aller aux
chiottes tout seul après ça !! ». Après, ça dépend aussi du fait que
vous soyez ou non facilement impressionnable. Et de votre envie de pisser.
Le Rituel – Adam Nevill –
roman
Pour les amateurs de
randonnées sylvestres qui tournent mal, voilà sans doute le roman à ne pas
louper.
Quatre potes décident d’aller effectuer une
balade en Suède. Problème, deux des gars n’ont pas vraiment préparé ce petit
périple en pleine nature. En surpoids, ils peinent clairement à suivre le
rythme. Et le temps n’est pas de la partie puisqu’ils sont sous un déluge
perpétuel. L’organisateur a alors l’idée de prendre un raccourci à travers une
réserve naturelle. Et pas n’importe quelle réserve, carrément la plus vieille
forêt d’Europe.
La première partie de ce roman
est hallucinante, Nevill décrit une forêt épouvantable, sombre, dégueulasse,
presque impénétrable, pleine de ronces, de bois mort, de buissons épineux et…
d’anciennes choses encore pires !
La seconde partie est un peu
moins réussie (moins crédible par certains côtés) mais conserve une réelle
tension et quelques moments effroyables.
En tout cas, que vous aimiez
ou non vous perdre en forêt, celle-ci va vous marquer. Longuement.
Jusqu’en Enfer – Sam Raimi –
film
Refuser un délai de paiement à
une vieille gitane édentée et caractérielle peut vite se révéler dangereux.
C’est ce que va apprendre, à ses dépens, la pauvre Christine, victime d’une
malédiction atroce qui devrait, au bout de trois jours, aboutir à une damnation
éternelle…
Alors, les effets sont
ultra-basiques, ultra-couillons (un zoom qui te saute à la gueule avec un gros
son), mais c’est ultra-efficace. Parfois même bien dégueux. Pas le truc que
l’on revoit dix fois (encore que je connais des gens qui hurlaient toujours au
deuxième visionnage…), mais c’est sympa si l’on y met du sien. À voir à
plusieurs de préférence (parce qu’il y a toujours le petit côté « ouais,
comment t’as trop flippé ta ra… aaaAAAAHHH !! »).
Sylartichot – vidéos
Il existe cependant une série de vidéos que l'on vous conseille absolument, il s'agit de la chaîne de Sylartichot. Le gars est plutôt jeune mais il a une grande qualité : il ne se laisse pas submerger par sa passion ou sa volonté de "croire" et traite ses sujets avec rigueur et sérieux.
Ses vidéos abordent différents domaines : légendes urbaines, affaires "connues" du paranormal, creepypasta, pure fiction ou même sources historiques de certains récits. C'est toujours très agréable à regarder, documenté, mesuré et bien écrit. Du coup, c'est l'idéal pour se faire peur entre amis un soir d'Halloween... ou n'importe quand d'ailleurs.
Il y a un bon paquet de sujets déjà dispo, à vous de piocher suivant vos envies.
Le genre horrifique (et ses multiples catégories) sont toujours un régal. Malheureusement pour moi, je suis peu enclin aux jump-scares et après avoir consommé des tonnes et des tonnes de films d'horreur, j'ai une sorte d'immunité par rapport à la peur. Aucun film ou livre n'arrive vraiment à me combler dans ce domaine (ne me parlez pas de la nouvelle adaptation de Ça, pas effrayante du tout). Toutefois, une ambiance angoissante est clairement ce qui fonctionne chez moi ; bien sûr par ambiance il faut comprendre un travail soigné, aussi bien technique que scénaristique. C'est pourquoi j'ai eu énormément de mal à trouver des longs-métrages à inclure dans cet article. Mais en cherchant bien, ce sont surtout des situations « de malaise » que j'ai trouvée et qui correspondent à mon idée de peur.
Adaptation du roman du même nom de Cormac McCarthy, le film de John Hillcoat, sorti en 2009, est sans doute le long-métrage le plus angoissant au monde. Entre la survie dans un monde post-apocalyptique et les dangers inhérent à l'Homme (le cannibalisme notamment), tout est parfaitement et atrocement flippant.
Pas de mystères ou de surenchère gore ici, on est loin d'un excellent Massacre à la tronçonneuse ou un autre long-métrage d'horreur « culte » (et souvent réussi). Ce qui fonctionne, par contre, est de ne pas montrer, ou très peu (à la manière d'Hitchcock). Dans ce labyrinthe de cendres, la vraie peur surgit à chaque moment banal (croiser un inconnu par exemple).
Terriblement dépressif, La Route, drame de science-fiction très réaliste, hante longtemps ses spectateurs.
Flippage :
Tous les superlatifs de ce film sorti en 2015 sont sur l'affiche française et, pour une fois, s'avèrent corrects. Un concept d'horreur original : une malédiction se transmet par rapport sexuel. Celle-ci se matérialise par « quelque-chose » qui vous suit (d'où le titre du long-métrage).
Inutile d'en dire davantage pour éviter de gâcher le plaisir à ceux qui voudraient découvrir It Follows. La menace étant mi-fantômatique, mi-réaliste, le tout sans tomber dans un banal film de frissons remplis de jump-scares. La peur surgit grâce à ces fameux followers mais aussi le passage à l'âge adulte, la perte de l'innocence, la sexualité… et l'ennui commun de ce groupe d'ados coincé à Detroit.
Un petit bijou indépendant.
La Route – John Hillcoat – film
Pas de mystères ou de surenchère gore ici, on est loin d'un excellent Massacre à la tronçonneuse ou un autre long-métrage d'horreur « culte » (et souvent réussi). Ce qui fonctionne, par contre, est de ne pas montrer, ou très peu (à la manière d'Hitchcock). Dans ce labyrinthe de cendres, la vraie peur surgit à chaque moment banal (croiser un inconnu par exemple).
Terriblement dépressif, La Route, drame de science-fiction très réaliste, hante longtemps ses spectateurs.
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It Follows – David Robert Mitchell – film
Inutile d'en dire davantage pour éviter de gâcher le plaisir à ceux qui voudraient découvrir It Follows. La menace étant mi-fantômatique, mi-réaliste, le tout sans tomber dans un banal film de frissons remplis de jump-scares. La peur surgit grâce à ces fameux followers mais aussi le passage à l'âge adulte, la perte de l'innocence, la sexualité… et l'ennui commun de ce groupe d'ados coincé à Detroit.
Un petit bijou indépendant.
29 récits sont compilés dans 999 - Les maîtres du fantastiques et de l'épouvante. Stephen King, William Peter Blatty, Joyce Carol Oates… font partie des auteurs de cet ouvrage orienté dans le genre horrifique évoqué par son titre (en référence au nombre "maudit" 666).Le drame du Rio Grande, de David Morrell, s'étale sur 66 pages et part d'un postulat simple : un homme voit régulièrement une paire de chaussures sur la route qu'il emprunte quotidiennement. Rien d'extraordinaire ni dans l'écriture ni dans l'histoire à l'avancement parfois surprenant mais… une putain d'ambiance oppressante. S'imaginer chaque personnage, chaque scène, chaque objet du quotidien… prend une dimension angoissante tant on tente de rationaliser tout en ignorant si on flirte avec le fantastique ou non.
Une lecture rapide mais super efficace !
L'Enfant Insecte – Hideshi Hino – manga
Dès les années 70, les lecteurs japonais ont pu découvrir L’enfant insecte, manga en un seul volume de Hideshi Hino, auteur pourvu d’une forte imagination morbide. Il y adapte librement La métamorphose de Franz Kafka.
Le récit narre la transformation de Sanpei Hinomoto, jeune garçon passionné par les insectes et divers animaux qu’il accueille au sein de son refuge situé dans une déchetterie. Chétif, cancre et doté d’un physique ingrat, il subit les brimades de ses camarades de classe et de sa famille. Le jour où une bestiole le mord, la métamorphose douloureuse et lente en fait une créature rampante répugnante. Dès lors, devenant petit à petit un monstre, il s’enferme dans sa chambre puis, chassé par sa propre famille qui désire le voir mourir, il erre d’égouts en endroits crapuleux où il prend conscience du pouvoir létal qu’il possède. Personnage hautement dramatique, le petit garçon évolue, au fil des cases, en un monstre tant sur le plan physique que sur le plan moral.
Par son graphisme étonnant, aux traits dépouillés et caricaturaux, saisissant l’horreur et l’effroi, jouant du dégoût, le mangaka parvient à rendre les humains aussi terrifiants que les monstres, notamment grâce aux têtes rondes pourvues d’yeux globuleux. Une histoire sombre, gore et violente sur la bêtise et l’intolérance.
Ce manga a été édité en français par Imho en 2012.
Asylum Nightmare – escape game
Pour l’occasion, le fort est décoré en Hôpital Psychiatrique, les 52 joueurs répartis en sept équipes devront, en moins d’une heure quinze, sortir du bâtiment en vie… et avant les équipes adverses ! Entre bruits, rôdeurs, assassins et autres pièges, il sera vite éprouvant de parvenir à trouver des indices ou de réussir les missions afin de s’échapper de l’asile bourré de tueurs !
Le jeu est interdit aux moins de 16 ans, les places sont évidemment limitées (104 pour la soirée du 31).
Il faudra débourser une trentaine d’euros pour 1h15 de jeu.
Site officiel.
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Amnesia : The Dark Descent – jeu vidéo
Le gameplay est plutôt simple mais la force d’Amnesia réside dans l’atmosphère, l’ambiance du jeu et sa narration. Bruits étranges, événements bizarres, monstres qui apparaissent… Les sursauts s’enchaînent et le « taux de flippage » arrive à son apogée très rapidement. Alors que « quelque chose » est à la poursuite de notre héros, il faudra éviter les ennemis, trouver de quoi s’éclairer pour ne pas sombrer dans la folie, résoudre des énigmes tout en résistant à l’angoisse et la peur. Les moments de frayeurs sont intenses et conduisent même parfois à l’abandon du jeu…
L’excellent scénario rappelle d’ailleurs la nouvelle The Outsider de Lovecraft.
Un second volet du jeu, intitulé Amnesia : A machine for pigs, est sorti en 2013.
19,99 € sur Steam.
Flippage :
Tout comme Thomas, bien que grand amateur de frissons à l'écran, j'ai été plus souvent qu'à mon tour terriblement frustré par les productions récentes, qui misent sur le spectaculaire ou le dégueu plutôt que sur l'étrange et le malsain. Du coup, bien peu de films parviennent à faire véritablement peur, ou du moins à laisser un insidieux sentiment d'angoisse longtemps après le générique de fin. Si une tripotée de jump scares fait toujours son effet, celui-ci n'est malheureusement pas suffisamment durable pour faire du métrage une œuvre satisfaisante du point de vue flippage. En revanche, lorsque l'ambiance est soignée, on obtient quelques pépites.
L'Appel de Cthulhu – Sandy Petersen – jeu de rôles
Cette réussite totale se fondait notamment sur la volonté de renforcer le côté investigation dans les histoires (plutôt que l'aspect aventure et combats des précédents jeux de rôles) et surtout sur un certain fatalisme influencé par le Mythe engendré par Lovecraft : les Investigateurs, en se rapprochant des terribles vérités cachées dans l'ombre, soit se feront tuer (car ils ne sont pas de taille) soit deviendront fous, incapables d'assimiler la réalité indicible qu'ils ont révélé en poussant plus avant leurs enquêtes.
Croyez-moi, une bonne partie de L'Appel de Cthulhu, avec des joueurs impliqués entraînés par un meneur de jeu charismatique dans une bonne ambiance (il nous est arrivé de pratiquer dans un presbytère, éclairés à la bougie, de lourdes tentures noires occultant toute lumière - de quoi donner du grain à moudre aux pisse-froids qui ont longtemps assimilé ces pratiques à de la sorcellerie - et on ne faisait pas les fiers lorsque le Maître de jeu demandait à certains de sortir de la salle, pour ne pas entendre ce qu'il avait à dire aux autres) peut procurer ces frissons de plaisir et d'angoisse mêlés qu'on recherche ici. Imaginez-vous, tout ouïe, à l'écoute du phrasé volontairement lourd et imposant du Maître des Arcanes alors qu'il vous décrit la progression hasardeuse de vos personnages dans un manoir hanté et qu'un chat de la maison choisit précisément le moment où un spectre apparaît dans l'histoire pour faire son entrée dans la salle où vous jouez ! Voilà qui peut légitimement vous faire bien flipper (et parfois hanter quelques-unes de vos nuits ultérieures).
A noter que l'Appel de Cthulhu, longtemps édité par Descartes en France, est toujours disponible avec des règles de jeu légèrement modifiées.
Flippage :
JOYEUX HALLOWEEN À TOUS !
AMUSEZ-VOUS BIEN !


















































