Publié le
5.3.23
Par
Virgul
Hello les Matous !
Il s'agit ici de passer rapidement sur un sujet qui ne méritait pas un article complet.
En général, on aura surtout un visuel (soit une image publique/éditeur, soit un truc à nous, comme ici, pas un truc que l'on pique je ne sais où), quelques mots pour expliquer un peu de quoi il retourne, et des liens vers des articles complémentaires si le sujet s'y prête.
Aujourd'hui, l'on reparle de figurines, et notamment de la gamme Marvel Legends, avec un superbe Iron Spider. Le costume (cf. ce dossier) date de la grande époque de Civil War et s'avère toujours aussi esthétique.
Petit bémol, Hasbro a totalement changé le packaging de ses figurines. Exit la partie transparente en plastique qui permettait d'exposer les figurines sans les déballer, on a maintenant un "tout carton" affreux et très difficile à ouvrir sans l'abîmer. Encore une idée de génie.
Bon, reste que la figurine est plutôt classe. Attention cependant, l'équilibre est toujours instable avec ce genre de modèle ultra-articulé, d'autant que le contre-poids généré par les pattes mécaniques n'est pas évident à gérer.
Allez, pour rester dans le thème et vous marrer un peu, on vous propose ce Top 3 des pires figurines Marvel. Accrochez-vous, ça pique les yeux !
Miaw !
Publié le
4.3.23
Par
Nolt
Revoir Paris est un film écrit et réalisé par Alice Winocour.
Après les attentats ayant frappé Paris, Mia, jeune femme ayant échappé au pire alors qu'elle se trouvait dans une brasserie, se remet difficilement et cherche à retrouver un inconnu à qui elle a tenu la main pendant que l'horreur se produisait.
Tout le film est résumé dans cette phrase.
Quant à l'écriture et la mise en scène, c'est une catastrophe. C'est lent, insipide, vain, sans intérêt... c'est ahurissant de prendre un sujet aussi fort et de parvenir à le vider ainsi de toute substance. Une critique de je ne sais plus quel magazine disait "le film évite tout sensationnalisme". Ah ben oui, c'est clair, il n'évite d'ailleurs pas que ça, il évite aussi toute réflexion, toute émotion et tout parti pris intéressant. La réalisatrice parvient à rester à la surface du sujet en étant d'une prétention insupportable.
Tout tape systématiquement à côté. Virginie Efira en premier lieu. Impossible que le César qu'elle a remporté sanctionne son jeu d'actrice, ce qui a fait basculer les votes, c'est la charge émotionnelle du sujet, certainement pas la performance pathétique d'une Efira mono-expressive. Ceci dit, elle est effectivement parfaite dans le rôle tant le film pue le boboïsme parisien (je sais qu'Efira est belge à l'origine, mais visiblement, le parisianisme, ça peut s'attraper si on ne respecte pas certains gestes barrière, comme avoir un cerveau en état de fonctionnement), avec obligation de caser du bon sentiment partout et ne surtout pas haïr ou condamner qui que ce soit, mais délivrer un message aussi stupide qu'évident : c'est traumatisant d'être traumatisé.
Magnifique de crétinerie.
Même la phrase d'accroche de l'affiche est scandaleuse : un film d'espoir et d'émotion... avec l'autre qui fait un câlin. Des barbares viennent assassiner des innocents en plein Paris, des familles entières sont détruites, les rescapés vivent dans l'angoisse, les autorités sont totalement incompétentes, les secouristes découvrent des scènes d'horreur et enjambent des monceaux de cadavres, et tout ce que ce film propose, c'est "on peut quand même se faire des câlins" ?!
Pourtant, entre la souffrance des rescapés (autrement représentée qu'avec une Efira qui dégouline de mièvrerie et de guimauve), les causes de cette violence, le légitime sentiment de révolte des gens ou n'importe quoi qui aurait un minimum de sens et d'intérêt, les pistes de développement ne manquaient pas.
On atteint vraiment des sommets dans l'indigence et la pauvreté tant intellectuelles qu'artistiques. Voilà longtemps que je n'avais pas été aussi révolté par le néant complet proposé par un auteur. Même Mektoub my Love avait finalement plus de contenu, c'est dire ! D'ailleurs, arrivé à 1h15 de film, j'avais l'impression d'être devant depuis 6 heures. C'est un exploit d'arriver au bout. Et même le dénouement du léger élément qui fait office d'intrigue étriquée (le coup du "vous vous êtes enfermée dans les toilettes") est totalement prévisible. Les deux personnages sont tellement proches physiquement que, dès le premier échange, on sait en réalité qui a fait quoi.
Et quel intérêt d'ailleurs ? Mettre en cause des gens qui ont paniqué parce qu'ils avaient peur de mourir sous les balles ? C'est ça ton propos, Alice ? Pas une ligne sur les terroristes (ah si, on dit de l'un d'eux qu'il avait un "visage d'ange"...) mais une mise en cause de certains survivants ? Le tout emballé dans des câlins et des bougies ? Quand on a à ce point-là rien à dire sur un sujet aussi important, on devrait avoir la dignité de ne pas l'aborder.
La réalisatrice fait preuve d'une telle lâcheté intellectuelle, d'une telle capacité à surfer sur l'écume de son sujet, qu'il est difficile de ne pas être pris de nausées devant cette ode à la passivité et au renoncement. Bref, ce n'est pas seulement un très mauvais film, c'est un film pénible à voir lorsque l'on est doté d'un minimum de sensibilité (mais l'on peut comprendre, bien entendu, les gens qui ont été touchés par les attentats et que ce film parvient à émouvoir, parce qu'il les renvoie à de douloureux souvenirs, pas parce qu'il est bon).
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| Même regard vide pendant tout le film. Tu le sens, là, le César arriver ? |
Mais ce film m'a tellement marqué que j'en ai rêvé la nuit suivante. Petit conseil si vous voulez vous souvenir de vos rêves au réveil : soit vous vous levez pour écrire ce qui s'est passé (un peu chiant), soit vous vous répéter deux ou trois fois les événements dont vous vous rappelez avant de vous rendormir.
Et donc, dans ce rêve, je suis dans une rue et je croise Jean Dujardin (que je n'aime pas du tout) et un autre gars, inconnu, mais censé être acteur lui aussi. Et dans mon rêve, les deux ont joué dans Revoir Paris. Ils me demandent ce que j'en ai pensé, et je leur réponds, avec beaucoup de tact : "Mais c'est la pire merde que j'ai pu voir ! C'est honteux de faire des films pareils !"
Là, ils me regardent vraiment méchamment, comme s'ils allaient me sauter dessus, mais au final je passe mon chemin et je vais dans un restaurant, en terrasse.
Là, ils me regardent vraiment méchamment, comme s'ils allaient me sauter dessus, mais au final je passe mon chemin et je vais dans un restaurant, en terrasse.
Je me rends compte au bout d'un moment que Dujardin et son pote sont eux aussi dans le resto. Et qu'ils viennent à la table à côté de la mienne ! La situation est tendue.
Ensuite, il y a une distorsion logique, comme souvent dans les rêves, et je me retrouve chez moi, avec Dujardin et Efira sur mon canapé.
On parle toujours du film, Dujardin me chuchote que je devrais changer de sujet parce que Virginie a honte et qu'elle est gênée. Et je lui sors, pour clore le débat : "Ce qu'il y a de positif pour toi, c'est que tu ne risques pas de jouer dans un truc pire que ça... au moins dans les deux prochaines années".
Sous-entendu, "tu es capable quand même de faire pire".
Là, on commence à rire tous les trois. Dans mon rêve, la vanne est totalement irrésistible, on en pleure de rire, on se tombe dans les bras tous les trois. C'est un beau moment. Je leur explique que je ne veux pas les blesser, que je suis juste outré par tous ces conteurs qui n'ont rien à raconter.
Puis, je crois qu'on passe la nuit en boîte (allons bon, nous voilà super potes !), je ne me souviens pas bien de cette partie. Et au matin, on est de retour, Dujardin, des potes à lui, et moi, au fameux restaurant. On y prend un super petit déjeuner. Je déguste de succulents gâteaux, certains meringués, d'autres à la chantilly, ils sont légers, super bons, là-dessus, rien à dire, c'était délicieux. Bravo Alice !
C'est à peu près là que je me réveille.
Du coup, si je devais noter ce film je lui mettrais quand même 5 étoiles. Et en commentaire : "J'ai surtout aimé la complicité avec Dujardin et les gâteaux meringués. Par contre le reste, c'est de la merde."
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| Les câlins c'est important. Les bougies aussi. C'est ça notre vraie force. Ah, c'est beau la capacité de résilience d'un peuple... |
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Publié le
2.3.23
Par
Nolt
Après un premier tome (cf. cet article) dans lequel Astérix et Obélix s'embarquaient pour la lointaine Égypte, c'est cette fois un périple certes agité mais purement gaulois qui attend les deux compères.
L'histoire débute, au camp retranché de Petibonum, par l'arrivée d'un préfet envoyé par César, excédé, afin de régler le problème des dissidents qui narguent la puissance de Rome. L'auguste personnage fait dresser une palissade autour du village gaulois, bien décidé, puisqu'il ne peut les vaincre, à enfermer les farouches résistants à l'envahisseur romain et à prouver ainsi son efficacité. Évidemment, cela ne plaît guère à Astérix qui fait le pari que lui et ses amis pourront aller où ils veulent sur le territoire gaulois, et qu'ils en rapporteront la preuve.
Ainsi débute cette grande aventure qui emmènera Astérix et Obélix sur la promenade des Bretons, à Nicae (Nice), dans les rues de Lugdunum (Lyon) ou encore à Durocortorum (Reims).
L'album fait partie des classiques de la série, avec là encore un aspect épique, une intrigue bien ficelée dont l'enjeu est posé dès le départ, et de nombreux gags et références qui se moquent gentiment de la France des années 60.
Les bonus de l'album reviennent sur le contexte de l'époque, ainsi que les sources d'inspiration, et présentent des documents ou des planches originales. Le tout permet de renforcer l'immersion dans l'univers d'Astérix et d'avoir l'impression, à chaque aventure, de vraiment faire le tour de la question.
L'album grand format est toujours accompagné d'une figurine (c'est cette fois Astérix en personne !) et du petit livre consacré à la galerie de personnages. Ce tome se penche sur l'évolution graphique d'Astérix, son caractère, ses liens familiaux ou encore ses ennemis. Outre quelques morceaux choisis et diverses reproductions de dessins originaux publiés à l'époque dans le journal Pilote, l'on trouvera également, entre autres, un comparatif entre des planches françaises et anglaises de la BD (une bonne idée qui permet notamment de découvrir de quelle manière les noms de certains personnages ont pu être adaptés), ainsi qu'une partie consacrée à la rencontre entre Goscinny et Uderzo.
Bref, tout cela est très complet et permet de se replonger avec délectation dans ces aventures qui ont le bon goût de se révéler aussi intemporelles que tout public.
| + | Les points positifs | - | Les points négatifs |
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Publié le
26.2.23
Par
GriZZly
Qui de l'homme ou de la chauve-souris importe le plus dans une histoire de Batman ?
Eh bien, les récentes sorties Urban répondent à cette interrogation de la plus belle façon qui soit : les deux, tant que c'est bien fait.
Oui, les deux peuvent passionner le lecteur.
Oui, les deux peuvent passionner le lecteur.
Chroniques croisées, pour le prouver, de Batman : The Knight (BTK) et Batman : Dark City (BDC).
BTK narre (enfin) cette période de la vie de Bruce Wayne mille fois évoquée mais jamais illustrée in extenso : son parcours initiatique ayant fait d'un jeune orphelin traumatisé et révolté contre les injustices le fameux Chevalier Noir s'étant fixé l'inflexible mission de purifier Gotham de son vice endémique.
Le jeune Bruce veut se donner les moyens de mener à bien cette tâche qu'il s'est choisie et cherche pour cela à devenir le meilleur dans tous les domaines qui lui seront utiles pour exercer son activité nocturne à venir de justicier masqué.
Il va donc abandonner un temps la protection de son fidèle Alfred et parcourir le Monde pour s'initier à moult disciplines auprès des maîtres de chacune d'elles.
À Paris, il apprendra le vol de haut vol (la formule est moche mais on assume) avec Lucie, l'Ombre Grise. Il y rencontrera aussi un autre mentor, Henri Ducard, un chasseur d'hommes expérimenté que l'on a vu il y a peu bien plus âgé dans Batman : La dernière sentinelle.
En Corée du Nord, sur le Mont Paektu, il suivra les enseignements de Maître Kirigi qui lui enseignera les arcanes des arts martiaux les plus efficaces et létaux (aspect que refusera de mettre en pratique Bruce, pour ne pas franchir la ligne qu'il s'est fixée). Il y rencontrera aussi un jeune homme se faisant appeler Anton qui veut lui aussi combattre le crime, faire de son corps tout à la fois une arme et une forteresse.
En Russie, l'ex-agent du KGB Avery Oblonsky va apprendre aux deux jeunes hommes les arts de l'espionnage, du déguisement autres faux-semblants.
En Russie, l'ex-agent du KGB Avery Oblonsky va apprendre aux deux jeunes hommes les arts de l'espionnage, du déguisement autres faux-semblants.
Au Canada, ils vont ensemble se former à la chasse et au tir auprès de Luka Jungo, La Marque Suisse. C'est lors de cet épisode qu'Anton dévoilera sa véritable nature de tueur de sang froid, entrant pour la première fois en opposition brutale avec Bruce.
De retour seul en Amérique, Bruce va être formé à la prestidigitation et à l'escapologie par Giovanni Zatara. C'est aussi là qu'il apprendra auprès de la fille de celui-ci (la fameuse Zatanna) que la magie existe bel et bien mais exige des sacrifices qui sont les seuls que le jeune Wayne ne peut se permettre ; telle sera donc l'unique faille dans son armure : un domaine entier qu'il doit choisir de ne pas maîtriser (et qui expliquera son alliance maintes fois renouvelée avec Zatanna dans d'autres aventures à suivre) !
À Shangaï, Skyspider lui apprend la voltige et le parkour.
Pour terminer sa formation, Bruce subit l'entraînement mental du docteur Daniel Captio, l'homme le plus intelligent du Monde, afin d'apprendre à maîtriser la peur pour l'infliger et ne plus la ressentir. C'est là qu'il sera provoqué en duel par La Main du Démon, Harris Zuma, le bras droit du terrible Ras' Al Ghul.
Invités à rencontrer Al Ghul, les deux jeunes aspirants justiciers se retrouvent enfin dans les Collines de Cristal d'Abu Dhabi pour y découvrir le maître de la Ligue des Assassins et sa fille Talia... et comprendre que derrière Anton se cache Minkhoa Kahn, le futur Ghost-Maker, ce que les fans savaient depuis longtemps bien entendu.
Invités à rencontrer Al Ghul, les deux jeunes aspirants justiciers se retrouvent enfin dans les Collines de Cristal d'Abu Dhabi pour y découvrir le maître de la Ligue des Assassins et sa fille Talia... et comprendre que derrière Anton se cache Minkhoa Kahn, le futur Ghost-Maker, ce que les fans savaient depuis longtemps bien entendu.
Nous voyons déjà d'ici les Jean-Kévin de base hurler à qui voudrait l'entendre que UMAC vient de spoiler les 302 pages de ce comic écrit par Chip Zdarsky et dessiné par Carmine Di Giandomenico. Mais c'est parce que Jean-Kévin n'a pas encore compris que ce très bel album n'invente quasiment rien : il met juste en scène des épisodes souvent survolés mais jamais compilés de la genèse du héros né de l'imagination de Bob Kane et Bill Finger (oui, on parle tout le temps de Stan Lee mais les autres créateurs de héros ont bien le droit d'être parfois cités eux aussi, mince !).
Alors, faut-il lire cet album ?
C'est parfois évidemment très prévisible (puisque l'on connaissait pas mal ce passé de Bruce ici illustré) et un peu trop vite emballé ; on a souvent trop l'impression de lire une répétition d'apprentissages comme assemblés dans un recueil de nouvelles...
Et si le dessin est consensuel et devrait plaire à la plupart, la mise en page est d'un classicisme assez affligeant par moments, pour un comic mettant en images l'apprentissage au combat d'un des super-héros majeurs de l'industrie.
C'est parfois évidemment très prévisible (puisque l'on connaissait pas mal ce passé de Bruce ici illustré) et un peu trop vite emballé ; on a souvent trop l'impression de lire une répétition d'apprentissages comme assemblés dans un recueil de nouvelles...
Et si le dessin est consensuel et devrait plaire à la plupart, la mise en page est d'un classicisme assez affligeant par moments, pour un comic mettant en images l'apprentissage au combat d'un des super-héros majeurs de l'industrie.
Là où bien trop de Masques héritent de pouvoirs dont ils doivent se montrer dignes, Bruce n'hérite que d'une fortune mais bâtit de lui même à force de persévérance une supériorité légitime qu'il deviendra ensuite impossible de remettre en question lorsqu'il enfilera la tenue de chauve-souris.
Réflexion personnelle de GriZZly : c'est précisément pour ça que je soutiendrai toujours que la réplique de Justice League où Bruce affirme que son super-pouvoir est d'être riche est une des innombrables preuves de l'incompréhension de ce personnage par Snyder (ce qui n'est pas le pire défaut de ce réalisateur). La fortune de Bruce n'est qu'un adjuvant mineur. Toute la période actuelle montrant un Batman ruiné par le Joker prouve d'ailleurs que même sans une fortune colossale, Wayne ne cesse pas d'être Batman. Les super-pouvoirs de Bruce Wayne ne sont ni ses véhicules ni ses gadgets et croire cela comme le fait Joss (mais bon, le gars a le cerveau aussi ralenti que ses séquences préférées) est d'une imbécilité crasse ! Les vraies capacités surhumaines de Bruce Wayne résident en une volonté inébranlable, une endurance phénoménale, un sens du sacrifice inégalable, une abnégation à toute épreuve, un stoïcisme inédit, un sens du devoir et du dévouement à nul autre pareil et une intelligence tactique forgée au feu des épreuves. Il est l'homme lambda qui a ambitionné de combattre les monstres. Il est le faible qui se fait fort et terrifiant pour faire taire la terreur imposée par la force. Il est le rempart humain contre toutes les calamités existantes ou possibles... et même contre lui-même, comme nous le confirme le second comic dont nous allons traiter de ce pas !
Car Batman est le meilleur en bien des disciplines et est devenu, de fait, l'homme le plus dangereux du Monde ! Batman doit donc impérativement, puisqu'il anticipe tout, avoir prévu des contre-mesures pour s'arrêter lui-même s'il en venait un jour à dépasser les bornes. Et c'est précisément ce protocole qui va s'enclencher dans le tome 1 de Batman : Dark City... un robot-tueur créé expressément par Bruce lui-même pour éliminer Batman s'il venait à vriller... un robot connaissant tout de Batman et de tous ses alliés, apte à mener sa mission à bien en faisant fi de toutes les dispositions auxquelles son créateur pourrait bien penser puisqu'il les aura toutes anticipées. La Némésis ultime de Batman : une mécanique de combat infaillible !
Pas besoin de chinoiser : on sait que ce tome 1 est juste le nouveau tome de Batman Rebirth (dont il rassemble les épisodes 125 à 130) dessiné par le phénoménal Jorge Jiménez et toujours scénarisé par... Chip Zdarsky ! D'où l'interrogation de notre chapeau : est-il plus intéressant de traiter l'avant-Batman ou l'après-ruine de Bruce Wayne ?
Dans ce tome 1, Urban nous offre comme toujours un résumé vous permettant de raccrocher les wagons si vous n'aviez pas accroché à l'arc Joker War. Alfred est mort, Bruce est dans la dèche... vous savez tout ça ! Comme tout cela est contemporain aux Robin Infinite, le Robin faisant fonction n'est pas Damian Wayne, bien occupé à botter des culs dans un tournoi d'arts martiaux, mais notre très cher Tim Drake, le Robin le plus stable et le plus rangé de tous. Et c'est intéressant, parce que Zdarsky fait s'exprimer Bruce sur ce brave Tim, et le vieux mentor se dit fier de l'homme que ce petit moineau est devenu ; ce qui en dit long sur le ton de ce nouvel arc où Bruce Wayne se reproche pas mal d'avoir fait des émules !
Accusé à tort du meurtre du Pingouin, Batman va donc se voir pourchassé par Failsafe, la fameuse machine programmée pour le tuer. Une machine conçue après les épisodes de la Tour de Babel, dans Justice League, où il fut reproché à l'Homme-Pipistrelle (toutes les anaphores ne se valent pas, en terme de charisme) d'avoir mis au point des stratégies pour mettre hors d'état de nuire chaque membre de la JL, sauf lui. La paranoïa n'est que de la prudence poussée à l'extrême mais les potes de Batou n'avaient pas très bien pris, à l'époque, ce stock de kryptonite dans la Batcave ! Les fans remarqueront même le retour d'un aspect de la personnalité de Batman très intéressant et déjà abordé dans Le Dossier Noir, dans le run de Grant Morrison, une sorte de Batman 100% pur, soulagé des failles de Bruce Wayne.
Si les cinq premiers épisodes (125 à 129) sont relativement crédibles (en tenant compte que Bruce Wayne est un humain au-delà de toutes les normes), autant vous prévenir : le sixième épisode est tellement over the top que ça prête à sourire. Que le batsuit soit capable de permettre à son porteur de rejoindre la Terre depuis la stratosphère semble quand même pas mal audacieux. Mais alors qu'il se prend déjà 9 G dans la tronche, il survit entre autre grâce à... son slip posé sur la bouche en lieu et place de son masque respiratoire qui n'a pas résisté à l'entrée dans l'atmosphère. Autant dire qu'on en est vite à se demander si Zdarsky n'est pas carrément dans le second degré. Il voudrait se moquer de ce qu'est devenu le personnage ces dernières années qu'il ne s'y prendrait pas autrement. Ce phénomène de Jorge Jiménez arrive avec talent à faire passer ça comme s'il s'agissait d'une énième péripétie sur laquelle il n'est pas loisible de se pencher bien longtemps mais... quand même ! C'est culotté, si je puis me permettre !
Quelques flashbacks ponctuent le récit, dessinés et scénarisés par d'autres artistes. Ces passages sont pour le moins dispensables et coupent même le rythme du récit principal à des moments inopportuns ; sans doute pas l'idée du siècle, donc !
Pour le reste, disons que le scénario nous amène avec efficacité à enfin nous faire douter de la capacité de Batman à surmonter un ennemi. Ce Failsafe semble avoir réponse à tout... et le final est tendu comme un string de Wonder Woman... oui, elle porte des strings, si si ; nous avons nos sources, que croyez-vous ? Au niveau graphique, le dessin de ce beau gosse de Jiménez (non mais sans déconner, faites une recherche sur ce gars, il pourrait incarner Batou aussi bien qu'il le dessine) continue de l'installer comme une future légende incontournable de la profession !
Durant ce mois consacré à Chip Zdarsky, Urban nous gratifie donc à la fois des origines de Batman et des dernières nouvelles que nous avons de lui sous la plume de ce seul auteur. Autant dire que chacun de ces tomes a son intérêt particulier et légitime et ses défauts bien à lui.
BTK a pour lui d'enfin compiler les années d'apprentissage de Bruce mais c'est attendu et au final trop peu imaginatif.
BDC est un nouveau cycle facile à aborder pour les novices mais qui a le bon goût de s'appuyer sur des événements passés bien connus des fans de longue date. Toutefois, en dehors de sa seule trame narrative, il n'apporte pas grand-chose.
BTK a pour lui d'enfin compiler les années d'apprentissage de Bruce mais c'est attendu et au final trop peu imaginatif.
BDC est un nouveau cycle facile à aborder pour les novices mais qui a le bon goût de s'appuyer sur des événements passés bien connus des fans de longue date. Toutefois, en dehors de sa seule trame narrative, il n'apporte pas grand-chose.
Au final, voilà peut-être leur point commun : la naissance d'une interrogation.
"Que peut-on bien encore apporter d'autre à la mythologie de Batman, en dehors de la redite ? Explorer son passé comme son futur a déjà été fait... que reste-t-il ?"
"Que peut-on bien encore apporter d'autre à la mythologie de Batman, en dehors de la redite ? Explorer son passé comme son futur a déjà été fait... que reste-t-il ?"
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Publié le
25.2.23
Par
Nolt
Nouvelle rubrique consacrée aux armes et répliques !
Le sujet a été rendu tendancieux par des gens sectaires qui ne connaissent rien ni aux armes ni à la législation les encadrant, mais il s'agit d'un domaine tout à fait passionnant. L'on peut bien entendu s'y intéresser pour de nombreuses raisons et en faire divers usages, mais dans notre cas, nous allons nous intéresser au tir de loisir et à l'aspect collection, avec même quelques infos historiques lorsque le sujet s'y prêtera. L'on pourra également à l'occasion s'intéresser à des armes (réelles ou non) ayant particulièrement marqué la pop culture (cf. cet article).
Mais pour commencer, il nous a semblé bon de choisir un modèle récent, abordable financièrement et qui a de la gueule : le Swiss Arms Colt SA1911 !
Attention, la manipulation des armes (et même des répliques) nécessite une grande rigueur et une prudence extrême. Il est notamment impératif de suivre les règles de sécurité que nous vous rappellerons à la fin de chaque article.
Commençons par une présentation générale.
Il s'agit d'un modèle à propulsion C0², tirant des billes en acier de 4,5 mm. Une double sécurité, très courante sur ces modèles, est présente. Le chargeur, qui accueille la sparclette de gaz, a une capacité annoncée de 17 billes. Cette arme est un semi-automatique d'une puissance de 1,6 joules. Les organes de visée sont fixes et marqués par des points blancs. On peut noter la présence d'un rail picatinny permettant de fixer un viseur laser ou une lampe tactique sous le canon (un équipement assez peu utile au final à mon sens, vu l'usage prévu). Enfin, le canon est fileté et permet de fixer un silencieux, encore moins utile.
En ce qui concerne les finitions de ce Colt 1911, elles sont quasiment parfaites. L'engin a de la gueule et est vraiment superbe en version tan. Avec ses 930 grammes, cette version full metal qui est très loin de faire "cheap" aura tout à fait sa place dans une collection.
Allez, on va faire une petite séance de tir histoire de tester le binz. J'ai utilisé une cible cartonnée Gamo de 14 x 14 cm, placée à environ 10 mètres. Les conditions du test en extérieur étaient assez mauvaises : pluie, vent et j'avais plutôt froid (j'ai eu la très bonne idée de ne pas prendre de veste), donc je ne me suis pas trop attardé.
Très bonne prise en main, prise de visée aisée également, pour un résultat plutôt correct : tous les tirs sont dans la cible, 5 sur 10 sont dans la partie noire. Le mouvement de la culasse apporte une petite sensation agréable, et le fait de pouvoir tirer sans recharger à chaque coup, comme sur un airsoft spring [1], assure quand même un confort appréciable. Reste le principe du consommable (les cartouches CO²) que je n'aime pas beaucoup.
Très bonne prise en main, prise de visée aisée également, pour un résultat plutôt correct : tous les tirs sont dans la cible, 5 sur 10 sont dans la partie noire. Le mouvement de la culasse apporte une petite sensation agréable, et le fait de pouvoir tirer sans recharger à chaque coup, comme sur un airsoft spring [1], assure quand même un confort appréciable. Reste le principe du consommable (les cartouches CO²) que je n'aime pas beaucoup.
Je n'ai pas essayé de plinking, mais ça doit certainement être assez sympa (attention tout de même aux rebonds).
Pour cette somme, vous avez l'arme elle-même, 100 cibles 10 x 10, 1500 billes 4,5 mm et 5 sparclettes. Il existe aussi un pack qui remplace les cibles par 10 sparclettes au lieu de 5.
Quand on voit les prix de certaines répliques airsoft, à 150 ou 200 euros (ou à 50 balles mais en plastique), l'on ne peut qu'être séduit par cette offre très raisonnable.
Attention cependant, j'ignore si je suis tombé sur un modèle ayant un défaut, mais le boulon de serrage de la sparclette a... faussé son propre pas de vis. Et sans bourriner hein. Hop, retour à l'envoyeur du coup. Argh. Mais n'ayant pas trouvé d'écho sur le net d'un éventuel problème récurrent, j'imagine que j'ai joué de malchance.
Dommage, car sans ce pas de vis merdique, on était proche de la perfection.
Il me reste à vous mettre en garde sur la manipulation de ce Colt 1911. Il s'agit d'une arme catégorie D, et qui peut faire de sérieux dégâts. Même s'il s'agit d'une arme destinée au tir de loisir, et non à la défense, ce n'est pas un jouet. Les règles de sécurité, exposées dans l'encadré ci-dessous, sont à respecter impérativement. Je vous mets une photo du porte-cible, en vous montrant l'impact de ces billes en acier. Si jamais vous (ou l'un de vos proches) preniez ce genre de projectile dans l'œil, je vous assure que ce n'est pas la bille qui céderait... alors, prudence. Réfléchissez à chacun de vos actes avant de faire n'importe quoi et ne vous laissez surtout pas distraire.
Voilà pour cette première revue, la prochaine risque de prendre un peu de temps (pour cause de déménagement). En attendant, soyez prudents et n'oubliez pas, ce sont les gens qui sont dangereux.
Les armes, elles, sont neutres.
[1] En airsoft, le terme "spring" désigne les répliques qui fonctionnent grâce à un mécanisme à ressort, actionné par l'utilisateur, par opposition aux "AEG" (automatic electric gun) utilisant des batteries.
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| Un résultat plutôt bon, surtout au vu des conditions météorologiques. Il y a certainement moyen de faire mieux en prenant son temps et en ne s'habillant pas comme en été en plein hiver... |
⚠ Les Règles de Sécurité
- Une arme est toujours considérée chargée. Même si elle ne l'est pas. Ça a l'air bizarre, mais c'est très compréhensible. Si vous commencez à développer deux types de comportement, l'un avec des armes considérées chargées, l'autre avec des armes considérées non-chargées, vous allez, un jour, vous tromper. C'est juste une question de temps. Et les erreurs, avec les armes, ne pardonnent pas. Alors, même si vous êtes certains que votre flingue est déchargé, en fait, non, il est chargé. Toujours.
- On ne pointe pas une arme en direction de quelque chose que l'on ne veut pas détruire. Si votre canon se retrouve en face de votre télévision ou, pire, de l'un de vos proches, ou de votre foutu pied, alors vous ne savez pas manipuler votre arme. Même dans le stress des combats, les soldats apprennent par exemple à effectuer leurs déplacements sans pour autant "viser" leurs collègues. Se retrouver avec une arme (considérée chargée) pointant vers quelqu'un dans un stand de tir devrait aboutir à une sanction immédiate et définitive.
- On ne se balade pas avec le doigt sur la queue de détente. L'index reste hors du pontet tant que la décision de tir n'est pas prise.
- Lorsque la décision de tir est prise, il faut être certain de sa cible et de son environnement immédiat. Il ne suffit pas de simplement viser un carton, il faut être certain que rien ne se trouve derrière, que la balle sera stoppée, que personne n'est en train de faire l'imbécile à côté (ou pas très loin), etc. Vous êtes responsable de tout ce qui se passe entre la décision de tir et l'impact.
- Outre ses 4 règles de sécurité basiques, l'on peut ajouter également le port de lunettes de protection, même avec des répliques airsoft.
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