Autodafés au Canada : la peste woke se propage
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La chasse aux livres et la mise sous contrôle des auteurs s'intensifient en Amérique du Nord alors que des écoles censurent plus de 5000 livres et brûlent des œuvres dans l'indifférence générale.

Ce début d'article ressemble à un récit de science-fiction, tendance dystopie, mais les faits sont pourtant malheureusement bien réels. Il faut dire que le Canada a pris de plein fouet, ces dernières années, la dernière tendance débile venue des États-Unis : le wokisme, doctrine délirante et extrémiste faisant du Blanc un salaud du seul fait de sa couleur et permettant, au nom de l'égalitarisme et de la repentance, les pires dérives en matière de ségrégation, censure ou réécriture de l'Histoire. Paralysé par quelques excités, le gouvernement canadien réagit à peine à ce qui devrait pourtant constituer un scandale planétaire : des autodafés, au XXIe siècle, dans un pays occidental et démocratique (cf. le détail dans cet article de Radio-Canada [1]).

L'odieuse opération d'épuration littéraire a eu lieu dans 30 écoles francophones du sud de l'Ontario. Les livres visés ? Lucky Luke, Astérix, Tintin, mais aussi des romans, biographies et encyclopédies. Les critères qui sont utilisés pour déterminer ce qui mérite de finir dans les flammes sont aberrants. Il s'agit parfois simplement d'un titre, jugé "atroce" (Les cow-boys et les indiens). Cela peut être un simple dessin "inexact", une attitude jugée "stéréotypée" ou trop "sexuée". Comme nous l'avons déjà vu dans cet article sur le "sexisme" dans la fiction, les wokes et autres SJW ne s'embarrassent pas de bon sens ou de faits, tout et son contraire peut être retenu contre les auteurs (cf. également cet article sur l'idéologie "progressiste" totalitaire qui est en train de mettre peu à peu la fiction sous tutelle).

La destruction de ces livres et la mise au ban de leurs auteurs ont été organisés par Suzy Kies, une sorte de facho névrotique en jupon, qui a pourtant l'appui de Justin Trudeau, le premier ministre canadien. Celle-ci s'est autoproclamée "chercheuse indépendante" et "conseille" à ce titre les écoles ontariennes. On devine la pertinence de ses conseils qui aboutissent à faire passer les Nazis pour de gentils scouts à la pointe de la tolérance. 
Évidemment, le discours de Kies, pur produit de l'idéologie sectaire woke, reprend les grandes absurdités du genre. Il est par exemple fait reproche aux auteurs de ne pas être toujours dans le factuel. Heu... évidemment, quand il s'agit d'une fiction, on s'écarte des faits. C'est un peu le principe Suzy. Si tu ne comprends pas ça, tu devrais te renseigner un peu sur ces livres dont tu ordonnes la destruction. Autre principe absurde et délirant : "Jamais à propos de nous sans nous." Sous cet aphorisme crétin se cache un diktat qui, s'il est appliqué, signera la fin de la littérature. Il s'agit en effet d'interdire aux auteurs non amérindiens d'utiliser un personnage ou un contexte amérindiens, sauf si un amérindien leur dicte ce qu'ils peuvent ou non écrire.

Bien entendu, cela s'applique à toutes les "minorités". Les wokes interdisent aux auteurs non homosexuels de mettre en scène des personnages homosexuels, aux auteurs non Noirs de mettre en scène des personnages Noirs, etc. (cf. cet article sur les "experts" littéraires). Autrement dit, si vous êtes Blanc, hétéro, boulanger et bouddhiste, vous ne pouvez mettre en scène que des personnages blancs, hétéros, boulangers et bouddhistes (et encore, je ne suis pas sûr pour le dernier, qui tombera sous le coup de "l'appropriation culturelle").
Ah, ça va être sympa les romans et BD estampillés "camp du progrès", hein ?
Et inutile de souligner le danger de la réécriture des encyclopédies et livres d'Histoire, confiée à des énergumènes qui ne sont ni historiens ni experts en quoi que ce soit. Le fait d'être amérindien ne fait évidemment de personne un érudit de sa propre culture. Pour cela, il ne faut pas seulement "être", il faut "faire" (des études, notamment). 

Que dire d'un monde où des Suzy Kies, dont on se serait moqué il y a encore 20 ans (ou que l'on aurait envoyées avec raison voir un psy), ont l'oreille des responsables politiques et deviennent subitement les gourous de la bienséance littéraire ? Sommes-nous devenus à ce point déraisonnables et fragiles pour que nous acceptions, sans broncher, une peste propagée par des merdeux boutonneux et des pétasses à cheveux bleus ? Ces gens sont non seulement des béotiens, infoutus de comprendre les livres qu'ils condamnent, mais ce sont aussi et surtout des tyrans en herbe.
Ne croyez pas que les communistes, les nazis ou les talibans se soient considérés, une seule fois, comme des salauds. Ils étaient (ou sont) tous persuadés d'être dans le seul, unique et absolu camp du Bien. C'est cette vision binaire et absolue qui leur permet de justifier les pires actes. Kies et ses amis wokes ne sont pas différents dans leur mode de fonctionnement. Ils sont persuadés d'être de grands humanistes. Ils se sont simplement perdus en chemin, oubliant que rejeter nuances, faits indéniables et avis contraires, c'est déjà se déshumaniser un peu. Oubliant que la réalité ne se plie pas facilement ou sans dégâts aux règles édictées par des "comités". Oubliant que la liberté, c'est aussi la liberté d'inventer, de se tromper, d'utiliser des stéréotypes. Oubliant que s'attaquer aux auteurs et à leurs œuvres, c'est avouer une impuissance totale à faire évoluer le réel.

Essaie donc de choper mes livres,
petit wokiste...
Comme toutes les idéologies totalitaires, le wokisme a pour ambition de contrôler la fiction, parce que les esprits étriqués de ces grands "progressistes" ne peuvent absolument pas supporter l'idée qu'une trace d'un avis contraire au leur puisse exister. Si on leur cède un pouce de terrain, ils ne s'arrêteront jamais. Car pour eux, tout est "inbon", tout est une menace, tout doit disparaître. 
Sont déjà visés : Avatar, Tintin, Astérix, Lucky Luke, l'œuvre entière de Tolkien, Le Club des Cinq, Crocodile Dundee, Blanche Neige, Retour vers le Futur, Les Goonies, SOS Fantômes, Petit Ours Brun, Les Schtroumpfs, Il était une fois l'Homme, Pomme d'Api, Martine, Bob Morane, l'œuvre entière de Jules Verne, et je ne parle là que des œuvres estampillées "pop culture". Bien entendu, les auteurs classiques ne sont pas épargnés. Cette liste vous paraît délirante ? C'est parce qu'elle l'est ! Rien ne trouve jamais grâce aux yeux des wokes, ils en viennent même à se "canceler" eux-mêmes, c'est dire s'ils sont sains d'esprit.

Plus que jamais, il nous faut être vigilants. Nous, auteurs, professeurs, lecteurs, dessinateurs, parents, citoyens responsables, il nous faut préserver notre patrimoine artistique. Ce n'est pas parce qu'un roman reflète les idées de son époque ou une réalité tronquée qu'il doit disparaître des bibliothèques. Ce n'est pas parce qu'une BD ou un film parviennent à choquer une personne visiblement trop fragile et trop pressée d'interdire pour être honnête que l'on doit renoncer aux œuvres qui ont jalonné notre parcours, et bien souvent notre enfance. Ce n'est pas parce qu'une fiction ne fait pas l'unanimité (on trouvera toujours quelqu'un pour se plaindre de quelque chose) qu'elle doit être interdite, encore moins détruite.
Et ce n'est pas à quelques institutrices acariâtres et stupides de déterminer quels mots peuvent être employés ou non. N'oublions pas que l'idéologie woke permet de s'attaquer à tout, tout le temps, et de condamner sans procès (cf. l'exemple récent de Kaamelott). Céder aux caprices d'individus qui n'ont pas compris que la fiction ne peut être régie par les menaces et les condamnations à l'emporte-pièce serait nous condamner à un Imaginaire sclérosé et fade donnant naissance à des récits expurgés de tout ce qui fait leur intérêt. 

Cette menace que nous avions vu venir de loin, elle se concrétise. Lorsque les livres finissent en cendres, ce n'est jamais un bon signe. Le wokisme est une saloperie qui doit être combattue avant que cette idéologie ne détruise notre art et notre culture. Ces œuvres, elles nous ont appris à lire, elles nous ont divertis, elles ont aiguisé notre curiosité, elles nous ont fait expérimenter et découvrir, et si certaines nous ont révoltés ou surpris, eh bien c'est aussi à ça qu'elles servent, bordel ! 
Il est temps de dire à Suzy et ses consœurs d'aller bien se faire foutre avec leurs idées à la con. [2]
Vous pensez que c'est vulgaire ?
Non, la vulgarité c'est quand les flammes ne servent plus à réchauffer mais à restreindre les horizons.


Des autodafés de l’Inquisition aux ouvrages brûlés par les nazis, la pulsion de destruction a durablement obsédé les pouvoirs oppresseurs qui, en anéantissant les livres et souvent leurs auteurs, pensaient éradiquer à jamais leurs idées. La force de l’écrit est d’avoir rendu tragiquement dérisoire cette noire volonté.
Roger Chartier - historien, professeur et écrivain.


T'inquiète, les lâches, ça peut cramer du papier, mais en général, à la première baffe dans la gueule, ça s'effondre.



[1] Radio-Canada est un grand groupe média, que l'on peut comparer plus ou moins à France Télévisions.
[2] Devant le tollé soulevé par cette affaire, le conseil à l'origine de ces "cérémonies de purification par le feu" a suspendu la destruction des livres (cf. cet article). Mais attention, la raison invoquée est des plus stupides. Si les autodafés cessent pour le moment, c'est parce que Suzy Kies est soupçonnée de ne pas être véritablement amérindienne... mais qu'est-ce qu'on s'en fout, putain ? Elle pourrait bien être 100 % Inuit que ça ne changerait rien au problème, une connerie proférée par une "autochtone" ne devient pas une idée lumineuse pour autant. C'est bien entendu le concept d'apartheid littéraire qu'il faut combattre, et non remplacer la demeurée qui en est à l'origine. 

Vintage 80/90 : entretien avec le fondateur de la radio
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Voilà un thème que nous n'avions encore jamais abordé puisque nous allons aujourd'hui évoquer le sujet des webradios, et surtout nous intéresser à l'une d'entre elles : Vintage 80/90.

L'ennui avec la plupart des radios (et les webradios n'y échappent pas en général), c'est la programmation, strictement identique d'un jour à l'autre. Difficile de laisser en fond musical ce qui ressemble à une playlist qui tourne en boucle. Du coup, quelle ne fut pas ma joie de découvrir enfin une radio qui non seulement soignait sa programmation mais qui, en plus, alternait gros tubes des années 80 et 90 mais aussi parfois ces titres qui sont retombés dans l'oubli et qui pourtant avaient eu leur petit succès à l'époque. Cela m'a permis de (re)découvrir quelques singles sympathiques. 
Je souhaitais donc depuis un moment évoquer Vintage 80/90 sur UMAC, et puis je me suis dit que, tant qu'à faire, ce serait intéressant d'en apprendre plus sur la façon de mettre en œuvre un tel projet. Ce qui est chose faite puisque Emmanuel, l'animateur radio à l'origine de Vintage, a eu la gentillesse de répondre à nos questions.

UMAC : Emmanuel, merci d'avoir accepté notre invitation. Peux-tu commencer par nous expliquer comment ce projet de radio a vu le jour ? 
Emmanuel : Je me présente, Emmanuel, j’ai 50 ans (eh oui). Je baigne dans le milieu de la radio depuis plus de 30 ans. Je suis animateur depuis maintenant 28 ans sur la première radio indépendante d’Alsace (Top Music). Mon style de musique préféré : les tubes de mon adolescence, les années 80 ! Ça faisait longtemps que je ne trouvais plus de radios FM qui diffusent les hits de ces années-là, et si j’en trouve une, ce sont toujours les 20 mêmes tubes. Alors je me suis dit, pourquoi ne pas créer ma propre webradio et faire partager ce choix musical à tout le monde ? Mais des webradios 80’s il y en a des centaines… Par contre, des webradios qui mélangent 80’s & 90’s très peu. Allez banco je me lance ! Les titres je les ai (une énorme collection de vinyles ou de CD), un habillage radio (jingles & liners) je peux en fabriquer un, du moins un basique au départ, sachant que dans mon métier je suis non seulement animateur, mais aussi producteur son. Problème je n’y connais rien techniquement en ce qui concerne la fabrication d’une webradio (quel logiciel utiliser, comment faire passer le flux qui sort de mon ordi pour le diffuser sur le net, etc.). Par chance, parmi mes amis, il y a un certain Logan, qui a lui aussi créé sa webradio et qui m’a très gentiment filé un sacré coup de main pour lancer le projet. 

— Depuis quand Vintage 80/90 existe-t-elle ?
— Vintage 80/90 est née le 8 avril 2018. Du moins la mise en onde a eu lieu le 8 avril. Quelques semaines ont été nécessaires au préalable pour numériser tous les titres que je voulais diffuser, fabriquer l’habillage, installer le logiciel de diffusion, puis paramétrer les titres et les jingles, en les classant par catégories (80’s, 90’s, français, anglais…).

— Que faut-il, concrètement, pour mettre sur pied une telle radio ? (autorisations, matériel…)
— Tout d’abord, un PC avec si possible une bonne carte son, les chansons (en bonne qualité bien sûr), un logiciel de diffusion (il en existe plusieurs : RadioKing, Jazzler, Mairlist…). Ça c’est la base. À ça, si on veut faire une webradio un minimum professionnelle, il faut un habillage d’antenne : jingles, liners… Un habillage est tout aussi important que les chansons diffusées. Soit du fait maison, mais c’est pas forcément top (lol) ou alors mettre quelques euros dans un vrai studio de production qui va vous fabriquer ça. Au début, j’ai tâtonné pour essayer de trouver un studio qui me corresponde et j’ai fini par le dénicher. Un travail de qualité pour des prix très raisonnables : DEFSTUDIO PRODUCTIONS, le studio de Sergio, un pro dans le domaine et qui aime son métier ! Et ça s’entend quand les jingles que vous avez commandés arrivent dans votre boite mail !
Ensuite, tout dépend du contenu que vous voulez mettre dans votre webradio. Perso j’ai choisi de ne diffuser que de la musique en non-stop sans blabla, avec simplement des flashs infos à différentes heures de la journée, tout ça bien sûr 24h/24, 7j/7. 
Pour cela vous pouvez par exemple vous abonner aux flashs via location-webradio-streaming.com, un site qui propose également des rubriques telles que éphéméride, horoscope, actu musicale, etc.
Attention tout cela a bien sûr un coût : comptez un minimum de 6 euros par mois pour diffuser votre webradio (sans rubrique payante). À cela vous ajoutez des frais de Sacem (environ 90 euros par an), la fabrication d’un habillage (jingle chanté à partir de 99 euros chez mon ami Sergio, liners parlés moins chers qu’un jingle chanté. Toutes les infos sur defstudio.com !
Ensuite, si vous en avez les moyens financier, vous pouvez faire développer votre propre appli pour diffuser votre webradio, et pourquoi pas un site internet.

— Quel est l’audience moyenne de Vintage 80/90 ?
— Vu mon métier d’animateur sur Top Music, je ne fais pas de pub sur mes réseaux sociaux, car même si la programmation musicale de Vintage 80/90 n’a rien à voir avec la programmation de Top Music, je préfère ne pas mélanger les deux radios.
Donc la seule "pub" que je fais pour Vintage 80/90, c’est via ses propres réseaux : Facebook, Instagram, Twitter et bien sûr via les plateformes qui diffusent ma webradio. 
Pour écouter Vintage 80/90 vous pouvez passer par Radio.Fr, OnlineRadioBox, MyTuner, etc. Mais aussi sur les box TV Orange ou Freebox, ainsi que sur Deezer. 
Tous les liens sont sur les réseaux sociaux de Vintage 80/90. (NDLR : et à la fin de cet entretien)
Malgré le peu de pub, pour l’instant l’audience varie entre 600 et 900 auditeurs par jour. OK, c’est pas énorme, mais certaines webradios de grosses marques font moins. 

— Quelles sont les rubriques particulièrement appréciées des auditeurs ?
— Je n’ai pas de rubriques sur Vintage 80/90 à proprement parler, mais des émissions musicales thématiques, telles que par exemple : Back To The 90’s, une émission dance des 90’s, 100% Rock, une émission qui diffuse uniquement des titres rock de ces 2 décennies, ou encore Dance Club 80, une émission dance des 80’s. Pour connaître tout le programme, rendez-vous sur les réseaux sociaux !

— Qui fait la programmation, selon quels critères ?
— C’est moi qui fais la programmation musicale ! J’ai choisi des centaines de titres des 80’s et 90’s, selon mes goûts, selon ce qui me semble être des titres que personne n’a oublié ou qui étaient cachés au fond de notre mémoire, mais aussi selon une cohérence des chansons entre elles. Il y a eu beaucoup de choses dans les années 80 et 90, mais je me vois mal enchaîner un titre de Queen avec un titre de Carlos (lol). Un choix est donc nécessaire dans le style.

— Comment Vintage se démarque-t-elle des autres radios proposant le même genre de musique ?
— Eh bien d’abord par son choix de mélanger 80’s et 90’s, un mix qui existe très peu sur le Web, et le choix de musique étant tellement large, vous êtes assurés de ne jamais entendre deux fois le même titre dans la même journée ! Rappelons que sur les radios FM certains titres peuvent revenir toutes les 2 heures...
Mais pour se faire une idée, le mieux est d’écouter Vintage 80/90 !



Un conseil que nous vous encourageons à suivre, bien entendu ! Vintage 80/90 est disponible sur les applications et systèmes suivants :


🎧 Via RADIO.FR 🎧 
🎧 Via MYTUNER 🎧
🎧 Via RADIOLINE 🎧
🎧 Via DEEZER 🎧
🎧 RADIOENLIGNE.FR 🎧
🎧 Via WEBRADIO.MEDIA 🎧 
🎧 Via REPLAIO 🎧
🎧 Via ONLINERADIOBOX 🎧 
🎧 Via ORANGE RADIO 🎧 
🎧 Via PURE CONNECT 🎧 
🎧 Via STREEMA 🎧
🎧 Via 80 RADIO 90 RADIO 🎧 
🎧 Via VRadio 🎧
🎧 Via Audials Radio 🎧
🎧 Via Liveradio.ie 🎧 
🎧 Via Freebox 🎧
🎧 Via Radio G Online Radio Recorder 🎧
🎧 Via Radiodroid2 🎧


Retrouvez également Vintage 80/90 sur Facebook - Twitter - Instagram 



Bob Morane #1 : Les 100 démons de l'Ombre Jaune
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Le bob revient avec sa tête de Gérard Lanvin.
Il se la joue old school et ça, c'est plutôt cool.


Après la tentative peu fructueuse (mais ouais, chacun son avis...) et désormais avortée du Lombard de dépoussiérer Bob Morane avec un reboot contemporain, Soleil nous gratifie d'un album inaugurant une nouvelle série qui, elle, entend proposer une adaptation plus fidèle, même si elle s'accorde des libertés toutes naturelles et propres à l'exercice.
Nous rencontrons donc ici l'ami Bob en tant que commandant de l'armée française aux coudées franches. Flanqué de son sempiternel et sympathique sidekick Bill Balantine, il a pour mission d'aider les troupes françaises à combattre les sympathisants d'Hô Chi Minh en Indochine (je vous interdis de fredonner le titre auquel vous pensez ; on ne s'abaissera pas à ça !). Mais bien entendu, comme si cette seule mission n'avait pas déjà, en soi, de quoi faire frémir tout être sensé, rien ne se passera comme prévu et, bien vite, Bob se retrouvera à devoir faire face à d'innombrables guerrières redoutables et identiques en tous points à M. Ming (l'Ombre Jaune) himself et à rien moins qu'une menace extraterrestre. Après tout, c'est Bob Morane, hein... pas le premier scout en short venu !
Parachuté en territoire ennemi en compagnie d'un scientifique un peu mystérieux et de soldats d'élite, il affrontera tous les dangers sans guère sourciller, en héros à l'ancienne. Toutefois, il laissera de temps à autre des personnages secondaires s'exprimer eux aussi au point que Bob Morane, dans l'histoire, n'est au final pas omniprésent.

Bob Morane, c'est quelque 300 romans et 80 bandes dessinées en 70 ans d'existence. Et malgré cela, je n'ai jamais été un grand fan de la série. Mais c'est là un avis purement subjectif : j'ai toujours trouvé que ses histoires ressemblaient à des assemblages plus ou moins heureux de bric et de broc tantôt militaires, tantôt fantastiques, tantôt touchant à la science-fiction... Tout ça empaqueté dans un même récit, ça me donne souvent l'impression que ça part dans tous les sens dans l'unique but de balader le lecteur sans jamais vraiment proposer autre chose que de l'action.
C'est divertissant, pour sûr. Mais c'est à peu près tout ce que j'allais chercher dans les romans que je piochais, gamin, dans la grosse caisse de livres hérités de feu mon grand-père quand je sortais un bouquin signé Henri Vernes : de l'aventure, du dépaysement, de la lecture facile et sans prise de tête.
Pour moi, c'est ça, Bob Morane : du divertissement décomplexé qui assume son côté pulp et ne craint jamais de trop en faire.


À ce titre, je pense pouvoir dire que l'histoire de la BD signée Christophe Bec et Eric Corbeyran n'a rien à envier à son modèle : une jungle indomptée, des ruines antiques, des bases militaires, de l'action, de l'exotisme, de la baston, de la science-fiction, des personnages hauts en couleurs et parfois même charismatiques... tout y est.
Les inconditionnels du héros devraient sans peine s'y retrouver et apprécier le respect que les deux auteurs ont eu pour le matériau original. 
On trouve même, pour les plus fans d'entre vous, une sorte d'origin story aux personnages des triplés  Hink, Honk et Hunk (les Hénaurmes) qui explique les raisons de leur... hum... restons corrects... de leur manque assez flagrant de facultés intellectuelles, dirons-nous.
Certes, il est fait certaines concessions de-ci de-là à la facilité pour rendre ce premier tome digeste, pour que les novices n'aient pas à se farcir toute la mythologie des romans et des bandes dessinées déjà écrits, mais rien qui puisse faire hurler qui que ce soit à l'hérésie.

La BD s'offre même le luxe d'un découpage narratif faisant quasiment penser à une avancée temporelle de son héros vers nous : débutant dans une Indochine réaliste des années 50, il sera vite confronté à des femmes ninjas que les action movies des années 80 n'auraient pas reniées, pour se conclure sur une ambiance oscillant entre Alien et l'univers de David Cronenberg... Toujours cette impression de patchwork purement divertissant jouant avec les références de la pop culture... Mais ça marche. Aussi bien qu'un roman de Bob Morane, en somme (NDLR : si tant est que l'on puisse considérer qu'un roman de Vernes "fonctionne" bien, cf. cet article). Alors si ça marche sur moi, ça marchera sans doute plus encore sur les afficionados. Non ?

Bec a récemment signé le bien moins enthousiasmant Le sanctuaire des hérétiques, dont le tome 2 était relativement décevant et le très crépusculaire et sauvage Tarzan, seigneur de la jungle. Voilà un homme très occupé. Trop occupé pour offrir le meilleur de lui-même à notre ami Angel (du Sanctuaire des hérétiques) ?
Corbeyran, pour sa part, est à l'origine du prometteur Sideshow.
Oui, ce sont des noms que l'on a pas mal rencontrés en nos pages ces derniers mois !


Au dessin de ce Bob Morane, on découvre la patte de Paollo Grella qui a le bon goût de donner à son trait contemporain des faux airs de celui de Vance, dessinateur de la précédente adaptation à succès des aventures du beau ténébreux. Bob Morane arbore donc son look qui reste sans doute le plus populaire auprès des fans avec cette coiffure si reconnaissable, ces favoris épais et cette chemise ouverte sur un torse viril... Moi, j'ai toujours regretté que jamais Gérard Lanvin, dans les années 90, n'ait tourné d'adaptation filmique de Bob Morane : il avait tellement la gueule de l'emploi et le côté physique du personnage, à l'époque. On est passé à côté de quelque chose, je trouve...

Toujours est-il que, passées les quelques premières pages où le dessin se cherche un peu sur certains visages, on se laisse séduire par ce classicisme revisité du tracé de Grella. 
La maquette de la BD fait furieusement penser aux anciennes éditions : de la couverture au logo en passant par les pages de garde... tout vous ramène dans le passé. Mais, dès la première planche, le dessin et la mise en couleurs de Sébastien Gérard vous signifient d'emblée que c'est bien une BD de 2021 que l'on a entre les mains. Les couleurs, d'ailleurs, apportent leur lot de nuit américaine, de poussière dans les bases militaires, de lumière du soleil verdie par les feuillages dans les forêts... c'est souvent assez joli. 
Très anecdotiquement, j'ai été surpris de la différence d'interprétation de Bill Balantine entre la couverture (où il me rappelle le catcheur John Cena, étrangement) et les cases de la BD... mais c'est loin d'être gênant. Certains trouveront peut-être, par contre, plus embêtant le fait qu'il serve assez souvent de comic relief. Je ne me souvenais pas qu'il avait ce rôle de façon aussi marquée dans les romans... ça pourrait agacer les plus puristes (et c'est, du coup, une initiative que je soutiens avec beaucoup de bienveillance : faisons chier les puristes !).
Tout aussi anecdotiquement, l'Ombre Jaune a ici droit à une excellente incarnation avec un physique qui fait immanquablement penser à Yul Brynner dans Le roi et moi, les dents pointues en plus. C'est très, très proche de sa description dans les romans et ça fait plaisir. 

Ce premier tome compte 54 pages et offre une conclusion à son histoire. C'est la formule qui semble avoir été choisie pour cette nouvelle série qui offrira donc des histoires autonomes. Selon les dires des auteurs, le tome 2 devrait s'intituler Les prisonniers du temps et aborder le voyage temporel en envoyant Bob rencontrer les dinosaures (oui, sans rire), renouant par là avec un thème cher à la série... Il se murmure même que l'on pourrait y entrevoir une raison originale de leur disparition. Viendrait ensuite, pour le tome 3, une histoire qui pourrait prendre place à Macao.

Le trio d'auteurs a été adoubé récemment par le papa de Bob Morane, Henri Vernes. Même s'il ne détenait déjà plus les droits sur son personnage fétiche, il a écrit une préface à cet ouvrage dans laquelle il dit remettre la série entre leurs mains en toute sérénité. Malheureusement, à 102 ans, le prolifique auteur qu'il était vient de tirer à jamais sa révérence... Qu'il nous soit permis, par la lecture de cet hommage efficace et respectueux qu'est Les 100 démons de l'Ombre Jaune, de penser à lui une dernière fois avant de laisser Bob aux mains de ses nouveaux tuteurs.


+ Les points positifs - Les points négatifs
  • C'est aussi divertissant qu'un bon roman de Bob Morane.
  • C'est fidèle à la série originale, autant que possible.
  • C'est assez intelligemment fait pour ne pas nécessiter de connaître au préalable les personnages
  • C'est bien dessiné, bien mis en couleur et assez bien écrit.
  • Il faut évidemment être sensible aux aventures de Morane pour être charmé... mais même sans cela, la BD reste tout à fait plaisante.
La Parenthèse de Virgul #35
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Hey les matous, ça ronronne dans les hamacs ? 
Après le nombre de pages dans les romans (cf. LPDV #33) et l'effet Mandela (LPDV #34), on revient à un pur sujet comic puisque l'on va évoquer la rencontre de Spidey et Invincible.
Miaw !

Le Team-Up improbable
On connaît bien entendu les fameux Marvel Team-Up, une ligne de comics permettant de faire coopérer le Tisseur avec un autre personnage le temps d'une courte aventure. Le premier numéro sort en 1972 et associe Spider-Man à la Torche des Fantastic Four. L'épisode qui nous intéresse aujourd'hui est plus récent puisqu'il est issu de Marvel Team-Up volume 3 et est écrit par Robert Kirkman.
Si le scénariste est surtout connu pour The Walking Dead, il est également l'auteur d'une série super-héroïque plutôt sympathique intitulée Invincible (cf. ce dossier). L'intrigue de la série est très "Parkerienne" dans l'âme et alterne humour, action et drame. Le personnage principal, Mark Grayson, alias Invincible, va en effet devoir encaisser pas mal de révélations et de chocs au cours de son parcours quelque peu chaotique.

Mais revenons à Kirkman qui, alors qu'il prend les rênes de Marvel Team-Up, vois là l'occasion de faire rencontrer Grayson et son "modèle" Peter Parker. C'est dans l'épisode 14 que le choc a lieu, Invincible débarquant juste à temps pour aider Spider-Man alors qu'il est en plein combat contre le Docteur Octopus. Quelques gnons plus tard, les deux héros peuvent faire connaissance. Invincible explique alors qu'il a été projeté dans une autre dimension lors d'un combat contre Angstrom Levy (cf. Invincible #33) et Kirkman en profite habilement pour lui faire balancer un résumé de son histoire. Un peu de pub dans un comic Marvel, ça ne se refuse pas. Puis, après quelques vannes sur les pseudos, Spidey amène Invincible à la tour des Avengers, là où il vit (à cette époque en tout cas, il vivait là-bas, ce qui a causé quelques soucis, cf. LPDV #25).

Invincible rencontre alors Mary Jane, la tante May et les New Avengers au complet (ce qui entraînera une nouvelle passe d'armes humoristique sur les pseudos, cf. la scène #14 de notre Bêtisier Marvel). S'ensuivent une traque de Doc Ock (qui s'était échappé) et un combat facilement remporté par un Invincible qui met en pièces les tentacules du super-vilain (ce qui incitera Spidey à demander à Invincible s'il ne pourrait pas s'occuper de quelques autres de ses ennemis avant de rentrer chez lui, voir illustrations en fin d'article).
Bien sûr, tout cela est vite expédié (c'est l'exercice qui veut ça) et Kirkman place cette rencontre mythique essentiellement sous le signe de l'humour et du second degré (ce qui est de toute façon sa marque de fabrique, même si cela peut paraître étrange à ceux qui ne connaissent de son travail que la partie Walking Dead, mais même dans sa série phare, il parvient parfois à intégrer des éléments très... surprenants, cf. la dernière partie du dossier déjà évoqué plus haut).

Si vous souhaitez découvrir cette rencontre plutôt sympathique en détail, celle-ci a été publiée en français par Panini en septembre 2006, dans le Spider-Man #80 (ouais, à l'époque, même si les plus jeunes auront du mal à le croire, les revues pouvaient aller au-delà du numéro 12). Il est trouvable d'occasion pour 4 ou 5 euros (et pour info, les autres épisodes présents dans ce comic kiosque concernent le crossover The Other).

Eh bien, on a fait le tour les matous ! 
Bonnes lectures et à bientôt pour une nouvelle parenthèse chatastique !
Miaaw...


La méthode Invincible, plutôt efficace.

Le Sanctuaire des Hérétiques - 2/2
Par


Suite et fin de ce diptyque narrant la première aventure du journaliste Angel... 


Il y a un an de cela, je prenais la défense du premier tome du Sanctuaire des hérétiques alors que d'autres sites l'égratignaient davantage. Cette fois, il va me falloir être moins complaisant envers cette BD Soleil, je le crains.
Le dessin est toujours agréable à regarder, même si le héros semble parfois avoir le don de changer de visage (et non, désolé, ce n'est pas un des éléments du scénario), mais l'histoire, pour cohérente qu'elle soit, est d'une telle simplicité qu'elle en semble souvent maladroite.
J'ai espéré, tout au long du tome 1, voir les bases d'un récit policier ou d'un récit fantastique vraiment bien construit mais mettant son temps pour s'installer (ce que j'aurais adoré). Malheureusement, on nous gratifie ici d'une conclusion hâtive et bâclée au point d'en être un peu ridicule par moments. Hésitant entre récit de malédiction mal assumé et récit de vengeance tellement improbable que seule la folie d'une protagoniste peut le justifier, ce tome 2 est à mes yeux une déception.

Si je vous dis, par exemple, que l'antagoniste principal, une fois découvert, avoue son plan dans tous les détails à notre héros journaliste et endosse sans frémir la culpabilité de nombre de crimes et délits pour la seule raison apparente de... eh bien... d'expliquer les raisons de son geste au lecteur ? Honnêtement, je ne vois que ça.
Ça donne l'impression d'une fin précipitée. Comme si un triptyque avait été prévu mais que les auteurs sur le projet avaient fini par se dire : "Oh mais attends, il y a un autre truc sympa sur lequel je voulais bosser, là... Tu sais quoi ? La famille avec sept enfants qui est la cible de la vengeance, là... ben je vais expédier ça en n'appliquant la vengeance que sur certains d'entre eux et ça va raccourcir le truc, non ? Et j'ai une idée : on va écrire leur comportement comme ceux d'un groupe de PNJ dans un jeu de rôles avec un leader et des suiveurs. Oh, et puis le journaliste, il est tellement sympa que l'antagoniste lui avoue ses crimes dès qu'il le voit, ça évitera qu'il y ait une enquête à raconter. Allez zou, c'est devenu un diptyque, coco, on est trop des petits malins, nous !"
D'ailleurs, j'ai sur mon bureau le premier album de la nouvelle série de bande dessinée Bob Morane (cf. cet article sur les romans originaux) qui sort elle aussi dans les jours à venir et qui, elle aussi, est signée Bec... J'espère qu'il ne s'agit là que d'un hasard de calendrier et que le pauvre Angel ne s'est pas fait couper les ailes parce que Bob avait hâte de voir le jour... Nul ne le saura sans doute jamais.
Mais on parlera de Bob d'ici quelques jours, revenons au Sanctuaire des hérétiques... Ce qui, en plus, était un bon titre, je trouve !

Mais désolé, livre... On a un problème, toi et moi.
Livre, tu m'as pris pour un con. Je n'aime pas ça.
Livre, tu as été fainéant. Je n'aime pas ça.
Si, livre : tu es malhonnête et fainéant. Et je vais, en montrant trois de tes planches, en faire la démonstration. Attention, je ne juge pas l'album à ces trois cases, je juge juste ces trois cases révélatrices de la paresse de cet album. Voici les cases en question :


Oui, ça cause d'escalade.
Dès que j'ai vu ça, ayant des contacts dans le milieu de la grimpe, je me suis dit que le machin sentait l'oignon quand même, et c'est ce que me confirma malheureusement un animateur de stages de grimpe que je connais bien. En gros, on pourrait résumer ses critiques ainsi :
"Whouhouuu ! Il est chaud, le gars ! Non parce que l’escalade de façade, ça existe bel et bien en tant que pratique de grimpe... mais là, on a un gars qui te fait ça avec ses chaussures de ville, avec un point d’accroche qui sort de nulle part et une corde végétale qui brise le dos à la moindre chute. C'est plutôt... yolo comme façon de faire.
Et le gars a beau être journaliste, il doit avoir des touches hyper dures sur sa machine à écrire parce qu'il a les doigts tout musclés d’un grimpeur olympique. Il a fait des compétitions étant jeune ? Super. Mais quand tu vois la dégringolade de performances qu'on a tous eu rien qu'en un an de covid... certains d'entre nous en sont à déprimer tellement ils ont régressé. Mais lui, okay, après des années, il a encore des mains comme des crochets en adamantium, c'est cool. Parce qu'en plus, les joints dessinés ici ne sont même pas en creux, hein : c'est Spider-Man, quoi !
Mais attends, ce n'est pas le pire : je viens de remarquer un truc tellement gros que mon cerveau n'avait même pas osé l'intégrer dans un premier temps ! Le gars grimpe avec une corde végétale. Okay, c'est déjà une idée un peu moisie… mais il n’est même pas assuré ; elle ne sert à rien, sa foutue corde ! Regarde la corde qui est accrochée au grimpeur ; elle devrait être reliée au gars au sol pour l’assurer. Alors que là, la corde est bien enroulée pour faire joli mais si jamais il tombe, elle va juste filer vers le haut et lui... vers le bas ! Parce que c’est bien de mettre une corde accrochée a un piton mais si la corde n’est pas retenue par quelqu’un ou quelque chose, comme un grigri par exemple, autant grimper sans !"

Vous trouvez ça mesquin, de m'acharner sur trois cases ? Je trouve ça insultant d'être à ce point pris pour un con. Le truc, c'est que ça vous renseigne sur l'état d'esprit dans lequel la BD semble avoir été réalisée : une bonne grosse flemme des familles !
Le net regorge d'images d'escalade prises sous tous les angles, sans déconner ! Et la communauté des grimpeurs est tellement passionnée que, si vous lui posez deux questions sur un forum, elle vous écrira six romans pour vous répondre sur le moindre nœud qu'ils utilisent ! Mais non. On est dans l'esprit "Bah, ça fera l'affaire". Eh bien non. Ça ne fait pas l'affaire !

Et le type à droite, là. Il est au cœur d'un flashback qui fait partie de l'explication que fournit l'antagoniste principal pour ses actes... Et cette histoire-là aurait pu surprendre, elle contient un twist plutôt étonnant et assez inédit... mais c'est mouché en deux cases ! Puis on aborde dans ce flashback une secte hérétique visiblement d'inspiration chrétienne mais croyant apparemment en la réincarnation. C'est hyper intéressant ! Mais on ne s'en sert que pour justifier le twist : ça sort de nulle part et ça y retourne aussi sec ! Mais purin de bord d'aile de merle de sacre et nom d'odieux, c'est du gâchis !

Vraiment, j'en suis marri mais si le tome 1 avait de quoi lancer un récit vraiment surprenant et astucieux, on lui a préféré la facilité et les raccourcis narratifs de toutes sortes, les clichés et les facilités.
Je ne suis pas content. Du tout !
Alors du coup, notre mascotte Virgul fait la tête en bas d'article. Ce qui est exagéré... ce n'est pas nul, loin de là. Mais c'est décevant au possible ! 
Si vous avez acheté le tome 1, lisez le 2, histoire de voir si la fin vous plaît. Si tel est le cas, grand bien vous fasse. Elle n'est pas indigne mais elle est d'une indigence que je n'ai pas supportée.
Si vous attendiez le tome 2 pour vous offrir le 1... je vous conseillerais d'économiser vos 30 euros. Et je déteste écrire ce genre de choses, pourtant.


+ Les points positifs - Les points négatifs
  • Plein de promesses dans le tome 1...
  • Un dessin agréable...
  • Une mise en couleur soignée... qui le reste. C'est même la seule chose qui s'améliore dans le tome 2.
  • Ça pourrait plaire à des gens peu habitués à ce genre de récits.
  • ... auxquelles le tome 2 donne des allures de mensonges.
  • ... mais parfois inconstant.